J´ai du faire une nouvelle pour l´école qui n´a rien a voir avec final fantasy. je ne sais pas si je peux la poster ici pour avoir des commentaires... En plus elle fait 15 pages à l´ordi...
Si ça intéresse qqun, mnifestez-vous!
Je veux bien voir =)
tient miss? un nouveau pseudo?
je sais pas si vous aimerez mais je vais essayer de la poster se soir vu que je ne reviens plus avant mercredi...
les piliers de la vie:
- Jure-le-moi !
- Mais c’est que…
- Jure-le-moi s’il te plait ! Dans un dernier souffle, Georges avait presque crié.
- D’accord, je te le promets.
A ce moment Georges s’évanouit…
Tristan et Georges étaient des aventuriers mais avant tout les meilleurs amis du monde. Ils avaient fait les quatre cents coups ensemble. Ils s’étaient rencontrés grâce à leur passion commune : la montagne. Ils avaient escaladé le Mont Blanc, le Kangchenjunga et le Makâlû, mais jamais l’Everest. C’était leur projet pour cette année. Mais ils n’escaladaient pas des monts comme tout le monde. Eux, ils s’y aventuraient par la face la plus abrupte à condition, bien sûr, qu’elle soit tout de même praticable. Personne ne s’était jamais aventuré sur le versant le plus escarpé de l’Everest.
Mais quelques jours auparavant, leur magnifique projet avait été bouleversé. Leur dernier banal trajet de voiture s’était transformé en cauchemar. Un automobiliste saoul leur avait brusquement coupé la route. Tristan ne fut blessé que très superficiellement mais Georges avait été gravement touché. Les médecins avaient annoncé qu’il y avait peu de chances de le sauver, il resterait paraplégique.
Nous étions trois jours après cet accident…
- Attention !
BANG !
- Aucun blessé ? demanda Tristan.
- Non, tout le monde est sauf répondit le responsable du chargement.
C’était le deuxième problème de ce type depuis le début des préparatifs du voyage. Une caisse de matériel avait basculé, s’écrasant par terre. Cette chute n’avait fait ni victime ni dégât matériel mais l’incident précédent avait été autrement désastreux ! Deux travailleurs avaient été écrasés par le chargement de bouteilles d’oxygène que transportait la grue. Heureusement ils n’avaient été blessés que légèrement mais le chargement avait été totalement détruit. Ils avaient dû trouver de nouvelles bouteilles, l’oxygène leur était en effet indispensable. Leur ascension serait très physique et lorsque l’air commencerait à se faire rare, sans les bouteilles, il leur serait pratiquement impossible de poursuivre leur ascension.
Enfin, de toute façon, le chargement se terminerait ce soir et ils seraient parés pour le Népal. L’Everest n’attendait plus qu’eux !
- Tout est prêt ! Dois-je ordonner le transport du matériel électronique vers le camion ?
- Oui c’est une très bonne idée. N’oublie pas de veiller à mettre les caisses dans le bon sens, dit Tristan.
- Non, non. Tu l’as déjà répété vingt fois.
- Tu as raison, je dois arrêter de m’inquiéter. Mais comprends, ce matériel est si…
- Délicat je sais. Quand partez-vous ?
- Si tout est prêt, dans deux semaines. Nous nous occuperons nous-même de charger les quelques vivres périssables que nous emporterons.
- D’accord. Je dois rentrer, c’est l’anniversaire de ma cadette. Je passe donner les derniers ordres et j’y vais.
- Bonne soirée et encore merci.
- Avec la rémunération que tu m’as donnée pour faire ce menu travail, c’est plutôt moi qui devrais te remercier.
- Entre amis c’est normal. C’est triste que tu ne veuilles pas nous accompagner. Tu nous aurais été bien utile.
- Obligations familiales. Ma femme est enceinte et le petit bout va arriver dans quelques semaines.
- Courage et à bientôt.
- Bon voyage.
Le printemps s’essoufflait paisiblement laissant place à la chaleur étouffante de l’été. L’heure du départ approchait à grands pas. Les dernières vérifications techniques venaient d’être opérées et les vivres périssables chargés.
L’heure du départ était enfin arrivée. Le camion chargé de tout leur matériel et comprenant les participants au périple se mit en route.
Ils étaient une dizaine de varappeurs professionnels, qui n’avaient pas froid aux yeux, sous la houlette de Tristan bien sûr. Pourquoi des varappeurs professionnels ? Eh bien, vu la voie que comptait emprunter Tristan, ils avaient intérêt à avoir de l’expérience dans ce domaine. Tristan les avait soigneusement choisis non seulement pour leurs qualités de grimpeurs mais encore pour leurs spécialités ; En effet, chacun d’eux avait une particularité intéressante pour le voyage :
- Joseph : expert en nœuds en tous genres.
- Arthur : biologiste notoire spécialisé dans les zones polaires
- Brice : psychologue réputé. Il vaut toujours mieux avoir sous la main quelqu’un qui sait comment remonter le moral des troupes en cas de petite baisse de régime lors d’une expédition de longue durée. Des petites baisses de régime il risque d’y en avoir beaucoup…
- Renaud : connaisseur en faune polaire.
Leur motivation était magnifique et Tristan espérait beaucoup de cette expédition même si, au début, il s’était montré réticent. En effet, c’est quand même plus facile de rester au chaud chez soi que de se lancer dans une aventure risquée. Mais la promesse à son ami l’avait remotivé. Dans l’équipe, seul Christian, un skieur professionnel qui, en cas d’accident, pourrait transporter les blessés éventuels vers un endroit accessible aux hélicoptères de secours, était au courant du drame qui avait touché Tristan et précipité son départ. De plus, Tristan lui avait fait promettre de ne rien en dire aux autres, par pudeur sûrement.
