L´ULTIME GUERRE
SAISON 1 : LE TOURNOI MILLENAIRE
CHAPITRE 4 : L’ANNONCE DE KAIOH
L’interruption provoquée par Nord Kaioh-Sama mit un terme à un lourd et pesant silence. Toutefois, ce dernier s’adressait au Senshi Z la majeure partie du temps pour leur annoncer de mauvaises nouvelles…
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- Bonjour maître, fit Sangoku en pointant son regard vers le plafond. Alors que nous vaut cette visite ?
- Si je m’adresse à vous en ce moment, répondit Kaioh, ce n’est pas pour prendre soin de vos nouvelles sinon pour vous avertir que dans dix mois jour pour jour aura lieu la dixième édition du Tournoi Millénaire. La compétition se déroulera dans le Royaume des Morts, et couronnera l’un des cent soixante-huit combattants choisis par la coupe elle-même - après que chacun des Kaioh y ait versé un peu de son sang -. J’ai ainsi l’honneur de vous annoncer que toi Sangoku, ainsi que tes deux fils, Végéta, Chibi Trunks, Uubu et…Miraï Trunks, avez été sélectionnés pour marquer l’histoire du combat.
- Vraiment ?! s’exclama Sangoten, surpris.
- Le tournoi durera une semaine, poursuivit Kaioh sans prêter la moindre attention à Goten, et se déroulera sur Paradise Island, lieu sacré qui se situe dans le Royaume des Morts. Il regroupera donc 166 combattants morts ou vivants, ainsi que le vainqueur de l’édition précédente et un Dieu.
- Un dieu ? reprit Krillin, sceptique. Je ne savais pas que les Dieux savaient se battre !
- Oui, tu as bien entendu un dieu. Pourquoi ça te choque ?! cria Kaioh, vexé.
- Non, non ! répondit machinalement son ancien élève.
- En bref, les 168 participants seront repartis dans 24 groupes de sept dont seuls les deux premiers et les seize meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les 1/32èmes de finale qui marqueront le début de la phase finale, avec des combats à élimination directe jusqu’à la finale. Sera désigné vainqueur par l’arbitre du combat, le guerrier qui aura tué son adversaire ou qu’il l’aura mis K.O pendant trente secondes ou encore si celui-ci abandonne, - chose pratiquement impossible puisqu’en neuf éditions, aucun des participants n’a abandonné -. J’espère que vous en ferez de même.
- Quoi !? Il y en a qui préfère mourir qu’abandonner !? lança Bulma d’un air consterné.
- Vois-tu Bulma, reprit l’autre, le Tournoi Millénaire est le tournoi le plus prestigieux de tous les temps, et participer à ce tournoi est plus qu’un honneur.
- Et pourrais-je savoir Kaioh, la raison pour laquelle la coupe ne m’a pas choisi, hein ? interrogea Krillin, dépité.
- D’abord, on dit Maître Kaioh, il n’y a que Sangoku qui ait le droit de m’appeler ainsi. Ensuite, si tu ne fais pas partie des combattants, peut-être est-ce dû au fait que la coupe ne t’as pas jugé assez fort et assez digne pour mériter la gloire éternelle !
- La gloire éternelle ? reprit Végéta, abasourdi.
- Oui, le vainqueur de la compétition sera connu de tous à travers le temps et l’espace. Il aura par ailleurs une statue à son effigie sur toutes les planètes de la galaxie à laquelle il appartient, rétorqua Nord Kaioh-Sama.
- J’ai hâte s’y être, dit Sangoten, qui se voyait déjà gagner le tournoi.
- En attendant, vous pourrez tous vous entraîner dans l’Autre Monde dès ce soir ! leur annonça le seigneur de la galaxie du nord. Mais sachez que vous êtes en retard par rapport aux combattants morts, déjà choisis. En effet, ces derniers s’entraînent depuis maintenant deux mois.
