Chapitre 4
Après environ 10 minutes de route, nous voilà arrivé devant le terrain d’entraînement des 15ans du Real Madrid. Mon cœur bat à 100 milles à l’heure, je le sens mal.
- Voila on est arrivé, tu peux descendre.
- …
- Allez viens suis moi, tu peux le faire.
- Je sais pas, tout va trop vite en ce moment, il y a 2 jours je jouais avec mes potes dans les favelas et la me voila bientôt sur le terrain d’entraînement des 15 ans du Real Madrid.
- Je sais, je sais mais dis toi qu’une chance pareil tu n’en aura pas deux dans ta vie.
- Ok allez on y va et souhaite moi bonne chance.
- Bonne chance fréro et fait moi plaisir, donne ton meilleur pour ne rien regretter par la suite. Ne t’inquiète pas tout va bien se passer.
- D’accord, merci.
Voila mon frère me fait rentrer à l’intérieur de l’enceinte d’entraînement. Dans les tribunes il voit son pote Ricardo accompagné d’un autre homme qui nous attendaient. En nous voyant Ricardo vient vers nous.
- Hey, Alfonso sa va bien au quoi ?
- Ouais, ouais sa va tranquille et toi ?
- Tout va bien, du beau temps en plus. Alors ta ramené le petit champion ?
- Ouais, Rafael je te présente Alfonso mon ami recruteur, Alfonso je te présente Rafael mon petit frère.
- Enchanté, Rafael. Tu vois la bas c’est Miguel Puerto, l’entraîneur des 15 ans Madrilènes. Je vois que tu es déjà en tenu alors je vais te faire passer une petite série de test.
- Pas de problème, je suis prêt.
Voila Ricardo me demande tout d’abord de faire 50 jongles du pied droit, je réussi sans problème. 50 jongles de pied gauche, je réussi avec moins de facilité que ceux du pied droit. 30 jongles de la tête, je n’y arrive pas, j’en fait tout juste 8. Il me demande désormais de faire 20 jongles en alternant pied, poitrine, tête. Je réussi l’ultime test.
- Pas mal, tu as une bonne technique. A part l’épreuve des têtes, tout est parfait.
- Viens demain à de 9h à 9h30, tu feras un match d’entraînement avec les 15 ans et on prendra notre décision.
- D’accord à demain.
- Allez salut Alfonso, on revoit ton frangin demain et je te dirais la décision prise par le coach.
Mon frère a l’air plutôt fier de moi mais ne m’a pas parlé du voyage, excepté avant de rentrer dans la voiture où il a dit « Tu as vu je t’ai dit que sa allez bien ce passer. ». Une fois rentré à l’appartement, éprouvé par cette journée intense je me suis de suite couché sans même manger.
Après une bonne nuit de sommeil je me suis réveillé. Il est 8h et j’ai très faim. Un quart d’heure plus tard après avoir mangé, je vais réveiller mon frère.
- Alfonso, il est 8h15, réveille toi, à 9h il faut que tu m’emmène au stade.
- Ah oui c’est vrai j’avais oublié, va me préparer un café s’il te plait.
- D’accord.
Une demi heure après, mon frère est prêt et moi aussi. On monte dans la voiture, le stade est à 5min du logement de mon frère. Je suis un peu moins stressé qu’hier et aujourd’hui je sais que je vais devoir tout donner. Sur place Ricardo m’attendait :
- Salut Rafael, bien dormi ?
- Oui très bien.
- Tu vois las bas ?
- Ouais…
- C’est les 15ans entrain de s’entraîner, viens tu va prendre un chasuble d’une deux couleurs et tu va te mettre dans une équipe.
- Ok.
Dès le début je me met en évidence de part mes dribles, ma vitesse et ma vivacité. J’inscris même un but. Au terme de l’entraînement, mon frère est tout de suite venu me voir.
- Très bien Rafael, je crois que c’est dans la poche.
- Ne parle pas trop vite, tu vas me porter malheur.
Ricardo arrive vers nous.
- Miguel et moi avons beaucoup discuté à ton sujet. Il est clair que tu es un bon joueur de football, doté notamment d’une bonne technique balle au pied. Mais tu gardes trop le ballon. Tu es un individualiste, et ce n’est pas ce que nous recherchons pour cette équipe. Cela gâche beaucoup de ton talent et te fait devenir donc un bon joueur de football mais sans plus. Et des bons joueurs, il y en a beaucoup, tu n’as pas encore le petit truc qui fait la différence. Et par conséquent Miguel a décidé de ne pas te garder.
- Mais c’est pas possible, s’il te plait Alfonso mon ami, tu vois pas qu’il a du talent ce gosse.
- Je regrette, je suis désolé pour toi Rafael.
- Viens Rafael, on part.
Je suis dégoûté, je n’étais vraiment pas loin de toucher le bonheur pour la première fois de ma vie. Mais le sort en a voulu autrement. Je vais sûrement bientôt retourner au Brésil. 