Il y a pire. Il y a une science de l'humour qui s'est perdue. Aujourd'hui on pense que n'importe qui peut faire rire parce qu'il fait rire ses voisins, famille et amis. Mais c'est bien plus compliqué que ça. Il y a toute une rythmique, toute une science du langage déjà évoquée, et une provocation réfléchie.
Dans une salle bien chauffée et en bonne condition, même moi, je peux faire un succès. Pour vous dire la simplicité du truc.
Et, en plus de ça, aujourd'hui, on nivelle par le bas. On ne veut jamais que le public soit même un infime instant lâché. On explique toutes les vannes, on fait gaffe aux réactions à chaque phrase...
Mais pourquoi l'humoriste est là, en fait? On fait de la démocratie statistique. Si une vanne marche, on va en faire d'autre du même type, et on va en rajouter une couche sur la première.
L'humoriste n'a plus aucune idée d'ensemble ni de visée quelconque.
Et le spectateur est plus important dans un spectacle que l'humoriste lui même.
Ca me débecte.