Biglia: "j'en ai marre de toutes ces critiques"
(05/02/2008)
© Photonews
De retour de blessure, Lucas Biglia pousse un coup de gueule : "Je ne joue pas assez en profondeur ? Ce n'est pas ce qu'on me demande !"
ANDERLECHT Rétabli de sa blessure aux ligaments du genou, Lucas Biglia a signé son retour dans l'équipe-type samedi. Garçon très calme et plutôt réservé, le médian argentin du Sporting n'a pas dérogé à ses habitudes lors d'un entretien avec la presse... jusqu'au moment où le sujet des critiques est venu sur la table. Lassé par tout ce qu'il a entendu lors du premier tour, Biglia est aussi capable de durcir le ton pour se faire entendre. Vexé, il utilise les propos de ses détracteurs pour revenir encore plus fort...
Lucas, comment vous sentez-vous après samedi ?
"Cela m'a fait beaucoup de bien de rejouer. Mais je sais qu'il me faudra encore de très nombreux matches pour retrouver mon niveau."
Lors du premier tour, vous avez été très loin de réaliser des prestations aussi brillantes que la saison dernière...
"C'est vrai que je n'ai pas été aussi bon. Mais il ne faut pas exagérer ! Moi comme les autres, nous n'avons jamais été épargnés. Sans cesse, on tirait sur nous à boulets rouges. Il en devenait parfois difficile de se concentrer sur nos prestations."
Les critiques étaient-elles à ce point exagérées ? Anderlecht n'a pas du tout répondu à l'attente au premier tour.
"D'accord, quand la critique est constructive : je peux l'accepter. Mais il y a des limites à ne pas dépasser ! Je citerai notre match au Club Bruges. Nous avons fait jeu égal avec nos adversaires. La seule différence, ce jour-là, fut la dose de réussite qui leur a permis de marquer. Pourtant, les médias disaient tous qu'Anderlecht avait très mal joué et Bruges très bien. C'est un raccourci un peu facile."
"J'ai affiché un article très critique sur mon frigo..."
Ces commentaires ont-ils sapé votre confiance?
"Non, car je me suis toujours senti très fort moralement. J'essaie d'utiliser ces critiques à bon escient. Par exemple, au premier tour, un article paru affirmait que je n'avais pas le niveau suffisant, que je n'étais pas prêt pour jouer dans un grand club. Je l'ai découpé et je l'ai affiché sur mon frigo. Chaque matin, je le vois et ça me donne encore plus de motivation pour travailler et prouver à mes détracteurs qu'ils ont tort."
Une critique revient très régulièrement à votre sujet : certains vous reprochent votre manque de profondeur, votre jeu trop latéral.
"Jouer vertical, ce n'est pas ce qu'on me demande ! Samedi, par exemple, j'ai donné davantage de passes dans la profondeur en première période. À la mi-temps, l'entraîneur m'a donné la consigne de jouer plus latéral. Je me suis exécuté pour le bien de l'équipe : je dois mettre mes points forts à son service..."
