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~~*Blabla du forum~~*

Maitre-Misha
Maitre-Misha
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:43:30

Hum.

Mega, votre départ sans rendre de copie ne fait qu'ajouter une nouvelle pièce à votre déjà plus qu'accablant dossier.

Et tout cela me fait dire qu'un seul élève pour un examen, ça fait quand même peu.

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:52:17

Alors, tout d'abord, la Numérisation

La numérisation est le procédé permettant la construction d'une représentation discrète d'un objet du monde réel.

Dans son sens le plus répandu, la numérisation est la conversion d'un signal (vidéo, image, audio, caractère d'imprimerie, impulsion, etc.) en une suite de nombres permettant de représenter cet objet en informatique ou en électronique numérique. On utilise parfois le terme franglais digitalisation (digit signifiant chiffre en anglais).

Principe

Essentiellement, la numérisation est la projection dans un espace discret choisi de grandeurs analogiques réelles. La numérisation consiste à effectuer une ou plusieurs mesures des grandeurs que l'on veut représenter en s'intéressant à un ou plusieurs axes :

* l'axe spatial, où on discrétise suivant une longueur par exemple tous les millimètres d'une surface ; on parle alors d'échantillonnage spatial ;
* l'axe temporel ou fréquentiel, ou l'on va discrétiser une même grandeur au cours du temps ; on parlera d'échantillonnage temporel ;
* l'axe d'intensité ou l'on va discrétiser suivant une unité d'intensité comme la candela pour l'intensité lumineuse : c'est la quantification.

Le résultat de cette numérisation est un nombre ou une suite de nombres représentant la grandeur mesurée suivant les axes choisis. Le choix judicieux de l'espace discret est crucial pour que l'objet numérisé soit représentatif de l'objet initial.

Il existe des contraintes à respecter pour obtenir une numérisation fidèle de la réalité :

* un échantillonnage suffisamment fin pour suivre les évolutions de l'objet à numériser : le théorème de Shannon impose une résolution d'échantillonnage minimum ;
* une quantification suffisamment précise pour ne pas dégrader la représentation ; le bruit de quantification (bruit blanc uniforme de variance 1/12) doit rester négligeable devant le bruit avant numérisation.

Procédés de numérisation

La numérisation est une des manières de créer des données à traiter. Les procédés sont différents selon l'origine du signal à numériser :

* La numérisation directe de textes et d'images s'effectue à l'aide d'un scanneur, qui convertit les niveaux de lumière et les couleurs en données binaires. Le résultat peut alors être stocké dans un fichier informatique et édité dans un logiciel spécialisé : logiciel de traitement de texte pour les fichiers textes qui ont été convertis par reconnaissance optique de caractères, programme de retouche d'image pour les Images numériques, etc. L'appareil photo numérique, dont le capteur convertit l'image photographiée sous forme numérique, peut aussi servir à numériser des documents imprimés.
* La numérisation d'images vidéo est assurée soit directement par la source (webcam, caméra numérique, camescope numérique), soit par des convertisseurs dans le cas d'un signal analogique : boîtier ou carte d'acquisition vidéo équipé de convertisseurs analogique-numérique. Différentes sortes d'enregistreurs numériques sont spécialisés dans la numérisation d'images télévisées : numériscope, enregistreurs sur disque dur ou sur DVD, etc.
* La numérisation de son est aussi obtenue au moyen de convertisseurs analogique-numérique, lesquels peuvent être intégrés au matériel d'enregistrement (notamment dans le cas des dictaphones numériques et des baladeurs numériques avec fonction d'enregistrement) ou grâce à des logiciels qui exploitent les capacités de calcul d'un ordinateur. Dans le domaine de la musique, la numérisation de son est communément appelée échantillonnage ou sampling.

Dans tous ces cas, la suite de nombres obtenus peut être réduite par des techniques de compression de données pour gagner en taille et en bande passante. Quand le résultat est stocké dans un fichier, le format des données utilisé peut poser des problèmes de compatibilité.

Composants électroniques de numérisation

Des composants spécialisés assurent la conversion dans un système numérique des données analogiques recueillies par divers capteurs (cellule photo-sensible, thermomètre...).

Convertisseur analogique-numérique
En électronique, une chaîne de conversion A/N (analogique vers numérique) contient les éléments suivants :

* une ou plusieurs sources analogiques,
* un filtre anticrènelage (anti-aliasing) par source,
* un multiplexeur (MuX), qui pourra servir pour sélectionner une source parmi plusieurs (entrées multiples mais une seule sortie),
* un échantillonneur bloqueur (Sample and Hold ou S/H), qui garde la tension stable le temps du codage,
* le convertisseur analogique-numérique proprement dit (Analog/Digital Converter ou ADC),
* un codeur (ou modulateur).