Au cours du voyage, ils avaient traversé des paysages plus beaux les uns que les autres. D’un côté, les montagnes magnifiques du Caucase, de l’autre, les somptueuses plages du sud de l’Iran, bordant la mer Caspienne. Des montagnes surmontées de neiges éternelles et d’animaux variés. Des plages mystérieuses à l’eau turquoise et remplie de poissons plus étranges les uns que les autres. Le voyage fut quelque fois périlleux à cause soit d’un problème technique les bloquant sur place, soit de la souffrance de certains dû à l’éloignement de leur famille. Dans des conditions si intenses, la moindre tristesse pouvait se transformer en crise générale, ce qui n’était positif pour personne. Certains avaient, en effet, laissé femmes et enfants derrière eux et les trois semaines de voyage avaient mis les nerfs de tout le monde à vif. Mais enfin, ils y étaient arrivés. Ils avaient convenu de s’arrêter un moment à Katmandou pour se reposer et s’acclimater au pays. Cette pause leur était d’ailleurs indispensable. Certains hommes, redoutant les semaines d’abstinences du périple à venir, se perdirent dans les bordels des bas-fonds de Katmandou, d’autres se ruinèrent au jeu, d’autres encore se saoulèrent la gueule et se remplirent la panse du soir au matin. C’était amusant de voir leurs réactions aux abords d’une expédition risquée. Ils vivaient les jours qui les séparaient de cette échéance comme si c’étaient les derniers. Seul Christian était paisible et naturel. Tristan, quant à lui, avait rencontré une charmante jeune femme dont il appréciait beaucoup la compagnie et il ne pensait plus à grand chose d’autre ! Les jours passèrent, se transformant en semaines qui elles-mêmes se transformèrent presque en un mois. Au bout de ces semaines entières d’attente, quelques hommes commencèrent à s’impatienter. Le repos, les belles femmes, les bistrots, c’était génial, mais ils n’étaient quand même pas venus pour ça !
- Hé ! Doucement ! Pourquoi t’énerves-tu ainsi ?
- J’m’énerve pas. Arrête un peu tu m’saoules !
- Moi aussi tu m’fais chier ! Tu manges comme un porc ! En fait, c’est logique tu es un porc !
- Je ne te permettrais pas !
- Hé ! Vous avez entendu les amis ? Damien et Jeremy se disputent !
- Damien a raison, Jeremy est un gros porc !
- Ouais, il est même gentil, j’dirais plutôt que c’est une grosse merde !
- Mais non ! C’est un mec génial !
- Hé ! Calmez-vous ! Vous n’allez pas me faire l’affront de vous chamailler comme des gamins ! Je sais que le temps commence à se faire long mais ça ne devrait pas se ressentir dans votre comportement ! Vous êtes des adultes civilisés, non ?
- On en a marre de rester ici. Au début c’était bien mais là, c’est trop !
- C’est vrai que l’attitude de notre chef me désole un peu mais c’est lui qui décide et vous étiez les premiers contents de vous reposer ici !
- On imaginait un arrêt de courte durée. Une semaine ou deux tout au plus ! En tant qu’adjoint, il n’y a que toi qui puisses aller lui en parler.
- Vous avez raison. Je vais aller lui en toucher deux mots. Mais ne considérez pas que ce que vous avez fait est sans importance. On ne résout rien par la violence !
Heureusement, l’intervention de Christian avait permis de calmer le jeu mais sans lui, cet incident se serait transformé en bagarre générale ! Mais maintenant qu’il leur avait dit qu’il allait aller parler à Tristan, il devait tenir ses engagements ! Affronter le responsable de l’aventure n’était pas une mince affaire ! C’était non seulement son supérieur mais aussi son ami. Un point à ne pas négliger pendant les discutions à venir. Surtout que les derniers essais de communication avaient tourné au vinaigre. Il valait donc mieux qu’il modère ses ardeurs. Il ne devrait pas être brusque malgré le ressentiment qu’il sentait monter en lui. Gâcher une si belle expédition pour une affaire de cœur de pacotille ! Douceur, stoïcisme et compatissance étaient de mise. Il était en train de se faire à cette idée lorsque, justement, Tristan entra, tout guilleret.
- Hey ! Comment ça va ?
- Ca va, répondit Christian sans enthousiasme.
- Moi ça boume depuis qu’on est ici. Quel paradis sur terre !
- Tu te rends quand même compte qu’il faudrait se décider à partir, non ?
- Mmm, oui. Je suis conscient de l’écoulement du temps mais on peut encore rester quelques semaines ici. L’expédition n’est pas si urgente que ça !
- Nos compagnons s’impatientent. Aujourd’hui encore…
- Oui je m’en doute ! Quoi aujourd’hui ? Tous les jours tu me rabats les oreilles avec tes chamailleries de bébés. Ils savent quand même se maîtriser, ce ne sont plus des gamins !
- C’est exactement ce que je leur aie dit, mais ils ne m’écoutent pas. Et puis, je dois bien reconnaître que je suis d’accord avec eux. Que fais-tu de ton serment ? En plus tu sais très bien que toutes les saisons ne sont pas propices au départ d’une expédition. Si nous ne partons pas dans un laps de temps assez restreint, nous devrons remettre le voyage à l’année prochaine et tout recommencer !
- De combien de temps crois-tu que nous disposons ?
- Quelques semaines. Je ne sais pas à vrai dire, ça dépend du temps et de plein d’autres aspects techniques.
