corux: Ingrid, attendez!
Ingrid : Quoi ?
chorux : Posez-moi une question.
Ingrid : N´importe laquelle ?
chorux : ouais
Ingrid : Euh selon vous peut-on tuer avec les mots ?
chorux : Je n´en sais rien
Ingrid : vous êtes idiot.
Chorux : D´accord, d´accord, d´accord.
Ingrid : Pourquoi vous m´avez demandé ça ?
Chorux : Pour vous mettre en garde.
Ingrid : De quoi ?
Chorux : Les mots ne tuent pas. C´est nous qui les tuons.
Il s´évapora définitivement en relâchant le souffle de ses dernières paroles.
Ingrid se retrouva seule avec cette recette sans y rien comprendre. Le roi mort ? Qui lui indiquerait le chemin pour trouver le fer à présent ?
__ Asile : les conduits d´aération __
Quand Vulvy rouvrit les yeux, elle se sentit tout de suite retenue par des fils. Horreur ! pensa-t-elle ! Elle était prisonnière d´une toile d´araignée ! Une méchante et grosse mygale qui l´avait sans doute prise dans ses filets quand elle s´était évanouie de peur de mourir à cause du gaz towico-toxique !
Elle vit dans l´ombre apparaître mille yeux rouges inquiétants, elle comprit que la mygale était là, toute baveuse, et riant atrocement.
Mygale : Raaaah
, une luciole pour le dessert
!
a vous la suite
Apothéose
lol Sébast tu vas quand même jeter un coup d´oeil sur Philo de temps en temps alors ^^!
Je suite.
== Le Tunnel Souterrain ==
Castor continuait à s´enfoncer dans la noire mélasse d´encre lumière. Il s´embourbait, luttant pour arracher ses pattes à la poisseuse gravité. Les parois suaient de mille puanteurs liquides. Castor ne les sentait plus. Il voulait s´approcher d´un but ignoré. Il ne savait pas quoi mais il le sentait. Il retrouverait Lenna.
Pourquoi ne voyait-il pas Multicolor qui flottait, invisible, derrière lui ? Invisible, bien sûr. Mais la lumière était dans les yeux. Ca brille là dedans, qu´il se disait Castor, ça brille. Je veux que ça brille.
== Asile - Grand Salon ==
Dirgni, habillée en Mère Noël, tenait une coupe de champagne. Toast, mes amis. Ouvrez vos cadeaux. N´ayez pas peur. C´est Noël.
Leurs mains barbues prirent et défaire les paquets de leur papier sans conviction enfantine aucune. Un des leurs jouaient une reprise de la Toccata de Bach au violon tandis qu´un autre l´accompagnait à la batterie, accompagné par un acolyte guitariste aux cheveux gras et longs. L´ambiance devenait très polonaise.
Gyala s´occupait de dresser la tonitruante table ronde autour de laquelle tous s´assoieraient, égaux. Le repas allait être imaginé. Concevez la dinde, mes amis. Sentez l´illusoire flagrance de la sauce aux oignons et champignons de Paris. Admirez les faux fruits de votre esprit, les faux zestes de nos citrons décoratifs. Echangez vous à tour de bras les intangibles mandarines secrètement juteuses et sucrées. Goûtez au nectar d´un champagne de qualité et truqué comme l´amour. Oubliez les mauvaises déboires d´une vie médiocre. C´est Noël. Réfugiez-vous ô mes chéris inconscients dans la somptuosité de mon Noël. Ce sapin n´est pas vraiment là. Comme il est beau cependant ! On s´y perdrait sans bruit, n´est-ce pas ? Croyez le. Dieu est une chimère intéressante. La bûche sera délicieuse. Remuez vos doigts dans le vide merveilleux. Engloutissez, gloutons, les copieuses frugalités de la table qui se dresse au-devant de vos palais, habitués depuis trop longtemps qu´ils sont à la mauvaise viande et l´eau corrompue et l´air corrompu. Amis, ô amis qui partagez mon Noël, on vous a vicié vos vices. On voulait vous soigner. On vous a contaminé. Mais là, là, là, dans votre crâne, l´adorable, oui l´adorable crâne, le regard de l´enfant, frivole gamin, il est là. Et la Mère Noël existe. Fût-ce par la grâce d´un régiment pachydermique, notre libération vengeresse ne demeurera point un projet inabouti.
