Oui je vais reprendre a partir de la saison 7 !
Et non je ne m´en irai pas
Je resterai jusqu´a la fin des temps ![]()
Heeey, ça va ! J´ai le droit de partir au Maroc pour une semaine nan ?? ?
Bon. L´est temps d´se mettre au boulot.
Je chuite
.
(au fait, les vac´s ça va bien tout le monde ?)
Il observa de plus près cet étrange objet et aperçut une image, tout d´abord floue puis de plus en plus nette. Il s´agissait de lui-même en train de regarder la boule qui voyait Castor lui-même en train de regarder la boule dans laquelle il se voyait regarder la boule qui le montrait en train de regarder cette même boule où il se voyait regarder la boule qui le montrait en train d´admirer la boule qui révélait une image de lui regardant la boule, la même boule, la même boule, toujours la même fichue boule qui montrait Castor regardant la boule, et ce, à l´infini !
Castor eut le cerveau tellement bouillant, que ses yeux se séchèrent de toutes leurs larmes et une de ses veines cervicales rompit. Un jet de sang éclata de son crâne et il s´évanouit.
Quelques secondes plus tard, toujours étendu sur le sol de la cave, il rouvrit les yeux. Ils étaient débordants de sang. De grosses larmes hémoglobineuses s´entassaient dans ses orifices oculaires et dégoulinaient sur son visage comme de petits torrents. Sa bouche se déforma soudain dans un étrange rictus et il se mit à rigoler, à rigoler, à rigoler de la façon la plus malsaine qui soit. En regardant la boule qui rend fou, Castor l´avait complètement perdue...
= le château de Flou, le salon =
Vulvy tournoya dans ses nouveaux atours bleu ciel. Flou lui avait offert un cortège de mille robes.
Vulvy : Ooooooooooooh Flou ! C´est... merveilleux
!
Flou : Je sais... Bon, ma poulette, c´est pas tout ça maintenant, mais faut me remercier.
Vulvy : Pardon ? De quelle sorte ?C omment ? Qu´est-ce ? Quoi toi vouloir dire ? Uh ? Ben quoi Oo ?
Flou : Eh bien, toute peine mérite salaire. Je veux mon salaire.
Vulvy : Mééééé
... j´eus cru, enfin, j´eus supputé que vous fûtes aussi généreux que la générosité elle-même et qu´en votre infinie sagesse
vous n´eûtes jamais la sombre idée de revenir sur le fait inéluctable que tous ces merveilleux cadeaux sont exactement ce qu´ils sont : DES CA-DEAUX
!
Flou : Mettez-vous en colère, beau rat d´opéra... Le sang vous monte au cou et on devine votre jugulaire à cent pas !
Vulvy : Que voulez-vous dire
?
Flou : Que ton sang sera mon festin de ce soir... ALLEZ VOUS AUTRES ! EMPAREZ-VOUS D´ELLE
!
Aussitôt une dizaine de vampires apparurent dans l´ombre avec des visages hideux. Sans que Vulvy ne put rien faire, d´un bond étonnant ils se jetèrent sur elle en volant jusqu´à la longue table à manger et ils la plaquèrent dessus. Vulvy voulut se défendre mais comprit le terrible stratagème de ce traître de Flou : en la rendant humaine, il lui avait ôté ses pouvoirs de magicienne!
Les amis du Lord la forcèrent à écarter bras et jambes et les lièrent avec des cordes couvertes de sang coagulés.
Flou : Le sang qui recouvre ces cordes, tu sais d´où il vient ? C´est le sang de celles qui t´ont précédé
... (aux autres) Enlevez-lui sa robe.
Vulvy (attachée sur la table) : Vous allez regretter gravement ce que vous allez faire...
Flou : Tu sais même pas ce qu´on va faire.
Vulvy : Bah vu ma position, je devine, quand même.
Flou : Nan, tu devines pas. Y´a que moi qui devine ici. Dracuz?
Un grand vampire brun, aux yeux tout noirs, avec un bec de lièvre lui répondit.
Dracuz : Ouais mon pote ?
Flou : A toi l´honneur.
Vulvy : Salauds ! Salauds ! J´aurai ta peau !
Flou : Euh, tu veux dire "votre peau", nan ?
Vulvy : Ben oui mais ça casse le rythme de la phrase après.
Flou : Une amoureuse de la poésie, hein ?
Vulvy : Oh ! Poète, poète
!
