En retard de plusieurs mois sur nos amis venant de la contrée du soleil levant, le nouveau pro evolution soccer (ou Winning Eleven, pour les anglophobes), la série de jeux vidéos phare de Konami, débarque sur notre console agonisante mais néanmoins indémodable : la playstation 2. Après la sortie peu apréciable sur consoles nouvelle génération et PC, Pro Evolution Soccer 2008 compte bien continuer sur la lancée de son ainé, à savoir, être l´objet ludique le plus vendu de l´année.
J´ai déjà vu ça l´année dernière...
La série des PES n´est pas réputée pour ses graphismes renversants... Et ce septièmme opus ne déroge pas à la règle ! En effet, ni les animations, ni les textures, ni le nombre de polygones, ni l´interface n´a changée d´un pixel, ou presque ! Les habitués ne seront pas dépaysés et reconnaitront parfaitement le moteur utilisé pour l´opus précédent.
En contrepartie, un effort spectaculaire a été fait pour la création de la plupars des visages: nous constatons que beaucoup de joueurs un peu "secondaires" au niveau de leur popularité ont maintenant leur propre visage : Joao Moutinho, Ricardo, Nani et bien d´autres font partie ce ceux-ci. A l´inverse, tous les joueurs n´ayant pas leur vrai visage se ressemblent.
Quant à elles, les animations sont toujours aussi réalistes et quelques nouveautés à ce niveau sont de la partie, notament durant les contrôles et les dribbles. Le gardien a, de son côté, bénéficié de plusieurs nouvelles animation mais plonge toujours autant sur place. Nous nous passerons de détails sur le public, et dirons vaguement qu´il est affreusement laid...
Arcade ? Non, je connais pas ce mot...
Oui, le gameplay ressemble bougrement à celui de PES6, et oui, il est toujours aussi délicieux ! La Simulation est , encore et toujours, le mot d´ordre dans ce nouvel opus, et plus que jamais !
Si les autres versions ont un gameplay un poil remanié grâce à la possibilité de mettre le nombre de joueurs que l´on veut dans un mur, lors d´un coup franc, ou la possibilité de simuler une faute, il n´en est rien dans cette version PS2. Mais de petites subtilités font que, comme tous les ans, ce ouveau PES est indispensable pour tout footix.
Tout d´abord, nous pouvons noter l´augmentation considérable de la rapidité du jeu. C´est certainement l´épisode le plus rapide de la série avec PES4. Les actions ne s´arrêtent jamais de fuser d´un côté comme de l´autre et, en compagnie d´un ami ou sur le net, vous n´avez pas fini de crier quand vous avez marqué un but, ou vous morfondre, si vous en avez encaissé !
Du côté des améliorations, notons que le dribble, le contrôle du ballon et la précision des frappes se sont nettement améliorés. En contrepartie et pour faire diminuer le nombre de buts par matches, nous retrouvont les défenses un peu plus coriaces de PES5, qui font parfois des gestes assez spectaculaires mais néanmoins assez improbables pour intercepter une balle aérienne.
Mais la vraie nouveautée, c´est l´intelligence artificielle. Non pas seulement vos adversaires, mais aussi vos camarades ! On peut ressentir le mouvement de chaque joueur réclamant une passe aérienne, lorsque l´un de vos joueur domine le ballon. La défense est aussi bien plus vivante puisque vos coéquipiers sont suceptible de tacler (et pas toujours le ballon...) alors que vous ne leur demandez rien.
Les adversaires ont aussi eu droit à un remodelage puisqu´il n´est pas rare de voir vos adversaires faire tourner le ballon en défense, alors qu´ils mènent 1 à 0.
Vous l´aurez compris, les améliorations de la jouabilité sont peut être minimes, mais peuvent aussi faire changer le cours d´un match !
Bonjour à tous, c´est Christian Jeanpierre et Laurent Paganelli !
