Carrasso
« Pas perdu ma place »
Sorti de l'équipe suite à une rupture du tendon d'Achille survenue en août dernier, l'ex N°1 de l'OM, supplanté depuis par Steve Mandanda, ne se fait pas trop d'illusions sur ses chances d'inverser la tendance d'ici la fin de la saison, comme il le confie dans le dossier que France Foot consacre à l'OM ce vendredi.
« Cédric, sorti sur blessure, vous voilà de retour, mais sur les bancs. Comment vivez-vous cette situation ?
Je préfère positiver en me disant que j'aurais pu ne reprendre que d'ici deux mois. Ça me fait au moins une bonne nouvelle. Je ne serai de toute façon opérationnel à 100% que d'ici un mois. Alors il ne sert à rien de tout précipiter.
Qu'est-ce qui a été le plus dur à supporter durant votre convalescence ?
Bien sûr que c'a été très dur de regarder les matches de l'OM en Ligue des champions à la télé. Mais le plus difficile était d'entendre que j'avais perdu ma place. Là, je ne suis pas d'accord : je n'ai pas perdu ma place, je me suis simplement blessé.
Comment avez-vous vécu l'émergence de Mandanda ?
C'est la loi du sport : celui qui remplace un blessé doit saisir sa chance. Steve a en plus eu la chance d'être bien exposé avec la Ligue des champions. Maintenant, je sais que je dois tout reprendre à zéro. Ce n'est pas plus compliqué que cela. C'est logique que M. Gerets, qui a été très honnête et clair avec moi, reste sur ses choix. Moi, de toute façon, je ne suis pas en droit de revendiquer quoi que ce soit.
Et d'ici quelques semaines ?
Forcément, moi qui suis un compétiteur, je n'accepterai pas très longtemps de ne pas pouvoir jouer. J'ai toujours la même ambition. Je sais que ça va être difficile. Je me donne jusqu'à la fin de la saison pour voir si ma situation va évoluer.
Etes-vous conscient que vous risquez de ne peut-être plus jamais reporter le maillot de l'OM, un club où vous êtes depuis 13 ans ?
C'est assez dur à admettre. Ça risque d'être difficile de partir. Je n'ai surtout pas envie de me fâcher avec ce club. Le jour où l'on me dira « Cédric, on n'a plus besoin de toi, sauf en cas de pépin », eh bien j'encaisserai et je remercierai les gens d'en face pour leur honnêteté. Parfois, pour grandir, il faut bien que le « petit » quitte sa maman...
Avez-vous déjà une idée d'un possible point de chute ?
C'est beaucoup trop tôt pour y songer. Mais si l'occasion se présentait, j'aimerais bien un jour retourner en Angleterre. »