Voilà, je poste la A) que j'avais promis
Vlad court à cinq mètres devant moi, je pointe mon Desert Eagle vers sa tête, mais soudain, sans crier garde, il se retourne et décoche une balle dans ma jambe. La balle pénètre mon tibia, mais je retiens mon cri. J’exécute ensuite une roulade latérale pour esquiver la salve de balles qui s’abat ensuite sur moi.
Ma blessure me fait souffrir atrocement, mais je ne laisse rien paraître :
-Vlad, laisse tomber, je te ferai dégager en enfer.
- La dynamite va pas tarder à péter, tu va crever Vince ! répond-il avant de s’enfuir.
Je ne peux plus le suivre dans l’état où je me trouve, ma jambe saigne abondamment, je déchire ma chemise pour faire un bandage, puis me remet en direction d’un refuge où s’abriter pendant l’explosion.
Je me traîne lamentablement, mon sang a totalement imbibé le bandage de fortune que j’ai hâtivement fait. Quand soudain, je trouve ce que j’ai cherché. A une bifurcation, je vois derrière deux gardes, apparemment totalement inconscients de ce qui ne va pas tarder à se passer, la salle surnommée « coffre fort » par mon ancien-équipier Fred, elle contient tous les fonds du commissariat entre ses murs dotés de plaques d’acier de deux mètres d’épaisseur.
Je reste caché, adossé contre le mur, reste cinq balles dans mon flingue. Je passe mon œil au ras du mur pour les voir discrètement, j’en tire une dans la tête du premier. Puis, tandis que l’autre mitraille le mur d’en face, je reste patiemment assis en attendant que l’autre brute finissent son chargeur.
L’autre tire bêtement toutes les balles qu’il possède et s’avance vers ma cachette, à peine a-t-il passé le seuil du couloir que je m’abats sur lui comme un rapace, lui pétant le crâne à coups de crosse.
-Je pensais qu’on était censé savoir compter ses balles quand on fait une formation, ironise-je.
Je me faufile ensuite dans la salle et refermant la porte derrière moi à double tour. J’attends, rien ne se passe, j’en profite pour refaire mon bandage, arrachant encore un bout de ma chemise, qui soit-dit en passant ne ressemble plus qu’à un bout de chiffon sale.
J’attends pendant de longues minutes qui semblent s’écouler pendant plusieurs heures. Au bout d’un certain temps, je conclus que ce n’était que du bluff de la part de Vlad, et quand je m’avance vers la serrure pour déverrouiller la porte, une secousse ébranle la salle me projetant contre le mur du fond, je suis sonné et regarde d’un œil abasourdi la porte qui se tord sous la pression de tous les gravats qui giclent dessus.
Enfin tout s’arrête, le « coffre » est tombé de plusieurs étages. On doit se situer au rez-de-chaussée maintenant. J’ouvre la porte et grimpe entre les nombreuses pierres qui constituent le tunnel dans lequel je me faufile pour atteindre la surface.
Là-bas, j’entends les moqueries de Vlad :
-Vince, t’es vraiment qu’un gros con ! Hurle-t-il. Tu pensais vraiment que tu ferais le poids contre moi ? Non mais laisse-moi rire !
Je m’apprête à surgir d’un seul coup et à lui planter une balle entre les deux yeux, mais un de ses gardes passe à ce moment là.
« C’est pas possible, il a ramené son troupeau ou quoi ? pense-je »
Je prends la plus grosse pierre à ma portée, et la lance de toutes mes forces contre son visage. Il pousse un très léger gémissement et s’écrase lamentablement.
Ma blessure ne me fait plus très mal, je me saisi alors de la mitrailleuse du bonhomme. Et me glisse à travers les ruines de l’ancien commissariat Massacrant les gardes qui se trouvent sur mon chemin, lorsqu’au bout de quelques minutes, je le vois : Vlad et son profil de grec malgré ses origines russes. L’orgueil m’emporte et je sors de ma cachette sans couverture.
-Alors, Vlad, qui est le plus con des deux ? Dis-je.
Celui-ci se retourne et me regarde avec effroi.
-Alors, qu’est-ce que tu fous, on dirait que t’as vu un fantôme.
-Tu as survécu, murmure-t-il, mais, moi je vais t’achever !
Il me mitraille avec son M4, je cours sur le côté, pointe ma mitrailleuse vers lui et fait pleuvoir mes tirs. Il se trouve que l’un d’entre eux touche son arme et la pète en deux. Vlad semble nerveux et balance les débris de son arme par terre avec brutalité.
-Dommage, Vlad, je pensais que tu allais résister un peu plus longtemps, dis-je.
-Tu t’apitoie sur moi ? répond-il.
-Evidemment, sinon, je t’aurai déjà descendu.
-Moi je n’ai pas de compassion crie-t-il avant de sortir son Desert Eagle et de le pointer vers moi.
Mais je dégaine le mien si vite qu’il n’a pas le temps d’appuyer sur la gâchette que son corps tombe par terre, il essaye de murmurer quelque chose, mais du sang sort de sa bouche et retombe dans le froid silence de la mort.
Je balance ma mitrailleuse et en une fraction de seconde, abat trois gardes qui me tiennent en joue et attendaient juste que je tue Vlad pour m’achever avec mon Desert Eagle.
Bilan : cinq balles, six morts.
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Et 2+2 