Flou : Hein ? Comment ça pouète pouète
? Tu te moques de moi ! Dracuz, achève.
Alors Dracuz se rua sur le cou de Vulvy en ouvrant une large gueule...
Vulvy : Oh mon salaud, putain, qu´est-ce que tu refoules de la glotte !
...et lui planta les deux canines, qu´il avait bien limées, dans la profondeur de son cou.
Vulvy : CASTOR ! A MOI !! ! A MOI CASTOR !! !
Flou eut un énorme ricanement.
Flou : MOUAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Là où il est, ton Castor ne pourra jamais te venir en aide
!
Vulvy : Quoi ? Que... ? QUOI ?? Je... ESPECE DE...
Vulvy eut un long gémissement de douleur et s´évanouit, tandis que le sang s´enfuyait abondamment par les deux nouveaux trous qui ornaient sa nuque.
Tous les vampires se succédèrent à la suite de Dracuz. En une heure, Vulvy fut complètement séchée.
Les onze vampires qui avaient la bouche bariolée de globules rouges se regardèrent en ricanant méchamment. Flou les fit taire.
Flou : Maintenant, on attend deux petites minutes...
- ... -
- Fin de la première minute -
Flou : Quelqu´un veut faire un scrabble ?
Les autres : ....
- Fin de la première minute trente -
Flou : ... Hum....
- Fin de la première minute quarante-cinq -
Dracuz : hé, vous connaissez l´histoire de... euh
- Fin de la première minute cinquante-neuf -
Flou : C´est long ...
Finalement, les deux minutes passèrent et ce qui devait arriver arriva.
Vulvania cria comme une démente et se redressa en arrachant ses liens. Sa peau était très tendue. Sa poitrine respirait à cent à l´heure. Ses ongles rayaient la belle table du salon. Ses yeux étaient blancs et sa bouche... sa bouche souriait atrocement, laissant apparaître deux nouvelles canines, très longues et très pointues...
Flou : Bienvenue parmi nous, Lady Floue !
Alors, les vampires purent enlever leurs vêtements, sachant que les vampirettes, en plus d´être des meurtrières redoutables étaient aussi de sacrées nymphomanes. La suite est interdite aux mineurs de moins de 2 ans.
= le château - la cave du temps =
Multicolor traversa les murs comme une ombre et arriva finalement dans la cave où Castor continuait de rigoler tandis que le sang partait en cacahuète de son crâne.
Multicolor : Enfin je te trouve...
Le nain regarda l´animal avec étonnement et se surprit à avoir de la compassion !
Multi : Pauv´ vieux
Il se concentra et contacta la Blouse Blanche.
Multi (intérieurement) : Monsieur...
Voix de la Blouse : Qu´il y a-t-il?
Multi : Castor... Il est complètement à plat. Un vrai légume.
Voix de la Blouse : Je sais. Et alors ?
Multi : Peut-être qu´on pourrait...
Voix de la Blouse : Je me suis arrangé avec Flou, Multi. Et je me suis personnellement chargé de déposer la boule qui rend fou dans cette cave. Dès qu´il a atterri, il est tout de suite tombé dans un profond délire. Je suppose qu´il a dû croire à la présence d´un squelette qui était lui-même, des rêves, des hallucinations. Grâce à la boule donc. Maintenant, il est fini. Il a atteint le dernier stade de la folie, on ne peut plus rien faire pour lui. Et même si on pouvait, pourquoi t´en soucier, puisque c´est moi qui l´ai voulu ?
Multi : Je comprends Monsieur...
La Blouse : Qu´en est-il de la fée ?
Multi : L´anglais a appliqué vos ordres... Elle est finie.
La Blouse : Bien. Tu peux revenir maintenant.
Et la communication cessa.
Multicolor se sentit étrangement révolté par autant de cruauté. Et surtout autant de cruauté inexpliquée. Pour lui, tout avait commencé l´année dernière. Il protégeait la Fourk, il était même le chef des nains, et il était heureux. Mais il a fallu qu´il rencontre Lenna et ses amis et qu´il se sensibilise à leur cause : péter la gueule au mec qui s´appelait Benwahballs. Il leur a procuré l´huile spirituelle, la Fourk, qui permettrait à la brune de casser la binette à son ex-boyfriend. Mais en faisant ceci, il ignorait qu´il bafouait gravement la loi des nains ! Secrètement, on, enfin je dis on mais c´est surtout des prêtres à la solde d´une secte Fourkienne, on, donc, le prit à part et on le précipita dans les abîmes de l´enfer des nains : le Narnar. Il ne sait pas encore si c´était une hallucination rêvée ou la pure réalité mais en tout cas, une voix dans l´ombre lui dit que pour réparer sa faute, il devrait servir le mal, afin d´assurer l´éternel équilibre ! Car, en procurant la Fourk à Lenna, il avait beaucoup trop avantagé le côté du Bien. Donc, il devait compenser en agissant pour le noir. Arrivé sur le chantier détruit de la cathédrale, Multicolor, qui savait qu´il devrait un jour remplir son contrat, eut un rêve. La Blouse lui apparut pour la première fois.
