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a new story

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
25 mars 2006 à 01:53:13

- En haut de la falaise... -

Ingrid, je m´appelle Ingrid. Voici la recette. Bien. Appliquons les instructions dans l´ordre qui m´a été donné. Point par point. Voilà. Je cueille, je broie, je mélange.

Tout est si paisible autour de moi, on se croirait dans une mousse au chocolat, la couette en plus. Bon, l´eau de cette source m´a l´air bonne. Il n´y a personne ? Déshabillons-nous sans crainte alors. Oh, tu es meurtrie toi. Et musclée... Quelles étranges douleurs dans le dos... Des coups de fouet... Des coups de fouet, je me souviens... Non, non, c´était autre chose, un bruit du passé, un bruit éphémère.

Ingrid s´enfonça dans l´eau comme en un tombeau silencieux et liquide. La flagrance qui émanait des myosotis s´accordait une intensité soudainement plus enivrante. Alors... Alors, en appliquant la matière sur son cuir chevelu... Elle vit les images. Peu à peu, des traits oubliés refirent surface, une esquisse s´ébaucha, fut complétée, et s´acheva. C´était un étalage couvert de poissons. Un homme, drapé de noir et de blanc, venait voir une jeune femme. Et puis l´homme lui tendait un objet et puis cette jeune femme semblait en colère.

Et puis elle vit un animal un peu grotesque avec de grandes dents qui regardait la fille avec de grands yeux lumineux. Non loin de lui, une inconnue vêtue d´une robe couleur de mer lui souriait, on aurait presque dit une magicienne. C´était drôle de voir ça, on aurait dit une histoire inventée par des fainéants ennuyés cherchant à tuer le temps. Et puis les images continuèrent à défiler. Il y avait un cerf-volant qui passait par là, un dragon et une chambre d´hôtel, une actrice qui semblait tourner dans des films peu recommandés aux enfants, et puis bien plus tard, il y avait une sorte de grand cataclysme qui faisait mourir la jeune femme qu´Ingrid n´arrêtait pas de voir. Mais voilà, à un néant plein d´étoiles succédait aussitôt une sorte de nouveau monde avec des soldats bruns, très bruns, qui en voulaient à des gens du Portugal. Ingrid croisa le regard d´un fantôme, une illusion éphémère, la furtive image d´une femme aux cheveux de soleil qu´une rumeur inconnue taxait de stupide, il y avait une grande bataille dans une capitale dévastée, un vortex, une grande plage, et puis cette étrange planète rouge, quatre méchants personnages qui avaient l´air peu recommandables. L´un d´entre eux portait même le nom du sang, et un autre le nom absurde de... ce n´était pas encore très clair mais tout semblait commencer par le K. Il y avait une soudaine accélération, et puis Ingrid vit toujours cette jeune femme se démener pour sauver sa peau et celle de ses amis.

Il y eut un grand saut dans le temps, une imposture de l´Histoire, la même femme aux cheveux de soleil qui s´était rendue coupable d´une mauvaise action, une bataille menée sur plusieurs fronts, contre une vache, contre un démon venu de l´enfer, contre une dictatrice aux cheveux d´or vivant dans un des deux pôles de la planète, et puis... tiens, c´était étrange... il y avait une ville espagnole... il y avait un grand feu... Une forêt en flammes... Ingrid vit la jeune femme courir dans les couloirs d´un labyrinthe souterrain... Cet homme... Cet homme... Pourquoi la frappe-t-il ? Pourquoi ce fouet ? Fouet...

N´avais-je pas entendu des coups de fouet ? Il me semblait, il me semblait, mais pourquoi s´acharne-t-il contre elle ? Pourquoi est-il si avide de la voir souffrir ? Elle ne réagit pas, elle est forte, oh comme j´aimerais être aussi forte qu´elle... Et puis, elle le poursuit. Tiens ? C´est grand, c´est immense, tout en pierre et en verreries, de la lumière filtre par des vitraux, il semblerait que... je crois qu´on appelle ça une cathédrale, oui, c´est bien ça une cathédrale.

