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a new story

tohru
tohru
Niveau 10
18 novembre 2005 à 22:49:02

un des chiponais l´avait laissé ouverte par mégarde mais non... Cette porte était bel et bien fermée. Alors Ingrid regarda partout autour d´elle pour voir si elle pouvait trouver une clé... Un objet doré... une barre brillante... un scintillement...

Non, rien. Elle ne vit rien d´autre que du rouge et le cuivre bronzé des cloches. Elle semblait de plus en plus perdue. Comment allait elle sortir de là ? Un chiponais avait fait disparaitre la porte par laquelle elle était entrée pour le remplacer pas un mur blanc des plus banaux. Il n´y avait que la porte violette. Peut-être qu´elle réussirait à défoncer cette porte ? Qui sait ?

Alors elle revint auprès de celle-ci. Elle tenta d´abord de frapper. Un toc-toc sourd s´en suivit. Ingrid s´était fait mal au doigts. La porte était trop épaisse pour que quelqu´un ne l´entende de l´autre côté. Et au vu de la taille massive des gonds, il était impossible pour elle de la faire tomber.

La seule solution qui restait était donc de chercher la clé dans toute la salle. Elle se mit donc à fouiller, les mains plongées dans le flot même du sang de ces chiponais inconscients. Et chercha, chercha... Pendant des heures...

Jusqu´au moment où...

-Toh-

(retour en force :))

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
18 novembre 2005 à 22:56:23

sympa Tohru :ok:

Un_poil_sur_leQ
Un_poil_sur_leQ
Niveau 7
19 novembre 2005 à 07:30:36

...une méchante bête aux cris épouvantables éclata de l´une des têtes des corps.

Méchante bête : Krapouiii Krapouiii Yaaaa Yaaa BEUUUH BEUUUH !

Ingrid : Oo...

Méchante bête : BAAAA boooo zou zou zou zou zou zou MiTi Ziiii KRAPOUIIIIIII !

Ingrid : [Tenter une communication...] Euh... Bonjour petit Krapoui ^^... Tu... tu veux manger mon doigt ?

Krapoui : Daaa Daaa :p) !

Ingrid : [Mauvaise idée] Euh... tu préfères pas un Nuts ?

Krapoui: Daaa Daaa :p) !

Ingrid : [Merde, j´ai pas de Nuts...] Euh... Tu me laisses aller en chercher un au Bar-Tabac et je reviens de suite ^^. Tiens, si tu veux je te prends aussi des cachous et des menthol Express.

Krapoui:...[se lèche les babines]

Ingrid : [Je pense qu´il le prend plutôt bien...]

Mais en fait...

à vs!
(Oué Tohru On The Back!!!! :fou: )

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
19 novembre 2005 à 18:02:08

...Krapoui était une évanescence anonyme. Et au moment où Ingrid allait le prendre dans ses bras, il disparut comme un trouble dans l´eau.

Etonnée, Ingrid oublia aussitôt ce qu´elle venait de voir. Il lui sembla quelques instants qu´il y avait bien eu quelque chose de grognant, de petit, de poilu, et de sale devant ses yeux mais le souvenir n´était plus qu´un point qui se rétrécissait et, bientôt, il n´était même plus question d´un passé quelconque.

Sans se retourner sur le massacre déjà évaporé de l´atelier des cloches fondues, Lenna revint vers la porte violette. Elle l´effleura de son index, laissant sous sa trace une poussière absente.

Elle s´amusa sans raison à dessiner une croix puis cracha dessus pour étaler le produit de ses glandes salivaires. Ainsi entreprit-elle de nettoyer toute la surface de cette porte couverte de poussière et d´acariens.

Pourtant, elle avait beau la nettoyer, la porte ne cessait de voir se reproduire miettes et pourriture sur sa face violacée. Au bout d´un moment, il sembla presque à Ingrid que la porte était vivante.

Sans démériter, elle persista dans son action, nettoyant, curant, astiquant, dépoussiérant, lissant, sans qu´aucun résultat ne pointât le bout de son nez. Et c´est seulement au terme de son trente-troisième lavage que notre sympathique amnésique finit par lâcher le premier indice d´un essoufflement bien compréhensible. C´est ainsi qu´Ingrid entendit les gémissements, faibles mais bien audibles, d´une voix déroutante, perdue derrière l´univers de cette porte dégoûtante.