- Je trouve que l’on pourrait quand même rester encore un peu ici. Une ou deux petites semaines, ce n’est pas la mer à boire. Je crois que tu exagères.
- Moi, en accord avec le reste du groupe, je suis partisan du départ immédiat.
- Mais vous êtes tous égoïstes ! Vous ne penseriez pas aux autres parfois ? Vous ne comprenez pas qu’ici, j’ai trouvé un équilibre que je n’ai encore jamais ressenti ailleurs ? Que pour l’instant, Jeannette est ma seule raison de vivre. Tout n’a pas été facile pour moi depuis l’accident de Georges.
- Tu exagères et tu le sais bien ! C’est facile de tout mettre sur le dos de Georges ! Nous sommes tous conscients du fait que tu préfèrerais rester mais personne ne s’est engagé à demeurer ici des semaines à ne rien faire. Ils risquent de rentrer au pays parce que leurs familles leur manquent et alors, l’équipe sera tout à fait disloquée. Je crois que tu réagis comme ça à cause de la peur et de l’appréhension du périple. C’est vrai que sans Georges, ce n’est pas pareil mais tu dois prendre tes responsabilités ! Ce ne sont pas eux qui doivent grandir, c’est toi !
Christian avait presque crié en disant cela.
Tristan fondit en larmes et sortit en claquant la porte.
Il se calma et réfléchit. Après tout, c’était Christian qui avait raison, son comportement était indécent. Mais, pourquoi tant de brutalité ? Etait-t-il un beau coach ? Ne devrait-il pas passer le flambeau à Christian ? C’était une possibilité qu’il avait sérieusement envisagée. Christian était plus mature et l’avait encore prouvé aujourd’hui. Etait-ce vraiment de la maturité à bien y réfléchir ? Non, en réalité, c’était plutôt du courage, de la maîtrise de soi. Dans cet univers impitoyable, les lâches n’avaient pas leur place et se faisaient piétiner. Christian avait réussi à s’extraire de ce schéma mais lui ? Y arriverait-il un jour ? Au moment présent, il se sentait lâche plus que jamais. Puis il eut un sursaut de bon sens et décida de se battre. Il allait prouver à tout le monde qu’il était capable d’être une référence, un exemple. Il DEVAIT se ressaisir ! Mais… et Jeannette ? Que deviendrait-elle sans lui ? Ou plutôt, que deviendrait-il sans elle ? Parviendrait-il à l’oublier ? Cette pensée lui traversa l’esprit et il se sentit las. Pourquoi le destin s’acharnait-il sur lui ! ? Pourquoi ce dilemme ? Devrait-il vraiment choisir à un moment de sa vie ou son bonheur était à son apogée et risquer de retomber à zéro ? Il avait déjà fait son choix mais cependant n’arrivait pas à se faire à cette idée. Il allait perdre Jeannette … nooooon !
Pendant ce temps, Christian broyait du noir. Il avait été trop direct, il s’était laisser aller à son énervement. Ses critiques devaient avoir fait avoir fait l’effet d’une bombe dans le cœur de christian. Il ne l’avait jamais vu pleurer et ce torrent de larmes, il ne s’y attendait pas. A cet instant, il avait eu pitié de lui et avait été pris de l’envie de le serrer et de le consoler comme on console un enfant qui a déjà trop retenu ses larmes. Puis, il se dit qu’après tout, Tristan était un homme, il s’en remettrait ! Et puis, n’était-ce pas lui qui lui avait dit que la franchise était la plus belle et surtout la plus courageuse de toutes les qualités ?
Le lendemain à l’aube, tout le groupe d’ascensionnistes participant à l’expédition fut convoqué. L’intervention de Christian aurait-elle fait bouger les choses ? En effet car Tristan annonça le départ pour le surlendemain, le temps de rassembler le matériel et d’en faire le tri. Tout à coup quelqu’un lança :
- Pour Tristan hip hip hip :
- Hourra ! répondirent-ils tous en cœur.
A nouveau, une larme coula sur la joue de Tristan, mais cette fois,
c’était une larme de bonheur.
Tristan les invita également dans un grand restaurant pour le dernier repas à Katmandou, la veille du départ.
Ca y était ! L’heure du départ avait enfin sonné ! Tout était fin prêt !
Les dégaines, mousquetons, cordes et le reste du matériel pesaient lourd sur leurs épaules mais ils ne les sentaient pas tant l’adrénaline était présente et tant ils avaient attendu et par la même occasion appréhendé ce moment. De plus, ils devaient porter leur oxygène malgré son inutilité lors du début du voyage. Ils savaient que les trois premiers jours seraient paisibles et leur permettraient d’admirer le paysage. Ils ne devraient pas employer de cordes les premiers jours sauf en cas de problèmes. L’optimisme était de rigueur : ciel bleu et neige de consistance excellente étaient au rendez-vous. Le voyage partait sur des auspices positifs.
Comme ils l’avaient prévu, les premiers jours s’écoulèrent sans encombre. La troupe était motivée et avançait à une allure soutenue mais non trop excessive car ils savaient que la facilité ne durerait pas.
Et en effet, dès le réveil au quatrième jour, ils durent installer cordes et dégaines, mettre leur baudrier, affronter la première difficulté et se lancer à l’aventure. Après tout, l’aventure, c’était pour ça qu’ils étaient venus.