Ingrid voit l´homme s´enfuir, son visage est caché par l´ombre d´un souvenir qui ne revient pas. Ingrid voit l´homme s´enfuir, et elle voit la jeune femme du marché aux poissons courir derrière lui. Ils se battent, longtemps, intensément.

Mon coeur bat plus vite... Cette sueur sur la tempe...

Le combat dure, ils s´épuisent mutuellement, couverts d´un sang qu´ils ne désirent plus. et puis... C´est la mort. Etrange tristesse que celle de la jeune femme ! Elle chante faiblement... Une douce mélancolie s´invite comme un retour imperceptible aux oreilles d´Ingrid... Elle se rappelle... Une chanson pleine de douleur, c´était bien ça. C´était... C´était... Il meurt... Non, je ne veux pas qu´il meurt... Qui es-tu, toi qui meurs ? Qui es-tu ! Qui es-tu !! ! Qui !! Non, ne pars pas, non reste, non je ne veux pas que tu partes, dis-moi quel est ton nom, montre-moi ton visage, je t´aime, je t´aime, je t´aime tellement, là, là, mon coeur expulse toute la rancoeur, toute la hargne, toute sa monstruosité, ah mon coeur, tu me lâches, mais qui est-il car enfin.... car enfin... car enfin....

CAR ENFIN......

JE SUIS LENNA !! !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

à suivre...

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
25 mars 2006 à 07:16:20

J´aimebien la façon de décrire comment tous les souvenirs de Lenna lui reviennent (dont j´ai compris que la motié d´ailleurs :rire: ), jusqu´à la découverte de sa propre identité .

Beau boulot Chapter :ok:

HaZck
HaZck
Niveau 10
26 mars 2006 à 11:27:35

Je vais m´y atteler mon Chapt ! Et reprendre le diapason Niou Story !

Mais en contre partie, promet moi un jolie et longue discussion, rien que tout les deux, ça fait trop longtemps :D

Apotheose
Apotheose
Niveau 5
27 mars 2006 à 17:18:04

Eh bah.... Superbe, je pense qu´on l´attendait tous depuis longtemps lol. Pour ma part, j´ai pas compris la moitié des références aux souvenirs mais c´est pas grave, on comprend que ça doit dire quelque chose.

On va pouvoir vraiment reprendre maintenant ^^.
Bien :) !

Pampaxnyff
Pampaxnyff
Niveau 10
27 mars 2006 à 17:46:12

Moi Chapter m´a tout expliqué sur msn, donc je suis ok :)

HaZck
HaZck
Niveau 10
27 mars 2006 à 19:22:14

Quoi ?! Mais il est jamais connecté chez moi ! Merde ! Il a changé d´adresse ? C4est quoi sa nouvelle ? Hey Chapt´ ! J´VEUX TE PARLER !!

HaZck
HaZck
Niveau 10
27 mars 2006 à 19:31:19

Oh ! Mais j´y pense ! C´est peut-être toi qui n´a pas ma nouvelle adresse >< J´ai changé et tu n´as pas du m´accepter...

Dans ce cas là : Requiem.for.a.Midian@hotmail.fr

Repasse vite !

HaZck
HaZck
Niveau 10
31 mars 2006 à 05:46:27

Min.. Mince alors...
Ça y est.. C´est fini...
Un triste sourire doit sûrement recouvrir mon visage... Faux comme tout et rien...
Une mélancolie certaine...
Est-ce la fatigue de trois nuits agitées où je n´ai pu trouver le sommeil ?
Est-ce ces trois pages que je viens de lire ?
Qu´est-ce ? Quelle est la cause de cette larme à l´oeil ?
Oui, celle-ci qui joue dans mes orbites tel un ballon de basket... Elle roule, tourne, titille, gratte, s´enfonce et ressort mais jamais ne tombe...
Oh Chap.. Nicolas...
Qu´as-tu donc fait ?
Me voilà entièrement nue face à cette histoire que je retrouve...
Face à cette histoire que je redécouvre...
Comme c´est marrant, mes doigts tremblent...
Ah.. Nico... Comme j´aimerais que tu sois là... Qu´on discute, comme avant...
Comme j´aimerais te dire tout le fond de ma pensée...
Je peux tout de même vous félicité tous, oui, vous tous qui avez fait preuve d´aciduïté, de ferveur, de motivation.. d´inspiration...
Mais les mots ont trouvé leur limite...
Il n´y a plus à dire...
L´émotion dépasse tout cela...
Toute syllabe, toute lettre...
Il ne faudrait que le silence...
Mais comment, dans de telle condition, je vous le demande ! faire passer un silence ?!
...