Et voici certainement le point noir du jeu : la bande sonore ! Si l´ambiance des stades ont franchi un nouveau pallier dans la conccurence envers FIFA, elle n´en est pas moins bien en dessous de ce dernier à cause de nombreux chants des supporters à la limite du ridicule (le "allez les bleus" ressemble plus à un "alla la bla" bien laid !) . Par contre, les chants nationaux (portugal, angleterre...) sont assez réalistes.
Niveau musiques, c´est à moitié parfait, et à moitié horrible ! Le côté horrible s´explique par le fait que certaines musiques sont inécoutables par leur répétitivité ! A l´inverse, certaines musiques de rock alternatif, de jazz et même de house sont vraiment sympathiques à écouter, même si elles ne sont pas forcément faites par des groupes réputés. Heureusement, konami a eu la bonne idée d´intégrer un jukebox dans son jeu ce qui nous permettra de choisir nos pistes préférées.
Niveau commentaires, c´est en demi-teinte. Ne me jetez pas encore des cailloux, je vais vous expliquer... Nous constatons que le très persévérant Christian Jeanpierre est toujours de la partie mais que notre non-regretté jean-luc arribart a laissé sa place au désormais incontournable Laurent Paganelli. Non pas que ce soit un comentateur de luxe, mais ses blagues sont à exploser de rire en plein match ! Comme exemple, on peut citer ces quelques phrases :"Quel but ! On en reparlera encore dans 200 ans ! Et en plus, il y aura nos commentaires dessus" ou encore "Vu l´avantage qu´ils ont à la mi-temps, ils vont surement se faire une petite partie de PES dans les vestiaires!"... Bref, des répliques en OR ! Heureusement, si vous êtres allergique aux commentaires de chrissou et aux blagues de Lolo, vous pouvez toujours vous rabattre sur les commentaires en allemand (assez agréables à l´oreille), ou bien couper les commentaires.
De quoi jouer jusqu´à PES 2014 !
Niveau durée de vie, Konami ne fait jamais dans la dentelle : Mode tour du monde (remplacant le mode "défis" de FIFA), Mode communauté (qui permet de voir les statistiques de vos matches entre amis), La ligue des masters, les coupes, les ligues, le mode modifier, le PES shop, le mode online (qui est bougrement meilleur que celui de l´année derniere) et les matches de sélections sont de la partie...
Niveau licenses, ce nouveau Pro evolution soccer nous laisse sur notre faim car, s´il nous donne des licenses prestigieuses telles que le portugal, il nous en enlève d´autres telles que Manchester United... Néanmoins, avec un peu de patience, le mode modifier vous permettra d´imiter les maillots les plus connus.
EN VRAC :
Graphismes : Le fait que le jeu soit sur PS2 ne doit pas non plus être une excuse pour konami de ne pas améliorer le moteur graphique du jeu. Aucun effort n´a été fait même si la fluidité et le réalisme des visages réhausse le tout.
12/20
Durée de vie : Avec le nombre impressionnant de modes de jeux eclectiques que propose PES2008, vous avez largement de quoi faire ! Les parties multijoueurs sont très amplement mis en avant avec un mode online classique mais néanmoins qui a subit des modifications (surtout grâce aux modifications de la méthode d´hébergement des parties, ce qui évite bon nombre de tricheries) et le mode communauté.
18/20
Gameplay : Un gameplay qui ne refonde pas non plus les bases du jeu de foot mais qui arrive a faire évoluer positivement les sensations du joueur pour des émotions encore plus grandes, notament grâce à une IA surdéveloppée!
17/20
Bande son : Les stades sont plus vivants mais on sourit toujours autant devant certains chants assez ridicules. Le nouveau duo de commentateurs n´est pas au sommet des commentaires dans les jeux vidéos et, si les interventions de Laurent Pagalienni sont assez sympathiques, on est loin de la perfection des commentaires d´un NBA LIVE par exemple...
13/20
Conclusion:
Ce nouveau PES n´est pas à la pointe de la technologie moderne, mais possède un vrai fond footballistique et nous plonge dans l´univers du ballon rond. Avec son gameplay classique mais terriblement efficace, il est la nouvelle référence du jeu de football sur la playstation 2.
17/20
Bon voilà c´est une petit roman mais ça me tenait à coeur 