Joyeux Noël.
== La Surface - Barcelone ==
La neige commençait de tomber sur la ville endolorie. Le souvenir des ruines du terrifiant singe s´échangeait, de sommeil en sommeil, avec frénésie et colère. Les flocons décrivaient la traditionnelle spirale des contes de fée. Mais les fées n´existent plus. Et c´est Noël que l´Espagne va tristement fêter. O la triste Espagne.
Seul Jaune observe, maussade et amer, la tristesse enneigée de la cité. Sournoise impuissance, agréable désespoir des soirs solitaires. Sans famille, pas de fête. Et la solitude est mon présent. Lenna... Lenna...
== Le Miroir ==
Le décor du palais n´était plus. Plus n´était rien. Ingrid écoutait une musique. C´était la mélodie nostalgique d´un passé toujours plus éloigné. I Will. Mais jamais non, jamais elle ne fera.
Il me faut un fer, pensait-elle. Un fer. Déchiffrer l´indéchiffrable et lire l´illisible. Découvrir le trop désiré secret. Qui suis-je bon sang? Qui suis-je ?
à vous la suite!
-Chapterving-
Conscience d´Ingrid : Bah devine!
Ingrid : Mais chais pas !
Conscience : Bah devine quand même !
Ingrid : Méééé j´vais pas inventer non plus !
Conscience : Bah essaye !
Ingrid : Et si j´y arrive pas ?
Conscience : Eh bah t´es nulle, c´est tout ! On va pas en faire un fromage.
Ingrid : Mais je sais même pas c´que c´est qu´un fromage ! Qu´est-ce qu´un fromage bon sang ? QU´EST-CE QU´UN FROMAGE ?
Conscience : Eh bah ma fille t´es pas futée, toi !
Ingrid : T´es méchante
!
Et elle s´écroula comme une fontaine en pleurant à larmes bouillantes !
== Asile - Grand Salon ==
Donc tout le monde mangeait et se marrait avec de la bouffe invisible, une table invisible, des décors invisibles, des cadeaux invisibles, des joies invisibles quoi. Comme le Père Noël !
Dirgni était super contente que son stratagème de la super illusion fonctionne. Sauf qu´elle repéra trois ombres au coin de l´autre bout de la salle et elles avaient pas l´air de se marrer autant que les autres. Alors Dirgni alla voir qu´est-ce que c´était que ces lascars là.
- Le coin de l´autre bout de la salle -
Z´étaient trois. Un français allure péquenot paysan, un espagnol poilu du dos, et un indien craintif. Recroquevillés, ils se mangeaient les doigts comme des bâtonnets de crabe. Tous trois étaient très surpris de voir la Mère Noël juste devant leurs p´tites frimousses de barjos.
Dirgni : En voilà des manières de s´isoler ! Toi ! (dit-elle au français) Comment t´appelles-tu ?
Le Français : Jean Ceryain.
Dirgni : Amnésique ?
Jean : Non, orphelin.
Dirgni [à l´espagnol] : Et toi ?
L´espagnol : Jossé Pluh.
Dirgni : Bah essaye de te rappeler quand même. T´as reçu un choc ?
Jossé : Nan, c´est une lettre de ma mère.
Dirgni : Et toi, l´indien ? Quel est ton nom ?
L´indien : Padnon.
Dirgni : Mon pauvre... On t´en donnera un
! En attendant venez tous festoyer avec nous !
Padnon : La squaw ment. Y´a rien à voir là-bas. On a que la crasse de nos doigts à lécher.
Dirgni : J´vois pas ce qui te fait dire ça.
Jean : Bah justement, nous non plus on voit rien.
Dirgni : Nan mais rien c´est déjà mieux que rien du tout !
Jossé : Qué pasa ?
Dirgni : Ah ! Vous voyez ! Jo... Jo... comment il s´appelle déjà
?