Végéta se contenta de grogner. C’est alors que son regard croisa celui de son homologue saiyajin Kakarotto. Une même idée germa à présent dans leur esprit : ce tournoi serait le meilleur moyen pour s’affronter dans un ultime et loyal combat. Ils ne laisseraient de ce fait personne s’interposer entre eux…
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- Eh Maître Kaioh, est-ce que nous, qui ne participons pas au tournoi, aurons le droit de nous rendre dans l’Autre Monde afin d’assister aux combats ? lui demanda Yamcha.
- Oui, mais c’est uniquement parce que nous nous connaissons, leur concéda Kaioh. En attendant, entraînez-vous bien ! Je compte sur vous pour rendre honneur à la galaxie du nord. A bientôt !!
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- Oh non, tu ne vas quand même pas repartir dans l’Autre Monde t’entraîner alors que tu es revenu il n’y a même pas vingt quatre-heures ! s’exclama Chichi, l’air contrarié.
- Oui, c’est vrai ! Mais, pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi dans l’Autre Monde ? lui demanda Sangoku.
- Je ne sais pas, répondit Chichi, hésitante.
- Allez, viens Chichi ! protesta Sangoku.
- Comme tu veux, fit Chichi.
- Hourra ! cria Sangoku, le poing en l’air, triomphant.
- J’espère que ça ne t’ennuies pas Videl, tu auras beaucoup plus de travail au restaurant maintenant que je ne serai pas là !? interrogea sa belle-mère, quelque peu embarrassée.
- Non, et puis comme ça, Sangohan et moi aurons toute la maison pour nous tout seul étant que Sangoten va s’entraîner ; Pan passant certainement la majeure partie du temps à faire les quatre cents coups avec Bra ! déclara Videl d’un air réjoui.
- Mais Sangohan est invité à participer au tournoi, Videl, lui fit remarquer son beau-frère.
- Oui peut-être mais Sangohan ne voudra pas participer au tournoi, n’est-ce pas chéri ?
- Ben, figure-toi Videl que j’ai l’intention de participer au Tournoi Millénaire. Je considère que c’est un honneur d’avoir été choisi pour y concourir ! concéda Sangohan, confus.
- Quoi !? C’est une blague !! Tu ne vas quand même pas me laisser toute seule !? rugit Videl d’un ton sec.
- Et pourquoi pas ? répliqua froidement Sangohan.
- Mais tu as arrêté le combat depuis près de douze ans, maintenant tu t’entraînes uniquement pour entretenir ton corps. Enfin Sangohan, continua Videl, reste s’il te plaît ! Sois raisonnable, et…et je te promets de t’être totalement soumise !
- Non, Videl ! Ma décision est prise : je vais m’entraîner pendant ces dix mois afin d’être à la hauteur des 167 autres participants et je n’y reviendrai pas dessus…
- Sangohan, réfléchis-tu à ce que tu dis ? lui demanda sa mère voyant que Videl était en train de fondre en larmes.
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Sans prêter la moindre attention à sa mère, le demi saiyan alla étreindre sa petite fille l’espace de quelques minutes tout en prenant soin de lui marmonner des paroles inintelligibles. C’est alors qu’il ouvrit la porte, et disparut au loin sous les yeux stupéfaits de sa famille et de ses amis. Néanmoins, ces derniers savaient pertinemment que Sangohan se rendait en direction du Palais Céleste. Piccolo venait en effet de revenir de son voyage sur Namek.
A l’inverse, Goten et Chibi Trunks quittèrent la Kame House, préférant discuter à l’abri des regards indiscrets…
- Alors, quand est-ce que l’on commence l’entraînement ? lui demanda Sangoten.
- Euh, à vrai dire Sangoten, je ne vais pas m’entraîner, répondit son meilleur ami.
- Quoi ?
- Non Sangoten, je ne plaisante pas. Je n’ai pas du tout l’intention de m’entraîner, du moins pas tout de suite ! répondit Chibi Trunks.
- Comment ça pas tout de suite ? l’interrogea Sangoten.