La conversion suit donc le chemin suivant :

Source analogique -> filtre anticrènelage -> Mux -> S/H -> CAN -> Codeur -> Signal numérique (transmission ou traitement)

Convertisseur numérique-analogique

À l'inverse, une chaîne de passage d'un signal numérique vers un signal analogique contiendra les éléments suivants :

* un décodeur (ou démodulateur),
* un convertisseur numérique-analogique (CNA),
* un démultiplexeur (Demux),
* un filtre de lissage, qui va tenter de recréer les valeurs intermédiaires,
* une sortie analogique.

La conversion suit le chemin suivant :

Source numérique -> Décodeur -> CNA -> Demux -> Filtre de lissage -> Signal analogique

Le choix des termes (dé)codeur et (dé)modulateur a donné leur nom aux codecs (codeurs/décodeurs) et aux modems (modulateurs, démodulateurs).

Numérisation et archivage

Les objectifs de la numérisation sont nombreux. Dans les domaines de la Gestion Électronique des Documents et des sciences de l'information et des bibliothèques, elle remplit plusieurs fonctions :

* préserver et protéger des documents contre les risques d'altération (l’acidité par exemple)
* archiver des documents originaux en vue d'un gain de place, et les dupliquer sans risque de dégradation pour les mettre à disposition du public
* permettre au public de consulter et d'accéder à des documents anciens et/ou rares
* aider et susciter la recherche, faciliter l'indexation de textes et de documents multimédias, valoriser un fonds documentaire
* donner accès à la connaissance à distance dans une perspective de communication (bibliothèques électroniques en ligne, projet « Bibusages » sur Internet, etc.)

La numérisation est l'un des aspects de ce que l'on appelle quelquefois de façon impropre la dématérialisation.

Plusieurs grands chantiers de numérisation du patrimoine culturel ont été lancés dans le monde.

« Open Content Alliance » (OCA)

Le consortium OCA est une association américaine qui regroupe des entreprises privées telles Yahoo !, Adobe, HP, Internet Archive [2], des bibliothèques (BU Californie, BU Toronto), des centres d’archives et des éditeurs. Le 25 octobre 2005, Microsoft a rejoint ce groupe.

L'OCA a pour objectif de numériser et de mettre en ligne une banque de données accessible à tous, pérenne et multilingue (banque de données composée de documents multimédias). Cependant, elle prend uniquement en compte les fonds patrimoniaux libres de droits à la différence de Google Recherche de livres. Aucune numérisation ne sera faite sans la permission des ayant-droits. Ces derniers peuvent contribuer au projet en définissant l’étendue de la diffusion avec d’éventuelles restrictions.

Google Recherche de livres

Annoncé le 14 décembre 2004 par les co-fondateurs de la société Google, le programme « Google Print » est chargé de numériser 15 millions d’ouvrages, ce qui représente 4,5 milliards de pages en 6 ans selon Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France. Cinq bibliothèques ont donné leur accord pour numériser leurs fonds : les bibliothèques de l'université d’Harvard, de l'université du Michigan et de l'université Stanford, la New York Public Library et la Bodleian Library de l'université d'Oxford. Google Print est officiellement lancé en novembre 2005 avec un ensemble de livres numérisés du domaine public et issus des partenaires du projet. Il est rebaptisé à la mi-novembre « Google Books Search » (« Google Recherche de livres » en français). De nouveaux accords ont été passés entre Google et d'autres universités pour enrichir cette bibliothèque numérique.

La Bibliothèque Numérique Européenne

Le 22 janvier 2005, le président de la Bibliothèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney, lance dans le quotidien Le Monde un appel pour réagir à l'initiative de Google. Fin avril 2005, les bibliothèques nationales de 19 pays puis six chefs d’Etat et de gouvernement européens appellent à une coopération européenne pour la création d’une bibliothèque numérique européenne (Europeana). Un an plus tard s'ouvre The European Library, le portail multilingue de la BNE. Outre les bibliothèques nationales des 25 pays concernés qui coopèrent au projet, quelques pays d’Amérique latine (Brésil, Chili, Pérou) sont intéressés par la Bibliothèque Numérique Européenne. Quelques bibliothèques au Canada et surtout à Québec, mais aussi à Alexandrie en Égypte participeront à la BNE.

L'objectif de ce projet est de numériser 2 millions de documents (livres, films, photographies, manuscrits et autres œuvres culturelles) en 2008, puis de donner accès à 6 millions de documents en 2010, soit un peu plus d’un tiers du fonds numérique de Google Books Search.

Maintenant, la musique.