"Aaahhhooooo aaaahooooo"

Ingrid : Ma parole, mais quelqu´un est enfermé là-dedans Oo !!

N´écoutant que son pied droit, elle donna un grand coup fracassant dans cette porte insolente et celle-ci s´évanouit dans un torrent d´étoiles filantes. Ingrid fut engloutie dans la salle suivante.

== La Salle du Prisonnier ==

Un homme assis, dos à elle, devant une table morne et grise, couverte de parchemins griffonnés, s´affairait, une plume à la main, le bras convulsé par une obsession monstrueuse : il écrivait.

Ingrid : Euh, monsieur, peut-on savoir ce que vous faites ?

L´homme : J´écris, j´écris, ne me dérangez pas. Encore quelques modifications et je serai en paix. Mon scénario sera publié. J´écris, j´écris, ce n´est plus qu´une question de phrase, de syntaxe, oh trois fois rien, un verbe, une syllabe, une virgule, une apostrophe, une broutille orthographique, canular de conjugaison!, je t´aurai oh mon style, mon beau style que j´aime et adore, toi que je cherche sans connaître. J´écris, j´écris, j´écris, mais ce n´est qu´une question de temps, vous verrez, j´écris et je ne vois pas d´autre interêt que mes doigts, ah les gentils artisans actifs et boursouflés des bosses, des blessures, des ampoules emplies de suc, oh toutes les petites écritures de la douleur sur la chair écrivant, comme c´est machiavélique, comme c´est charmant, ma foi que la vie est belle, qu´il est bon d´écrire, écrire, écrire, écrire pour en voir le bout, la fin peut-être jamais finie, écrite, écrite, écrite, oui, mais aussi pensée, oh trois cent fois pensée, dans ma tête, ma tête qui écrit, écrit, écrit, trois cent soixante-fois par jour toutes les vingt-quatres ma plume fait le tour de la table et j´écris, j´écris de peur de manquer de place, de temps, manquer de moi, oh moi qui ait si peur car l´encre s´enfuit à tire d´aile sur le papier jaloux qui garde tout pour lui, oh le vilain papier, habile et adoré, qui avale, engloutit, boit, assoiffé toute l´encre dont je le nourris, moi si généreux, si affamé dans cet endroit maudit, mais c´est indiscontinu, j´écris, j´écris, je n´en peux plus d´écrire, je crève et je m´adore, je rêve et je m´abhorre, c´est une calomnie, la plume est trop fébrile et la pensée trop leste, je suis écarquillé sur mon cerveau cosmique, je m´évade amusé jusque dans l´univers, j´imagine Vénus, Saturne, et Jupiter, et je suis si heureux que j´en oublie, hélas, que jeudi est le jour où tout part à la casse, mes papiers, mes stylos, mes notes, mes bonbons, tout s´en va tristement dans les flammes médiocres, ô les méchantes, mauvaises, malveillantes flammes qui guettent savamment le jour malencontreux où cette plume immonde, couverte de mon encre - qui est ma sève - et remplie de mon sang - qui est mon encre -, servira, ô le bourreau, à m´entailler le cou, à m´empailler sur place, à m´empaler sans trace, du sang plein les oreilles, dégoulinant, fumant, ignoble, et répugnant, ô le sang que j´entends pulser dans mon cerveau qui irrigue méchamment tous les gentils canaux de mon coeur débordant. Je suis ivre et hilare, cette vie si absurde, je l´aime, je la dévore, et elle me tétanise, me croque, me stimagtise, je suis un cercle concentrique, une mémoire en bissectrice, un tas ignoble, odieux, affreux, de détestables immondices. J´écris, j´écris, j´écris mais je suis fou de mon écriture, c´est fou comme je m´aime, fou comme je suis fou, fou de me sentir fou d´aimer ma folie, fou de joie d´être fou de me sentir fou de vous ô oui vous mes lecteurs qui ne me liront jamais et pourtant qui sont là, à guetter, comme les flammes, ma belle maladie, rongeuse et démoniaque, sublime, aphrodisiaque, ma maladie, mon coeur, mon être tout entier écrivant, écrivant, écrivant, écrivant, écrivant...

Ingrid : Je pense que je vais le laisser O_o ...

