JÉRÔME ALONZO, gardien du PSG
Est-ce un succès difficile que vous avez remporté face aux amateurs de Carquefou ?
Jérôme Alonzo. Oh que oui ! Je vais même être très franc avec vous : à la 65 e minute, ce n'était plus le PSG qui était favori mais bien Carquefou. On n'avait eu aucune occasion de but.
D'un coup, c'est nous qui étions devenus les petits.
Comment vous êtes-vous sortis de ce piège ?
Par l'envie. Même si nous n'avons pas été très adroits au début, nous avons su montrer à nos adversaires que nous n'avions pas peur de nous faire mal dans les duels. C'était une base indispensable. Ensuite, il a fallu faire le gros dos. Parce qu'on peut le dire : le PSG a longtemps réussi à tenir le 0-0.
Avez-vous envie de remercier Pauleta ?
Evidemment. Pedro, c'est un grand. Il est encore parisien pour un mois et il faut savourer le temps qu'il nous reste à jouer à ses côtés. C'est un phénomène, ce type.
Allez-vous savourer cette victoire alors que le déplacement à Caen se profile déjà ?
On ne gagne pas toutes les semaines alors, quand cela nous arrive, il faut savourer. C'est si rare ! On n'a pas volé ces quelques heures de bonheur. Nous n'avons pas battu une équipe de CFA 2 mais gagné un quart de finale de Coupe de France. Ce n'est pas la même chose.
Le public a crié « Paris en Ligue 2 ». Cela vous touche ?
Pfff... C'est si facile de dire ça. Vous savez quoi ? On a gagné un match contre la France entière. Mais, j'aime bien ce type d'ambiance. Cela me transcende. Je savoure ces victoires. Avant le match, j'ai bien insisté dans mon message aux jeunes en les avertissant : « Ce soir, Carquefou fait la fête mais nous, on doit faire notre métier. » Ils ont écouté.
Quel message voulez-vous délivrer aux Carquefoliens ?
J'aimerais leur dire ceci : « Vous n'avez pas le droit de pleurer. Ou alors juste un quart d'heure. Ce que vous avez fait est énorme. Vous aurez des images pendant quinze ans. Votre histoire est belle, même si j'ai brisé un rêve qui n'était pas le mien. »
Que s'est-il passé sur votre double arrêt en fin de match ?
J'ai anticipé sur le coup de tête du Carquefolien (Mauget), ensuite je vois le petit N'Doye devant moi. En une seconde, je décide de rester sur mon but pour boucher l'angle. Comme chaque match risque d'être mon dernier, je me dois de prendre les bonnes décisions (rires) !
ha jerome.... un vrai monsieur avec l'amour du maillot et de la fierté c'est des joueures comme ça qui peuvent nous sauver et nous remonter