Douce mélancolie...

HaZck
HaZck
Niveau 10
31 mars 2006 à 05:48:22

Merci

HaZck
HaZck
Niveau 10
31 mars 2006 à 21:06:00

- En haut de la falaise... -

Cette révélation avait engendré un cri. Mais quel cri ? Celui d´une joie transpirante, celui d´une brûlante souffrance ? Ingrid.. Lingrid.. Lenna ! semblait transcendée par ce retour à la vie. Oui ! C´était une renaissance ! et elle en tremblait...
Accompagné de son cri, les tremblement étaient le seul contraste entre le calme de l´eau, la paisible clairière et le ciel, plus bleu et paresseux que jamais. Il y avait dans ce paysage quelque chose d´étrange. Oui, d´étrange mais d´envoûtant.. Quoi donc ? Si, elle savait, non.. Sur le bout de la langue, au fin fond de son cerveau, les mots viennent mais partent... Ça y est ! Elle le tenait ! Du bout des doigts, elle l´avait aggripé juste avant qu´il ne s´engouffre dans sa gorge. Ce paysage d´une chaleureuse beauté avait la charme déliceux d´un décors de glace... L´eau même dans laquelle Lingrid.. Lenna ! se baignait portait tous les symptômes d´un lac gelé, un épais mirroir bien utile aux coqueteries du ciel. L´unique malencontreux élément dans tout cela était.. Lenna ! qui paraissait être le jour dans la nuit, l´ombre dans la chaleur... Elle dépeignait ce lieux hivernal par sa simple présence ainsi que par ses tremblements qui, autour d´elle, créaient de légers remoues.

Seulement si Lenna était en parfait contraste avec ce sommet, elle en était également la perle. Une sorte de brassage entre les opposés s´attirent et qui se ressemble s´assemble. Plus pure que jamais, expiée de ses péchés, dépouillé de toute saleté humaine, elle était nue, seulement, simplemennt et uniquement nue dans cette eau fraîche, immense, sans fond... "Benni..." soupira-t-elle avant de se laisser glisser en arrière et doucement coulée dans les tréfond de cette glace.. plus froide au fil des secondes...

- La salle au Myosotis -

Dirgni contemplait son compagnon... Les battements de son coeur prirent plus de vigueur. Elle en avait rêvé, pleuré et aujourd´hui, derrière une futile porte, il se tennait là.. Pourquoi ? Pour qui ? Déjà certaines pensées se faisaient oppressantes : "Il est là, pour moi..", "Il est là, pour mes désirs...", "Il est là, c´est la fin, et il est là..", "Juste pour moi..", "Là.", "Pour nous, notre fin.", "Mon dernier jour, mes dernières heures, ces quelques minutes, mon ultime songe".
Elle plongea alors son regard dans le sien, et là, un évènement des plus étranges se produisit. Un souffle tiède s´empara d´elle, une lumière dont l´intensité ne cessait de croître l´aveuglait, au fur et à mesure. Le tière fait place au chaud, le blanc au noir ! Tout est brumeux, tout est fumé ! Cela lui pique les yeux, lui brûle le nez ! Le parfums des myosotis connait ses derniers instants. Puis un éclair, l´orage tonne, tout bouge, tout tremble ! C´est Dirgni qui s´effondre sur elle-même ! Elle étouffe, suffoque ! Plus rien, que du bruit ! Un éclair ! Un spasm ! Le néant...