Jean : Euh je sais plus
.
Dirgni : Voilà merci, Jossé lui-même, y comprend pas ce que vous dites !
à vs!
Jean : C´est pas grave. Ca sert à rien de comprendre. J´en ai marre de devoir comprendre. Rien n´est compris parce que nul compréhensible n´existe. Il y aura toujours des jours heureux et des jours lâches. Si l´on est coincés dans cette étroite et insupportable cage de pierre, mieux vaut que l´on se suicide, sans un mot, mourir seul et sans ressource, mais mourir au moins, et laisser nous envahir, vague à l´âme, par le regret, la compassion, la sublime pitié, l´ignoble pitié, et le monstrueux non-dit, le regard muet mais le message bien là, et l´on ne se dira jamais rien tant que les autres seront là. Seuls ! Moi, seul, seul, si je ne demande que ça, je n´ai qu´une raison, un fardeau, une envie brutale : cohérence. Ce n´est pas cher quêter. Je ne demande ni richesse ni amour ni sauvage liberté, rien qu´un peu de cohérence. Seul avec mon âme. La regarder sourire. Et se priver des autres. Tant que je serai vivant. Célébrez-moi. La mort a l´heur de me plaire et je me plais, seul, à désirer la contempler. Mais seul, toujours seul, parce qu´il ne saurait en être autrement.
Dirgni : Tes émois se comprennent. Je ne les partage pas. Si un esprit fort comme le tien demeure en ces murs, c´est l´humanité entière de la cage de pierre qui s´écroule en même temps. Et finis les rêves de conquête, domination, nouvelle lutte pour le pouvoir, insupportable d´éternité et d´infini. Comprends que si je ne te tue pas, j´aurai à vous tuer tous. Et dans combien de temps ? Deux mois ? Un an ? Un demi-siècle ? Qui sait jusques à quand nous serons prisonniers. Je t´en conjure, raisonne-toi, ou je t´explose la cervelle.
Jean : Fais! Je ne demande que ça. Que ma mort soit un spectacle, je ne m´en formalise pas. Mais qu´elle soit brutale, j´y tiens. Et que Jossé et Padnon subissent le même sort pour que la communauté des hommes s´unissent dans le tragique de leur universelle condition.
Jossé et Padnon : Euuuh c´est marrant les trips métaphysique mais nous on est pas d´accord avec la dernière phrase là
!
Dirgni : Si tel est ton souhait, Jean, ils mourront avec toi
.
Dans un simple geste latéral, elle les décapita tous les trois.
Leurs corps recroquevillés se figèrent quelques instants et retombèrent sur le mur, tandis qu´un flot de généreux écarlate jaillissait en fleurs d´artifice de leurs cous tronqués. Cruelle esthétique du sang sur la misère blanche du condamné à mort, mort désormais.
Dirgni se retourna vers Gyala qui s´était approché sans un bruit de pas. Ses yeux autrefois gambadant, mornes désormais, le regardèrent sourire. Il souriait, l´impassible nègre. Et son nez frémissant semblait tout un discours.
Alors, pour la première fois de sa vie réelle, Dirgni eut peur. La promesse de Gyala commençait à porter ses fruits : elle devenait humaine.
Seb, à toi la suite!
- Chapterving -
putain... C´est biblique ce que tu viens d´écrire là nico. Bravo... J´écris tout de suite.
__ Le Miroir __
[Dans l´épisode précédent]
Ingrid : Mais je sais même pas c´que c´est qu´un fromage ! Qu´est-ce qu´un fromage bon sang ? QU´EST-CE QU´UN FROMAGE ?
Conscience : Eh bah ma fille t´es pas futée, toi !
Ingrid : T´es méchante
!
Et elle s´écroula comme une fontaine en pleurant à larmes bouillantes !
[Générique]
"Un jour je serai le meilleur dresseur
Je me battrai sans répit
Je ferai tout pour être v.... SBLAM !"
