~~Le rouleau à pâtisserie~~
Par un sec et pluvieux après-midi de janvier, typique de cette région du globe, Squall et Zell s´amusaient à se chamailler.
Zell : Eh Squall! Qu´est-ce que tu fais?
Squall : Ca se voit non?
Zell : Oui justement. Qui t´a permis de fouiller dans mon coffre à jouets?
Squall : Depuis quand, j´ai besoin de la permission de quelqu´un?
Zell : Ca t´amuse de répondre à une question par une autre question?. Ce n´est en tout cas pas moi qui m´abaisserait à ce genre de choses. Pas vrai Quistis?
Quistis : Oui.
Zell : Deux contre un! Alors qu´est-ce que tu dis de ça Squall?
Squall : M´en fiche. Ma puissance est telle que si je voulais, je vous écraserais tous l´un derrière l´autre.
Zell : Brrrr... J´ai peur!
Squall : Pardon?
Sur le coup, Squall ne comprit pas la taquinerie de Zell, et le fait que l´on puisse douter de sa toute-puissance mettait le jeune garçon hors de lui-même. Il jeta avec fracas le camion de pompier de Zell par la fenêtre de la chambre, se leva, et se précipita sur le pauvre Zell, qui n´avait pas demandé son reste. Quistis, recroquevillée sur elle-même, tremblotante, ne pouvait assister qu´impuissante à ce macabre spectacle.
Squall posa la main sur son épaule, prit sa respiration, et bégaya:
-Squall : Ne-ne t´avise pas de recommencer Zell. Si-sinon...
-Zell : Sinon quoi? Tu vas me faire avaler mon camion de pompier? dit Zell en rigolant.
-Squall : Tiens, c´est pas une mauvaise idée! Tu vois quand tu veux! Qu´en dis-tu Quistis?
-Quistis : Je n´y vois pas d´inconvénient!
-Squall : Deux contre un! Attrape-le Quistis.
La jeune fille, qui était d´un an plus âgée que Zell, n´eut aucun mal à le maîtriser. Squall cracha au visage du malheureux garçon et se saisit du camion, d´un geste rapide et habile.
Squall : Alors Zell par quoi je commence?
Le capot? La lance? L´échelle?
Zell : Je vous supplie, lâchez-moi! Je plaisantais tout à l´heure!
Quistis : On ne plaisante pas avec Squall, Zell.
Depuis le temps qu´on te le répète... Tu aimes jouer avec le feu on dirait...
La jeune fille assomma Zell d´un puissant coup de boule, et l´allongea sur le sol de la chambre. Alors, Squall approcha du corps, et ouvrit la bouche de Zell. Il prit le camion, et tenta de l´y enfourner. Soudain, il s´exclama :
Squall : Diable, ça ne veut pas rentrer! Aide-moi Quistis, Qu-quistis?
Squall fut tout éberlué de constater que Quistis gisait inanimée sur le plancher de la chambre. Il faut dire que la jeune fille n´y était pas allée de main-morte pour étourdir Zell!
Comme il restait encore de longues heures avant le dîner, et que Squall était à présent seul dans la maison, le jeune homme décida de se cogner la tête contre le mur. Il s´écroula net sur le sable brûlant, et perdit rapidement connaissance.
Alors, s´assurant que Squall était bien mort, Zell et Quistis se relevèrent et s´exclamèrent.
Zell : Dis-donc il a marché!
Quistis : Je dirais même plus, il a couru!
Zell Ha ha ha! Excellent! Mais est-ce que tu vas chercher tout ça!
Quistis : Ton plan a marché à la perfection Zell, mais que va-t-on faire du cadavre?
Zell: Quel cadavre?
Quistis : celui.... LA!!!!!!!!!!!!!!
Quistis profita d´une seconde d´inattention de Zell, pour se saisir adroitement de la pelle à tarte, qu´elle avait astucieusement dissimulé dans sa ceinture abdominale, et fissura le crâne du malheureux , d´un mouvement vif et puissant. Il n´eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Squall se releva en souriant, s´approcha lentement de Quistis et l´embrassa goulûment .
Zell trônait là, adossé à son coffre à jouets, le crâne ouvert, un mince filet de sang lui parcourant le visage, et immobile, comme c´est d´usage chez les défunts.
~~Fin~~