C’est Tristan qui partit, le premier, en tête, installer la corde. C’était le plus difficile car il devait fixer dans le rocher -ou dans la glace en plus haute altitude- des pitons pour être assuré lors de son ascension et, lorsqu’il arriverait en haut, en fixer deux encore plus solidement, pour faire passer la corde et permettre aux autres de monter en moulinette, c’est-à-dire sur une corde placée au préalable. Deux points d’attaches étaient toujours obligatoires pour la sécurité surtout s’ils étaient placés par le grimpeur lui-même. Cette première épreuve se déroula de la meilleure manière possible et mit du baume au cœur de la troupe. Seul Tristan était inquiet. Les conditions climatiques n’étaient pas aussi bonnes qu’au départ et trop d’optimisme pouvait amener de la négligence et donc des accidents. Mais il espérait que l’avenir lui donnerait tort. La réaction de Tristan pouvait paraître rabat-joie mais il était tout de même le responsable de l’expédition et il n’avait pas envie d’avoir ni la mort d’un de ses compagnons ni la tristesse de sa famille et peut-être progéniture sur la conscience. Ce qui était tout à fait compréhensible.
Jusque là, grâce au relief peu escarpé, ils avaient dormi sur la terre ferme, y installant tentes et bivouacs. Mais aujourd’hui, le problème du lieu de campement se posait car il était impératif qu’ils trouvent une plate-forme d’une taille suffisante pour contenir tout le groupe. Et justement, ce soir ils durent faire face à l’absence de surface pouvant les accueillir. Ils avaient évidemment prévu le coup mais la manipulation demeurait délicate et ils auraient préféré ne pas devoir s’en servir, même s’ils savaient que cette espérance était une vaine illusion. Ils durent donc installer hamacs, pitons, cordes, enfin, tout le tralala. Tous les hamacs étaient reliés entre eux au cas où un point d’attache lâcherait et la nuit, les hommes étaient tous attachés à leur hamac et à ceux de leurs plus proches voisins. Il valait mieux éviter de trop bouger et surtout de tomber de son hamac car cela risquerait de provoquer une réaction en chaîne. Même si un réveil de ce genre n’était pas dangereux, il était préférable, pour la forme et le moral du groupe ainsi que pour les rancunes qui auraient pu naître de cette nuit mouvementée, de l’éviter. Une telle installation n’était pas chose aisée et ils mirent environ trois quarts d’heure à installer leur campement. Tristan décida de faire une fleur à son équipe et permis la grasse matinée à tout le monde. Il savait que demain serait alors une courte journée mais le moral et la forme de son groupe importait avant tout.
Evidemment, ce soir, ils ne purent pas faire de feu et durent manger des aliments froids. Tristan espérait ne pas trop souvent se retrouver dans cette situation pour les raisons invoquées plus haut mais aussi parce que les vivres frais n’étaient pas inépuisables et s’ils parvenaient à attraper un gibier ou l’autre, il serait évidemment à cuisiner.
Le cinquième jour amena une nouvelle difficulté. Cette fois, l’escalade était en surplomb, ce qui impliquait évidemment l’usage d’un certain matériel mais surtout beaucoup de prudence. C’est Renaud qui s’y jeta corps et âme accompagné malgré tout d’un peu d’appréhension.
Mais au-dessus du premier surplomb, il découvrit un petit trou. Sachant qu’il s’agissait probablement de l’abri d’un animal, il s’immobilisa espérant l’apercevoir. Après dix minutes d’attente, il vit un museau puis une marmotte sortir du trou. D’abord farouche, la marmotte s’approcha de Renaud qui savait s’y prendre avec les animaux. Pour avoir la confiance de ce petit animal, il s’était terré dans un petit coin, bien plaqué contre la paroi. La marmotte vint même vers lui mais, lorsqu’il voulut l’atteindre, elle rentra dans son terrier. Espérant revoir l’animal, il patienta encore quelques minutes. Et à son grand étonnement, il vit deux marmottes minuscules sortir du trou. Elles avaient échappé à la vigilance de leur mère. Elles étaient toutes folles et jouaient ensemble jusqu´à ce qu’il entendit le grognement de la mère qui s’était aperçue de leur absence. Ce cri venait du bout du terrier et les jeunes marmottes s’y précipitèrent se bousculant pour passer premières. Pour ne pas déranger cette faune à l’état naturel, il décida d’établir son relais plus haut en prévenant ses coéquipiers de la présence de ces animaux.
Les jours passèrent, se ressemblant. Ils surmontaient les difficultés sans les apercevoir, du fait de leur professionnalisme.
Le dix-septième jour, alors que la journée s’annonçait étonnement reposante, paisible et calme, se présenta un problème. Ils découvrirent qu’une de leurs cordes montrait des signes d’usure inquiétants. Le jour précédent, elle s’était coincée dans une fente et cela l’avait détériorée. Personne n’avait, à ce moment là, remarqué de signes de dégradation de la corde. Ils surmonteraient cet obstacle cette fois mais il ne fallait pas que cela se reproduise trop sous peine d’abandon car, comme pour chaque chose, leurs provisions étaient limitées.
Le vingtième jour, la lassitude s’installa et leurs fréquentes nuits sans bivouac commençaient à les faire douter de l’issue de l’expédition. On avait l’impression que la montagne jouait avec leurs pieds et s’amusait de leur calvaire.
Joseph était, aujourd’hui, premier de cordée. Il avait neigé toute la nuit et cela rendait le mur glissant, de plus, le froid obligeait maintenant les grimpeurs à mettre de fins gants pour se protéger des brûlures. Et ce qui devait arriver arriva. Lors d’un pas plus compliqué, la paroi glissante associée au port des gants fit tomber Joseph. Il se cogna le genou sur la paroi. Renaud, qui l’assurait, le descendit immédiatement. Quand il fut en bas, ils remarquèrent qu’il avait perdu connaissance. Cela ne fut pas de longue durée car presque aussitôt au sol il retrouva ses esprits. Il avait le genou en sang mais assura qu’il était encore capable de continuer. Malgré l’insistance de certaines personnes pour qu’il soit secouru, on parvint à un accord. Ils s’arrêteraient jusqu’au surlendemain. Cela tombait bien car cela faisait trois jours qu’ils n’avaient pas dormi sur la terre ferme et tous commençaient à s’épuiser. Un peu de repos ne ferait de mal à personne.