Le climat s´adoucit au rythme d´un tranquil ruisseau se déversant dans une rivière.
Le climat se fait humide, comme les premières goutes succédant une longue sécheresse.
Puis une tempête de sensations, un ouragan de senteurs, les myosotis !
Saccadée, sa respiration s´appaise peu à peu...
Elle est sereine. Elle est bien.
Fatiguée, elle se réveille.
Ces yeux.. ces yeux !
Et elle.. el..elle est !
Oui ! Elle est Annel !

La pièce retrouva sa forme originel, sa teinte initiale. Un sourire plein d´alégresse rendait son visage resplendissant alors qu´au même instant, une larme, lourde de tristesse, dévallait sur sa joue, douce, frémissante, encore un peu rouge... Les deux finirent par ce mêler et ce fut..

Compagnon : Ceci le comble de la beauté..

Comme il se devait d´arriver, les larmes doublèrent en nombre et en chagrin, le sourire lui se vit deux fois plus étincellant et joyeux.
Le compagnon s´approcha d´Annel, il lui prit dans la paume de sa main son innocente joue. Il offrit à la Belle un sourire tendre et affectueux, puis, d´un doigt habile il lui vola une larme, porta ce même doigt à sa bouche, le baisa et le tendit aux lèvres de la Douce, qui, à sont tour l´embrassa. Un baiser anodin pourtant d´une rare sensualité. L´action se déroulait bien vers ces deux morceaux de chairs, âpant le doigt telle une friandise. Mais quant aux sentiments, ce cadeau profond que se partagent deux âmes fusionelles, ils trouvaient leurs premiers balbutiement dans le regard. Celui-ci, au delà des mots, au delà des sens était ce fil conducteur, plus étincelant, intense et brûlant qu´un filament !

Il y avait là, flânant, un je t´aime, tout doux et tout plein. Cette ivresse qui née de l´impatience d´une rencontre tant attendu... Rêvé par deux êtres qui ne se sont vu naître qu´au jour de leur mort. Il fallait toute cette mise en scène, tous évènements, ces facteurs, pour qu´un tel amour éclos et s´éteigne à jamais.. pour toujours.. dans l´infini...

A suivre...
(C´est trop cafouillis, et j´suis trop naze, alors si je n´veux pas empirer la chose, il vaudrait mieux que je reprenne demain ! Bonne lecture à tous ! Je vous aimeuh ! A demain !)

- HaZck -

HaZck
HaZck
Niveau 10
07 avril 2006 à 20:08:25

Bonsoir ! bien voilà pour une présentation légale ( ^^ ) je suis Jessica et je viens au nom de Guillaume pour vous informer que celui-ci ne pourra pas poster sur a new story durant un certain temps , il n´as plus la possibilité d´aller sur un pc sauf peut être au cyber-café, où il essayera de se tenir au courant. Voili voilou =) .

T0hru
T0hru
Niveau 5
07 avril 2006 à 20:35:11

Ouh le vilain scregneugneu !!

blackfire
blackfire
Niveau 10
07 avril 2006 à 20:39:01

Quel noob ce Guillaume.

/Kiss Jessica. :coeur:

-_-

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
12 avril 2006 à 08:30:43

Salut Jess et salut à Hazck, s´il peut m´entendre ^^ ! J´ai bien eu info du message, mais je veux prendre le temps de faire une suite conforme à ses intentions ! Je développerai plus, plus tard ! En attendant, faut que je remette tout le monde au boulot là, parce qu´on dirait bien que NS connaît encore une période de vaches tristes lol !

HaZck
HaZck
Niveau 10
12 avril 2006 à 10:54:07

Merci Chapt ! J´suis chez un pote là toute la journée, peut-être qu´on va bouger, je sais pas, mais j´vais essayer de rester connecter sur msn, si tu peux viens me voir ;)

Pour la suite, maintenant que je t´ai tout donné, autant que tu le fasses, je suis presser de voir ce que ça donne, et comme ça, si j´en ai le temps (la possibilité, tout court) et l´inspiration, je suiterais par dessus =)

Biz mon Chap !

