C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Suce. Je suis étendu dans l'herbe, la bite à la lune,
Prêt à lui déchirer le fion, au rythme de l'enclume.
Et va et vient mon beau militaire,
Maintenant tourne-toi et offre-moi ton derrière.
Tu comprendras pourquoi en temps et en heure,
On m'appelle le grand, l'énorme tirailleur ...