La musique est l'art consistant à arranger et ordonner sons et silences au cours du temps : le rythme est le support de cette combinaison dans le temps, la hauteur celle de la combinaison dans les fréquences, etc. Dans certains cas, l'intrusion de l'aléatoire a cependant dénié tout caractère volontaire à la composition.

La musique est un art, celui de la Muse dans la mythologie grecque. Elle est donc à la fois une création (une œuvre d'art), une représentation, et aussi un mode de communication. Elle utilise certaines règles ou systèmes de composition, des plus simples aux plus complexes (les notes de musique, les gammes, etc.). Elle peut utiliser des objets divers, le corps, la voix, mais aussi des instruments de musique conçus spécialement.

La musique est évanescente : elle n'existe que dans l'instant de sa perception qui doit en reconstituer son "unité" dans la durée.

La musique a existé dans toutes les sociétés humaines, depuis la préhistoire. Elle est à la fois forme d'expression humaine individuelle (notamment l'expression des sentiments), source de rassemblement collectif et de plaisir (fête, chant, danse), symbole d'une communauté ou d'une nation (hymne national, style musical officiel, musique religieuse, musique militaire).

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:52:42

Une histoire complexe

L'Histoire de la musique est matière particulièrement riche et complexe du fait principalement de ses caractéristiques : La difficulté tient d'abord de l'ancienneté de la musique, phénomène universel remontant à la préhistoire, qui a donné lieu à la formation de traditions qui se sont développées séparément à travers le monde sur des millénaires. Il y a donc une multitude de très longues Histoires de la musique selon les cultures et civilisations. La musique occidentale (musique classique ou "pop-rock" au sens très large) ne prenant qu'au XXe siècle l'allure de référence internationale, et encore très partiellement.

La difficulté vient également de la diversité des formes de musique au sein d'une même civilisation : musique savante, musique de l'élite, musique officielle, musique religieuse, musique populaire. Cela va de formes très élaborées à des formes populaires et spontanées pratiquées par l'homme de la rue. On pense par exemple aux berceuses chantées de tous temps par toutes les mères du monde. Un patrimoine d'une diversité particulièrement large, contrairement à d'autres arts pratiqués de manière plus restreinte ou élitiste (littérature, théâtre, etc.).

Enfin, avec la musique, art de l'instant, se pose la question particulière des sources : l'absence de système de notation d'une partie de la musique mondiale, empêche de réellement connaître l'étendue de la musique du temps passé, la tradition n'en ayant probablement sauvé qu'un nombre limité.

La réalisation d'une synthèse universelle apparaissant très difficile (beaucoup d'"Histoire de la musique" traitent essentiellement de l'Histoire de la musique occidentale), il n'est en général possible que de se référer aux ouvrages et articles spécialisés par civilisations ou par genre de musique.

L'étude de la musique dans le monde occidental

La musique comme discipline scientifique

Pythagore étudie la musique comme mettant en jeu des rapports arithmétiques au travers des sons. L'harmonie qui en procède se retrouve pour lui et gouverne l'ordonnancement ses sphères céleste.

Ainsi Platon dans La République, VII, 530d, rappelle que la Musique et l'Astronomie sont des sciences sœurs.

Au Ve siècle de notre ère, Martianus Capella présente la musique comme un des sept arts libéraux.

Avec Boèce, la théorie musicale est distinguée de la pratique musicale. La musique entendue comme activité (praxis), qui est la musique des musiciens, sera alors déconsidéré et considéré comme un art subalterne, un « art mécanique », de la musique entendue comme savoir (théoria) qui seule sera reconnue comme vrai musique, et enseignée comme un des 7 arts libéraux, parmi les 4 disciplines scientifiques du second degré de cet enseignement, et que Boèce nomma le « quadrivium ». La musique (théorique) a alors le même statut que l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie.

Technique

La musique, un art du temps

Lire l'article spécialisé acoustique musicale

Le temps gouverne la musique comme il gouverne la perception du son : depuis le "micro-temps", qui est l'échelle de la vibration sonore (le son est une mise en vibration de l'air), jusqu'à la forme musicale, construction dans un temps de l'écoute. Comme la forme musicale ne nous est révélée qu’au fur et à mesure, chaque instant est en puissance un moment d’avenir, une projection dans l’inconnu. C’est le sens du très beau titre d’une œuvre d’Henri Dutilleux qui propose de nous plonger dans le “ mystère de l’instant ”. Le théologien suisse Hans Urs von Balthasar, lui, pour nous rappeler cette importance du temps, livre cette métaphore judicieusement musicale de la condition humaine : “Faites donc confiance au temps. Le temps c’est de la musique ; et le domaine d’où elle émane, c’est l’avenir. Mesure après mesure, la symphonie s’engendre elle-même, naissant miraculeusement d’une réserve de durée inépuisable.” [1]