- Je vais d’abord travailler jusqu’à la fin de l’année, c´est-à-dire pendant six mois, et après, seulement après, peut-être que je m’entraînerais, déclara Chibi Trunks, embarrassé.
- Allez Trunks, tu ne vas quand même pas renoncer à venir t’entraîner avec moi dans le Royaume des Morts juste pour travailler ?! Je n’en vois vraiment pas l’intérêt. De toute façon, après le tournoi, on devra travailler alors repose-toi un peu ! On a dû travailler à l’école pendant près de vingt ans, on peut bien s’accorder un moment de répit, tu ne crois pas !?
- Je ne sais pas, je vais y réfléchir et je t’appellerais demain si je change d’avis, okay !?
- Ouais, grommela Sangoten d’un air grincheux.
- Allez, ce n’est pas comme si c’était la fin du monde, non !?
- Ouais, mais il ne faudra pas t’étonner si au tournoi, je te mets K.O en deux trois mouvements ! lança Sangoten d’un air goguenard.
- Mouais !
Puis, ils éclatèrent de rire simultanément avant de rentrer à l’intérieur de la Kame House mais au moment même où Chibi Trunks s’apprêtait à franchir le seuil de la porte, il fut brusquement projeté à la mer.
Qui avait bien pu le lancer à la mer pour une raison ou une autre ?
Personne, si ce n’est son père. Pourquoi celui-ci était-il si cruel ? Qu’avait-il fait aujourd’hui pour s’attirer les foudres de son paternel. Il n’allait pas tarder à le savoir…
- Papa, qu’est-ce qui t’arrives, ma parole ? T’es tombé sur la tête ou quoi ?
- Juste une envie soudaine de balancer à la mer, répondit le père avec une pointe d’ironie dans la voix. J’ai entendu ta conversation avec Sangoten, alors comme ça, tu n’as pas l’intention de t’entraîner ?
- M’espionnais-tu ?
- Oui, et alors ?!
- Oui, reprit l’autre, je ne vais pas m’entraîner ?
- Pourquoi donc ? l’interrogea son père en le fixant du regard de ses yeux perçants.
- Je ne vois pas pourquoi je devrais m’entraîner puisque je sais déjà que je n’ai aucune chance de gagner le tournoi ! s’exclama Chibi Trunks d’un ton sec.
- Je te rappelle que tu as été choisi pour participer au Tournoi.
- Ouais, mais imaginons une seule seconde que je meure du haut de mes vingt-deux ans. Vois-tu, je ne suis pas aussi insensé que toi, je n’ai pas envie de périr parce que j’aurai participé à un stupide tournoi auquel je n’ai aucune chance de gagner ! grommela t-il d’un ton grincheux.
- Justement, si tu t’entraînes intensivement dans les prochains mois, il y a de grandes chances pour que… tu réalises un bon tournoi !
- Peut-être mais je … je considère que l’entraînement n’est qu’une perte de temps !
- Trunks, tu es très fort, tu es né avec tes pouvoirs que bien des Saiyans auraient voulu posséder de leur vivant. Dès huit ans, tu es parvenu à te transformer en Super Saiyan alors que Kakarotto et moi avons mis une trentaine d’années pour y parvenir. Pourtant, une fois atteint ce stade, nous avons continué de travailler et nous avons ainsi atteint des niveaux de puissance incroyables que tu ne peux imaginer, et cela uniquement grâce à l’entraînement. Tu crois qu’en passant nos journées devant livres et ordinateurs, nous aurions réussis à vaincre Cell ou Majin Buu ! Que ferais-tu si demain Kakarotto et moi mourrions, et que par le plus grand des hasards un monstre débarquait sur Terre ? Minable, tu ne te rends pas compte de la chance que tu es mais tu es si superficiel… De même, je ne suis même pas sur que tu tiendrais ne serait-ce que deux minutes face à Buu. Idem pour cet ahuri de Goten ! Prends exemple sur Miraï Trunks, qui n’a ni famille ni amis et qui n’a dû compter que sur lui-même en dépit d’un manque d’intelligence flagrant ! Fiston, si tu ne perpétues pas l’art du combat à tes descendants - et s’il en est de même pour Sangohan et Sangoten -, qui sauvera la Terre et ses habitants de futures menaces, qui un jour ou l’autre arriveront ?!
