Je vous préviens elle est longue
Mais j'espère qu'elle vous plaira 
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J'ai toujours pensé que les vraies belles lettres d'amours s'écrivaient à la main, mais je t'épargne l'effort de me déchiffrer une seconde fois, donc ce n'est pas par ce que l'aspect de cette lettre est assez impersonnelle qu'elle est moins chargée d'émotions…. Ensuite, je vais te citer une phrase que j’ai retenu d’un auteur inconnu, d'abord par ce que cela fait classe et cultivé ; mais surtout par ce qu'il le dit beaucoup mieux que moi…..
" L'écriture naît de l'impossibilité de la parole, de sa difficulté, de son échec. "
C'est une introduction qui me plait assez, surtout que je présente ces 3 qualités…. J'ai cherché pendant longtemps, la carte, la phrase, la citation ou le cadeau qui auraient pu mieux que mes propres mots te dire à quel point tu comptes pour moi.
Mais, quel intérêt?
Alors aujourd'hui assis bien droit à mon bureau, j'essaye de t'exprimer, et ce, comme à un examen avec les mots les plus justes, l'amour que je te porte.
Tu ouvriras sans doute cette lettre dans ta chambre et moi j'essayerai d'imaginer l'expression de ton visage quand tes yeux balayeront ces quelques lignes.
Je l'ai réfléchi longtemps cette lettre, je l'ai pensé, j'en ai fait des tas de brouillons. J'avais des phrases toutes prêtes dans ma tête, mais dès que je commence à écrire mes mots ne sortent plus dans le bon ordre…. Que puis-je te dire d'ailleurs que mes regards, mes gestes, ma conduite certains de mes mots et même parfois mes silences ne t'aient dit avant moi?
Tu vois, tu as eu la lettre que je t’ai promise toute l’année.
Pardonne ma prose "mélo-dramatico-tragique" mais je le vis assez mal…
Tu vas tellement me manquer….
Vois-tu je ne t’ai pas cristallisé il ya 1 an, ce que je pensais de toi était réel. Puisque je pense à toi depuis des lustres, depuis tant longtemps que je te connaissais par cœur avant te connaître. Et pourtant,
Cette année avec toi fut pleine de surprise, et quand j'essaye de comprendre d'où tout cela est parti je ne parviens jamais à aucune explication. Je crois que c'est comme çà, mine de rien la relation s'est tissé comme une toile d'araignée, fil à fil, par hasards de moments non choisis de la vie où tout était prétexte à voir à quel point on se captait.
Le plus dur pour moi c'est de te laisser partir avec ce goût d'inachevé sur les lèvres.. Tu m'auras remplis la tête de souvenirs. Pendant longtemps j'ai pensé qu'il y'avait des gens qui rentraient dans une vie pour un court moment, partager un peu puis repartir pour finir dans l'oubli, et puis d'autres, bien qu'ils ne passent qu'un bref instant impriment pour toujours leur marques dans l'autre.
Bref, tout cela pour te dire que tu fais désormais parti de toutes mes images indélébiles. J’ai gravé dans ma tête chaque petits bouts de ton corps, l'expression de ton visage quand tu me regardes, la langue que tu tires pour faire la grimace,ton rire unique, ta façon d’être toi-même, tes jeux de mots à toutes les sauces.Et tes yeux noirs si profonds que j’ai la chair de poule à y penser. J
e mettrais tout cela dans un coin de ma tête et je le sortirai quand l'absence se fera trop forte pour les prochaines semaines… je prend cela comme la garantie que même si les choses ont pris une tournure différente de celle à laquelle j'aspirais il y'a tout de même ce "je ne sais quoi, ce presque rien" qui fait que je t'aime tant.
Par ce que c'est vrai je t'aime, à la fois pour tout ce que tu es et tout ce que tu n'as pas été ; pour tout ce qu'on s'est dit, et pour le reste qui se devine dans nos silences. Je t'aime pour tous ces frôlements de peau, ces corps à cœur ou au-delà de la passion physique se dessine un attachement l'un pour l'autre indéniable.
Je me suis souvent demandé quelle place j'avais dans ta vie, ce que je représentais à tes yeux, si tu avais de moi la même image admirative et douce que j'ai de toi. Je sais aujourd'hui que cela n'a que peu d'importance ……
C'est vrai qu'il n'y pas eu que des bons moments, qu'on s'est un peu écorché le cœur tous les deux de temps à autres, mais tout cela s'estompe et s'efface quand je repense à ces petits moments passés ensemble où l'illusion que tu m'appartenais été parfaite….
Tout cela va me manquer très fort…
Quand je pense à ton départ, je suis envahi par plein de sentiments différents : "on risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser"….. (Le petit prince…)
Il va falloir s'habituer à l'absence, essayer d'exister dans d'autres yeux que les nôtres.
Je sais très bien ce que l'on est toi et moi, juste des amis, mais j'ai trouvé mon petit bonheur à tes cotés durant ces quelques mois et j'espère que j'ai pu t'apporter un tout petit rien aussi.
Cette lettre n'est ni une lettre d'excuses, ni une lettre de remerciements, pas non plus une lettre d'amour fou bien que je t'ai présenté les trois. Ce sera comme un contrat entre toi et moi certifiant que nous sommes liés l'un à l'autre.
Et maintenant, je rentre dans la partie qui me fait le plus mal à écrire,
Tu vas me manquer vraiment…
J’aurai voulu tant que nous soyons ensemble. Mais plus que tout, je souhaite ton bonheur, me disant d’une façon que personne ne t’aurait jamais aimé comme moi. J’aurais tellement voulu finir sur une belle fin, cependant je t’ai épineuse sous ma peau. Je pense à toi et ça me fait mal. Je pense à toi et je me maudis, à croire que je n’aurai jamais vécu le bonheur qu’auprès de toi.
Ce que je ferai peut paraître outre-mesure, mais il m’est indispensable pour pouvoir respirer.
J’ai choisi de rompre tous les liens qui nous relient. J’essayerai de t’oublier en commençant par enlever tous les rapports que j’ai avec toi que ce soit sur Internet ou dans la vie réelle. J’ai changé de numéro, et je ne t’ai plus dans mes contacts MSN ni autre.
N’essaye pas de me rejoindre ou de me retrouver. Il est déjà difficile pour moi de rédiger ces lignes qu’il ne m’a pas été possible d’écrire ton prénom dans mon ultime message pour toi. Autre fait, c’est que j’aurai à finir cette lettre, et ça signifiera clairement la fin de quelques années d’espoirs qui n’auront finalement jamais abouti.
Tu auras été la seule femme à qui j’aurai pu donner ma vie et mon sang.
Ne regrette pas le temps, tu ne m’a jamais aimé, du moins comme j’aurai voulu, il faut savoir des fois être fort et pouvoir résister à ces aléas.
Trouve ton bonheur comme j’essayerais de trouver le mien, Adieu
Simo…