Composantes de la musique

Dans cette composante temporelle, la musique peut se déployer selon trois dimensions fondamentales :

* Le rythme, qui relève de la durée des sons et de leur niveau d'intensité (la dynamique).
* La mélodie, qui est l'impression produite par la succession de sons de hauteurs différentes.
* La polyphonie ou harmonie (ces deux termes, pris dans leur sens le plus large), considère la superposition voulue de sons simultanés (cf aussi fusion),
* Une autre catégorie du son est apparue dans la musique savante à partir du XVIe siècle, celle du timbre. Elle permet une polyphonie mêlant plusieurs instruments (le terme harmonie est d'ailleurs encore utilisé dans ce sens lorsque l'on parle de « l'harmonie municipale »), ou une monodie spécialement dédiée à l'un d'eux.

Selon le type de musique, l'une ou l'autre de ces trois dimensions pourra prédominer:

* Le rythme, par exemple, a généralement la primauté dans certaines musiques africaines traditionnelles (Afrique noire notamment).
* la mélodie prime dans la plupart des musiques de culture orientale.
* l'harmonie est le socle de la musique savante occidentale, ou d'inspiration occidentale.

Dimensions du sonore et son musical

Grâce au développement des recherches de l'acoustique musicale et de la psychoacoustique, le son musical se définit à partir de ses composantes timbrales et des paramètres psychoacoustiques qui entrent en jeu dans sa perception. D'objet sonore, matériau brut que le musicien doit travailler, ce matériau devient objet musical; la musique permet de passer à une dimension artistique qui métamorphose le « donné à entendre ». Le silence n'est plus « absence de son ». Même le fameux 4'33" de John Cage, est un « donné à entendre », comme les monochromes de Klein ne représentent aucunement une uniformité univoque…

Mais ce donné à entendre englobe désormais un matériau de plus en plus large. Depuis le début du XXe siècle, cet élargissement s’opère vers l’intégration des qualités intrinsèques de notre environnement sonore (concerts bruitistes, introduction des sirènes chez Varèse, catalogues d’oiseaux de Messiaen, etc.). Comment distinguer alors bruit et signal, comment distinguer ordre et désordre, création musicale et nuisance sonore? Le bruit, c’est uniquement ce qu’on ne veut pas transmettre et qui s’insinue malgré nous dans le message; en lui-même il n’a aucune différence de structure avec un signal utile. On ne peut plus distinguer comme auparavant le son purement musical et le bruit. Avec l’élaboration d’une formalisation par nature des fonctions du bruit, les sons inharmoniques (apériodiques) qui liés à la vie courante participent désormais, dans l’intégration du sonore, à la construction musicale. Tous les éléments de notre environnement sonore contiennent une certaine part de bruit, qui a vocation de devenir fonction structurante par destination.

L’ensemble de ces bouleversements conceptuels accompagne les découvertes scientifiques et techniques qui permirent de développer des factures instrumentales nouvelles (notamment avec l'électronique). L’instrument de musique primitif se voulait représentation des sons naturels (le vent dans les arbres se retrouvant dans le son de la flûte, le chant des oiseaux dans celui de l’homme…). À cette condition, il était le seul capable de traduire le musical (d’opérer une distinction entre sons harmoniques et bruits). L’extension des techniques aidant, la notion même d’instrument s’est trouvée redéfinie… La machine et l’instrument se sont rejoints. Ce que les hommes acceptent de reconnaître comme musical correspond désormais à une appropriation d’un matériau sonore étendu, à une intégration de phénomènes jusqu’alors considérés comme bruits.

L’intrusion de l’aléatoire

Avec la composition assistée par ordinateur, première expérimentation musicale à utiliser l’ordinateur, les théories musicales se sont tour à tour préoccupées d’infléchir ou de laisser l’initiative à la machine, et, parallèlement, de libérer totalement l’homme de certaines tâches de régulation ou de lui laisser une part importante de création. La problématique oscille ainsi, de façon quasi paradoxale mais finalement foncièrement dialectique, entre déterminisme et aléatoire, entre aléa et logique, entre hasard et nécessité.