Le surlendemain, ils se remirent en route, gonflés à bloc, du courage plein la tête et optimistes jusqu’au bout des ongles. Ils étaient très fiers d’avoir surmonté cette épreuve avec brio et pensaient avoir fait pour le mieux. Joseph ralentissait évidemment quelque peu l’équipe mais vu qu’ils mettaient plus de temps pour reprendre leur souffle vu l’altitude, ces pauses un peu plus longues entre chaque ascension réjouissaient toute la galerie.
Mais au vingt-cinquième jour au matin, tous durent se rendre à l’évidence. La blessure de Joseph s’était infectée durant la nuit. En effet, en montagne, les conditions d’hygiène étaient loin d’être optimales. Il se maudit de s’être tourné et d’avoir cogné son genou sur un caillou pendant la nuit. Sans cela, peut-être aurait-il pu continuer ? Maintenant, la seule chose à faire était de faire appel aux capacités de Christian. Lui qui espérait ne jamais avoir à s’en servir, non seulement parce que leur usage impliquait un malheur mais encore parce que lui aussi devrait renoncer à l’expédition dans ce cas. En effet, il serait impossible pour lui de rejoindre la troupe après avoir atteint un endroit accessible en hélicoptère.
A cette nouvelle le moral de tout le monde s’effondra et Brice eu fort à faire pour surmonter son propre découragement et aider les autres à surmonter le leur.
Ils devaient tout de même repartir et continuer leur périple. Mais ils décidèrent d’attendre des nouvelles de Christian avant de se remettre en route. Ils en profitèrent pour explorer leur lieu de campement, plus vaste que les précédents, menant à une grotte qu’ils n’avaient pas même aperçue jusqu’alors. Ils s’y aventurèrent sur la demande de Brice qui avait cherché un prétexte pour leur changer les idées.
En avançant dans la grotte, ils se rendirent compte qu’elle était beaucoup plus grande que ce qu’ils avaient imaginé.
- Il y a quelqu’un ? demanda Arthur non rassuré.
- Arrête de faire l’idiot, tu sais très bien qu’il n’y a personne, enfin… j’espère ! lui répondit Renaud.
- Il y a juste quelques chauves-souris par ici mais restez tout de même sur vos gardes. Tristan n’était tout de même pas très sûr de lui mais s’efforçait de rester stoïque pour continuer à incarner le roc de l’équipe, celui sur qui on peut s’appuyer en cas de problème.
Ils avancèrent et se détendirent au fur et à mesure, voyant que tout ici était paisible. Tout à coup, Arthur fut surpris par quelque-chose.
- Regardez ! Là-bas ! dit-il. De la lumière ! D’où peut-elle bien venir ?
Il avait aperçu un rayon de lumière venant d’une espèce de tunnel pour lilliputiens.
- Hé, oui ! Qu’est-ce que cela peut-il bien être ? Se demanda Renaud.
Ils entreprirent d’agrandir le trou au moyen du matériel de grimpe, c’est-à-dire principalement des pioches qu’ils utilisaient habituellement pour faire des entailles dans la paroi là où c’était indispensable en vertu de la difficulté.
- Est-il vraiment nécessaire de faire cela ? C’est plutôt une perte de temps. Nous avons reçu hier les nouvelles de Christian et tout va bien. Nous devrions repartir non ? demanda Damien, s’impatientant.
- D’où pourrait venir cette lumière ? Tant que nous ne le saurons pas, nous tenterons de le découvrir ! répondit Tristan.
- Elle pourrait venir d’un regroupement de lucioles par exemple.
- A cette altitude ?
- D’une sorte de champignon phosphorescent !
- Si c’est cela, raison de plus pour creuser car si un tel champignon existe, il faudrait le faire savoir au monde entier et surtout à la science. Arthur s’était incrusté dans la conversation et s’enhardissait sur le sujet.
- Ce n’est pas cela qui provoque cette clarté, vous le savez. D’ailleurs c’est tout à fait absurde. Damien est en train de chercher n’importe quel prétexte pour arrêter les recherches. Rétorqua Tristan.
Tristan avait coupé court cette discussion qui n’avait aucune issue intéressante. Et sa décision de continuer était irrévocable ! Damien partit grommeler dans un coin.
Sans relâche, pendant trois jours entiers, ils creusèrent un tunnel. Leurs efforts furent récompensés car, à l’aube du quatrième jour, ils atteignirent la lueur mystérieuse.
Ce qu’ils virent les émerveilla, les époustoufla, les étonna ! Ils se trouvaient devant une vallée verdoyante où résonnaient des chants étranges. Il y faisait doux et un ruisseau s’écoulait dans le creux de la vallée. Le paysage était parsemé de couleurs insolites. Ils étaient en hauteur par rapport au sol et le seul moyen pour rentrer dans cet univers fantastique résidait dans le fait d’utiliser une corde. Cela tombait bien, c’était l’outil dont ils disposaient le plus ! Ils entreprirent d’accrocher la corde et lorsqu’ils se rendirent compte qu’une seule corde ne suffirait pas à les faire arriver jusqu’au sol et qu’ils devraient en attacher deux ensemble au moyen d’un nœud, il regrettèrent l’expérience de Joseph. Cependant, avec les connaissances basiques d’un ascensionniste digne de ce nom, ils devraient pouvoir s’en sortir sans trop de problèmes. Le nœud fait, ils entreprirent de descendre le long de la corde. Tristan fut premier. Il descendit au moyen d’un huit et d’un prussik, petite cordelette assurant la sécurité. Les autres suivirent, passant cet exercice avec brio. Arrivant en bas, ils remarquèrent que l’air était particulièrement… comment dire… frais, inodore. La conséquence de l’absence de pollution expliqua Jeremy.
