Lovré: « Vercauteren ? Un homme sans couille ! »
Durant toutes ses années passées du côté du Sporting d´Anderlecht, Goran Lovré n´a jamais réellement reçu sa chance. Selon le joueur serbe, tout le problème venait de Franky Vercauteren. L´ancien coach du club bruxellois n´aurait jamais été correct avec lui. « C´est un mauvais type. Il aurait déjà dû être viré », déclarait le joueur serbe.
« En tant qu´homme, il était très mauvais », poursuit le joueur dans le journal La Dernière Heure. « Il a voulu me tuer mentalement, comme il a voulu le faire avec tous les joueurs issus des Balkans : Jestrovic, Stoica, Zelenka et Mornar. Je vous donne un exemple. Il m´incluait toujours en tant que 19e homme dans la sélection. A un certain moment, je lui ai dit que si c´était pour être le numéro 19, je préférais rester à la maison. Il me disait qu´il comprenait et il me laissait chez moi. Le match d´après, j´étais repris. Je me disais que je serais au moins sur le banc, mais... j´étais à nouveau le 19e. »
Les néerlandais rigolent du football du Sporting sur le plan européen. « Vercauteren aurait dû être viré depuis longtemps. Il est devenu champion à deux reprises mais avec quel football ? C´était à pleurer. Et quels résultats a-t-il obtenu en Europe ? Une seule victoire en cinq ans ! C´était au Betis, lors du seul match que j´ai joué. Le match suivant, il ne comptait plus sur moi. C´était un coach sans c... A cause de lui, Anderlecht est devenu la risée de l´Europe. Lorsque c´était la Ligue des Champions, la saison passée, les Néerlandais rigolaient : « Combien de buts ton ancienne équipe va-t-elle encaisser ce soir ? », me demandaient-ils. Anderlecht en Europe, c´était comme La Louvière en Belgique. Quand est-ce que le Sporting comprendra qu´il lui faut un grand coach européen ? Cela me fait mal au coeur de voir Anderlecht peiner. Je veux revoir le véritable Sporting ! »
Depuis son arrivé à Groningue, le serbe a un statut de titulaire. « Il avait peur que je m´impose dans l´équipe. Vanderhaeghe, Zetterberg, Lovré, ça marchait quand même bien. Mais soudainement, il n´osait plus me titulariser. Le club voulait que je resigne et Vercauteren me demandait d´attendre avant de signer ailleurs. Tu auras bientôt ta chance, disait-il. Il n´était pas honnête. A cause de lui, j´ai perdu un an de ma carrière. Aujourd´hui, je suis heureux à Groningue. J´ai marqué dix fois la saison passée et trois fois maintenant. »