Et en entamant trois pas de danse, la salle du Prisonnier disparut, faisant oublier derechef tout ce qu´il avait pu dire et Ingrid ne s´en souviendrait jamais.

== Réalité Première - Les Funérailles de Multicolor ==

Prêtre Rose : Et c´est ainsi que périt Multicolor notre bon chef ô amen et benedicti sancti et nanus et spiritus et branlus masturbatus yézousse Christ Amen.

Les Communiants : Amen.

Prêtre Rose : Je vous invite, mes frères, à circuler devant l´autel sacré pour manger l´hostie sacré.

Il prit une fourchette, un couteau, et se découpa un bout du ventre, puis il prit la fourchette, la tendit à ses communiants qui faisaient cette tête là : O_o et leur dit :

Prêtre Rose (pâlissant) : Tenez ! Mangez, car ceci est mon corps... [Prend une paille, se la plante dans le nombril, l´enfonce] et Buvez ! Car ceci est mon sang... :malade:

Jaune d´Oeuf : Euh, Prêtre, t´as pas peur que ce soit too much là Oo ?

Mauve : En tout cas, il perd pas son sang-froid :rire2: !

Rouge : C´est sûr qu´on pourra dire qu´il y a mis du coeur :rire: !

Prêtre Rose : Je... Ghhh... Nan... Man...Mangez car ceci est m... m... mon corps et... et... Buv... Buvez car... car... ceci est mon... RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRGH :mort:

Les Communiants : .....

Un long silence.

...

Jaune : Bon...

Jaune : On organise les funérailles du prêtre ^^?

à vous la suite!
-Chapterving-

tohru
tohru
Niveau 10
20 novembre 2005 à 22:41:55

CHAMPOMYYYY !! ! :-d

LoL

(Bon que devient Blina ?! )

Dannyboy1911
Dannyboy1911
Niveau 10
20 novembre 2005 à 22:58:05

Je l´ai vue dans le bus hier soir.

chucky777_
chucky777_
Niveau 10
22 novembre 2005 à 01:40:30

--Réalité du mirroir--

Ingrid se trouvait maintenant dans une salle jaune, carré, avec une nouvelle porte au bout. Elle l´ouvrit pour déboucher sur un petit chemin surplombant des abimes insondables. Le ciel était couverts de nuages, l´air vrombissait. Pas convaincu, elle se retourna pour retourner dans la piece jaune mais la pièce avait disparue. Derrière elle s´étendait un chemin qui semblait infini. Alors elle avança prudemment. Le moindre pas de coté lui coûterait le vie. Elle marcha longtemps et fini par arriver devant un petit pic sur lequel une boule de cristal tenait en équilibre.

Boule de cristal : Bienvenue...

Ingrid : Euh merci... Qui es tu?

Boule de cristal : La question n´est pas de savoir qui je suis... mais de savoir qui tu es toi...

Ingrid : ...Bon alors où suis je?

Boule de cristal : La question n´est pas de savoir où... mais pourquoi...

Ingrid : Bon alors pourquoi je suis ici?

Boule de cristal : Toi? ...Mais qui est-tu?

Ingrid : Ingrid.

Boule de cristal : Connais pas.

Ingrid poussa la boule du pic, exaspéré. La boule roula un peu et s´arreta juste au bord du chemin.

Boule de cristal : Elle m´a fait tombé la pétasse! C´est vraiment une dinde! Quand je repense au temps que j´ai mit pour m´équilibrer! Elle mériterait vraiment qu´on lui rase la tête, qu´un pitbull lui déchicte la jambe, qu´on...quoi, déja fait?

La jeune femme poussa la boule dans les profondeurs des ténèbres. A ce moment là, plulieurs colonnes de nuages noirs qui peuplaient le ciel se formirent et commencèrent a converger vers la jeune femme.

C´est alors que...

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
28 novembre 2005 à 21:36:50

alez au boulot les newstoriens :ok:

tohru
tohru
Niveau 10
28 novembre 2005 à 21:44:36

--Nioustoria--

Chapter : mhh... quoi ?

Poil : quoi quoi ?

Chapter : j´ai entendu quelqu´un parler ? pas toi ?

Chucky : sisi j´ai entendu ! il a dit euh... il a dit quoi déjà ?