Le formalisme aléatoire (mathématisé) « calcule » sans qu’il n’empiète sur les atouts sensibles du compositeur. Les objets mathématiques qui se sont développés créent véritablement un intermédiaire vers des paradigmes esthétiques que l’expérimentation musicale essaie petit à petit de mettre à jour, intermédiaire qui se situerait entre une ordre régulier, périodique, et un chaos incontrôlé, aléatoire et singulier. Hiller, le père de la composition assistée par ordinateur, sans juger qui pourrait effectuer les compromis, considérait déjà que « la musique est un compromis, voire même une médiation, entre la monotonie et le chaos. »

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:53:38

Artistiquement, à la théorie de l'information de Shannon répond la théorie de l’indétermination de John Cage (l’information est maximale donc nulle). En 1951, Cage et Feldman s’en remirent à l’aléatoire codifié du I Ching pour bâtir leur œuvre Music of Changes. Cette œuvre, qui brise les carcans de la notion traditionnelle d’œuvre musicale, sert de manifeste artistique au concept de l’indétermination qui, au même moment, s’imposait à l’expérimentation scientifique: ce concept est parvenu au cœur de la théorie quantique et de la théorie de la relativité; en effet les règles qui régissent la nature, l’infiniment petit comme l’infiniment grand, obéissent dans ces thèses contemporaines plus à l’aléatoire qu’à un ordre universel.

Cage introduit subrepticement le hasard dans la composition dans un sens plus combinatoire. Music of Changes laisse place à l’aléa contre la logique en réhabilitant le pouvoir créateur de l’expérience divinatoire, le pouvoir de la création par le hasard. John Cage, Morton Feldman et Earle Brown utilisaient aussi un hasard codifié, l’aléatoire du “I Ching”, livre de divination chinois qui laisse entrevoir un certains nombres de combinaisons par pentagrammes. Le hasard est sublimé par le destin dans une prédication divinatoire (Concerto pour piano (1957)). Puis, chez Cage les théories devenant paroxystiques, il prône la raréfaction de la musique jusqu’au total aléa (4’33’’): l’écoute est focalisée vers des objets sonores qui n’ont pas été directement prévus pour cela. Peu de critiques ont pu abonder dans son sens, déplorant que ces théories ne servent qu’à la justification d’un « coup » médiatique.

Musique algorithmique

Pour tenter de réduire la proportion de hasard fatalement confiée à la technique, la machine fut utilisée par la suite pour ses fonctions de contrôle de l’automation qui assure un enchaînement continu d’opérations mathématiques et logiques. Pierre Barbaud débuta dans cet esprit ses travaux sur la composition « automatique » et mit au point avec Roger Blanchard en 1959 le programme ALGOM I-5 pour l’ordinateur Gamma 60 du Centre de calcul électronique de la compagnie Bull à Paris.

Musique stochastique

Cette mathématisation accrue des possibles, continua à être prise en compte, mais en essayant de reprendre à la machine la part de responsabilité qu’elle avait conquise. Dès 1954 Iannis Xenakis avait créé son opus un, Metastasis pour soixante-et-un instruments ; c’est la première musique entièrement déduite de règles et de procédures mathématiques. Pour son créateur, il s’agit de mettre en pratique une relation directe entre musique et architecture, combinaison certes peu commune, mais qui, pour l’assistant de Le Corbusier va de soi. Il la mettra à profit en utilisant les mêmes règles de construction dans l’élaboration des plans du pavillon Philips pour l’exposition universelle de Bruxelles en 1958 (pavillon où seront jouées dans un même concert les créations des œuvres de Varèse (Poèmes électroniques) et de Xenakis (Concret PH).

En 1956 sera publiée une théorisation de la musique stochastique qui s’appuie entre autres sur la théorie des jeux de von Neumann. Le hasard n’y est déjà plus une simple chance ; contrairement à la troisième sonate de Boulez ou aux autres œuvres « ouvertes », contrairement à Cage, et à sa démission de compositeur, la probabilité est entièrement calculée, les règles explicitées (Achorripsis ou ST/10-1 en 1961). Le processus global est prévisible, même si les évènements qui le composent sont aléatoires. Par cette philosophie de la création, Xenakis essaie de se rapprocher des phénomènes biologiques et des événements du monde vivant.

Notation, théorie et système

Un « système musical » est un ensemble de règles et d'usages attachés à un type de musique donné (on parle parfois de théorie musicale). La conception de la musique comme système peut aller très loin, et les anciens Grecs comptaient la musique comme une des composantes des mathématiques, à l'égal de l'arithmétique, de la géométrie et de l'astronomie. Voir l'article « Harmonie des sphères ». Plus près de nous, Rameau dans son Dictionnaire de la Musique arrive à considérer la musique comme étant à la base des mathématiques.

Certaines musiques possèdent en outre un système de notation (la musique occidentale, avec son solfège, en est un exemple notoire). Dans ce cas, il est difficile de séparer le système musical du système de notation qui lui est associé. D'autres types de musique sont uniquement de transmissions orales, et développent des systèmes musicaux totalement différents.

Signes musicaux

En occident, la musique s'écrit avec des signes : les notes de musique, les clés, les silences, les altérations, etc.

Les notes de musique s'écrivent sur une portée, composée de 5 lignes parallèles. La portée comporte aussi des barres verticales. L'espace entre deux barres de mesure est une mesure. Il existe aussi des doubles barres.

