Hassan: "Président, je vous dois la Coupe" (29/04/2008)
ANDERLECHT À moins qu'Anderlecht ne doive jouer un test-match face à Bruges, c'est ce samedi qu'Ahmed Hassan fera ses adieux à son stade et à son public. Il a de bonnes chances d'être titulaire.
Ahmed, êtes-vous rétabli de votre côte fêlée ?
"L'entraînement de ce lundi m'a rassuré. Je ne sens plus qu'une toute petite gêne. Rien d'inquiétant. Avec de bons entraînements, je serai à 100 %."
Bruges est capable de vous battre ?
"Non, même si le match s'annonce difficile. Mais on joue devant notre public et on a plus de vitesse dans notre équipe. On est la meilleure équipe de ce deuxième tour."
Meilleur que le Standard ?
"Oui, mais le Standard mérite son titre. Nous avons plus de talent, plus d'individualités, mais on a perdu trop de points au premier tour."
Si vous pouvez choisir entre la deuxième place et la Coupe...
"... je les veux tous les deux. Mais la Coupe, c'est quand même quelque chose de spécial. J'espère de tout coeur pouvoir l'offrir à Roger Vanden Stock. J'étais en Egypte quand son papa a été enterré, j'ai compati. Je vous dois la Coupe, président. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi. Et merci aux supporters, qui m'ont toujours soutenu."
"Un garçon mérite que ce club croit en lui : Iakovenko !"
Même quand vous avez passé des moments difficiles sur le banc, en tant que vainqueur de la Can.
"Je n'en veux pas à Ariël Jacobs. Cela n'a pas été facile, pour lui. Quand je suis revenu de la Can, l'équipe tournait sans moi. Il n'allait quand même pas tout chambouler ? Et il devait penser au nouvel Anderlecht, sans Hassan."
Qui voyez-vous comme votre remplaçant, la saison prochaine ?
"Tous les joueurs sont différents. Mais il y en a un qui a un grand avenir devant lui. J'espère qu'Anderlecht aura de la patience avec lui, parce qu'il est très talentueux : c'est Sacha Iakovenko."
En ce qui vous concerne : avez-vous signé à Al Ahli, la semaine passée ?
"Je vais aller à Al Ahli, mais je n'y signerai qu'après la saison, par respect pour Anderlecht. C'est dommage que ma situation privée (NdlR : il veut vivre avec sa famille) m'oblige à rentrer dans mon pays. Anderlecht restera toujours dans mon coeur. Qui sait ? je reviendrai peut-être un jour."