Chapitre 6
J'y crois pas, ce merdeux m'a pété le nez, d'après le Dr House je suis passé à deux doigts de l'opération, il a vraiment une bonne frappe. Mais plus j'y pense et plus je me dis que j'aurai aimé le voir grandir, le voir faire ses premiers pas, son premier mot, fait chier d'être passé à côté de ça. J’arrête pas d’y penser et ça me ronge, il va falloir que je me rachète auprès de lui, mais il est hors de question de lui dire qui je suis pour le moment, j’ai pas envi de le déstabiliser le garçon.
En tout cas une chose est sur, c'est qu'il a du talent, il est technique, un peu nerveux mais avec un peu d’entrainement il devrait jouer à un bon niveau, je sens qu’il à un vrai potentiel.
Darren était toujours avec moi, pour une fois il a été utile pour parler aux médecins.
Je laissais ma voiture de location au pigeon en bas du Mayfair Hôtel lorsque mon portable se mit à sonner.
- Allo ?
- Oui c’est Thomas
- Thomas, écoute tout à l’heure je me suis emporté je m’excuse, j’ai aucun droit de te parler comme ça.
- C’est pas grave, ça m’a remis les pieds sur terre, qu’avez-vous à me proposer ?
- Tu peux me tutoyer tu sais, j’ai un club prêt à faire un essai avec toi, c’est pas la porte à côté mais pour évoluer et améliorer sa technique y’a pas mieux, c’est au Brésil je peux pas t’en dire plus, écoute je te laisse la nuit pour réfléchir et je te rappel demain ok ?
- Ben en fait je préfère rappeler moi, la j’appel d’une cabine téléphonique j’ai pas de téléphone, et puis comme on dit la nuit porte conseil.
Pas possible mais on est en 2008 et ce pauvre gosse a pas le téléphone, je vais le sortir de la.
- Ecoute ça marche appel moi demain à 11 h pour me donner ta décision et tes revendications au cas ou si tu acceptes.
- D’accord alors à demain Mr Polidis
- Nico, tu peux m’appeler Nico, aller à demain.
Finalement je décidais de ne pas rentrer dans l’hôtel tout de suite, il fallait d’abord que j’aille brûler un cierge à l’église voisine, prier pour qu’il accepte et aussi rendre un dernier hommage à Lisa même si je ne suis pas vraiment croyant, je n’ai jamais su si un Dieu nous regardais tout la-haut. Je dis alors à Darren de venir avec moi au cas ou et qu’après il pourrait rentrer chez lui, je l’avais laissé dans la voiture depuis la sortie du stade pour être tranquille au cimeterre notamment.
- Darren amène moi à l’église la plus proche s’te plaît
- C’est à deux rues d’ici allons-y
- Ok je te suis
Arrivé à l’église à l’entrée je vis le petit jeune qui parlait avec mon fils hier sur le chemin du stade de Luton et qui jouait cet après-midi avec lui, je ne pu m’empêcher de l’accoster en demandant à Darren de faire le traducteur, je posais les questions et Darren faisait le reste.
- Excuse moi petit, tu n’es pas le jeune qui joue avec mon f… euh avec Thomas Preston ?
- Si Thomas est un de mes meilleurs amis et vous vous êtes pif rouge enfin le mec ou l’agent pardon qui a parlé à Thomas, vous êtes de quel club ?
- Oh je vais essayer de l’emmener avec moi au Brésil, il a du potentiel tu sais
- Mais c’est super ça, il va jouer pour un grand club au Brésil, quelle chance et moi qui était tout content de me retrouver avec un contrat d’Everton, j’étais d’ailleurs venu remercier qui vous savez de m’avoir permis de lancer ma carrière. Vous savez avec Thomas on est très croyant, enfin Thomas beaucoup moins depuis la mort de sa mère, il ne vient plus ici, il n’y a plus que le foot qui le fait sortir et ses cours aussi, mais je doute qu’il continu les cours à moyen terme, il est souvent absent.
Je remerciais le petit David qui m’appris pas mal de choses sur Thomas, notamment la copine de mon fils Sarah avait qui il coulait des jours heureux avant la mort de sa mère, ça faisait un mois plus ou moins qu’ils ne se voyaient plus trop, il en était toujours fou amoureux, et elle aussi apparemment. Ah mon fils est un tombeur, il a prit de moi ça fait plaisir, j’irai surement la voir pour lui parler demain matin, enfin si je trouve l’adresse ou sinon il va falloir que je me coltine Darren encore une journée, le pied.
Voila désolé de pas avoir posté plus tôt 