Dans le songe, la Blouse lui rappelait qu´il avait passé un contrat avec le noir et qu´il fallait désormais oeuvrer pour lui, qu´il le veuille ou non, qu´il faudrait le rejoindre sous les abîmes des ruines de la cathédrale, et empêcher Castor, Vulvy, et tous les nains, dans leur tentative de retrouver Lenna. Etrangement, en en parlant dans le rêve, la Blouse semblait savoir beaucoup de choses. Le songe eut un effet pervers sur son esprit et dès cet instant il jouerait un double-jeu avec ses anciens compagnons.
Mais maintenant, voilà qu´il commençait à avoir des doutes. Laisser un malheureux animal mort de folie sans assistance ? Ce n´était pas de la méchanceté, c´était la plus vicieuse des horreurs. Le nain savait plus quoi faire. Il se découragea. Un élan de gentillesse l´aurait perdu. Son maître savait tellement de choses sur son Asile... Il regarda tristement Castor en train de rigoler et disparut en s´évaporant, pour revenir tout en haut, au-delà du chateau, auprès de la Blouse.
à vs!
Eh bah Xav... Ouais les vacances sont bonnes. T´as décidé de faire dans la joie toi... Ca m´a déprimé ta suite.
complètement lol
Mais la longue attente de deux minutes est excellente ^^
Bon travail ma pwale !
mais le probléme c´est que cette sale bestiole lui refila le virus de la grippe aviaire avant de crever (ouh la vicelar) le nain ki fut lui atteint de la grippe basique, les deux virus ne tardérent pas a fusionner.
ce qui devai arriver arriva ,le nain rendit l´âme dans un dernier "gulglrkrl", il contamina toute la smala qui trainait prés de lui , tout le monde creva dans une contagion collective.
et l´animal doté de pouvoirs surnaturels rescusita dans une phrase tel ke "i fuck the world" il parti réglé le compte des dernier bons et méchants armé d´un lance rocket a pulsion (i connait red faction) et decida daller se coucher apre une longue journée de travail
fin de l´histoire
touchant ^^.
Bon, ma suite a foiré hier soir. C´est reparti.
== Le Miroir - le Marché ==
Xul : Alors, alors, bonnes gens ?? ? Plus personne ne veut tenter sa chance en essyant de détruire cette très authentique statue ?
La foule demeurait muette, invoquant la possibilité du sortilège. Plus un seul gaillard n´osait s´avancer. Tous se contentaient de la regarder béatement, cette impassible statue glacée comme l´aube. Le chasseur de Fegip se pointa alors devant la masse des paysans.
Le Chasseur : Hola, mes hardis, et si d´une seule flèche je la brisais, votre statue ?
Xul : Eh bien tu remporterais la somme, forband.
Le Chasseur : Somme de ?
Xul : Toute ta vie.
Le Chasseur : Le jures-tu ?
Xul : Sur la mienne.
Le Chasseur : Je briserai donc votre inutile simulacre.
Il tendit son arc, abattit fermement sa paupière sur le rebord de son oeil concentré, et dans une dramatisation excessive laissa s´enfuir le trait au coeur de la statue.
Le fer de la flèche, fait d´adamantium, s´inséra dans un éclat de glace. Avec étonnement, on vit la froide silhouette se fissurer en infimes petits morceaux de cristal. En quelques secondes, elle tomba en poussière. Un nuage blanc demeura en suspens au-dessus des particules de gel, puis se dissipa, emporté par une soudaine bourrasque.
Le Chasseur : Eh bien ? Que s´est-il passé ?
Nividule : Euh...
La foule : Donnez-lui la récompense ! La récompense !
Le Chasseur : N´y avait-il pas une personne sous cet amas d´eau gelée ?