Tohru : j´ai mal compris j´avais mes écouteurs...

Chapter : T´arrives à dormir avec tes écouteurs ? Oô

Tohru : bah... ouais...

Guyz : bon euh, on peut s´rendormir là ?

Poil : ouais chuis fatigué ^^

Chucky : pourtant on fout rien...

Poil : justement, le manque d´activité a tendance à endormir les neurones, et le métabolisme par conséquent. N´est-ce pas ?

Les autres : ZzZzzzZz...

Poil : ...

--quelque part ailleurs--

Pendant ce temps Blina faisait quelque chose, quelque part ailleurs. Elle s´amusait beaucoup en effet ^^

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
28 novembre 2005 à 21:47:03

compris le message :ok:

tohru
tohru
Niveau 10
28 novembre 2005 à 21:50:59

mdr nan y´avait aucun message caché ^^

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
28 novembre 2005 à 21:52:24

ça veut pas dire ferme ta bouche et attends ? :rire:

ou alors j´ai mal compris ... 0_o

tohru
tohru
Niveau 10
28 novembre 2005 à 22:16:41

Nanan chuis pas assez inteligente pour passer des messages comme ça :p)

Bref... chais pas c´kils foutent les autres doivent être occupés, normal ^^

Alors là, la question se pose : Pourquoi toi, Tohru, tu n´écris pas ?
Et donc ma réponse sera : ben en fait... [Hors-Ligne]

Carnavale
Carnavale
Niveau 10
29 novembre 2005 à 07:57:55

-- Retour à l´histoire --

Ouh, moment d´égarement ! Parce que messieurs et mesdames tenez-vous bien ! Que l´action méritât d´être interrompue par un intermède Tohrien oh que vous n´en fîtes grand cas car sacrebleu de nom d´un pachyderme cette Tohrienne interruption avait de quoi se justifier ô la Suprême Justification en ceci que parbleu de corneboule c´était du lourd, oh oui c´était du lourd car qui sait qui peut savoir qui saura qui saura qui sauraaaaa qui saura me faire oublier dites moiiii je n´avais qu´elle sur Terre et sans elle ma vie sans elle je sais bien que le bonheur n´existe pas et tout ça pour vous dire que bourguignou de scragnagna bon sang de bonsoir c´est dramaturgicalement tragi-satirico-apolégétique ce que je vais vous raconter parce que voyez-vous si je reprends les choses dans l´ordre qu´il convient d´ordonner, toute la trame se trama exactement sur la tramation suivante ! Drôle de trame me direz-vous mais pourtant ô pourtant combien cent fois mille fois dix mille fois un million vraie !!

Ainsi la jeune femme poussa la boule dans les profondeurs des ténèbres. A ce moment là, plulieurs colonnes de nuages noirs qui peuplaient le ciel se formèrent et commencèrent à converger vers la jeune femme.

C´est alors que les nuages l´enveloppèrent comme la rhubarbe entoure la peau de la cacahuète au soleil de la rosée hivernalo-nocturne à l´heure où les perdrix sifflent le doux chant des abeilles qui sifflent oh les petites tziganes volantes à travers la vaste campagne, touffue et charnue comme une braise tiède, oh l´immense campagne un bon gros lit qui fait chaud au dos et une bonne grosse couette qui vous coconne les cuisses, et là, vous vous recroquevillez comme le serpent boa constrictor étouffe le chimpanzé et l´avale en entier comme ça d´un coup comme si la Terre disparaissait dans les abysses de ce venimeux gosier malfaisant.

Pour ainsi dire, Ingrid était enveloppée par les nuages et, jaunissant avec l´atmosphère bleutée des petites bulles gazeuses qui la rendaient légère, légère, oh la légère légèreté de son âme réfléchie au coeur de ce miroir du monde. Elle se sentit transportée dans une effluve impassible, le ciel s´offrant à elle, ô l´amant magnifique, le ciel étendu sur elle et les grappes lumineuses qui dégringolaient de la nuit déjà noire d´étoiles, dominée par la Lune impériale.

