Chapitre 5
J’étais en train de faire mon sac et le mec à qui j’avais détruit le nez s’approcha de moi pour me parler :
- Je ne me suis pas présenté au fait, Nico Polidis, j’étais entraineur encore l’an passé et aujourd’hui je suis agent de joueur, je peux te parler
- J’ai pas le temps, je me barre de ce terrain pourri
- Laisse moi 2 minutes et je te fout la paix
- 2 minutes pas plus
- Il a touché à ta mère c’est ça
- Comment vous savez ça
- Ben pour qu’un gosse réagisse si violemment et décoche un crochet du droit comme ça, je vois pas autre chose
- Alors premièrement je suis pas un gosse mais un ado, et deuxièmement c’était pas un crochet mais un direct
- Bon t’arrête ta crise la, ça sert à rien de réagir comme un enfant gâté que tu n’es pas, ta mère doit pas être fier de toi la haut, voilà ma carte, dessus il y a mon nom et un numéro de portable pour me joindre, si t’as besoin de moi appel moi, j’ai un club pour toi qui est prêt à te faire signer, alors réfléchi bien et appel moi, sinon continu à te morfondre dans ton coin tout seul même si ça sert à rien, aller j’y vais et j’espère que reprendra le dessus fiston.
Et il partit comme il était venu, j’étais pas très fier de moi sur ce coup la, il a raison Thomas ressaisi-toi. Et à ce moment la David me tapa sur l’épaule :
- Ca va Thomas ?
- Ouais merci, alors au fait le match
- On a perdu 2-1, Carragher a simulé une faute dans la surface et il a transformé lui-même le pénalty, une vrai raclure
- Je suis désolé, si j’avais pas fait le con on aurait surement gagné, mer*e mais quelle journée de mer*e, c’est pas possible
- Te bile pas, c’est pas grave, il te voulait quoi pif rouge
- Ben apparemment il est agent de joueur, et il est intéressé par moi
- Mais c’est génial, vas-y fonce
- Ouais mais il est bizarre, il parle français, et il semble très bien me connaître
- Et alors un agent doit savoir qui débaucher
- T’as peut-être raison
Puis le père de David l’appela :
- David viens vite, ce monsieur d’Everton voudrais te parler
- D’Everton j’arrive tout de suite, je te laisse on se voit demain
- Ouais à demain et bonne chance
En rentrant à la maison je décidai de m’arrêter au cimeterre pour voir maman, mais en entrant je vis le type du stade poser des fleurs sur sa tombe, mais qui est-il ce mec, pourquoi s’intéresse-t-il à moi. Ma mère ne m’a jamais parlé de lui, j’attendais qu’il parte en restant caché puis au bout d’un bon quart d’heure il prit le chemin du départ, ses yeux étaient rouge comme son nez, avait-il mal ou était –il ému ?
Arrivé devant la stèle de maman je vis un bouquet de chrysanthème, ses fleurs préférées, il y a un mot aussi, je me jetai dessus pour assouvir ma curiosité, et il était écrit :
« Je ferai de mon mieux pour réaliser tes dernières volontés, Adieu Nico »
maman que m’as-tu caché ? Qui est cet homme ? En tout cas il ne me veut pas de mal, ça c’est sur, ce soir ou demain je l’appelerais pour savoir ce qu’il me propose.
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Mince chialer sur une tombe mais qu’est-ce qui m’arrive, c’est pas mon genre, j’aurai peut-être pas du laisser un mot, mince et si le gosse y va, non pas la peine il pleut et l’encre sera bientôt effacé. Bon maintenant j’ai une urgence, je peux plus respirer alors je vais aller vite fait à l’hosto.
Voilà pour aujourd’hui, la suite peut-être demain