Chapitre 17 : Le Vaisseau Ennemi
-Quistis, tu as choisi les trees ?
-Oui Squall.
-Appelle-les au parking des Hydres.
-A tes ordres, dit elle en effectuant le salut du tree.
Elle fonça au micro et appela les six trees chargés de les épauler : pour cette mission, leurs identificateurs entre eux seraient simplement bas, haut, gauche, droite, derrière, devant.
Quistis revint et ils decidèrent qu’il était temps. Ils foncèrent au parking et Squall expliqua son plan :
-Un champ de force protège ce vaisseau des autres engins, aussi resterons-nous tous à vingt mètres de lui. Le diffuseur de ce champ de force est bien entendu à l’interieur du vaisseau, mais il faut une partie apparente. Elle est en dessous de lui. Irvine, je l’ais verrouillée sur ton écran, t’auras qu’à viser et tirer.
-Et après ? demanda l’interressé.
-Après on tire tous et on fait un trou.
-Ca a le mérite d’être simple, fit remarquer le tireur d’élite avec un sourire.
-Ce sont les meilleurs plans, affirma Zell en opinant vigoureusement du bonnet.
-Trees, reprit Squall, je veux que vous compreniez bien que nous ignorons complètement ce qu’il y a à l’interieur du vaisseau, sauf que nous aurons probablement un mal prodigieux à le vaincre. Personne ne nous suit, Est-ce-que c’est clair ? Je retirerai la licence de tree à celui qui nous suivra si, par miracle, il en sort vivant.
-Bien chef, répondirent à l’unisson les trees, en se frappant le cœur des deux poings.
-Alors c’est parti !
Chacun monta dans l’Hydre qui lui avait été attribué. Elles avaient été modifiées en faveur des préfèrances et des capacités des pilotes.
Les Hydres de combat possèdent la même apparence que l’Hydre originale, mais sont de couleurs vertes tachées de vert plus foncées, soit le camouflage en forêt des militaires. Chacun savait que cela ne servait à rien, mais Squall aimait cette couleur qui rappelait que les Hydres étaient des vaisseaux de guerre ; il la trouvait adaptée. Les armements de base de l’Hydre originale avaient été améliorés, et des nouveaux types de canons installés sur les « pattes » et le dernier modèle, le plus puissant, avait été logé dans la « gueule ». Quatre pattes rétractiles avaient été ajoutées au dessous de l’appareil pour lui permettre une certaine mobilité au sol. Elles n’étaient ni rapides ni maniables, mais au moins l’appareil pouvait se déplacer n’importe où et adoucir considérablement les atterrissages en catastrophe.
Les Hydres s’envolèrent et suivirent celle de Squall. Ils trouvèrent assez vite le dit-vaisseau. Il s’agissat d’un vaisseau immense, à un point immense qu’on aurait pu y faire tenir facilement deux fois tous les complexes existants (toutes les villes visitées dans le jeu) et, malgré cette taille gargantuesque, il n’était pas lent, ni gros, ni maladroit mais au contraire avait une forme dynamique, et volait sans peine malgré le poids qu’il devait pesait. Sa forme était celle d’un dragon qui replie ses ailes autour de lui pour se protéger ; on ne voyait pas la gueule, les pattes ou n’importe quoi d’autre du dragon, mais on SAVAIT. Quand on le voyait, bien avant de distinguer les ailes de la créature étroitement serrées, on SAVAIT. Ce dragon, pardon, ce vaisseau, car il n’était à l’évidence pas fait de chair et de sang, était sur toute la coque colorié d’un vert émeraude très clair et d’un blanc incroyablement pur, ces deux couleurs alternées sans logique apparente, mais donnant au vaisseau un profond aspect surnaturel, effrayant, splendide et apaisant à la fois.
Chacun resta un moment sans voix et sans bouger pour contempler ce… ce… il n’y avait pas de mots pour désigner ce chef d’œuvre.
Puis l’assaut commença.
La voix de Squall claqua comme un fouet dans les oreilles des assaillants :
-Tous en position ! Irvine, tout repose sur toi.
Squall fut surpris d’entendre le tireur d’élite répondre avec assurance :
-No problemo !
Mais pas le temps de s’interroger sur la nouvelle confiance en soi d’Irvine. Ce dernier sortait déjà de son vaisseau, se plaçait, visait avec le sniper et tirait, tout ça dans un seul mouvement rapide et fluide. La balle fit mouche, et le champ de force se dématerialisa. Presque aussitôt, le vaisseau ennemi répliqua. Aucun canon, aucune arme n’apparut, les tirs venaient de nulle part et étaient à peine visibles, mais étaient comme des objets solides. Seul Seifer et Derrière ne recevaient pas de balles. Et alors, Squall comprit. Il passa alors un message aux autres, qui s’efforçaient comme lui d’éviter les projectiles :
-A toutes les unités ! allez à l’arrière ! Il tire du vent comprimé, mais pas par derrière, cela le desequlibrerait ! Foncez avec Seifer et utilisez toute votre puissance de feu pour ouvrir un trou entre les ailes, dans le dos du dragon ! Je fais diversion pour ne pas qu’il tourne, Devant, vas-y aussi !
-Mais…
-C’est un ordre !
-Oui chef.
Entre les ailes, comme disait Squall, c’était le couloir, de largeur minuscule par rapport au vaisseau mais par laquelle trois Hydres de combat pourraient entrer avec une bonne marge de manœuvre, qui séparait la naissance des ailes dans le dos du dragon. C’était la seule partie, exceptée la queue, qui n’était pas protégée par les ailes. Toutes les Hydres se réunirent au dessus du début du couloir et firent feu avec tous leurs canons. Le dragon s’apprêtait à se retourner quand il se prit le tir du plus puissant canon de Squall. Il stoppa et fit feu sur le chef des trees qui, heureux d’avoir detourné son attention, se contenta d’esquiver. Ce manège sembla durer des heurs : quand le vaisseau faisait mine de riposter à ceux qui lui tiraient dans le dos, un tir de Squall le rappelait à son bon souvenir. Quand la coque sembla vraiment affaiblie, Seifer hurla :
-Concentrez le tir maximal et faites un tir à ces coordonnées à trois ! UN… DEUX… TROIS ! FEU !
Le choc qui résulta de ce tir aurait réduit la Citadelle en une bouillie fumante et presque liquide, et pourtant, elle suffit à peine à creuser le passage. Le trou ainsi fait permettait à une Hydre à la fois de passer avec moins d’un mètre d’écart avec la coque aux endroits les plus larges, et cinq ou dix centimètres aux plus étroits. Les trees rentrèrent à la BGU et Seifer avertit Squall, qui vint immédiatement. Le groupe passa l’un après l’autre sans encombre.
Chacun quitta son Hydre et ils se retrouvèrent à l’interieur.
Ils étaient dans la place…
Un chapitre assez descriptif... Qu´en pensez vous ?