Les sept notes de musique sont : do (ou ut), ré, mi, fa, sol, la, si. Les notes s'écrivent sur la portée ou sur des lignes supplémentaires placées au dessus ou en dessous de la portée. La portée va du plus grave (en bas) au plus aigu (en haut). Une même note peut être jouée de façon plus ou moins grave ou aigue.

Un octave est la distance qui sépare deux notes identiques, plus ou moins graves.

Il existe de très nombreux signes musicaux pour indiquer la durée d'une note. En particulier :

* la figure de la note : ronde (la plus longue), puis blanche (avec une queue simple), puis noire, puis croche (queue avec une croche), puis double croche, puis triple croche, puis quadruple croche (la plus courte).
* Le point, placé à côté de la note (ou du silence), la fait durer plus longtemps (il ajoute à la note la moitié de son temps initial). Le point peut être doublé (mais le deuxième point dure la moitié du premier).
* La liaison entre deux notes du même nom fait durer cette note tout le temps de la liaison (même si d'autres notes s'intercalent entre les deux).
* Le triolet (identifié par un chiffre "3" sous ou sur les trois notes reliées) allonge également la durée de la note. Deux triolets forment un sextolet identifié par un chiffre "6").

Les silences sont les moments du morceau de musique sans son. Il existe sept figures de silence : la pause, la demi-pause, le soupir, le demi-soupir, le quart de soupir, le huitième de soupir, le seizième de soupir.

Les clés indiquent la base de départ de la lecture de la partition. Il existe trois clés : le clé de sol, la clé de fa, la clé d'ut (ou de do).

Les altérations modifient le son d'une note pour le rendre plus grave ou plus aigu. Il existe trois altérations :

* le dièse (qui rend le son plus aigué, "l'élève"),
* le bémol (qui rend le son plus grave, "l'abaisse"),
* le bécarre, qui remet le son dans son état initial.

Il existe également des double-dièse et des double-bémol. Si l'altération concerne la ligne entière, elle est placée près de la clé et s'appelle armure. Si elle ne concerne qu'une note (ou toute note identique suivant la note modifier dans la mesure), elle est placée juste avant la note.

Gammes

Une succession de notes voisines (ou conjointes) forme une gamme. Celle-ci est donc une succession de sons ascendants (de plus grave au plus aigu) ou descendants (du plus aigu au plus grave). Lorsqu'elle respecte la loi de la tonalité, il s'agit d'une gamme diatonique.

Une succession de note qui ne sont pas voisines (ou disjointes) forme un arpège.

Les notes de la gamme (alors également appelées des degrés), sont séparées par des tons ou des demi-tons. On distingue les demi-tons diatoniques (situé entre deux notes de nom différent) et demi-tons chromatiques (situé entre deux notes de même nom mais altérées par un dièse ou un bémol).

La gamme diatonique comprend tons et demi-tons, tandis que la gamme chromatique ne contient que des demi-tons.

Les notes sont séparés par des intervalles : lorsque les notes sont voisines (ex : do et ré), l'intervalle est dit de "deux degrés" ou seconde. On, parle ensuite, par éloignement croissant entre les notes, de tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave (intervalle de huit degrés). Comme il existe sept notes de musique, l'octave, qui relie 8 degrés, relie deux notes de même nom, mais de hauteur différente (on dit que la note est plus aigue ou plus grave d'une octave). Au delà de l'octave, on parle d'intervalle redoublé (on parle de neuvième, de dixième, etc.).

Par défaut on considère que l'intervalle est ascendant (il va du grave à l'aigu) sauf si le contraire est indiqué. L'intervalle peut en effet être renversé.

Les différents types d'intervalle sont également appelés mineur, majeur, juste. Ils sont alors dit "diminués" ou "augmentés".

Mesure

La mesure est la manière d'ordonner les notes et les silences. La mesure se lit sur la portée par la barre de mesure (verticale). Toutes les mesures doivent avoir une durée égale.

La double barre de mesure indique la fin d'un morceau, d'une partie ou un changement d'armure de la clé ou un changement de manière de compter les mesures ("changement de mesure"). Certains temps sont dits temps fort et d'autres temps faible.

La mesure se subdivise en deux, trois ou quatre temps. La mesure d'un morceau est annoncée par deux chiffres superposés après une double barre. Le chiffre supérieur indique le nombre de temps dans la mesure et le chiffre inférieur indique la durée allouée à chaque temps.

On distingue

* la mesure simple (pour un temps binaire : chaque temps a deux parties) avec 2, 3, ou 4 en chiffre supérieur : chaque temps vaut un note ordinaire,
* la mesure composée (pour un temps ternaire : chaque temps a trois parties) avec 6, 9 ou 12 en chiffre supérieur : chaque temps vaut une note pointée.