Les questions étaient les mêmes pour tous. Où étaient-ils ? Sur quoi étaient-ils tombé ? Un monde parallèle ? Quelqu’un vivait-il ici ? Etait-ce un monde artificiel créé par des savants et où ils pourraient se réfugier si l’air, au dehors, était devenu irrespirable ? La réponse à cette dernière question était évidente : non. Ils étaient les premiers terriens à venir ici… du moins ils le pensaient…
Perdus dans leurs pensées, ils n’avaient pas envisagé qu’ils étaient peut-être en danger. Les décors attrayants avaient endormi leur vigilance mais ces derniers n’excluaient pas la présence d’ « êtres » mal intentionnés. « Etres » car ils ne savaient pas sur quoi ils risquaient de tomber. Ce lieu était-il peuplé d’hommes ? D’extraterrestres ? D’animaux ? Ils avaient bien entendu le chant d’un « oiseau » mais même Renaud n’avait pas reconnu de quelle espèce il provenait ! Etait-ce vraiment le cri d’un oiseau ? Ou d’une bête féroce à la voix étonnement douce et mélodieuse ? Ou encore d’un instrument de musique innovant ? Le mystère restait présent.
Ensuite, sans que personne ne s’en aperçoive, arriva un cortège d’animaux étranges. Il était constitué en majeure partie de curieux ours tout mignons ayant des pattes apparentées à celles de grenouilles et un museau proéminent en forme de patate orange fluo. Ils étaient de couleurs vives sur le ventre et la tête mais ternes sur le dos. Leur ventre était rouge et jaune parsemé de taches vert-clair, leur tête, vert pomme mouchetée de bleu azur. Le dos, quant à lui, gris clair à taches très informes beige clair. Leurs parties génitales étaient cachées par un slip blanc éclatant qui contrastait magnifiquement avec les couleurs vives de leur pelage. L’autre animal présent semblait soumis au premier et leur faisait penser à un cheval.
Mais c’était loin d’être la description exacte de cet animal. On aurait pu parler de cheval mélangé à un zèbre et à d’autres animaux encore. Il avait, sur son corps jaune pâle, des rayures en zigzag et des yeux proportionnellement aussi grands que ceux d’une mouche. Ils avaient pour apparente fonction de tirer les charrettes des oursons, ce qui est un bien faible mot tant les charrettes étaient d’une magnificence époustouflante. Il s’agissait plutôt de carrosses splendides.
Le cortège s’arrêta à quelques mètres d’eux. L’ours qui était assis dans la première dans la première charrette en descendit et s’approcha d’eux. Ils remarquèrent qu’il avait devant les yeux…des lunettes ! !!
- Binorteg fugila go ?
L’animal eut l’air déçu.
- Chrigouzba bi roznala ?
- Pardon ? s’hasarda enfin Christian, s’avançant vers le petit animal.
A ce mot, l’occupant du carrosse le plus somptueux sauta à terre et courut vers Tristan.
- Vous parlez français ? C’est bien cela ?
- Euh, oui.
- Génial ! J’adore cette langue riche en poésie et expressions diverses.
- Comment connaissez-vous notre langue ? s’étonna Tristan.
- Nous en reparlerons après devant une tasse de çossiçalaniç. Ah oui, je ne vous ai pas dit, nous sommes les kwakondis. Vous êtes des humains je suppose ?
- En effet…
- Venez, montez dans mon alavavit. Euh, mon carrosse si vous préférez. Je vous emmène dans mon palais, le Twapourus. Nous pourrons y discuter tranquillement.
Tristan et ses compagnons croyaient rêver. Qui étaient ces animaux bizarres qui –qui plus est- parlaient ? Peu à peu, pendant ce voyage qui leur parut une éternité, ils prirent conscience de la situation. Chacun envisageait la situation sous un angle magistralement opposé.
Tristan pensa qu’ils auraient pu plus mal tomber ! Les Kwakondis paraissaient gentils et bienveillants à leur égard.
Pendant que Tristan se rassurait sur leur sort, Arthur, lui, réfléchissait à cet environnement étrange. Il avait complètement rejeté l’idée d’un monde parallèle. Il était maintenant persuadé –aussi étonnant que ça puisse paraître- d’être au centre de l’Everest. Ne trouvant aucune hypothèse rationnelle à l’existence de cet étrange monde, il imagina qu’il était magique. Rien d’autre ne pouvait engendrer un tel mystère. Puis son esprit terre à terre revint au galop. Il chercha d’autres éventualités.
- Oui, ça doit être cela ! s’écria-t-il soudain.
Tout le monde le regarda avec étonnement puis, voyant son absence de réaction, retomba dans ses pensées.
Pendant ce temps, Arthur se triturait les méninges.
Il avait une idée et n’en voyait pas d’autres possibles. Il y avait ici un micro-climat. Au fil de ses réflexions, il en était de plus en plus intimement persuadé et attendait avec impatience d’arriver pour être plus éclairé sur le sujet.
