Belgacom aurait approché le Standard
ALAIN JENNOTTE
samedi 05 avril 2008, 00:09
EXCLUSIF icon_mrgreen.gif Selon nos informations, Belgacom négocierait les droits télé du championnat de football directement avec le Standard, qui passerait outre la Ligue pro.
Tout comme en 2005, l’attribution des droits télévisuels du foot belge devrait réserver son lot de surprises. Alors que la Ligue pro a lancé son appel à candidatures il y a moins de deux semaines, il nous revient, à bonne source, que Belgacom a approché le Standard pour acheter ses droits télés, pour lesquels il serait prêt à débourser de huit à neuf millions d’euros par saison.
Impensable, alors que le cahier des charges péniblement concocté par la Ligue prévoit une solution collective pour le partage du gâteau ? Peut-être pas. On sait qu’un contentieux oppose toujours la D2 à la D1. La première estime que l’offre financière que lui fait la seconde est insuffisante. Le Standard n’aurait donc avalisé le cahier des charges qu’à la condition – suspensive – d’un accord définitif avec les clubs de D2.
Une situation juridiquement incertaine qui n’a pas échappé à Belgacom. L’opérateur public en a profité pour s’engouffrer dans la brèche et approcher le club principautaire. Sachant qu’un accord avec le Standard ouvrirait vraisemblablement la porte à une négociation similaire avec Anderlecht. Ni Belgacom ni le Standard n’ont souhaité s’exprimer sur le dossier.
A ce petit jeu, les deux acteurs sont des alliés objectifs. On sait le Standard peu satisfait de la part que lui a réservé la Ligue pro dans le partage du « pactole » des droits télés. De son côté, face à la gourmandise affichée par la Ligue – qui rêve d’un minimum de 50 millions d’euros par saison –, Belgacom pourrait jouer la carte d’accords séparés avec les grands clubs, dans l’espoir de s’en tirer avec une facture moins salée.
Même si ces « discussions » entre Belgacom et le Standard ne sont qu’une manière de mettre la pression sur la Ligue pro, celle-ci a de sérieux motifs d’être inquiète. D’autant qu’à ce jour, ni Voo, ni Telenet, ni RTL ne lui auraient demandé une copie de son cahier des charges.
Source : LeSoir.be
Une fameuse augmentation 