Le rythme est la manière dont sont ordonnées les durées (c'est-à-dire les notes et les silences). On distingue :

* la syncope : son qui commence sur un temps faible et continue sur un temps fort.
* le contretemps : son qui commence également sur un temps faible mais se poursuite par un silence.

Le mouvement est la vitesse d'exécution du morceau de musique. Il est indiqué par un mot placé au début du morceau. De plus lent au plus vif (rapide), les principaux mouvements sont : Largo, Lento, Adagio, Andante, Andantino, Moderato, Allegretto, Allegro, Presto. Mais il en existe des dizaines d'autres.

L’œuvre musicale [modifier]

La musique, comme art, passe par l'œuvre musicale. Chacune est un objet intentionnel dont l'unité et l'identité est réalisée par ses temps, espace, mouvement et forme musicaux, comme l'écrit Roman Ingarden[8]. Objet de perception esthétique, l'œuvre est certes d'essence idéale, mais son existence hétéronome se concrétise par son exécution devant un public, ou par son enregistrement y compris sa numérisation. Pour Mario d'Angelo, ces manifestations extérieures qui prennent le statut de produits musicaux constituent finalement des unités de matérialisation de la musique.

Comme toute œuvre, l'œuvre musicale existe avant d'être reçue, et elle continue d'exister après. On peut donc s'interroger sur ce qui fait sa pérennité : combien d'œuvres subsistent réellement à leurs compositeurs ? Et sont-elles vraiment toutes le reflet de son style, de son art ? On entend surtout par œuvre musicale le projet particulier d'une réalisation musicale. Mais cette réalisation peut être décidée par l'écoute qu'en fait chaque auditeur avec sa culture, sa mémoire, ses sentiments particuliers à cet instant précis autant que par ou la partition, transcription qui ne comporte pas toute la musique.

À partir de la Renaissance et jusqu'au début du XXe siècle, l'unique support de la musique a été la partition de musique. Cette intrusion de l'écrit a été l'élément-clé de la construction de la polyphonie et de l'harmonie dans la musique savante. La partition reste unie au nom du ou des musiciens qui l'ont composée ou enregistrée. Certaines œuvres peuvent être collectives, d'autres restent anonymes.

Depuis la généralisation des moyens techniques d'enregistrement du son, l'œuvre peut également s'identifier à son support : l'album de musique, la bande magnétique ou à une simple calligraphie de la représentation du geste musical propre à transcrire l'œuvre du compositeur.

L'informatique musicale a fait évoluer encore cette notion d'œuvre, puisqu'à présent un logiciel est susceptible d'engendrer « automatiquement » une œuvre musicale, ou de produire des sons auxquels l'interprète pourra réagir.

Formalisme et fonctionnalités

Dans son essai sur les "célibataires de l'art"[9], Jean-Marie Schaeffer estime que, dans l’art moderne (et a fortiori dans l’art technologique du XXe siècle), la question-clé : « Qu’est-ce que l’art ? » ou « Quand y a-t-il art ? » s’est progressivement transformée en: « Comment l’art fonctionne-t-il ? ». En musique, ce déplacement d’objet a posé le problème des éléments que l’on peut distinguer a priori dans l’écoute structurelle d’une œuvre.

En 1945 apparurent les premières formes d'informatique, et en 1957 on a assisté, avec l’arrivée de l'électronique musicale, à un point de bifurcation. D’abord une nouvelle représentation du sonore qui, bien que difficile à maîtriser, a en fait ouvert des perspectives nouvelles. Ensuite, ces techniques ont remis en cause certaines réflexions théoriques sur la formalisation de la pensée créatrice, renvoyant le compositeur à la confrontation, essentielle dans sa démarche, entre un formalisme abstrait et l’élaboration d’un matériau fonctionnel. La transition vers l’atonalité a détruit les hiérarchies fonctionnelles et transformé le rôle tenu par les fonctions tonales, élaboré depuis Monteverdi.

De fait, la logique des formes musicales est donc devenue surtout une logique fonctionnelle, dans la mesure où elle permet de maintenir la cohésion de l'œuvre, même si les éléments de composition sont multiples (éléments rythmiques, contrapuntiques, harmoniques…). La notion de processus compositionnel, a permis de passer de la vision statique de l’objet musical (celui que l’on peut répertorier, et qui cesserait de vivre en entrant dans le patrimoine) à une vision dynamique. Cette vision est évolutive, ce que ne prenaient pas en considération les théories fondées sur la GestaltPsychologie qui figent la pensée dans des images accumulées dans la mémoire. Le processus musical est plus que la structure: il est en effet une forme dynamique, un devenir. Ce devenir est marqué par l’empreinte du sonore, c’est-à-dire par un matériau musical, et pas uniquement par l’outil ou par la théorie.