Sorg : Oui ! Précisément et...
Le Chasseur : C´est vous qui l´avez rendue ainsi ?
Xul : Oui, mais pour l´aider ! Il fallait la débarrasser des impuretés extérieures de son être pour qu´elle puisse en toute tranquillité se procurer ce dont elle avait besoin !
Le Chasseur : Le myosotis ?
Nividule : Oui...
La foule : Qu´est-ce ? Que disent-ils ? Pourquoi ? Nous ont-ils trompés ? Qui est cet homme ? Par quel maléfice ? L´étrange sortilège ! Vous avez vu la pauvre petite ? Partie ! Disparue en fumée ! Une seule flèche ? C´est inouï ! Poussez-vous, je ne les vois pas ! Mais ? Ils ont disparu ! Disparu !
En fait, les adolescents s´étaient enfui à nouveau dans la forêt, le Chasseur à leur poursuite, pour en savoir davantage.
Où était passée Ingrid ?
== Le Miroir - A l´orée d´une épaisse forêt, au pied d´une falaise grise et noire ==
Vêtue de sa seule peau, Ingrid se réveilla en position foetale au pied de ce mur gigantesque, d´un prodigieux naturel vertigineux. Tout ce dont elle se souvenait était singulièrement confus. L´image d´un homme s´adressant à elle devant une cheminée fumante se confondait avec celle d´une flèche lui traversant le coeur. Elle ressortait d´un long coma hors d´elle-même.
Ce lieu lui était tout à fait familier. Elle se sentit immédiatement apaisée, sereine, rassurée. La raison de sa présence était simple. Le monde dans lequel évoluait Ingrid était le reflet des imaginaires inconscients des demeurés de l´Asile. Elle était son propre reflet, dans un monde dangereux où aucune loi n´était écrite ni imposée si ce n´est celle de l´anti-loi. Après tout ce temps passé, enfermé dans cet univers qui semblait infini, Ingrid avait enfin réussi à manifester sa volonté. Refusant la flèche, elle s´était elle-même enfuie et de chez Fegip et du marché pour se retrouver là, dans cet endroit bloqué mais calme, un endroit qu´elle avait désiré, donc un endroit qu´elle avait imaginé de toutes pièces.
Elle regarda la falaise. En levant la tête, elle vit le crâne du soleil pointer derrière la ligne, d´une raideur tragique, du sommet. Quelqu´un chantait là-haut. Ingrid se sentit comme impliquée dans une nécessité intérieure. Il lui fallait gravir l´étrange verticalité de ce lieu perdu et trouver... mais quoi ?
Alors elle tendit ses bras par-dessus sa tête, découvrant ses aisselles d´un glabre sensuel, elle s´étira comme un papillon de sa chrysalide, enfonça la kératine de ses ongles dans la chair de la montagne et, après quelques brèves respirations, commença l´escalade.
Combien de mètres la séparaient du ciel ? Ses yeux n´auraient su mesurer la distance, elle voyait le soleil aussi éloigné qu´elle se voyait elle-même. Il fallait monter, et le courage des mains sonnait comme une évidence. C´est dans cette conviction personnelle qu´elle s´aveugla sur le danger qui la guettait derrière. Quatorze silhouettes se détachèrent des arbres d´en bas. Ils se projetèrent sur le mur où Ingrid évoluait tranquillement, sans recul ni repos.
Les sept premières silhouettes, accrochées à la droite d´Ingrid, étaient de sublimes jeunes femmes aux cheveux d´or, dont la seule pudeur consistait en un léger voile de satin blanc qui recouvrait leurs laiteuses poitrines et la candeur insolente de leurs éclatants pubis. En s´accrochant toutes sept, et d´un même geste, à la dure paroi de la falaise. Elles s´écrièrent :
Les Sept Jeunes Femmes : Nous sommes les Muses !
A sa gauche, étaient accrochées l s sept autres silhouettes, aussi monstrueuses à l´extérieur qu´à l´intérieur. Le premier était un ogre aux yeux rouges, le deuxième un vieil homme dont tout le squelette se devinait sous une peau tendue comme du caoutchouc et qui portait un long manteau aux poches remplies d´or, le troisième était une femme, mi-humaine mi-serpent, habillée dans une indécente tenue rouge qui mettait prodigeusement ses appâts en valeur, le quatrième était un homme rougêatre et couverts de pustules qui fronçait les sourcils de manière presque naturelle, le cinquième un être pachydermique dont les aisselles débordaient d´une sueur jaunâtre, le sixième était un fou tout nu coiffé d´un masque de pharaon, et le septième était un rabougri de peau grise, au cheveu rare, au nez morveux, et dont la bouche débordait de bave, sous des yeux singulièrement inquiétants.
