Quel girouette quand même
Ribery : "Le Bayern est un club énorme. Mais je n’oublie pas l’OM..."
Dans une interview à paraitre aujourd’hui dans l’hebdomadaire Sport, Franck Ribéry se livre sur sa nouvelle vie à Munich. Le nouveau joueur du Bayern Munich parle de son adaptation, du jeu et des différences avec son ancien club. Extraits choisis.
Son adaptation
« Ici, les gens sont vraiment gentils et respectueux, souligne l’ancien Marseillais. Ma femme et moi, nous nous adaptons bien. Certes, nous sommes encore en déménagement, mais nous prenons petit à petit nos marques. En signant au Bayern, je redoutais beaucoup la barrière de la langue. Mais j’ai découvert près de chez moi un boulanger français qui s’est installé il y a huit ans à Munich. Je dévalise tout chez lui (rires). J’ai également commencé des cours d’allemand avec mes coéquipiers Luca Toni et José Ernesto Sosa. C’est super sympa, les leçons sont données sous forme de jeu. Heureusement, car si cela avait été comme à l’école, je crois qu’ils ne m’auraient pas vu très longtemps... », plaisante l’international français.
Son nouveau club
« C’est un club énorme, souligne Ribéry. L’organisation est toute allemande, c’est-à-dire sans faille. Tous les employés sont à la disposition des joueurs. Afin que l’on ne manque de rien et que l’on ait qu’une seule idée en tête : jouer au football et défendre fi èrement les couleurs du club. Notre objectif principal est bien entendu de terminer premier de la Bundesliga, en essayant de ne pas perdre un seul match. C’est le défi qu’on s’est lancé. La Coupe de l’UEFA est un autre objectif important. Là-aussi, on va essayer d’aller au bout. On a déjà gagné la Coupe de la Ligue. Il nous reste la Coupe d’Allemagne. Bref, on a envie de tout rafl er. Un quadruplé serait fantastique même si, pour les supporters, la priorité reste le championnat… »
Sa notoriété
« Je suis resté le même, tempère-t-il. Je suis quelqu’un de très instinctif. Et c’est ce qui a plu, apparemment. L’important, c’est que je sois effi cace aux entraînements, que je me batte constamment, en donnant le meilleur de moi-même. Beaucoup de gens ont été surpris en France de mon adaptation éclair. On m’a vu très vite rigoler avec mes coéquipiers, faire des blagues comme mettre du sel dans le verre de Van Buyten, du dentifrice sur la poignée de porte de Toni ou du poivre pimenté dans la cuillère du préparateur physique… C’est naturel chez moi. J’ai été très bien en accueilli ici. Cela m’a aidé. Je sentais qu’on comptait sur moi. Je ne voulais donc pas décevoir ceux qui m’avaient fait confiance. Heureusement aussi que j’ai près de moi Daniel Van Buyten [ancien défenseur de l’OM, ndlr]. C’est mon traducteur numéro 1 dans le vestiaire. On est vraiment très proche tous les deux. Je m’entends aussi très bien avec Podolski, Klose, Zé Roberto ou Altintop. Sans oublier les Français, Sagnol et Ismaël. On rigole bien ensemble. »
L’Olympique de Marseille
« Ce n’est pas parce que ça se passe super bien à Munich que j’ai oublié Marseille. C’est un club que l’on n’oublie pas. Je garde le contact avec mes potes là-bas. J’ai régulièrement José Anigo au téléphone. J’ai eu Pape Diouf, Albert Emon. Même avec les joueurs, ça se passe bien. Ils savent que je les soutiens. Je leur ai dit de s’accrocher. Le mauvais début de championnat ? Il y a eu beaucoup de changements cet été. Les premiers résultats ont freiné un peu l’élan positif de la saison dernière. Une fois que les joueurs auront trouvé leurs automatismes, je ne me fais aucun souci. C’est une équipe qui va monter en puissance. Quant à Éric Gerets, je ne le connais pas. J’ai lu que c’était un entraîneur assez dur. Il veut des résultats. On va voir ça. Je souhaite très sincèrement que ça se passe bien pour lui… »