TOME 2
Chapitre 2 : "I just knew it, it was the wrong decision"
2 July 2007, Charles de Gaulle International Airport, Paris.
C’est la que j’ai commencé à avoir des remords. Quelle ville. Quel stade. J’aurais dû signer ici. Paris.
Mais ce n’est pas grave, il faut que je me concentre sur mon avenir. C’est ça, mon avenir, ne pas avoir de remords, garder la tête haute.
Putin 6 heures d’attentes. J’ai la dalle. Bon allez je me fais une bouffe. Faut que je me trouve un Burger King ou un Wendy’s
« WHAT THE FUCK ! »
Y’a pas de Burger King ! Pas de Wendy’s … Putin ça commence bien …
Direction le Do-Mac.
- Hello … Eh … Bojou !
- Encore un Américain ! Steph ! Viens !
Un roux arrive devant moi, je vois ses grosses pustules blanches qui ressortent de son visage … horrible.
- Hallo Sère ! O can ai elp yu ?
- Could I have a Big Mac please ?
Putin ça commence bien, j’avais oublié ce petit détail : la langue …
Ca va être dure cette saison, si tout le monde parle comme ce vieux looser qui ma servit, je serais dans la merde, la grosse merde. Mais faut positiver, j’ai un Big Mac, des Frites et du Coca : tout va bien !
Après quelques heures d’attentes (et un ventre plein). Une télé s’allume devant moi.
Je lis « Canal + »
Je sors mon petit traducteur : « Chanel TV» ?
Une chaîne sur les rivières et lacs ? C’est une blague ?
« That country sucks so bad »
Je me décale d’un rang pour regarder l’autre télé. Putin encore cette chaîne sur les rivières à la con.
« Putin, il passe du foot ! »
Pas si nulle cette chaîne, en faite ! Je n’ai pas trop eu le temps de regarder le championnat français. Mais je sais juste qu’une ville de France la domine plus ou moins, Guépard, Panthère, ou Tigre je sais plus. Rennes joue pour la première moitié de championnat, ça me suffit amplement.
Y’a un résumé de match : Bor-Mos ?
Un match amical sûrement, on est en été.
Ca circule, mais bon c’est pas top’. Mais une tête familière apparaît. Un certain milieu défensif.
Là, c’est le moment de l’histoire, où … comment l’expliquer … je suis devenu « irascible » on va dire. Forcément, quand on voit son pire ennemi jouer sur la TV. Bref, inutile d’expliquer les détails : cassage de chaise, crie. C’est pas du jolie, mais je m’en suis remit.
Enfin … Remit est un gros mot
- Monsieur … Smith ? C’est ça ?
- Oui. Je vais louper mon avion. Je vous dois combien ?
- Hmmm … 5 télévisions, trois vitres. On arrondit à 40 000 € et vous êtes libre ? Plus un petit bonus de 5 000 €. Qu’en dites-vous ?
- Hmmm … J’en dis « Fuck »… Vous connaissez ? Fuck ?
Après deux trois coup dans le ventre …
-C’est vrai Mr Smith … 45 000 €. Ce n’est pas assez. Disons 50 000 €.
Français de merde. Des vrais fils de chiens. Mais le pire, c’est que je m’en fou de cet argent. C’est lui. David. Je sais que je vais faire une connerie, si je le rencontre. Un jour ou l’autre, ça va arriver.
Je le sens. Au fonds de moi je le sens.
3 July 2007, Rennes Training Facility, Rennes.
- Bienvenue, Chris ! Je suis Mr Lacombe, Coach de ce club, dit un vieux moustachu, qui pue l’alcool (il est 11h du mat’) avec un anglais plus que pathétique. Nous sommes ravi de votre venu.
- Merci, je suis flatté.
- J’imagine que le voyage a été long. Mais je suis contraint de vous demander une heure de plus. La conférence de presse vous attend.
Première relation avec les médias. Ca va être chaud.
- Chris ! Chris ! Chris !
- Quelles sont vos objectifs pour cette saison ?
- Tout d’abord apprendre la langue.
Des rires s’installent dans la salle. Pourtant je suis plus que sérieux. :rire :
- Mais j’espère m’intégrer dans le groupe, et me battre pour une place de titulaire.
« What the fuck is this ? »
C’était ma réaction quand le coach ma filé mon maillot :
C.Smith numéro 48.
Blague, j’éspère ? Le 48 ? …
Cette journée était longue, mais je me rendais de plus en plus compte que mon choix n’était pas le bon.
Je n’aurais pas dû venir en France.
Après cette séance de presse, le club m’a offert un appart, meublé. Plein centre ville.
Le seul point positif de ce transfert, avec mon contrat.
4 July 2007, Rennes Training Facility, Rennes.
- Allez gas ! Pour finir l’entraînement on fait plus de physique ! Un beau match.
- Putin enfin, c’est fini le physique, me dit Sylvain W, avec un très bonne anglais.
- Ye, c’était chien.
- On va voir ce que tu vaux maintenant, mon petit Chris.
Le match ? Vous vous attendez à quoi ? Match de ma vie ?
On ne va pas me qualifier comme ça. Plutôt le mot « merde ».
Oui c’est ça, merde. J’ai été une merde. Une vraie.
Putin la première impression foirée.
- Chris ! Dans mon bureau, crie Guy.
Fais chier, il perd pas son temps lui.
- Demain tu joues le premier match amical de la saison.
J’ai oublié de vous dire un détail … c’est avec les -18.
Putin de pays.