Une renaissance, un renouveau, une haleine fraîche dans l´univers, Ingrid en son intérieur cristalisait comme une gemme. En son acmé, la jeune femme éprouva le premier spasme, chutant alors, dégringolant avec les grappes, elle chutait, et les spasmes venaient colorer le monde en instants brefs et soudains, la lumière se faisait plus intense au fur et à mesure que la masse de son corps s´écroulait dans la moite atmosphère de la pesanteur retrouvée et c´était beau, c´était très beau, ça.

Quand elle retomba...

à vous la suite!
-Chapterving-

Apotheose
Apotheose
Niveau 5
29 novembre 2005 à 18:42:26

...le ciel s´affaissa sous ses fesses en suçant sans cesser sa sensasse sangsue sanguine et maladroite ^^!

_Nioustoria_

carnavale: bah ça veut rien dire
apotheose: oué mais c´est joli
carnavale: oué mais ça veut rien dire
apotheose: oué mais c´est joli
carnavale: n´empêche que ça veut rien dire
apotheose: même si c´est joli quand même!
carnavale: ouais, quand même

_ Monde du Miroir _

En reprenant ses esprits sur une herbe fraîchement coupée, Ingrid réalisa qu´elle était dans un cabinet de dentiste où un arracheur de dent qui la maintenait attachée sur un lit d´hôpital, couvert d´herbe donc, était en train d´approcher son effrayante tenaille!

Ca vous fait peur, hein ? Vous m´en direz tant.

Alors Ingrid pensa très fort à manger et clac-clac mangea la tenaille et la main de l´arracheur devenu vert de ouille ouille ça fait maaal. Avec sa grande force parabolique, toujours sur son siège de dentiste, elle l´arracha du sol, toujours attachée, et commença à tournoyer avec pour faire une toupie dévastatrice. La pièce de l´arracheur fut sans dessus dessous mise wouuuh en l´air comme au Futuruscope sauf que là c´était le monde réel.

Quand la toupie cessa, le dentiste s´était fait tornadé sa peau et n´était plus qu´un tas de chair sanguinolent étendu tout mort sur un casier judiciaire dépucelé. Ingrid ferma les yeux et reconnut aussitôt la musique de Chopin. Ouais, elle se rappelait des valses de Chopin.

Alors elle rouvrit les yeux et vit qu´elle était dans un nouvel endroit, très éclairé, garni de spots rouges fluorescents. Un pianiste beau comme un coeur jouait avec passion sur un magnifique piano d´ébène et de bronze. Chopin aaah Chopin qui ressuscitait dans la caisse de résonnance sous les doigts de ce magicien des touches blanches, subtil séducteur de leurs copines les touches négresses toute en suie.

Le pianiste qui fermait les yeux ne s´aperçut pas de la présence d´Ingrid, pas plus que celui du samouraï taliban islamique irlandais qui, muni d´un monstrueux sabre recourbé et coiffé d´un turban aussi gros que la tête de Laurence Bocollini, apparut en se fondant dans un reflet de lumière rougeâtre, fonça sur le pianiste et lui trancha les mains, en plein jeu ! Elles tombèrent sur le sol comme des balles de caoutchouc, coupées et crispées dans un jeu encore bien vivant, et si passionné !

Le pianiste : Oh, ce n´est pas grave ! J´en ai d´autres ^^ !

Aussitôt, de nouvelles mains naquirent comme des fleurs de ses manches ensanglantées, faisant disparaître les moignons au profit de belles mains, encore plus belles qu´avant, munies de sept et neuf doigts chacune! Ce n´est qu´à ce moment-là qu´Ingrid se retourna et vit derrière elle une montagne de paires de mains coupées qui continuaient à jouer, autant de remplacées pour autant de remplaçantes.

Elle s´en amusa et voulut faire son marché. Mais à peine eut-elle touché un doigt de la première main tangible que la montagne s´effondra en poussière, emportant avec elle toute l´ivresse de la musique de Chopin.

L´obscurité complète qui en résulta ne dura qu´un laps de temps même pas déterminé. Un tic-tac mécanique se déclencha quelque part autour d´elle, quelques gémissements, des cris joyeux d´enfants battus, des flatulences éléphantesques, et des grignotements, probablement ceux de pirhannas nettoyant et polissant sagement le squelette d´un méchant vendeur de sandwich au beurre de cacahuète.

