Voici maintenant le Chapitre 2. Il ne se passe rien, mais il y aura de l'action dés le Chapitre 3. Bonne lecture à toutes et à tous !!!
CHAPITRE 2 :
Les Explications
De vastes étendues de basses collines, de creux profonds et un lac étroit mais long, représentaient les plaines orientales et le lieu d'entraînement d'un combattant isolé. Ce dernier ne cessait d'améliorer certains points où il peinait, souvent physiquement. A vrai dire, c'était un expert dans l'art du combat, l'un des plus doués de cette planète. Il devait, sans aucun doute, détenir la plus importante puissance de notre système solaire, pourtant il s'avérait être inquiet de cette subite arrivée, sans prévention.
Bien trop concentré dans son entraînement spécialisé, il n'avait détecté aucune énergie suspecte. Et pourtant, cet être qui se dressait devant lui, était menaçant et mystérieux, notamment par ses traits de visage, ou encore son armure lui enveloppant sa masse musculaire.
La bonne humeur et la gaieté que l'habitué de cet endroit avait au quotidien, laissèrent place à de la perplexité et de l'angoisse.
Jamais il n'avait paru si inquiet, si craintif à l'égard de qui que ce soit. Même si le physique de son opposant n'avait rien d'impressionnant, la puissance dégagée par celui-ci était extraordinaire.
Alors, les deux individus se rapprochèrent l'un de l'autre, tout en se fixant du regard. Le silence régnait en maître. Une atmosphère malsaine planait au-delà de cette confrontation observatrice. Pendant que l'habitué de ce lieu décryptait son interlocuteur, ce dernier le contemplait, questionneur.
Il paraissait confiant, sûr de lui, tout à l'opposé de cet homme approchant la quarantaine d'années, à la carrure quasi-parfaite, recouverte d'un kimono orangé, lui parcourant tout le corps, des épaules aux chevilles. Des kanjis figuraient sur cette tunique, au-dessus de son cœur, comme s'il s'agissait d'un écusson, et sur son dos musclé, en plein centre. En traduisant ces signes, l'un (sur son poumon gauche) rendait hommage au Maître des Tortues, et l'autre (à sa colonne vertébrale) remerciait de la meilleure des façons le Maître Kaioh de la Galaxie Nord. Juste au-dessus de ses parties génitales, une ceinture bleu foncé l'encerclait, pour resserrer l'étreinte de son bas contre son bassin.
A ses pieds, une paire de bottes bleutées, ornées de lacets jaunes, lui permettaient de meilleurs appuis, - malgré sa haute taille -, et une plus profonde protection. Au niveau de son crâne plus solide que jamais, une épaisse chevelure noire, mal coiffée, ayant des pics un peu partout, qu'il gardait depuis des années. Ses traits particuliers, et son visage naïf, resplendissaient. Un fin nez terminant légèrement en trompette en son bout, des yeux marrons assombris par des épais sourcils, une lèvre mince, des joues parsemées d'écorchures ou de balafres, et un front plissé.
Apparemment, ça ne pouvait qu'être Sangoku, parcouru de légères blessures, et de la sueur mélangée à de la poussière. Un duel de regards interrogateurs avait lieu entre l'un que l'on connaissait beaucoup, et l'autre dont on ignorait la véritable identité. Le calme s'était ainsi installée, brouillée parfois par le cri perçant d'animaux sauvages, ou autres sifflements d'oiseaux de différentes espèces.
Soudain, le silence fut rompu par des paroles franches et directes de l'inconnu :
- Je ne suis pas venu spécialement pour me battre. Enfin... ça dépend de toi...
Un sourire malicieux s'était dessiné sur ses lèvres violacées, laissant perplexe le Saiyen. Ce dernier préféra briser le suspense d'un ton glacial :
- Qui es-tu ? D'où viens-tu ? Et que me veux-tu ?
- Allons, calme toi Karot, répondit son destinataire avec un rire démoniaque.
Ces dernières paroles provoquèrent un silence, nullement dérangé, si ce n'est pas le doux soufflement du vent. Sangoku restait bouche bée, comme si la parole lui avait été retirée. Ce nom que l'autre avait prononcé... Il s'en souvenait très bien. Celui qu'il avait reçu à sa naissance...
Alors, le Saiyen décida de lui demander, l'air sérieux :
- Comment... comment connais-tu le nom que mes parents m'ont donné ?
