En psychologie, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu´à altérer durablement la vie sociale. Il a été observé que le mythomane ment souvent parce qu´il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu´entraînerait l´aveu de la réalité.
Cette pathologie entraîne un handicap social important dans les cas où le malade procède à des altérations mineures et crédibles de la réalité. L´aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l´entourage, la mythomanie tend à s´auto-entretenir.
Contrairement au menteur, le mythomane n´est pas totalement conscient de son mensonge (Tartarin « ne ment pas; il se trompe », écrit Daudet). Il ne distingue pas clairement la réalité des événements issus de son imagination (voir l´article Pensée magique). Le phénomène est cependant normal dans la phase préadolescente : le jeune enfant se raconte comme étant vraies des histoires imaginaires. Ces mensonges ne sont pas intentionnels : l´enfant croit dans une certaine mesure à ce qu´il raconte. C´est là une étape normale et généralisée de l´enfance. Quand cette tendance persiste après la fin de l´adolescence, elle est considérée par notre société comme un trouble du comportement, tandis que d´autres sociétés l´acceptent (voir Chamanisme). Elle est alors qualifiée de mythomanie et peut, non traitée, annoncer un désordre psychiatrique plus grave : névrose ou même psychose.