Ingrid se débarrassa de son siège de dentiste qui, de toute façon, s´engouffra dans le nulle part qui circulait sous ses petits pieds amnésiques. Elle marcha, renifla, et sourit. Une cuisine n´était pas loin. Elle se mit à courir aussi longtemps que la Terre a de nuits devant elle. Et arrivée à bon port, elle ne découvrit qu´un distributeur de Pépito.

Heureusement passa une vieille dame courbée sur une canne de caoutchouc un chapeau couleur d´ananas sur sa tête maigrelette. Ingrid tenta la technique de la naïveté.

Ingrid: Ola Madame !
La vieille dame: Eh bien?
Ingrid: Z´avez l´heure?
La vieille dame: Naturellement, il est XhXX.
Ingrid: Ouah chaud Oo !
La vieille dame: Qu´est-ce?

Ingrid: Nan, z´y êtes pour rien, c´est juste qu´à l´heure qu´il est j´aurais sans doute pas mon train!

La vieille dame: La gare est à deux années-lumière d´ici. Vous êtes jeune, vous l´aurez.

Ingrid : C´est pas ça. Le temps d´faire la queue et tout pour choper le billet. En plus il me manque 20 centimes...

La vieille dame: Vous avez besoin de 20 centimes c´est ça?

Ingrid: On peut rien vous cacher m´dame

La vieille dame: Et cela vous arrangerait bien que je vous donnasse 20 centimes, c´est ça ?

Ingrid: Pour sûr qu´vous êtes une mamie lucide, m´dame!

La vieille dame: Vous comptez donc sur ma générosité et sur mes 20 centimes?

Ingrid: M´dame, s´rait trop d´honneur!

La vieille dame: Mes 20 centimes, les bien même 20 centimes qu´il me faut pour pouvoir acheter le pansement qui permettra à mon petit fils de ne pas crever d´un cancer du tétanos des sinus ?

Ingrid : Eux-mêmes m´dame :-) !

La vieille dame: Eh bien, dans ce cas, c´est de bon coeur que je vous les refuse^^!

Ingrid : Z´êtes trop bonne m´dame ^^! Z´êtes mêmes trop vieille.

La vieille dame: Ah que voulez-vous ma jeune amie, nous autres, vieux et jeunes, devons nous cracher les uns sur les autres, la générosité n´est plus de ce monde ^^!

Et elle se jeta dans le vide qui lui tendait les bras non sans lâcher un joyeux éclat de rire sénile et bienveillant.

N´ayant pas parvenu à ses fins, Ingrid dut se résoudre à défoncer le distributeur. Seulement en croyant saisi un pépito, elle attrapa une poignée, qu´elle actionna sans le désirer, même si au fond d´elle, cette poignée devait bien vouloir signifier que les poignées manquent au monde et ça, c´est un problème de société.

Toujours est-il qu´en activant cette poignée, le distributeur et toute la poussière d´étoile autour se mit à défiler comme des figures de machines à sous, celles qu´on trouve à Las Vegas, dans n´importe quel casino en fait. Le décor ayant fini de faire son show, le hasard du jeu voulut qu´Ingrid se retrouve dans une cuisine tenu par un Chef bougon et donc, cliché.

Le Chef: Plus vif le battement! Plus leste! Mais avec délicatesse aussi! Sauvage, ignare, bouffon, cireur d´huîtres, moule à gaufres, trompe de pachyderme, cancrelat inutile! Vous n´y connaissez rien!

Ingrid: Monsieur, on peut vous aider?

Le Chef: Ouais! Je sais qui vous êtes! Vous allez m´aider à préparer le fondant au chocolat pour ce soir.

Ingrid: Y´a quoi ce soir?

Le Chef: Le Truc.

Ingrid: Quel Truc?

Le Chef: Bah le Truc quoi. Chorus fait une petite fête entre rois.

Ingrid: Chorus ? Qui est-ce ?

Le Chef: Le Roi du Miroir, pardieu! Tu descends d´où, toi? La Lune?

Ingrid: Entre autre...

Le Chef: Arrête de faire ta fainéante et va voir plutôt du côté de la casserole made in Chocolat voir si j´y suis pas en train de te faire goûter de mon rouleau à pâtissier!

Ingrid: Oh pitié, ne me battez pas!

Le Chef: Qui parle de taper Oo?

Ingrid: Vous allez me taper moi!