- C’est bon !? T’as fini ton sermon !? Tu n’as pas quelqu’un d’autre à aller emmerder !? lui demanda t-il ton abrupt.
- Un seul mot de la sorte dans les cent ans à venir et je te tranche les testicules ! rugit Végéta d’un air menaçant avant de s’élever dans les airs et de décoller.
Qu’il aille au diable !
Son père avait un don, pensait t-il, celui de le mettre en colère. Qui était t-il pour le juger, lui qui jadis, d’après ce que Sangohan et Piccolo lui avait raconté, avait tué des millions de personnes.
Il avait vingt-deux ans et se trouvait assez grand pour savoir ce qui était si bon ou mal.
Il en avait marre que ses parents le traite comme un enfant. De ce fait, il était plus que jamais déterminé à quitter la maison familiale dans les plus brefs délais….
Lui et Miraï Trunks étaient peut-être la même personne à vingt ans de différence, mais ils n’avaient ni la même personnalité ni le même vécu. Ce dernier avait subi de nombreuses épreuves, il n’avait ni famille, ni amis, et avait vécu quasiment la moitié de son existence dans le malheur et la misère….
Il comprenait enfin ce que Sangoten voulait dire quand il lui disait qu’il était très gâté, qu’il lui suffisait par exemple de claquer des doigts pour avoir ce qu’il désirait. Il était allé dans l’université la plus prestigieuse du monde et il vivait dans une magnifique et immense demeure, et sa vie était encore bien plus avantageuse qu’il ne le croyait à la réflexion.
Il fut justement interrompu dans ses pensées par alter ego…
- Alors, à quoi pensais-tu ? Ça fait deux fois que je t’appelle mais tu ne réponds pas, affirma Miraï Trunks en croquant dans la pomme qu’il tenait à la main.
- Rien, lâcha l’autre d’un ton las.
- Tu n’es pas content de voir à quoi tu pourrais ressembler quand tu auras quarante-deux ans, lança Miraï Trunks avec un sourire au coin des lèvres.
- Non, je suis très content de te voir !
- Alors, si ce n’est pas ça, j’en conclus que c’est notre père qui t’a mis dans cet état, rétorqua Miraï Trunks.
- Gagné ! Franchement, si tu savais comme je t’envie. Dans ton monde, papa est mort : par conséquent, tu ne l’as pas sur le dos en permanence !
- Oh, je sais que vivre avec lui n’est pas une partie de plaisir pour avoir vécu avec lui quelques temps. Pourtant, comparé à l’époque où je suis venu dans ce monde, il a beaucoup changé.
- Ouais, peut-être ! Mais pourquoi se mêle t-il toujours ce qui ne le regarde pas ? Par exemple, il veut à tout prix que je m’entraîne alors que je sais que je n’ai aucune chance de gagner !
- Il ne le te dit peut-être pas, mais au fond de lui, il a peur que tu meures et c’est pour ça qu’il t’incite à t’entraîner !
- Vraiment !? l’interrogea Chibi Trunks.
- Sur et certain, répondit t-il en croquant de nouveau dans sa pomme.
- Tu vas t’entraîner avec qui ?
- Euh, je ne sais pas, certainement avec père ! déclara Miraï Trunks d’un air pensif.
- Je te dis bonne chance et j’espère que tu ne mourras pas pendant l’entraînement, lança l’autre Trunks avec un air moqueur.
- Bon maintenant, et si on rentrait !? lui proposa l’autre demi saiyan en jetant sa pomme dans la mer.
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Oubliant quelque peu le danger qui les menaçait suite à l’intervention de Nord Kaioh-Sama, chacun des membres de la DB Team s’apprêtait à reprendre ce qu’il croyait être le cours normal de la vie paisible qu’était la leur depuis maintenant quatorze années