Qu´est-ce vous ne pensez ? ?? Vous aurez la suite si ça vous plait :
LA LEGENDE D´AMMÖN.
" Les beaux jours sont partis,
Plus personne ne les revit.
L´Ombre est sur nous,
Le desespoir nous rend fous,
Fuyons, Fuyons ! !
Tels sont les ordres donnés...
Un par un massacré,
Le Roi tomba et
Tel fut la fin
Du royaume D´aldan"
Ainsi chanta Ammön Esteran, du haut des remparts d´Artevan, la dernière des six Citadelles que construisirent les Rois Oubliés.
Elle s´élevait très haut par dessus les Montagnes Sans Fin. Ses immenses murailles finement découpées étaient comme ancrées dans le sol même et se divisaient en trois niveaux de hauteur sur lesquels de grandes et magnifiques tours s´élevaient en haut desquels les Etendards flottaient au gré du vent, montrant une flêche empennée de feu fichée dans le cou d´un immense serpent noir.
Certains Hommes la croient impénétrable avec son immense muraille et sa grande porte faite de métal précieux et dure comme de la pierre, façonnée aux temps jadis par les Anciennes Races.
Ce jour là Artevan était en guerre contre les armées que l´on nommait " Armées Du Serpent Noir" composée de grands Gobelins armés d´arcs et de flêches empoisonnées, de longues épées roides, d´écus en fer, et coiffés d´un heaume dont la pointe se terminait par une tête de serpent gueule ouverte.
Elle était aussi composé de trolls, d´immondes créatures bien plus grandes et plus épaisses que les Gobelins dont la force et la fureur avaient dévastées nombres de royaumes et de Seigneurs.
Mais l´atout majeur des armées " Sous-Terres" était l´Intaro, le plus fidèle serviteur du Perfide, le Serpent Noir, le Roi des Armées Sombres.
Alors qu´Ammön aiguisait son couteau du plus haut des remparts, un garde s´avança vers lui, il était vétu d´une armure noire et coiffé d´un heaume rouge, le garde s´inclina et donna ses instructions :
-Voici les flêches que vous fournirez à vos hommes, dit-il en lui tendant une lourde et grande malle qu´il trainait, prenez des risques et défendez vos hommes jusqu´à votre mort, et surtout protégez la Grande Porte, si elle est détruite et que l´Ennemi pénètre à l´intérieur de la Cour, nous pouvons nous considérer comme vaincus.
-Quel rempart occuperons nous ? Demanda Ammön.
-Le troisième. Le garde regarda autour de lui et chuchota :
-Redonnez espoir aux hommes, ils sont terrorisés, et tremblent comme des feuilles, notre survie en dépend.
Ammön acquiesça et le garde repartit en direction du village, derrière les remparts.
Le capitaine se leva, il était de taille imposante et descendait d´une haute lignée de valeureux combattants, il avait un visage fier et noble, les cheveux bruns et la voix grave.
Il était rusé, certes mais surtout brave, jamais l´on avait vu un Capitaine risquer sa vie à la bataille pour son Roi Midhégar.