Le Chef: Je vais me taper toi, oui c´est vrai. Allez viens!

Ingrid: NAN!

Le Chef: C´EST UNE ETAPE NECESSAIRE DE LA RECETTE! TU PEUX PAS Y ECHAPPER, BOURRIQUE :( !

Ingrid: Mais m´en fous, même si y´a que pas pouvoir qu´on peut, je veux quand même, alors ouste, fi, du balai, bouche-trou de malheur! Amène-moi donc plutôt voir ce Chorus.

Le Chef: T´as raison, lui il t´expliquera mieux la recette que moi.

Ingrid: Et comment!

_Réalité Première, l´Asile_

Dirgni s´approcha d´un micro et se mit à parler.

Dirgni: Oyé les petits fous. L´asile est à moi. Vous allez tous crever. Fin de transmission.

Elle éteignit le micro, rigola en se tapant dans le ventre, ralluma le micro.

Dirgni: Allez, chiez pas dans vos frocs, je viens en paix. Je me nomme Dirgni et je suis votre nouvelle reine. Mon objectif Alpha : faire disparaître toutes les femelles de la planète depuis ce seul asile bien planqué sous terre. Mon objectif Oméga : me faire féconder par tous les mâles restants telle une reine abeille parmi ses ouvriers. Principe Epsilon : je vais repeupler la Terre à l´image de mon programme génétique! Ahah! On va rire. Fin de transmission.

_Conduits d´aération_

Vulvania arrêtait pas de pleurer comme une madeleine, la douleur passait pas. Heureusement, une petite coccinelle passa par là et Vulvy comprit que si coccinelle y´avait, oxygène y´avait, donc sortie pas loin. Qui dit sortie dit SOS qui dit SOS dit on sort Lenna de ce pétrin psychosomatique et on peut dès ce soir aller manger tranquille chez Dédé, font des super bonnes pizza !

Mais la coccinnelle était en réalité un micro-émetteur mouchard qui, placé par les médecins survivants au carnage de Dirgni, et qui organisaient la résistance dans l´asile, permettait de signaler les moindres faits et gestes des moindres êtres existants et reniflant. Alors, Vulvy sourit et voulut sympathiser avec la coccinnelle mais à peine eut-elle fait quelques pas que la minuscule bébête rouge tachée au noir lui lança des rayons laser dans la gueule, juste pour l´exterminer!

Vulvy d´abord surprise, riposta alors en...

a vous la suite
Apotheose

(Maintenant tu peux arrêter de me soûler Nico ;) )

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
29 novembre 2005 à 18:53:58

La vieille dame: Mes 20 centimes, les bien même 20 centimes qu´il me faut pour pouvoir acheter le pansement qui permettra à mon petit fils de ne pas crever d´un cancer du tétanos des sinus ?

Ingrid : Eux-mêmes m´dame !

La vieille dame: Eh bien, dans ce cas, c´est de bon coeur que je vous les refuse^^!

Ingrid : Z´êtes trop bonne m´dame ^^! Z´êtes mêmes trop vieille.

ptdr :rire:

Un_poil_sur_leQ
Un_poil_sur_leQ
Niveau 7
30 novembre 2005 à 08:05:18

...se parant d´une carapace comme un bouclier! Mais le laser était plus fort et la carapace fut foutue !

Vulvy : Euuuuuuuuh BON ! TU PEUX PAS TE CALMER, PETITE COCCINELLE ??

Mais la tite coccinelle lui répondit pas et commença à se transformer en une plus grosse coccinelle qui faisait toute la largeur du conduit d´aération et cette fois elle avait des dents et une langue baveuse! Et avec ses gros yeux noirs, c´est pas que c´était franchement flippant mais un peu quand même !

Alors Vulvy battit en retraite mais le problème c´est que comme elle était luciole, impossible de pas la repérer dans le noir et la coccinelle grossissait toujours plus devenant toujours plus monstrueuse! Elle commençait même à rigoler en se léchant les babines.

Alors dans la course qui laissait derrière elle un tit tracé lumineux comme la Fée Clochette, Vulvy fit une brusque volte-face et fonça dans le sens inverse en direction de sa poursuivante pour finalement rentrer dans sa bouche sans qu´elle relâche sa mâchoire !