__ Nioustoria __
carnavale : Mais t´es con ou quoi ? tu t´es encore planté de cassette de générique !
apotheose : mais c´est pas ma faute! mon p´tit cousin est fan
!
carnavale : ouais, on leur fait dire c´qu´on veut aux p´tits cousins -_- !
apotheose : bon bah ça va ça va, ça y´est j´ai la bonne cassette.
__ l´histoire __
Ingrid : T´es méchante
!
Et elle s´écroula comme une fontaine en pleurant à larmes bouillantes !
[Générique]
"...oire et beautéééé
Des mots qui font rêveeeer
Des têtes qui font tourneeeer
Depuis l´éterni... SBLAM !"
__ Nioustoria __
carnavale : mais ? t´es con ? tu le fais exprès ou quoi ??
apotheose : mais c´est pas de ma faute si l´enregistrement a commencé en retard
!
carnavale : retard ou pas retard, donne-nous le bon générique
!
__ L´histoire __
...comme une fontaine en pleurant à larmes bouillantes
!
[Générique]
"Jarod a été enlevé dans son enfance par une entreprise appelée "Le Centre" qui s´occupe de recherches secrètes pour différents clients, et utilisent les caméléons à fin de résoudre certaines énigmes. Jarod est un CAMELEON, c´est à dire un être capable de simuler n´importe quelle situation et... SBLAM !"
[Générique]
"Tinky Winky ! Dispsy (hihihi) ! Lala (hihihi) Po (hihihi) ! Télétubbies ^^ (huhuhu) Tinky Win´... SBLAM !"
__ Nioustoria __
carnavale : apotheose, dernier avertissement
!
apotheose : ok ok
!
__ L´histoire __
...ouillantes !
[Générique]
"Perdue dans un miroir
Aux confins d´un cauchemar
Perdue au coeur d´elle-même
Egarée, rasée, blême
Courant dans les couloirs
D´un labyrinthe noir
Trouvera-t-elle un jour
La sortie de ce four ?? ?
NEW STORY !
[Fin du générique]
En se redressant, elle constata non sans stupeur que le parchemin de la recette était désormais complètement lisible
! Elle comprit qu´en pleurant chaudement, elle avait accompli un miracle.
En fait, c´est surtout que ses larmes avaient joué un rôle de catalyseur bioconcentrique permettant l´expansion moléculaire d´un révélateur nucléo-chimique afin d´assurer la trandégénérescence de la nature physico-bactériologique de la composition sub-nutritionnelle de la couche de papier, directement importée depuis le Mozambique dans une région excentrée du Pacifique Sud au moyen de charters fournis en énergie par le groupe TOTAL qui, d´après les sources de la rédaction, exploitent des mineurs coréens dans une cave secrète où ils sont fouettés tous les matins par des satyres n´ayant jamais reçu l´amour bienfaiteur d´une mère.
Les larmes avaient donc joué leur rôle, et le tout était lisible.
Ingrid : Hum, essayons de lire ça
...
Mais pas de chance ! En perdant la mémoire, Ingrid avait aussi perdu ses facultés intellectuelles : elle ne savait plus lire !
Ingrid : Ma parole, c´est un cauchemar ! Il faut que je trouve quelqu´un qui sache lire...
Eh oui! Mais comment trouver quelqu´un dans ce monde où tout était blanc et enfumé ? Où elle, fragile jeune femme sans défense, se trouvait isolée comme un phare dans l´océan ?
à toi la suite nico
Apotheose
Alors Ingrid pensa fort, fort, si fort à la présence d´un autre qu´ils arrivèrent par centaines et milliers et millions, une infinité de bulles d´êtres éclatant dans l´atmosphère comme une vive apparition.
En peu de temps, Ingrid fut débordée et emportée par une innombrable foule, foule costume, foule turban, foule couleur, et foule mille et une fois masquée.
Ingrid : J´ai compris ! C´est un Carnaval
!
Sans maîtrise de son corps, elle fut emportée dans la danse tandis que le vertige des tourbillons multiples, permettait à ses cheveux de repousser dans leur toute splendide noirceur. Ils s´allongeaient dans la festive spirale, quelques fois bouclant, et de plus en plus belle dans les bras de la danse effrénée, elle devenait sublime. Ses larmes, envolées. Ses joues prenaient la gourmande couleur des cerisiers chinois. Et surtout, surtout... Ingrid se remit à rire.