Ingrid : Pas besoin de vous présenter, vous êtes mes péchés.
Les Sept Monstres : Les Sept Péchés Capitaux !
L´ogre : Je suis Gourmandise.
Le vieil homme : Je suis Avarice.
La femme serpent : Je suis Luxure.
Le pustuleux fronceur de sourcils : Je suis Colère.
L´être pachydermique : Je suis Paresse.
Le pharaon fou tout nu : Je suis Orgueil.
Le rabougri gris baveux morveux : Et je suis Envie.
Ingrid ne se laissa pas intimider et continua à grimper tandis qu´elle leur parlait. Comme des vers, tous la suivaient en même temps dans son escalade.
Ingrid : Pourquoi êtes-vous tous là ? Que me voulez-vous ?
L´une des muses lui répondit.
Poésie : Chorus t´avait prévenu que sept et sept êtres viendraient à ta rencontre. Tu es proche, le sais-tu ?
Ingrid : Mais proche de quoi ?
Envie : Tu veux le savoir, ce que cache le soleil ?
Colère : Ca te fout en rogne de ne pas savoir, hein ?
Ingrid : Non ! NON ! Je me sens très bien par rapport à ça !
Orgueil : Tu es une sacrée prétentieuse pour te donner si sûre de toi, non ? Tu penses que tu vas y arriver seule ?
Paresse : T´as pas envie de réfléchir, c´est ça ? Ca te fatigue peut-être ?
Ingrid : Pas du tout ! Je sais qu´il y a des enjeux, qu´il faut que je me procure cette fichue fleur, et sans être sûre de moi, je veux y arriver.
Gourmandise : Pourtant, tu dois mourir de faim... Ne penses-tu pas que cette quête est vaine puisque tu n´en connais pas l´objet ?
Ingrid : Mais je sais qu´il existe !
Luxure : Moi je connais des plaisirs que tu imagines et dont tu connais la nature. Ne désires-tu pas plutôt te conforter dans la quiétude du repos et de la chair ?
Ingrid : Je ne ressens rien !
Avarice : Alors, tu ne veux rien partager, rien sentir, rien vivre. Petite sotte, sais-tu qu´il est malpoli de s´enfermer dans les sévices de son popre égoïsme ?
Ingrid : Non, je le fais parce qu´il y a des gens fous ici, peut-être que là-haut...
Les Sept Péchés : Là-haut
?
Ingrid : Là-haut... il y a ce que je cherche.
Les Sept Péchés poussèrent un grand cri et lâchèrent prise, précipités dans l´abîme.
En quelques secondes ils n´étaient plus que des points noirs.
Ingrid : Tiens, il me semble qu´il y avait des êtres à côté de moi...
Puis elle se retourna à droite, tout en continuant d´escalader.
Ingrid : Tiens, mais vous êtes les muses !
Théâtre : Joues-tu la comédie de l´oubli, par hasard ?
Ingrid : Pourquoi la jouerais-je ?
Poésie : Parce que tu es poète, après tout, non ? N´est-ce pas toi qui a donné naissance au lieu que nous gravissons ?
Ingrid : Oui mais je ne contrôle pas tout.
Musique : Oserais-tu prétendre que tu n´es pas ton propre chef d´orchestre ?
Ingrid : Qui se contrôle vraiment ?
Peinture : L´artiste, celui qui s´envoie lui-même dans un imaginaire particulier. C´est toi qui donnes la couleur, ne le nie pas.
Ingrid : Mais je perds les miennes, de couleurs. Je veux être libre de moi-même.
Sculpture : Recréer ton corps, recréer ta vie ? Tu n´es plus ni l´un ni l´autre, une statue, tu te rappelles ?
Ingrid : Je me suis libérée de la statue, j´ai ma volonté déjà.
Cinéma : Tu te fais un film, tout n´est qu´illusion ici, même ta volonté.
Ingrid : Même si tout est illusion, je dois faire avec. Je n´ai pas la prétention de juger ce qui est réel ou pas, je vis, voilà tout.
Danse : Alors agis, mais dans un mouvement fluide, et ne valse pas dans l´incohérence, comme tu le fais depuis si longtemps.
