Au fond, Lyon a réussi tout ce qu´il a bazardé à l´aller. Réaliste en attaque, ultra-solide en défense. La bonne idée lyonnaise aura été de concrétiser rapidement sa domination. Une ouverture géniale de Ben Arfa (discret par ailleurs) pour Benzema dont la frappe sans contrôle était repoussée dans les pieds de Govou. Le trio offensif made in Lyon avait encore frappé. Le même Govou avait raté d´entrée une occasion en or, laissant croire à une répétition du match aller. Il n´en fut rien. Le reste de la période était entièrement dédiée à une maîtrise lyonnaise des faibles velléités locales. Même le public d´Ibrox Park, chaud bouillant au début, se taisait peu à peu.
Mais il ne fallait pas compter sur une telle apathie à la reprise. Comme prévu, les joueurs de Walter Smith chargeaient à tout va, sans toutefois de véritable occasion franche, hormis un centre-tir sauvé par Squillaci. Au contraire, c´est Juninho qui trouvait la barre sur un coup-franc plein axe. Et puis il y eut cette minute de folie, la 79e.
Benzema, parti dans le dos de la défense, éliminait le gardien écossais, McGregor, mais sa frappe dans le but déserté était reprise in extremis par Naismith revenu d´on ne sait où. Sur le contre, Ferguson débordait dans la surface et centrait pour Darcheville qui reprenait à un petit mètre des buts sur la barre. In-cro-ya-ble !
Benzema, mental de fer, se rachetait cinq minutes plus tard en profitant d´un nouveau raté de l´arrière-garde locale. Avant de signer un doublé plein de classe sur une frappe croisée lumineuse aux 20 mètres. La messe était dite, la cathédrale orthodoxe d´Ibrox se tût. Lyon est en 8e de finale. Le début d´une grande histoire...