Ah ba non, j'y vais pas maintenant, c'est les vacances, merde
Séquence souvenir
Bordeaux-Metz... Voilà une affiche qui ne m'est pas inconnue.
Nous voici donc juste après le réveillon de la nouvelle année, après avoir été sacrés champuion d'automne, dans un stade comble pour un match qui ne devaient pas attirer tant de foule.
La seule vue de ce stade, appelé à l'époque "Parc Lescure", chaleureusement rempli, tout comme les coeurs de mes coéquipiers ainsi que le mien, nous donnait envie de nous surpasser face à une équipe en grande difficultée, malgré une saison plus que réussie l'an passé
Oui mais voilà, lorsque tout le monde commence à enfiler son short, etc (la chaussettes gauche... touours...
) et que l'ambience est au beau fix, Lilian, mon compaire de l'attaque rentre dans les vestiaires, les larmes aux yeux, et commence à se changer, sans dire un mot.
L'euphorie retombe soudainement, tous les joueurs se regardent, et attendent qu'un coéquipier dise quelque chose, même une connerie pour rompre le silence.
Dans le tunnel, nous cotoyons les joueurs de Metz, qui ne remarquent même pas le malaise qui nus hante, trop absorbé par le résultat, sans doute trop stressés.
Alors que le coup d'envoi est donné, je lance un "allez Lil'", à vrai dire, desepéré.
Celui-ci, lève la tête, et me lance un sourire crispé, mais cachant un trop plein de motivation: je me dis alors que le match ne sera pas ordinaire.
Nous faisons un match complet, Lilian marque buts sur buts , toujours en versant quelque larmes.
Elie Baup décide de le faire sortir à quelque minutes de la fin, sûrement pour lui faire savourer une standing ovationet lui redonner confiance... C'est désormais sûr, il y a bien un "malaise Laslandes".
Le lendemain, au décrassage, personne ne voit Lilian, et Elie Baup nous réunit dans la salle de visionage vidéo, ce qui nous surprend un peu, au vu de notre prestation d'hier soir.
Elie ne met pas de cassette dans le magnétoscope, il allume juste le poste de télévision et mets la plus grance chaîne nationale, pour que nous voyons nos exploits sur l'emission "téléfoot".
Un quart d'heure plus tard, notre match est ùmontré, et on découvre un sujet dans lequel il est dit que Lilian Laslandes a perdu son grand-père, et lui a dedié ces buts, avant de rentrer de suite auprès de sa famille.
Un silence encore plus pesant plane dans la petite salle, et nous nous rendions compte, à ce moment précis, de la force de caractère de notre buteur vedette.