- Très bien. Je ne vais rien te cacher. De plus, je n'espère pas séjourner longtemps ici...
Un round d'observation se profila au terme de sa phrase pleine de sens. Qui pouvait bien être cet individu ? L'attente énerva celui qui portait le kimono orangé, et cela s'en ressentit. Les sourcils froncés et un regard provocateur défièrent le porteur de l'Armure modifiée par rapport aux précédentes. D'ailleurs, ce dernier reprit la parole, fixant de ses yeux rouges le Saiyen :
- Je me nomme Zugki; Serviteur de 2nde Zone du Maître Hirodeika. J'appartiens à une nouvelle race étudiée et instaurée par un scientifique, très doué dans le domaine. Il a regroupé plusieurs cellules ou autres organes génétiques pour nous créer, nous les Szullis. Chacun de nous, avons des capacités uniques, et notre physique n'est pas du tout le même entre nous.
Je peux déjà t'avouer que je dispose d'une mini-puce magnétique contenant des données sur ton passé, à l'intérieur même de mon cerveau.
Je sais que tu détiens une puissance incroyable, quand tu l'augmentes à son maximum en te transformant. Mais je sais aussi que les Sept Dragon Balls ont le pouvoir de réaliser n'importe quel souhait. Mon Maître en a besoin pour être invulnérable dans sa conquête de l'Univers. Alors, je te propose un marché : soit tu m'aides à les retrouver avec le radar de ton amie et j'épargne la Terre, soit on se bat jusqu'à la mort, et je n'hésiterais pas à rayer de la carte spatiale ta misérable planète.
Choisis Karot !
De nouveau, un silence imperturbable s'installa. Le Saiyen semblait déboussolé et surpris à la fois. Le choix s'avérait difficile, mais il fallait qu'il prenne une décision au plus vite. Mais avant tout, qui est ce Hirodeika ? Il l'ignorait complètement, et l'intrigue l'envahit comme s'il avalait une bouffée d'air d'un coup. Le doute également, mais ce qui le tracassait le plus, c'était que ce dénommé Zugki connaissait tout de lui, de l'existence des Boules de Cristal et du radar. Il aurait voulu lui demander le pourquoi du comment, mais il en était retenu. Par quoi au juste ? Jamais il n'avait ressenti et vécu pareil situation, et il ne comprenait pas. La paralysie s'était-elle emparée de lui ? En tout cas, d'une manière ou d'une autre, il arrivera à tout savoir. Mais pour cela, il devait encore vivre.
Accepter son offre, et voir un être aussi tyrannique que Hirodeika atteindre un niveau sans égal jamais atteint, ou refuser et combattre jusqu'à la mort pour la survie de l'Univers ? D'un côté, il ne savait pas accorder confiance à un individu de la sorte. Rien ne lui disait en sa conscience que Zugki épargnera la Terre, après obtention des Boules du Dragon. Et de l'autre, la vie de milliards de personnes à travers la Galaxie tout entière dépendait de son choix. Du cœur, il en avait. Ne rien tenter serait un crime. Dans sa tête, ses idées étaient en place. Après tout, c'est un Saiyen, qui ne peut "vivre" que par le combat. Jusqu'à la mort et pour l'éternité, il en demeurera un ! Même si au fond, il se sentait plus Terrien... Pour ses origines, et la planète qui l'a vu grandir : il luttera !
- J'ai pris ma décision. Je ne peux laisser mourir des milliards de personnes à travers l'Univers. Je ne peux t'accorder la moindre confiance, ni renier mes origines. Le sang qui coule dans mes veines ne retient que le combat. Même s'il doit couler, je vais me battre... ET TE VAINCRE !!!
Un ricanement idiot s'ensuivit de la part du Szullis. Mais en même temps, il était surpris d'entendre ces paroles. Jamais il n'aurait pensé que Karot déclinerait son offre. Alors, sans plus attendre, d'un air pressé, il dit à son désormais adversaire :
- Prépare tes prières ! Personne n'a le droit de se moquer d'un Szullis. PERSONNE !!!
Une aura grandissante et verdoyante l'entoura, broyant des pierres, et désintégrant des cailloux aux alentours de son emplacement. A l'opposé de sa position, Sangoku se mit en garde, main gauche en avant. Pouce relevé, index et majeur à demi-pliés, annulaire et auriculaire baissés, le fils du défunt Baddack se sentait prêt à en découdre, et maintenant à l'aise...