09/11/2007
Foot - L1 - PSG - Armand : «Ça nous a piqués»
Le Paris-SG, qui s´apprête à recevoir Nancy samedi en Championnat, n´est pas encore guéri, mais il est sur la bonne voie, à en croire Sylvain Armand. Le latéral gauche est revenu pour nous sur la période délicate que vient de traverser le club de la capitale. Les difficultés au Parc, le pari de la jeunesse prôné par Paul Le Guen (qui «a fait quelque chose à tout le monde»), l´ancien Nantais n´a éludé aucune question.
«Sylvain Armand, le Paris-SG s´apprête à recevoir Nancy, actuel dauphin de Lyon en L1, samedi. Dans quelles dispositions vous trouvez-vous ?
Elles ne peuvent être que bonnes après nos deux victoires en Coupe de la Ligue contre Montpellier (2-0) et en Championnat à Strasbourg (2-1). Ce qui est surtout encourageant, c´est qu´à chaque fois, on a montré des choses intéressantes dans le contenu. Il faudra essayer de poursuivre sur cette voie, même si on sait que ça ne sera pas évident face à Nancy. Actuellement, ils sont au top. A nous de trouver la bonne formule pour remporter notre premier match au Parc en L1. Il faut gagner pour les supporters, et aussi pour nous.
Peut-on s´attendre à voir un Paris-SG attentiste face à une formation qui présente un bloc très compact ?
Tout ce qui concerne la tactique, ça sera au coach de décider. Maintenant, on ne va sans doute pas jouer le contre comme on le fait à l´extérieur. D´autant que Nancy ne viendra pas forcément au Parc avec l´intention de prendre le jeu à son compte. On va s´adapter en fonction des évènements. En tout cas, ce match est très important pour nous. Si on veut remonter au classement, on se doit de bonifier les points pris à l´extérieur chez nous.
Comment avez-vous vécu cette nouvelle zone de turbulences traversée par le Paris-SG ?
Ça n´a pas été pesant parce qu´on a toujours été conscient de ce qu´on était capable de réaliser. Alors, bien sûr, on a éprouvé et on éprouve toujours beaucoup des difficultés lorsqu´on joue chez nous. Mais ça ne nous a pas empêché de rester solidaires.
Même lorsque Paul Le Guen a décidé de lancer les jeunes du centre de formation ?
Tout à fait. Le coach a fait des choix, je les ai acceptés. Même si ce n´est pas plaisant de se retrouver sur le banc, ça fait partie du métier. Ce n´est pas parce que je n´ai pas joué que je dois faire la gueule à Mamadou Sakho. Au contraire, je lui donne des conseils. Ce qu´il faut retenir de tout ça, c´est qu´en football, rien n´est acquis.
Avec le recul, pensez-vous que Paul Le Guen voulait avant tout «piquer» les anciens ?
Honnêtement, je n´en sais rien. En tout cas, ça a fait quelque chose à tout le monde. Inconsciemment, effectivement, ça nous a sans doute piqué. Ça a même changé pas mal de choses. On s´est tous remis en question. Maintenant, concernant les choix du coach, s´il les a faits, c´est qu´il avait des raisons. Nous, on a simplement adhéré.
La perspective de vivre une saison aussi laborieuse que celle de l´an dernier vous a-t-elle traversé l´esprit ?
Non, pas du tout. On n´a même pas évoqué cette hypothèse. Franchement, la saison dernière, c´était tellement galère au quotidien qu´on n´imagine même pas pouvoir revivre ça. C´est aussi pour ça que tout le monde ici veut s´en sortir. Pour l´instant, tout n´est pas encore au point. La preuve, c´est qu´on n´a toujours pas remporté le moindre match au Parc en Championnat et qu´on se situe toujours dans la deuxième partie de tableau. Malgré tout, on est sur une phase ascendante. Il ne nous manque qu´une petite série de résultats pour pouvoir pousser ce ouf de soulagement.
Paris peut-il encore viser une place européenne cette saison ?
Bien sûr ! C´est encore jouable. Si on regarde bien le classement, à part Lyon et Nancy, qui prennent le large, les écarts entre les formations sont minimes. Et puis, comme on dit souvent, si on avait gagné deux matches de plus à la maison, on n´en serait sans doute pas là aujourd´hui. Ce championnat se joue à rien. Paris se doit d´être ambitieux. C´est aussi pour cette raison que j´adhère totalement au discours du président qui souhaite que le club soit champion d´ici quatre ans. Quand on est le Paris-SG, on n´a pas le choix. Il faut avoir des objectifs dignes de ce club.
Parfois, vous demandez-vous si tout n´aurait pas été plus simple si vous aviez signé à Lyon cet été ?
Je ne me pose pas cette question. Je n´ai aucun regret. J´ai fait ce choix après avoir bien réfléchi, notamment avec le club. Je reste persuadé qu´on a les moyens de faire quelque chose de grand à Paris. On a la chance d´avoir des dirigeants qui nous permettent de travailler sereinement et un staff qui nous fait confiance. Toutes les conditions sont réunies pour qu´à un moment donné, ça nous sourit.
retour sur terre pour certain 