Ingrid : C´est vous qui voudriez me rendre incohérentes ! Incohérentes que vous êtes !
Et les muses, comme les péchés, poussèrent un cri en lâchant prise et en s´effondrant comme des pétales de marguerite. Mais leur cri fut un beau cri, cette fois. Une mélodie qui sonnait comme une victoire.
Ingrid les regarda disparaître, oublia leur présence, et continua sa longue ascension. Mais l´ascension était dorénavant terminée. Le soleil était là.
La vérité était là.
Elle se hissa sur le rebord. Elle regarda brièvement derrière elle. C´était brumeux et profond. Inutile de s´attarder sur ça. Elle regarda droit devant elle.
- En haut de la falaise... -
C´était une magnifique clairière baignée par un soleil qui n´aveuglait pas tant que ça. Au fond de la clairière, il y avait une nouvelle roche mais c´était une chute d´eau. Un torrent qui s´effondrait dans le creux d´un petit lac.
Elle huma l´air. Elle huma. Elle reconnut tout de suite ce qui se passait. La clairière était remplie de myosotis...
== L´Asile - Le Laboratoire 7 ==
Dirgni...
à suivre...
(Je demande à ce qu´on ne suite pas... Cette suite exceptionnelle ne vient que de connaître la fin de sa première partie. La deuxième partie devra achever ce qui a été ici commencé... merci ^^)
Merci, cher et fidèle public, d´être toujours au rendez-vous, vous, lecteurs si nombreux et si fervents qui manifestez avec un entrain qui tient presque de la fanatisation sectaire, votre enthousiasme débordant et votre sens de la passion !
Ce soir, en prime-time, et rien que pour vos yeux émerveillés et vos cervelles si impatientes, voici la 2e partie d´une des suites clés deee la saison 7 de A New Story, plus active que jamais ^^ !
== L´Asile - Le Laboratoire 7 ==
Dirgni se réveilla, abreuvée d´hallucinations. On l´avait tant et si bien expérimentée qu´elle ne sentait de son corps... qu´elle ne sentait de son corps ? Plus rien qui vaille, mon cher, plus rien qui vaille.
Un scientifique se tient près d´elle, aiguille à la main.
Scientifique : Vous avez bien servi, nous allons désormais pouvoir vous endormir et ce...
Dirgni : Es... pèce.... de....
Scientifique : Oui, oui, je sais.
Il prend son bras et lui enfonce l´aiguille sans douceur, elle ne crie pas, ne ressent rien. Un crachat de sang s´illustre sur la peau fragilisée. La dernière lampe tinte. C´est l´électricité qui fait sa révérence.
Dirgni : J´aimerais... être sûre... que vous savez... ce que...
Scientifique : Voyons, ma chère, vous avez connu un traumatisme suffisamment violent pour ne pas avoir à vivre avec ça. Le liquide que je vous injecte atteindra votre épine dorsale et votre cerveau dans moins de dix secondes...
à suivre!
-Chapterving-
(ok j´ai pas encore fini mais là ya mes vieux qui... et merde!)
Les suites elles sont excellentes
surtout quand les peches capitaux essayent de tenter Ingrid
ET clemanga , j´te conseille pas d´essayer de tout lire, ça va être dur ( j´ai pas depassé les dix premières pages :s )
Dirgni : Que tu crois, salopard !
Elle se leva comme on appuie sur un interrupteur et se projeta sur lui, furieuse et le rouge aux joues. Le scientifique cria, et ce cri fit énormément plaisir à Dirgni. Elle lui saisit le poignet qui tenait encore fermement l´aiguille et le cassa. Le hurlement de l´homme mêlé au craquement de son os fut rapidement étouffé par une piqûre vengeresse. Dirgni lui avait pris la seringue et d´un geste brusque lui avait planté dans le front. Les yeux de l´homme s´équarquillèrent, paralysés par le liquide qui s´insinuait dans son cerveau et qui, lentement mais sûrement, coulait, coulait, comme un courant d´air glacial, le long de ses vaisseaux sanguins. En moins de dix secondes, son épine dorsale fut atteinte, donc. Sa langue inerte lui interdisait de se soulager dans l´expression verbale de la douleur. La mort ne vint pas. Son supplice durerait encore une semaine ; la substance chimique que son front avait absorbé avait pour principe de maintenir le corps en vie tout en rendant possible la conscience du poison pourrissant à l´intérieur.
