Coucou, Casper. 
Coucou Emil.
Non, je ne l'ai pas appliqué. Je me suis avancé pour mes devoirs de vacances en lisant le livre X des "Confessions" de Saint Augustin. J'ai lu vingt cinq pages... J'ai noirci une douzaine de pages de notes dans lesquelles je démontrais :
- Qu'Augustin, c'est rien d'autre qu'un gros névrosé
- qu'il est malade de lui-même
- Qu'il se châtie non seulement d'être malade de lui-même, mais aussi de se châtier
- Que Nietzsche avait bien raison, et que ce genre de gens sont notre Tchandala, et que rien que leur adresser la parole est condamnable.
Faut dire que les exordes où l'on répète toujours : "J'écris parce que je m'aime pas" ou des mots comme Dieu ou la Vérité (avec un grand v), moi, ça me donne envie de tout vomir.
Ensuite, il lance des platitudes sur la mémoire... Du genre "La mémoire, y a des souvenirs dedans". Et enfin, lorsqu'il se rend compte qu'il a un cerveau qui possède une merveilleuse faculté appelée le raisonnement, et donc que sa réflexion commence à devenir intéressante (avec une problématique! Rooooh! C'est impressionnant, dis-donc), il fait trois ou quatre paragraphes à peu près intelligents avant de dire, comme ça, sans preuves et un peu au débotté : "Le bonheur, c'est Dieu".
Bref, j'étais parti avec un mauvais a priori, mais les a priori ne m'ont jamais empêché d'apprécier un penseur. Ainsi, je crois bien que j'étais parti avec un a priori pire que ça sur Kant, mais que j'ai fini par l'apprécier. Mais Augustin...
C'est un théologien imbuvable, dirons-nous.
Ensuite, après, j'ai bouquiné un peu de Nietzsche pour me remettre de cette lecture traumatisante, et j'ai terminé par Heidegger.
Et c'est tout... Pas de Schopenhauerounet...
Hum... C'est pas mal non plus, en fait.