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
12 avril 2006 à 11:30:03

Entendu, je m´y attelle ! Content de t´avoir de retour mon caramel doux :-) ! Je ne te l´ai pas dit mais ta suite était superbe, vraiment fine parce que comprenant parfaitement l´enjeu de ce tout ce qui avait précédé... Tâchons d´en être digne :fier: !

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
12 avril 2006 à 13:01:56

== Le Miroir ==

- La Clairière -

L´eau s´engouffra en lames de fond jusqu´au plus profond de sa chevelure. Les beaux atomes liquides lui firent une robe marine, faite d´algues et de rien.

Alors la mélancolique noyade cessa. Elle vit un homme par-delà les reflets du lac, devant la berge, il la regardait. Elle reconnut Fegip.

"Va le rejoindre", semblait-il lui murmurer à travers les remous. "Fais-la revenir", ajoutait-il entre ses dents.

La trombe se forma, le mur d´eau s´éleva dans les profondeurs abyssales, Lenna fut précipitée dans les ténèbres sous-marines. Ce lac avait le fond d´une mer, aussi vaste et profond qu´un souvenir oublié. Sa chute s´accéléra, les bulles formaient des trajectoires blanches, éphémères, et contradictoires, tandis que son corps perçait les flots, toujours plus bas, toujours plus vrai, toujours plus vif. Le reste de sa vie s´imprima dans la chair comme on marque au fer un taureau qui vient de naître. Le courant formidable l´agita jusqu´au tréfond, le plus secret, peut-être le plus intime, caché au milieu de sa poitrine.

Bientôt elle ne sentit plus rien de l´eau qui lissait la courbe sensuelle de ses cuisses et de son ventre. La jouissance lui vint. Annel passa devant elle, un croisement bref. Et dans un tonnerre éclatant...

Elle se réveilla.

== Asile - la Salle aux Myosotys ==

Lenna : Hein ? Où on est ?

Compagnon et myosotis avaient disparus. Seul demeurait un lit. Et Benni, couché dedans.

Lenna : Benni...

Elle fit un pas hésitant... puis se rapprocha.

Lenna : Benni, tu dors?

Pas de réponse.

Lenna : Je t´ai vu mourir...

Pas de réponse.

Lenna : Réveille-toi... Réveille-toi ! Je suis là, Benni, c´est moi, reconnais-moi, retrouve-moi !

Pas de réponse.

