Le Paris-SG a mis fin, dimanche, à un long calvaire, celui qui faisait de lui l´équipe (quasiment) la plus inefficace de la L1 à domicile. C´était ´´seulement´´ une victoire contre Lens (3-0). Mais le Parc, sevré à la limite du supportable, a grondé comme pour une grande soirée européenne quand il a compris que la victoire ne lui échapperait pas. Même à l´extérieur, le PSG n´avait pas réussi un score de cette ampleur cette saison en L1 (il y eut un 3-0 à Lorient en Coupe de la Ligue). Ce résultat est un pur événement dans la saison parisienne : la troisième victoire consécutive toutes compétitions confondues, le plus large succès de l´équipe domicile depuis le 4-0 face à Nantes, le 21 avril 2007, une sorte de renaissance comparable à celle obtenue en avril dernier à... Lens (2-1), alors que la relégation guettait.
Le Racing, toujours relégable, avec deux points de retard sur Lille et cinq sur Paris (désormais... 11e), ferait bien de ne pas prendre la deuxième de ces informations à la légère. Le FCNA a fini par descendre en L2. La sanction pend au nez de ce RC Lens naufragé, qui n´aura guère été dans le match qu´une mi-temps, la première : une mi-temps de très faible niveau. Avant la pause, dans un spectacle décousu marqué par la peur de mal faire et l´approximation technique, seul Paris s´était procuré des occasions dignes de ce nom par Luyindula (contré par Bisevac, 37e) puis Diané, auteur d´une tête sur la barre (43e) peu après avoir remplacé Digard, vraisemblablement claqué.
Le doublé de Diané
Mais l´ancien joueur de Strasbourg serait bien le grand bonhomme de la soirée, par un doublé qui rappelle celui inscrit la saison dernière contre Monaco (4-2). Pour décomplexer les Parisiens, il aura fallu qu´un autre remplaçant, Pauleta, ouvre le score à la 58e abandonné par Bisevac à la réception d´un centre de Luyindula. Ce type de but semblait écrit d´avance. Les Lensois se montraient laxistes au marquage et désorganisés dans leur récupération, malgré le retour d´un bon Hilton après trois mois d´absence. Après un arrêt précieux de Landreau devant Belhadj (60e), Paris emballa la soirée sur un deuxième but qui marquera la saison, une demi-volée magistrale de Diané, à peine effleurée par Runje (65e), puis une nouvelle réalisation de l´Ivoirien (non retenu pour la CAN...), de la tête, cueillant un centre d´Armand libre de tout marquage (67e).
S´il ne l´avait pas senti cette semaine, Daniel Leclercq sait maintenant dans quelle galère il est rentrée en venant au chevet d´une équipe lensoise qui enregistre sa quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues. Et qui n´a, une fois de plus, eu ni le souffle ni l´amour propre suffisants pour entamer une réaction.