Elle ne comprenait pas pourquoi, ni au nom de quoi, mais elle riait. Elle aimait cette foule et cette musique, ces turbans et ces masques, ces inconnus adorés, et l´ivresse, ô l´ivresse, ses pieds ne se portaient plus, elle n´avait plus de pieds, c´était la grisante excitation, toute entière en elle. Et ses mains passaient de main en main, femmes, hommes, enfants, vieillards, amputés, prétentieux, malheureux, engagés, barbouillés, ambitieux, enthousiastes, pieux, grotesques, trapus, petits, charmants, odieux, multiples, singuliers, grosses, énormes, maigres, superbes, attirants, désirables, affreux, magnifiques, lâches, elle les contemplait tous, se gavait de leur contemplation, noyée.
Et dans sa féconde imagination, dans son féroce amour d´autrui, elle songea, oui sans doute qu´elle trouverait quelqu´un qui sache lire ici, sans doute, sans doute...
à toi la suite ^^!
-Chapterving-
__ Tunnel Souterrain __
L´invisible Multicolor tourmentait l´esprit de Castor en chantonnant les mêmes mots ce qui rendait vraiment le chemin de Castor très pénible.
multicolor (pas visible) : "j´aime les mûres quand elles sont mûres. Mûres mûres comme elles sont sous la dent, dures ! Et le mûr mur murmure aux mûres de mûrir ou de mourir, on ne sait pas trop !"
Castor: j´a... j´arrive pas à me con... concentrer dans.... cette bouillie de MERDE Oo!
multicolor : "Mûr tu n´es pas mûr pour mûrir ni mourir. Mûr mais qui est mûr ? Nul plus mûr que nul ne saurait mûrir assez mûrement pour mûrement démurer les obscurs recoins de ton esprit emmuré !"
Castor: QUE CETTE VOIX CESSE !! !!!
Multicolor : "Ne cessera cette sonate si et seulement si tu cesses de suivre ton insensé sentiment d´espoir"
Castor: Quoi ? Renoncer ? Jamais !
C´est en prononçant ces mots que Castor fut aveuglé. Il était tombé nez à nez avec la tête lumineuse d´un spot de lumière artificielle tenu sur un pied qu´il avait allumé en appuyant sur un interrupteur caché dans la boue.
Il comprit qu´il avait trouvé un lieu. La grotte finissait là. Fou d´un sentiment qu´il comprenait pas encore, il se réhabitua à la lumière, et dégagea l´entrée. Il comprit qu´il était en élévation au-dessus d´une salle. Il se projeta par l´entrée et atterrit durement sur le sol.
Il se frotta les fesses, se releva tant bien que mal, ouvrit grand les yeux, et constata qu´il était dans une chambre d´hôpital.
à toi la suite ![]()
Apothéose
Seul, il retroussa ses manches, enfin sa peau poilue, se gratta un peu le ventre, rota pour libérer tout les trop plein d´air non exprimés qu´il avait accumulés depuis douze jours qu´il avançait dans ce tunnel, et envisagea sa situation. Douze jours, douze jours ? Il ne savait même pas combien de temps s´était écoulé depuis que le grizzly et lui ils av... mais c´était inutile de ressasser les mauvais souvenirs. Maintenant, il fallait essayer de comprendre ce que signifiait cet innommable bordel.
Il n´y avait ni porte ni fenêtre, tout était clos. Et ça puait le formol. Castor tenta de réfléchir, n´y parvint pas, et finalement épuisé, décida de piquer un somme sur le lit en métal rangé au coin d´un mur sale. Sans même prendre le temps de songer ni à se toucher ni à sa foutue - bordel - trop-chiant-parce-que-c´est-compliqué de vie, comme tout le monde fait normalement avant de se coucher, il ferma les yeux et s´abandonna dans un opus nocturne n°64 en pet majeur. Les draps furent bruyamment aérés pendant tout son somme.
