Carlos: "Si Anderlecht me veut, mon président doit me laisser y aller !"
(09/04/2008)
Joao Carlos perd patience : il espère qu'en fin de saison, Lokeren arrête de se montrer si gourmand
ANDERLECHT Comme nous vous le dévoilions hier, Anderlecht pense sérieusement à transférer Joao Carlos pour la saison prochai- ne. Le problème, c'est que le prix exigé par Lokeren - 3 millions d'euros - est jugé excessif par le Sporting.
Cette situation a de quoi irriter le défenseur, qui se sent coincé. "Tout le monde me pose tout le temps la même question : pourquoi joues-tu encore à Lokeren ? Je ne sais toujours pas quoi répondre..."
"Je suis prêt à me battre avec Lambrecht pour mon transfert"
Il est vrai qu'avec le talent qui est le sien et les éloges souvent faites à son sujet, il est très étonnant que Joao Carlos soit resté... quatre ans au Daknam. Débarqué en 2004 du CSKA Sofia, le Carioca veut changer d'air. "Au début, tu joues pour les supporters et pour l'honneur du club. Mais à la longue, quand tu ne vises jamais rien, c'est démotivant. Sans ambition, je stagne. Je veux jouer pour des titres, pour des places européennes ! Si je suis si régulier ces dernières semaines, c'est tout simplement parce que je joue pour un transfert."
Le coéquipier d'Olivier Doll a perdu patience mais le problème reste le même... "En quatre ans, je n'ai eu que deux propositions concrètes : Valenciennes et l'Étoile Rouge de Belgrade. Mais quand ces clubs entendent que le président Lambrecht demande 2,5 millions, ils font vite demi-tour et cherchent moins cher ailleurs..."
Carlos avait pourtant bien failli rejoindre la Serbie en janvier. "À l'époque, je n'avais pas mis la pression sur mes dirigeants pour partir, car j'avais des doutes sur les conditions de vie là-bas. Je savais que mon départ n'était reporté que de six mois..."
Le Brésilien se dit charmé par l'intérêt des clubs français et surtout d'Anderlecht. "Si le Sporting vient pour m'acheter, le président Lambrecht devra me laisser partir. Je me moque de savoir combien il demande : je lui dirai simplement au revoir. Et si c'est nécessaire, j'irai me battre avec lui pour qu'il me laisse partir !"
Il montre clairement sa préférence 