Renaud, lui aussi, attendait leur arrivée avec hâte. Il avait une quantité de questions qu’il espérait pouvoir soumettre au petit animal. Que pouvaient être ces êtres insolites ? Des animaux intelligents ? Pouvait-on les considérer comme égaux à l’homme ? D’où venaient-ils ? A quoi étaient dues les couleurs si éclatantes de leur pelage ? Y avait-il beaucoup d’animaux aussi étranges que ceux-là ?
Cependant le voyage leur parut long vu leur incapacité à voir le paysage. En effet leur coche possédait des tentures ce qui ne leur permettait pas de percevoir le site. Quand arriveraient-ils ?
Enfin, le coche s’arrêta et ils en descendirent. Ils se retrouvèrent devant un palais magnifiquement, incroyablement, superbement … beau ! Le Twapourtus avait un peu l’allure d’un palais des mille et une nuits. Il était tout en couleurs. Les murs paraissaient faits de carton peint à la gouache mais ils apprirent par après qu’ils étaient faits de pierres multicolores que l’on pouvait trouver à l’état naturel dans la vallée. De plus, le polissage des pierres les rendait « parfaites ».
- Entrez dans mon humble demeure.
- Humble ? dit Christian d’une voix presque inaudible.
L’intérieur du palais était tout aussi merveilleux que l’extérieur. Les pavés de pierre bleue reflétaient leur portrait et luisaient sous leurs pas. Les murs étaient décorés d’objets variés et étonnement décoratifs. Ils ne connaissaient pas l’utilité de la plupart des bibelots mais celle-ci paraissait compliquée. Ce qui les étonna surtout c’était l’absence de dispositifs d’éclairages malgré la clarté du lieu. C’était une question de plus qui attendait réponse. D’ailleurs, une lumière diffuse éclairait la vallée mais, sans soleil, d’où pouvait-elle bien venir ? Le petit ours les accueillit dans son salon dont les seuls sièges étaient des coussins moelleux dispersés dans la pièce. Ces derniers étaient recouverts d’une housse dorée aux extrémités de laquelle pendaient des pompons rouges. A nouveau, la splendeur du lieu leur sauta aux yeux.
- Bonjour, je m’appèle Lorb.
- Bonjour, moi c’est Tristan et mon équipe de varappeurs.
- Bien, tout d’abord, je voudrais vous faire promettre de ne pas raconter ce que vous avez vu et ce que vous allez voir à votre peuple. Comprenez, nous vivons ici en parfaite harmonie avec la nature et n’avons pas besoin de voir notre paisible petite vallée colonisée.
- Cela me parait évident. Mais j’ai tout de même une requête à vous soumettre. Un de nos compagnons s’est blessé pendant le périple et a du abandonner accompagné d’un autre membre du groupe qui n’a pu nous rejoindre après le sauvetage. Pourrions-nous quand même leur raconter notre découverte. Je me porte garant de leur intégrité.
- Si vous êtes sûrs d’eux…
- Merci. Bon, vous vous doutez que nous nous posons beaucoup de questions à votre égard. Par exemple nous désirerions savoir comment connaissez-vous le français.
- Sachez d’abord que nous ne sommes pas cloîtrés dans la vallée. Nous restons tous ici de notre plein gré. Nous connaissons un passage vers le monde extérieur que nous appelons le pass.
Au début, mes ancêtres ne connaissaient pas l’existence de votre civilisation, ils avaient découvert le pass et s’étaient mis dans l’idée de découvrir ce que l’on pensait être la minuscule partie restante de la vallée. C’est lors de la première expédition, où deuxième d’après les mauvaises langues, que mes ancêtres découvrirent votre existence. Une vingtaine de Kwakondis partirent à l’aventure. Arrivés au dehors, ils s’étonnèrent de l’immensité du lieu mais aussi d’une sensation qui était apparue chez eux mais qu’ils n’avaient encore jamais ressentie : le froid. Vu la constance de notre climat cette impression leur était toute nouvelle, de même le sol glacial recouvert de neige . Donc, quelques heures plus tard, ils étaient de retour réclamant du matériel et des habits plus appropriés. Ils racontèrent à notre peuple que l’expédition en valait vraiment la peine car le lieu qu’ils avaient découvert risquait d’avoir beaucoup à nous apprendre, de plus, la blancheur de la neige leur faisait penser à un lieu pur, dénudé de méchanceté, de vanité, d’égoïsme même ! Ces défauts étaient malheureusement présent dans notre vallée même s’ils restaient rares. En deux mots c’était le paradis qu’ils pensaient avoir découvert.
Tout le peuple se mit à l’ouvrage pour confectionner un fourniment adéquat, prompt à affronter cette vastitude blanche. La fabrication du matériel mit un temps énorme car personne n’avait jamais eu besoin de se protéger contre le froid et ils durent donc inventer des équipements nouveaux. Ils ne purent retenter l’expérience que plusieurs mois plus tard. Mais cette fois, ils possédaient un paquetage au summum des possibilités de mon peuple. Ce qu’ils découvrirent, après des semaines de voyage, les étonna et les déçut en même temps. La civilisation, dont ils ignoraient l’existence, n’était pas pure, comme ils avaient espéré ce monde nouveau, mais corrompue, n’était pas le paradis mais plutôt l’enfer. Je suis un peu dur sur cette dernière métaphore mais c’est pour vous faire ressentir à quel point leur déception fut grande. De plus, votre monde souffrait d’une plaie qui nous était inconnue mais que vous nous avez transmise : le racisme. Néanmoins, ils se rendirent compte que vous aviez beaucoup à leur apprendre et à leur apporter du point de vue culturel et c’est ce qui les poussa à dépasser cette première impression négative et à approfondir leur découverte. De ce côté par contre, ils ne furent pas déçus mais plutôt impressionnés. La richesse de vos monuments, la variété de vos dialectes évoluant en fonction des pays et des continents. Ils entreprirent d’apprendre ce savoir nouveau de la manière la plus complète possible. Pour cela il fallut évidemment plusieurs expéditions. Pendant ces voyages, il leur était facile de ne pas se faire repérer vu notre petite taille et notre rapidité de déplacement. Au retour de chaque expédition, ils enseignèrent leurs découvertes au reste du peuple. Au fil des périples, ils découvrirent que nous avions une mémoire beaucoup plus développée que la vôtre, ce qui nous permit de transmettre cette connaissance des langues et de votre culture de génération en génération. C’est au cours d’un de ces voyages que les aventuriers nous rapportèrent la connaissance de votre langue, le français.