Dans son inconscient, Castor semblait entendre une foule de petites voix qui discutaient en riant, se félicitant, et projetant avec bonheur des rêves de réussite. Ouvrant les yeux subitement, il comprit que ce n´était pas un rêve.
Il y avait effectivement des voix.
Il renifla en regardant autour de lui, cherchant la source, l´origine, les petites voix étaient toujours là, imperceptibles en temps normal, mais bien audibles dans le silence.
Finalement, Castor repéra la grille d´aération qui faisait face à l´entrée boueuse de la grotte dont il s´était extirpé. Il grimpa sur le lit, s´assura d´avoir encore de quoi se donner une énergie propulsive, rétracta un rot, recula de deux pas, courut sur le lit, et péta avec vigueur tout en sautant dans les airs, s´élevant avec une vitesse proche du supersonique, il s´explosa la gueule sur l´armoire à pharmacie.
Décalqué contre le métal de la porte, son corps plaqué descendit doucement et il retomba par terre. Il constata l´étendue des dégâts, seulement trois côtes cassées et la rate explosée, donc rien de grave. Il remonta sur le lit, prit son élan, décida de viser la grille d´aération cette fois, refit le protocole d´usage pour tout bon décolleur, se propulsa, et fit éclater la grille.
Malheureusement, s´il avait pensé à la grille, Castor n´avait pas pensé à l´aération. Du coup, il fut tout de suite aspiré dans un long conduit au bout duquel l´attendait... un tranchant ventilateur
!!
à vous la suite!
- Chapterving -
(lol sébast, je redis "vous" au cas où les autres viendraient se pointer)
__ Les conduits d´aération : repère de la Mygale __
Vulvy était affaissée dans sa toile, découragée, prête à se laisser dévorer par l´abominable mygale. Mais ce fumet tout à coup ! Elle reconnaissait cette odeur reconnaissable entre toutes ! La putride odeur de Castor
! Il était là ! Quelque part !
Profondément dégoûtée, elle fut revigorée et au moment où la mygale allait la paralyser définitivement avec sa toile, elle fit éclater tous ses plus beaux feux ! La toile se consuma. La mygale fut aveuglée et cria atrocement. Vulvy détacha ses ailes transparentes emprisonnées et tenta de voleter pour s´enfuir mais la mygale la sentait, elle jetait des fils arachnéens partout pour choper Vulvy au vol. Mais l´odeur nauséabonde de Castor flottait tellement plus, sa présence était tellement là, mais bien là, que la luciole retrouvait toute son énergie. Pendant ce temps, la mygale continuait de crier, ne voyant pas que ses petits brûlaient eux aussi.
Alors un grand courant d´air se fit tout à coup. La luciole et la mygale furent emportées.
-- Le ventilateur --
Castor qui était suffisamment gros avait réussi à se retenir aux parois du conduit à deux centimètres de la double lame. Une grosse goutte de sueur lui coulait sur le nez. La goutte fut emportée par le courant d´air.
-- Le conduit, quelque part --
Vulvy n´arrivait pas à maîtriser son vol mais elle vit soudain une goutte d´eau lui exploser en pleine tronche. Une goutte de sueur ! Castor était de l´autre côté !
Alors elle se mit à voler de toutes ses forces à contre-courant. Mais la mygale lança un fil dans l´air pour tenter de la choper par les pattes. Et le courant d´air devenait plus intense.
-- Le ventilateur --
Castor se sentait faiblir, sa graisse floflotait dans l´air. Il lui fallait beaucoup de force aux pattes et à la tête pour tenir et ne pas se faire aspirer. Il décida de faire une nouvelle prière au Bon Dieu.
Castor : Mon pépé, si t´es en haut, que ton nom soit sanctifié et puis dans le livre des records si tu veux, que ta paix vienne sur la terre, au ciel, chez Sarko et sa femme, où tu veux, mais pour les siècles des siècles, sauve moi ma peauuuuu ! Amen
!
A peine avait-il fini sa petite prière qu´un truc hallucinnant se produisit !
à vs la suite ;)
Apothéose
Une magnifique lumière bleue volait à tire d´aile vers lui derrière la double lame du ventilateur qui tournait à toute vitesse.