Une fois dans l´organisme de la coccinelle mutante, elle découvrit tous les micro-processeurs, les fils rouges, bleus, verts, les câbles électriques, le canon laser planqué dans l´abdomen, bref une vraie Batcave! Alors Vulvy concentra sa magie lumineuse et se fit exploser en une énorme vague qui non seulement provoqua un court-circuit dans la machine mais en plus la fit littéralement imploser !

  • SBAOUMMM*

Une grosse fumée noire envahit les conduits d´aération qui aéraient plus tellement et l´eau répandue se reforma sous la figure de Vulvy la luciole.

Alors...

à vs!
(i´m back)

guyzmo_7
guyzmo_7
Niveau 10
30 novembre 2005 à 17:52:36

Carnavale Posté le 12 novembre 2005 à 14:58:46

Avant de suiter, je tiens à féliciter les deux auteurs des deux dernières suites absoluments radieuses!!

Chapeau bas à Poil pour la réincursion attendue de la fantaisie dans l´histoire, surtout pour un moment plutôt difficile à traiter.

Ensuite, chapeau bien plus bas encore, davantage tourné vers le sol à Mister Nico qui réussit ici une suite d´une rare intensité dramatique, amenant un rebondissement génial qui promet sacrément pour la suite! C´est avec encore plus de plaisir que d´habitude que je vais suiter à la suite de Monsieur Guyz. Je suis vraiment sur le cul! La saison 7 démarre très fort, et on ne peut que souhaiter qu´elle se perpétue sur le même mode !

T´as toujour les mots pour motiver tes troupes, n´est ce pas chapter? Tu m´as manqué.. Non.. NS m´a manqué.. alors.. je lis et je suite si j´ai le tps, .. je le trouverai.

Salut à toute la troupe, Toh, Chapter, Poil, HaZck, answer, Apotheose et biensur.. Blina. J´espere n´avoir oublié personne..

answer03
answer03
Niveau 10
30 novembre 2005 à 18:02:36

Je rouille. Désolé pour ce petit écart, c´était juste pour vous prévenir que je compte revenir dans les jours à venir :o))

guyzmo_7
guyzmo_7
Niveau 10
30 novembre 2005 à 18:06:08

En se transformant en luciole, elle s´était envolée, évitant tous les morceaux de pierre et de cristaux de vitraux qui s´effondraient dans la chute de la cathédrale. Elle avait projeté une poussière suffisante pour permettre à Castor de survivre sous les décombres. Mais aussi elle avait vu le corps de Lenna se laisser tomber dans le vide, elle avait vu le fossé s´ouvrir sous le corps de l´héroïne, et elle-même avait été attirée par un courant d´air puissant qui l´avait projetée dans le vide. Elle voyait toujours le corps de Lenna s´enfoncer dans les profondeurs d´huile noire du fond inconnu de ce vertigineux abîme. Elle avait tenté de voler à tire d´aile jusqu´à son amie pour lui faire bénéficier d´un sort protecteur. Elle avait permis l´apparition salvatrice du trampoline, hélas trop vieux pour permettre un rebond suffisamment satisfaisant, et c´est elle également qui avait réussi à libérer le corps de Lenna de la cyanure inoculée dans les coups de fouet de Benni et qui avait paralysé tout son corps.

Bravo, je n´sais pas si c´était prévu au moment ou tu l´as dit sans expliquer, que tous les personnages s´en étaient sortis, mais ce retour en arrière est vraiment bien mené, on comprend mieu ce que faisait un trampolin dans les sous terrains du QG de pigef. Alors bravo, bien mené, ça fait vraiment plaisir de voir que même les phénomènes les plus naturels (dans NS) sont tout de même élucidés pour plus de crédibilité.

Plus tard, je vous expliquerai comment chapter a pu se remettre de tout ce que j´ai pu lui faire subir. :p

Je continue ma lecture et je post au fur et à me sure pour dire ce qui me plait.

ps: chapter, je n´peux pas te dire tout ce qui me plait dans ta suite, dsl.. mais en général il n´y a jamais rien à redire dans tes suites qui dans un style bien particulier (glok oui :p ) nous font vivre un bon moment.. Si je devais poster à chaque fois que je trouve quelque chose qui me plait... je me ferai surement bannir pour flood :p

A tout de suite =)

La vidéo du moment