- Quelle histoire ! Pourrions-nous maintenant aller nous dégourdir les jambes ? Le voyage a été long !
- Evidemment ! Vous êtes ici comme chez vous. Je suppose que vous avez encore des choses à me demander. Je resterai donc dans les parages si besoin est.
Tristan s’étonna d’avoir posé une des questions les moins essentielles mais il était tout de même éclairé sur un sujet intéressant.
Pendant qu’ils marchaient, ils discutèrent de ce monde qui leur était encore nouveau et à l’issue de ce débat une question essentielle se posait encore à eux. D’où venait cette clarté diffuse qui inondait toute la vallée ? Au sujet de cette vallée, ils en vinrent à la conclusion qu’elle possédait un micro-climat. Le développement des espèces s’était fait naturellement, comme chez nous, mais il avait bifurqué dans une direction différente. Ils supposaient trouver une race d’animaux qui s’apparentait à l’être humain même si, au contraire de celui-ci, elle n’avait pas pris l’avantage et construit une civilisation. C’est ce qu’ils décidèrent de chercher.
Ils se promenèrent donc dans ce petit village dans l’espoir de trouver cet être. Ils n’eurent pas beaucoup à attendre car dans la troisième maison qu’ils visitèrent, ils trouvèrent des animaux sans poils, à la peau dans les tons roses et bruns, ayant la même constitution que les humains. Ils décidèrent de rentrer chez leur hôte et de lui poser la question qui leur brûlait les lèvres concernant l’illumination de la vallée.
- Vous voilà de retour !
- Ce retour est, je dois l’avouer, assez intéressé. Nous avons une autre question à vous soumettre.
- Je vous écoute.
- Nous nous demandons depuis un petit temps maintenant, comment vous réussissez à alimenter la vallée en électricité sans aucune lampe ?
- C’est tout simple. Un ingénieux système de miroirs nous permet d’acheminer la lumière provenant d’une crevasse à une espèce de centrale solaire qui, elle, retransmet cette lumière au moyen d’autres miroirs dans toute la vallée et toutes les habitations.
- Ce dispositif est très bien pensé ! J’aimerais visiter votre « centrale solaire ». Cela m’intéresserait beaucoup.
- Je vous ai beaucoup parlé de nous et de notre vallée, mais vous, qu’est-ce qui vous amène ici ?
Alors Tristan raconta toute l’histoire depuis l’accident de Georges, qu’il avait gardé discret jusqu’ici, en passant par la discussion conflictuelle qu’il avait eue avec Christian jusqu’au second accident qui avait amené l’abandon de deux membres de l’équipe. Lorb l’écouta attentivement et lorsque Tristan eut terminé il dit :
- Je vois que la paralysie de votre ami vous affecte beaucoup et j’ai peut-être une solution à votre problème. Ici, nous ne nous soignons qu’au moyen de végétaux et nous avons trouvé une plante qui avait les propriétés, de par sa texture, d’améliorer grandement voire de guérir les lésions dues à une section de la moelle épinière. Je suis d’accord de vous la donner à condition que vous soyez discrets et progressif avec l’utilisation de cette plante. Il ne faudrait pas que le monde scientifique pense à un miracle.
- Je comprends très bien et c’est entendu.
- Vous resterez tout de même quelques jours ici !
- Non, connaissant la nature hyperactive de Georges, un jour de gagné sera pour lui une éternité. Je m’en irai le plus tôt possible !
- C’est votre volonté mais nous vous regretterons !
Deux jours plus tard, il appelèrent les hélicoptères de secours en expliquant que le sac contenant les vivres étant tombé dans un ravin, il leur était désormais impossible de poursuivre l’expédition.
Tristan retenta l’aventure deux ans plus tard, accompagné de toute la troupe augmentée de Georges. Ils réussirent sans problèmes à mener l’expédition à terme. En montant, ils passèrent tout de même par la Vallée pour aller saluer Lorb et les autres.
voilà...
Allez bizoux à tous!!!!
Je reviens que mercredi!!
kisssssss
bravo,belle histoire
merci c´est gentil...
Personne ne doit lire, je reconnais que c´est vachement long...
Ouais,puis bon on s´en fout pas mal aussi/surtout.
-_-
Kuroro < Toi tu t´en fout peut être mias pas nous ! alors arrête d´utiliser le pronom personel " nous" ! J´ai pas encore lu j´ai trop la flemme
Kuroro < Toi tu t´en fout peut être mais pas nous ! alors arrête d´utiliser le pronom personnel " nous" ! J´ai pas encore lu j´ai trop la flemme
Et bien SS on parle mal à moi?
C´est pas bien...Tu dois sans doute penser que je suis un noob c´est pour ça.
Surtout que bon, je plaisantais.
-_-