Castor : Ca y´est, c´est Dieu
!
Mais il vit que la jolie lumière dans son approche était empêchée par une horrible mygale.
Le courant d´air vomissait désormais le vent par violentes, saignantes, et sifflantes rafales.
Castor, si indigné de voir une si belle lumière cyan se trouver si durement poursuivie par une si laide mygale, ne put réprimer un cri d´indignation !
Castor : Oh
!
Et la petite émission bucco-gazeuse verdâtre qui en résulta fut tout de suite concentrée dans le très violent courant d´air. La luciole évita le rayon nocif, laissant le soin à la mygale de tout recevoir à la figure.
La mygale fut tellement désarçonnée par cette arme secrète que ses sens, en tous points affolés, la firent tisser de tous côtés des fils. Un palais horizontal d´épaisses toiles d´araignées se développa à la vitesse du vent dans tous les recoins des conduits. Finalement un des fils s´accrocha dans une des lames du ventilo.
Il y eut un effrayant crissement, un abrupt son de torsion métallique, puis, l´étourdissant boucan d´un ventilateur arraché et cassé. Le courant d´air cessa.
Vulvy cessa de batailler dans l´air et tomba sur le sol du conduit, épuisée.
Castor se laissa retomber, chercha la lumière bleue des yeux, et finit par se focaliser sur ce petit moustique qui lui avait donné tant d´espoir.
Il la prit avec une maladroite délicatesse dans ses gros doigts tendres et bouffis. Cette couleur ne faisait pas de doute, cette aura ne faisait pas de doute...
Castor : V..? Vulvy
?
La luciole pendue à ses doigts se réveilla, redressa la tête, rouvrit les yeux, fatiguée, très fatiguée, et faiblement, lui sourit.
Vulvy : Castor
...
à vous la suite!
-Chapterving-
Euh Chapty j´suis dsl mais j´ai pas eu le temps de rattraper ^^´
Alors ça sera pour la semaine prochaine ^^´ Ou bien si vraiment j´l´ai pas fait, un ptit résumé ne serait pas de refus ;)
Mais j´le ferai.
A ce stade, je peux te le faire, le résumé, ma chère Tohru ^^.
Sorry pour tout à l´heure j´étais partie manger et j´avais oublié de mettre le statut ´^^
lol énorme votre trip suite d´hier les gars
!
Je m´y colle ^^
Castor fut pris d´un spasme d´émotion si intense qu´en reniflant fortement il aspira Vulvy !
Castor : Vulvy ? Vulvy ? Où es-tu ?
Vulvy (voix étouffée): A l´intérieur de toi, abruti !! Tain, ça schlingue ici !
Castor : Oh ma petite Vulvy, je suis si content de te revoir !
Vulvy (suffoquante) : Moi aussi, moi aussi ! MAIS SORS MOI DE LA !! !
Castor : Oh *ROTE* Pardon Vulvy ^^ !
La petite luciole fut rejetée dans le rot, noyée dans la bile de son pote.
Vulvy : Tain, on m´aura tout fait
!
Castor : atta, j´vais t´aider ^^!
Il la prit dans sa patte et l´essora comme une merguez pleine de jus. Une fois bien séchée, elle reprit sa bonne humeur et raconta à Castor tout ce qui s´était passé depuis le début. Castor n´était pas sans réagir !
Castor : Naaan Oo ?
[...]
Castor : KEUWOUAH O_O ??
[...]
Castor : Purée, j´y crois pas! UNE COCCINELLE ??
[...]
Castor : Eh bé
.... !
Vulvy : Voilà, tu sais toute l´histoire. Je suis bien contente que tu sois là. Raconte-moi ce qui s´est passé pour toi.
Et Castor raconta non sans occulter le passage avec le grizzly mâle ^^.
Vulvy : Incroyable ! Et tu as tout fait tout seul ! T´es un héros, mon Castor ^^ !
Castor : Oh si peu
!
Vulvy : Maintenant, comment sauver Lenna ? La pauvre a complètement perdu la boule.
Castor : Bah déjà ce lieu me paraît vraiment louche.