Dirgni : En voilà un qui ne piquera plus personne...
Evidemment, le signal d´alerte avait été lancé. De grands éclats de lumière rouge envahirent la pièce.
Dirgni : On va pas traîner...
Elle déshabilla sa victime, enfila son caleçon, ses chaussettes, son pantalon, sa chemise, sa blouse, et ses lunettes de plongée, et apparut parfaitement méconnaissable. Elle plaça le scientifique paralysé tout nu sur la table d´opération où elle avait passé tant de temps, approcha un tube d´aspiration qui avait servi à lui prélever souvent du cholestérol, dans les conditions les plus insupportables, et enfonça profondément la trompe dans l´orifice anal de l´homme, inapte au mouvement. Pour cet individu, vous imaginerez aisément la double souffrance qui résulta de la profonde énergie de succion à laquelle fut soumis son intérieur, attendu en outre, qu´il ne pouvait en rien manifester l´horreur de sa torture.
Dirgni : Tu payes seul. Les autres connaîtront un autre sort, pire bien sûr.
Elle prit aussitôt ses jambes à son cou. D´autres médecins arrivèrent massivement et tombèrent nez à nez avec ce qu´ils crurent être leur confrère.
Dirgni (déguisée): C´est le sujet ! Il a fait une mauvaise réaction ! Je vais chercher des soins !
Le médecin qui guide la bande : Merci !
Et ils s´engouffrèrent tous dans la salle. Elle attendit qu´il n´en reste plus un à l´extérieur et referma complètement la pièce, dans un violent coup de bras. Par le hublot de la porte, elle les vit s´affoler et réaliser qu´ils avaient été joués comme des bleus.
Alors elle éclata de rire, appuya sur un grand bouton vert et mauve incrusté dans le métal et, dans un profond soupir de satisfaction, contempla leur mort. Un jet d´acide fut libéré dans la pièce en même temps qu´un gaz mortel. Ils crièrent - mais la pièce était insonorisée - ils s´accrochèrent à des meubles, cherchèrent une issue, mais d´issue ? en aucune façon. Leur peau se consuma lentement puis plus rapidement, leurs cheveux disparurent dans l´écume mortelle, tout nus et tout brûlés ils essayèrent de défoncer la porte mais ils ne rencontrèrent que le visage ravi de Dirgni, derrière le hublot, presque attendrie. Enfin, leur crâne s´ouvrit, le cerveau apparut sous la forme de grumeaux bouillonnants, enfla, enfla progidieusement, et après une attente insoutenable éclata comme une bulle de chewing-gum. Le hublot fut très vite sali d´un rouge très noirci ainsi que de divers morceaux allègrement broyés. Dirgni ne les vit plus. Le spectacle était terminé.
Dirgni : C´était joli. Maintenant, on va tous prendre un bon bain.
Elle se fraya un chemin dans les couloirs souterrains de ce laboratoire dont elle n´avait absolument pas découvert l´existence quand elle était encore maîtresse de l´Asile, et tentant de s´y retrouver dans le labyrinthe où une alarme stridente lui décarcassait les oreilles, elle finit par trouver l´objet de son cher désir de vengeance : la manivelle des réservoirs d´eau.
Elle se mit à chantonner joyeusement tout en tournant le grand volant rouillé.
Dirgni :
Eh oh ! Eh oh ! On s´en va tous à l´eau ! Lalalalalalala ! Eh oh ! Eh oh ! Eh oh ! Eh oh !
Une fois que la manivelle fut complètement tournée, la jeune femme entendit non sans un grand plaisir le chant lointain d´un torrent qui, des profondeurs de l´Asile remontait, sagement préparé à noyer tous les lieux. Pour que le jeu soit le meilleur jeu jamais connu, elle donna un grand coup de pied dans le mécanisme. Le volant se tordit et fut aussitôt cassé. Elle le jeta dans le vide.
Dirgni : Aux oubliettes ^^ !
Elle respira profondément.
Dirgni : Je veux être en haut pour admirer tous ces petits malades crever dans leur médiocrité de mâle ^^ !
Alors elle continua à courir dans les couloirs, libre, libre, libre, pleine de vie et follement désireuse de ciels bleus, de nuages, et d´oiseaux multicolores. Elle trouva l´escalier et s´amusa à monter les marches quatre à quatre.
Dirgni : Je suis la plus grande ! Je suis la plus grande !