Lenna : Si tu restes muet, après tout ce temps, si tu ne me réponds pas, si tu n´acceptes pas qu´on puisse se reparler, s´il t´est impossible d´oublier le passé, regarde-moi ! Regarde-moi ! Moi, j´ai oublié, oui, j´ai oublié, parce que tu étais là, parce que c´était toi parce que je voulais que ce soit toi... Je refuse notre mort, Benni, je refuse d´oublier, je refuse de t´en vouloir, je nie toute responsabilité. Le passé n´existe plus, ce ne sont que des ruines. Ouvre les yeux, Benni, retrouve-moi Benni, je ne veux pas croire que nous sommes de nouveau l´un en face de l´autre et qu´une fois encore, nous ne nous comprenions pas. Pourquoi s´en vouloir ? Pourquoi se fâcher à mort avec ceux qu´on a aimés ? Pourquoi ne pas pardonner, ou même, sans chercher pardonner, pourquoi vivre séparés ? Sans contact ? Le temps a passé oui, des mois sans se voir oui, sans se donner de nouvelles, oui, mais qu´est-ce ? Qu´est-ce que cette durée, ce mauvais souvenir, face à la seule idée de redevenir comme avant ? Je ne veux pas qu´il y avait d´avant ou d´après, je ne veux qu´un pendant. Trop d´amis se brouillent, trop d´amours se lassent, trop de gens se quittent, et puis regrettent, se retrouvent, se quittent, et puis regrettent encore. Moi, je ne veux pas regretter, car tu es là, je suis là, pourquoi se fixer sur faits qui n´ont aucune importance, non, aucune importance ? Je t´ai fait du mal, tu m´en as fait toi aussi, tu veux faire un concours ? Ce serait ridicule, tu le sais bien. D´autres prennent plaisir à contabiliser leur taux de souffrance, procuré par l´autre. Et lors de somptueuses engueulades, davantage des prétextes que des véritables conflits, le taux de souffrance est exposé, on crache à l´autre tout ce qu´on a emmagasiné patiemment dans son petit intérieur égoïste, on lui rappelle tout ce qui ne nous a pas plu, et on lui met l´évidence dans le nez, on attend qu´il se sente con, mal, mauvais, coupable, qu´il s´excuse... Mais lui aussi a son lot de méchancetés et de mauvais souvenirs à ressasser, ça, lui non plus il n´a pas oublié les petits défauts de madame, les petits caprices auxquels il a cédé à l´époque, mais qui l´irritent plus que tout à présent. C´est facile de se séparer au moindre prétexte, et d´oublier ceux qui en patissent, c´est facile de revendiquer sa liberté, c´est facile d´oublier et de vouloir refaire sa vie, d´abandonner l´autre juste parce qu´on confond une mauvaise période avec un signe annonciateur d´échec définitif. Je vais te dire Benni, moi ne je ne suis pas comme ces gens, je ne manque pas de courage, je tiens à nous, je me rappelle les bons souvenirs, ceux qui ont fondé notre amitié puis notre amour. Evidemment, je tiens compte du pourquoi de nos engueulades, de nos reproches mutuels, de notre lutte quotidienne, de nos antagonismes, homme, femme, de nos incompréhensions, nos problèmes notoires de communication, notre incapacité à nous mettre pleinement à la place de l´autre, notre remords de ne pouvoir le satisfaire, parfois, souvent, ou toujours.... Oui, j´en tiens compte... Mais le négatif n´est rien face à toute la splendeur du positif. Je veux être avec toi Benwahballs Wallace, parce que c´est toi que j´aime, avec tes conneries et tes grandeurs. C´est toi que j´aime, c´est toi que j´aime, c´est toi que j´aime. Alors maintenant... réveille-toi... embrasse-moi... maintenant !

Elle l´avait dit comme on dit une prière, même sans croire à Dieu. C´était le discours de six mois d´absence qui ressurgissait dans la beauté de la conscience et de la mémoire.

Le miracle se produisit. Il cligna des yeux, il la regarda. L´esquisse d´une goutte rouge, presque diluée, naquit au creux de l´oeil gauche... Il la regarda et aborda le plus beau sourire du monde, pas le béat, non, le plus beau.

Benni : Je ne dormais pas...

Elle le regarda, sa bouche frémissait intérieurement. Pas un mot échangé. Deux visages immédiatement l´un à l´autre unis. Et dans un baiser, long, profond, vrai, Lenna Fentoozler et Benwahballs Wallace se retrouvèrent pleinement, dans la plus simple et la plus touchante des vérités. Le plaisir.

à suivre...

-Chapterving-
(je me charge de la suite plus tard)

HaZck
HaZck
Niveau 10
12 avril 2006 à 15:16:33

Eh bien ! La seule contrariété dans tout ça, c´est que tu dis reprendre la suite, alors que je l´aurais bien reprise ^^

Ce qui rattrappe, c´est que quand elle arrivera... j´en serais fou de joie... vivement ta suite mon Chap´napant =) Je te dirais plus tard... Une fois l´ouvrage accomplis !

Merci en tout cas, et sache que je suis et profondément désolé et prfondément déçu de t´avoir loupé de si peu sur msn... Reviens moi !

Je t´attends avant la fin de cette après-midi :) Tu as intérêt à être là ou, comme dans un amour conjugale, prépare toi à te prendre ta rouste, avec l´indispensable discussion qui s´en suit ! (eh ouais, d´abord on frappe, ensuite on discute mon amour :p ^^)

Apotheose
Apotheose
Niveau 5
13 avril 2006 à 17:09:14

Non non non, c´est moi qui prends la suite! ca fait trop longtemps !

Apotheose
Apotheose
Niveau 5
13 avril 2006 à 17:11:54

Bon ok, mais grouille-toi Nico.