Bras de fer entre Nice et Koné 07/07/2008 08:00
Après Jimmy Briand, désireux de partir au PSG, Baky Koné, qui veut rejoindre l'Olympique de Marseille, a entamé un bras de fer avec son club, Nice. L'attaquant ivoirien n'est pas ainsi parti en stage avec ses coéquipiers dimanche. « Il devra assumer les conséquences de son action », a dit son président Maurice Cohen à la Provence. Koné a décidé d'user de ce moyen pour obliger l'OGC Nice à accepter la dernière proposition de l'OM (8,5 millions d'euros, plus 1 million de bonus). « On se rapproche, a déclaré Cohen, mais cela reste insuffisant. L'OM doit encore faire un effort, car sa proposition n'est pas recevable. À cette heure, Bakari reste dans notre effectif. » Les dirigeants niçois, qui veulent 12 millions, attendent plus d'autant qu'ils ont eu des propositions conformes de la part de du PSG et de Saint-Etienne. Mais pour Koné visiblement, c'est Marseille ou rien.
En tous cas, le président de l'OM, Pape Diouf, compte rester sur son ultimatum. « Maurice Cohen ne m'a pas informé personnellement de sa décision. Mais ses propos m'ont été rapportés. Nous n'irons pas plus loin, c'était notre dernière offre. Nous ne pouvons pas nous permettre d'être aspirés dans une surenchère, ce n'est pas raisonnable», a lâché Diouf à la Provence. Qui cédera le premier ?
Antonetti : « Si l'OM n'a pas les moyens... »
Parti en stage avec un joueur de moins dans son groupe, l'entraîneur Frédéric Antonetti reste serein, histoire de ne pas jeter de l'huile sur le feu. « Je ne m'affole pas. Dans ce genre de circonstances il ne faut pas réagir de façon épidermique et je ne veux pas polémiquer. Mon souhait, c'est que les choses s'arrangent au mieux des intérêts de chacun», explique l'entraîneur dans l'Equipe de lundi. Pour autant, il défend la position de son club. « Je veux seulement dire que le prix qui a été fixé pour Baky correspond à sa valeur. Si l'OM n'a pas les moyens de s'offrir un tel joueur qui arrive dans la force de l'âge et qui est susceptible d'exploser et de briller en Ligue des champions, il n'y a pas de honte. On a recruté Koné en L2, on a fait un gros travail avec lui et cela a un prix... S'ils ne peuvent s'aligner aujourd'hui, on le gardera très volontiers et tout se passera peut-être très bien », confie Antonetti.