À partir de la théorie de la communication de Shannon et Weaver, d'autres définitions insistent plus sur les moyens de réception que sur la chaîne de production de la musique.

Maitre-Misha
Maitre-Misha
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:54:51

"Toute tentative de tricherie sera de toute façon punie. "

Ai-je dit il y a de cela quelques minutes à peine.

Je ne sais pas comment vous avez réussi à vous connecter sur internet dans ces condition d'examen pourtant nettes, mais cela ne constitue pas le travail requis pour une dissertation, jeune gomme :noel:

(Mon Dieu, mais que m'arrive-t-il? :peur: )

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:55:27

Ainsi s'achève ma dissertation.

J'aimerais une notation détaillée ainsi qu'une appréciation quand à la qualité de ce travail. J'espère aussi un relevé des quelques fautes que j'aurais pu laisser ici ou là.

:merci:

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 00:57:34

Vous n'avez aucune preuve, et comme je vous poste mon travail en ligne, certaines personnes auraient pu trouver mon travail intéressent et le publier sur un quelconque site! Donc j'exige une correction de mon travail!!!

Maitre-Misha
Maitre-Misha
Niveau 10
26 mai 2009 à 01:01:45

Ne vous foutriez-vous pas de moi un tout petit peu sur les bords?

J'ai l'inventaire des modifications faites sur wikipedia, probablement source de votre fabuleux travail.

"(actu) (diff) 28 avril 2009 à 14:44 DumZiBoT (discuter | contributions) m (11 769 octets) (robot Ajoute: pt:Digitalização) (défaire) "

Dernière modification de l'article "numérisation", 28 avril 2009.

Le châtiment corporel semble ainsi plus que de rigueur.

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 01:16:45

Des modifications que j'avais effectuées il y à quelque temps voyant que l'article était incomplet.
Je me suis juste contenter lors de cette dissertation de réécrire les mêmes choses que sur l'article que j'avais écrit il y a quelques semaines...

De plus, je pense avoir fait plus de fautes d'orthographe dans la copie que je vous ai rendu que dans l'article que j'ai écris sur Wikipedia.

Maitre-Misha
Maitre-Misha
Niveau 10
26 mai 2009 à 01:18:46

Tu tu tu tu tu.

Je ne suis pas d'accord, le travail en dissertation doit être inédit et doit résulter d'une compréhension globale du sujet, et non d'une simple définition de ses termes.

Je suis tellement contre que je m'en vais.

Passez une bonne nuit et repassez en juin.

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 01:23:39

Boh :( t'as des arguments qui ne tiennent pas la route, donc vexé de t'être fait battre à ton propre jeu tu t'en va :-)

Bonne nuit :)

la_mega_quiche
la_mega_quiche
Niveau 3
26 mai 2009 à 09:37:18

Oui, pwned le Misha ! XD
J'ai bien ri quand j'ai lu que tu voulais une correction détaillée. :noel: XDDD

Au travail, Misha ! :(

Et bonne journée. :oui:

Maitre-Misha
Maitre-Misha
Niveau 10
26 mai 2009 à 09:49:36

De toute façon, serais-je vraiment professeur et tout cela serait-il crédible qu'un correction serait inutile et superflue.

Et puis, en toute sincérité, je m'y attendais un petit peu à la recherche wikipedia XD

la_mega_quiche
la_mega_quiche
Niveau 3
26 mai 2009 à 10:05:23

Qui ne s'y attendait pas ? :o))

Le_Prince_Coco
Le_Prince_Coco
Niveau 6
26 mai 2009 à 12:40:44

Bonjour a tous ( Je déclare se forum désert!!!!!)

asashigure
asashigure
Niveau 7
26 mai 2009 à 12:53:56

J'ai enfin daigné terminer mon script pour la nouvelle mise en page des posts. :content:

+> http://userscripts.org/scripts/show/49356 :oui:

Je go du taff.

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 13:00:14

GG Mega :content:

Par contre, je n'aime pas utiliser Greasemonkey, c'est dommage que tous tes scripts marchent avec cette application :(

Mais merci pour ce script en tous cas :)

Comment allez vous?

Le_Prince_Coco
Le_Prince_Coco
Niveau 6
26 mai 2009 à 13:02:05

Je vait bien et toi ?

Kratos18
Kratos18
Niveau 10
26 mai 2009 à 13:04:50

Impec' :content:

Le_Prince_Coco
Le_Prince_Coco
Niveau 6
26 mai 2009 à 13:08:42

Ok mais se forum et trop desert :hum:

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