Vulvy : T´as de bonnes raisons de le croire. Ils l´ont vraiment torturée comme des malades. Plein d´expériences sur elle. J´ai failli...
Castor : Ouais, je sais, tu viens de me raconter, t´inquiètes. Et tu sais pas où y´a moyen de les trouver, ces sales médecins ?
Vulvy : Je suis coincée ici depuis j´compte-plus-les-jours. Donc, nan. Je sais même pas si Lenna est encore vivante.
Castor : En arrivant dans la chambre tout à l´heure, j´ai entendu des petites voix bizarres. J´ai cru que c´était moi. Mais nan, ça venait pas de moi. Ca venait des conduits. D´ailleurs, chut, tais-toi !
Et là, bah il réentendit les voix. Il avait pas rêvé.
Castor : Tu les entends ?
Vulvy : Oui, même plus fort que toi. J´ai l´ouïe plus fine.
Castor : Ca, ma vieille, t´en sais rien du tout !
Vulvy : Castor, nous sommes entre amis ^^.
Castor : Ouais mais t´as plus le pouvoir de me filer des mandales, donc, c´est moi qui commande !
Vulvy : Si tu me reparles sur ce ton, je te lance un sort qui te rend impuissant jusqu´à la fin de tes jours.
Castor : Tu... tu veux dire... que je pourrai plus jamais péter
?
Vulvy : Euh
oui c´est ça... JAMAIS
!
Castor : C´est du bluff
!!
Vulvy : C´est sérieux ^^ !
Castor : Bon, alors d´accord, t´as l´ouïe plus fine
...
Vulvy : Voilà qui est mieux ! Remontons le conduit maintenant ! Les voix ne sont pas loin.
= Dans Une Salle Secrète de l´Asile =
Tous réunis autour d´une table blanche, une équipe de dix médecins buvait du vin et mangeait des cuisses de poulet au jasmin caramélisé. La bouche pleine de sauce, ils n´arrêtaient pas de rigoler en s´envoyant des blagues vaseuses.
Médecin 1 : Tout marche comme prévu, c´est magnifique !
Médecin 2 : En plus, elle ne nous trouvera jamais ici ^^ !
Médecin 3 : L´expérience est vraiment concluante !
Médecin 4 : Mais au fait ? Où est...?
Médecin 5 : Préféré se retirer. Il n´aime pas trop ce genre de fête.
Médecin 6 : Mais après tout c´est Noël, non ?
Médecin 7 : Ne vous préoccupez pas du Clinicien ^^. Redonnez-moi plutôt une part de bûche au tiramisu !
Médecin 8 : Ne soyez pas égoïste ! Moi aussi, je veux ma part !
Médecin 9 : Attendez, ne vous chamaillez pas, je crois qu´il y a un invité parmi nous !
Médecin 10 : Ca par exemple, Multicolor ^^ !
Tous se retournèrent vers l´homme nain qui leur souriait, super sournois.
Multicolor : Bon appétit, messieurs. Je viens vous annoncer que votre Asile n´est plus si secret.
Les médecins : Comment ça ?
Multicolor : Castor a résisté à ma torture mentale. Heureusement, les autres nains me croient mort et Castor aussi. Mais il est désormais dans les murs. Et il a retrouvé son amie Vulvania sous la forme d´une luciole. Vous ignoriez sans doute qu´elle circulait dans vos locaux depuis des mois !
Médecin 4 : Quelle importance ? Si c´est Dirgni qui les trouve, elle les tuera.
Multicolor : Je crois que... hum...
ATTENDEZ ! ILS SONT LA !
Le nain pointait son doigt menaçant vers une grille d´aération en hauteur. Les médecins eurent juste le temps de voir une grosse ombre suivie d´une petite lumière bleue s´enfuir derrière la grille.
Médecin 10 : Rattrapez-les !
...: Ce sera inutile ! Nous sommes là!
Tous firent volte-face. Castor et Vulvy se tenaient devant eux, triomphants !
à vs ^^!
bonne suite ![]()
mwarf t´as même pas tout lu ^^
si ,si ^^