Essoufflée mais ravie, elle atteignit finalement le dernier étage. Elle jeta un regard par delà la rambarde. L´eau montait. La surface se rapprochait doucement et bruyamment comme un magnifique miroir dont le reflet et les contours argentés se précisaient avec beauté dans les jolis méandres de l´obscurité. Combien de niveaux cet Asile comportait-il au juste ? Nul ne saurait dire, pas Dirgni en tout cas, qui ne se posait certainement pas cette question.
C´est alors... C´est alors que son attention se porta sur la porte. Oui, la porte, la porte qui se tenait derrière elle, au loin, tout au fond du couloir. C´est drôle, quelque chose semblait l´appeler par delà la poignée. Il fallait aller voir, avant de mourir et de se noyer avec les autres, cette porte sonnait comme un secret, il fallait y aller cette fois, il y avait eu trop de projets, trop de voyages, trop de choses qu´elle n´avait pas faite. Adieu les projets de conquête, adieu le mal, c´est drôle, elle avait envie de revoir Ingrid, c´était pulsionnel mais son reflet lui manquait, là, tout de suite, il lui fallait quelque chose qui la transporte, juste avant de mourir, puisqu´il fallait mourir, puisqu´elle était humaine désormais...
Bien sûr elle entendit la voix de Gyala retentir derrière elle et lui crier, lui crier... lui crier quoi en somme ? Qu´elle était folle bien sûr, qu´elle avait commis l´irréparable, qu´il comprenait qu´elle soit en colère... Et puis sans doute que son patron à Gyala, celui qui était derrière tout ça, il lui avait demandé d´intervenir parce qu´il devait avoir peur le patron, parce qu´il devait bien s´être rendu compte que y avait un sacré problème qui s´était réveillé et qui s´était bien vengé, le patron, mais tout ça, tout ça.... bof, allez, ça ne comptait plus pour Dirgni. Maintenant, il fallait ouvrir cette porte et puis Gyala avait trop peur malgré son grand caractère, alors il resterait derrière et elle appuierait toute seule sur la poignée, et puis elle entrerait et alors elle saurait, elle saurait ce qui l´attendait là, derrière cette maudite porte qui lui causait tant de souci tout à coup...
Sa main glissa sur le bronze de la serrure. Elle ferma doucement les paupières. Ses narines se dilatèrent. Elle sentit l´odeur tout de suite. C´était un fumet presque imperceptible d´abord, véritable d´intensité ensuite, admirable de beauté enfin. La beauté de la vérité, là, juste derrière l´ébène blanchi de ce secret emmuré...
Elle ouvrit.
Elle le vit.
La porte se referma.
A présent, elle était seule.
Et lui. Il était là.
Et la pièce où il était, la pièce où elle était, était la plus nue et la plus belle sans doute qu´elle n´ait jamais vue.
Ici et là, accrochés au plafond, en pots, ou en gerbes, ils envahissaient l´entière surface des yeux de la jeune femme.
Les myosotis. Partout, des myosotis...
à suivre...
- Chapterving -
(3ème et dernière partie de cet épisode très prochainement, prière de ne pas poster de suite ^^)
lol désolé de ne pas avoir déposé de commentaire avant. Mais bon en même temps comme tu nous interdis d´écrire (vive la liberté d´expression!) j´avais le droit de pas réagir. Mais en tout cas, des suites très fortes. Je sens que le retour de mémoire d´une certaine personne est très proche...?
CôÔôÔôûÛûÛûcôÔôÔôûÛûÛû !! !
Nicolas... Ça fait si longtemps... ![]()
Je me souviens encore, et me souviendrais ;)
A bientôt l´équipe!
ZAAAAAAAAAAAACKOUNNNNNNNNNNNNNEEEEEEET !! !!!! ![]()
Ils enivraient cette merveilleuse salle..
Lenna n´avait qu´à fermer les yeux et s´abandonner à ce parfum pour appercevoir chacun des pots, chacune des gerbes de ces fleurs qui peignaient cette pièce..
Etrange mais enchanteresse situation..
"3ème et dernière partie de cet épisode très prochainement, prière de ne pas poster de suite ^^"
En espérant que tu me pardonneras.. =)
(Ce n´était qu´un souffle de vie...)
lol Hazck, comment pardonner un retour à la vie, fût-ce aussi éphémère ?
Honnêtement, c´est déjà mieux que rien.
Mais j´achèverai tout de même cette sacro-sainte suite lol.
Quand ? ![]()