Po grand chose à rajouter, vous êtes des idoles, continuez comme ça parcke poï jen chiale une tsé d´en rigoler. Grandioses vous!
lol c´est clair qu´on peut dire que karnac le dernier morceau que vous avez pondu... ! c´est que du plaz ! Moi aussi chuis fan des premières heures, dommage qu´on ai pas pu continé à écrire ak vous ;) ! mnt, me demande cki va se passer pour conclure tout ça !
bon yzon tout dit et vu ke je conclus la tite séance dédicace des fans du québec lol bon ché pas si zetes au couran mais ici votre histoir c une star enfin yen a bcp ki lisent dans la fac et zavé du succès. mon perso préféré beuh bah c lenna suis pas original mais elle est tro kiffante cette blonde lol allez bon nerf pour lapotéoz ^^!
Merci chers fans, je tenais à vous remercier de votre soutient. Merci merci ^^
*Sbam*
(au passage, j´comprends tout ce que vous dites
)
== Chez les Auteurs ==
Il faisait noir dans le vaisseau. On accusait une coupure de courant donc forcément Guyz ou Tohru. Mais l´ombre venait d´ailleurs. Etait-ce Poil qui redécouvrait les joies de la lampe de poche braquée sous le visage pour donner des allures vampiriques et diaboliques à ses traits. Nul ne le sait.
Chacun était en attente. La lumière disparue. Et ce couple de silhouettes inquiétantes, cet étrange duo de mots, d´idées, et de sentiments formé par Hazck et Chapterving. Ils écrivaient à la timide lueur d´une bougie inspiratrice, qui n´allait pas tarder à mourir pour renaître aussiôt sous les traits d´une de ses semblables.
L´attente trônait en ces lieux où jadis le feu et la gaieté régnaient. Le vaisseau était comme contaminé par l´influence tapageuse d´un sinistre silence, un silence de doutes, un silence, un concert de respirations haletantes et transpirantes.
Seuls s´entendaient les petits grignottements de la plume d´Hazck sur le papier jaunâtre et précieux, encore vierge d´impressions et de lecteurs.
C´est alors que trois coups retentirent avec fracas à la porte du vaisseau endormi. Guyz alla ouvrir et, stupéfait, laissa entrer trois individus dont le visage et le corps disparaissaient sous des imperméables gris et autoritaires assortis à des chapeaux froids et totalitaires. A leurs cous pendaient d´effroyables croix chrétiennes.
L´individu au regard sombre qui semblait commander les deux autres leva la voix et n´eut que ces mots :
"Mesdemoiselles, les locaux de la présente rédaction sont saisis par l´Institut des Histoires Authentiques. Vos scandales ont assez vécu. Tous à la potence!"
Des policiers armés de gourdins et de revolvers dissuasifs envahirent tout le vaisseau, ne laissant en aucune manière le temps aux auteurs de réagir. Blina tenta de s´évader avec Poil en se noyant dans le tout à l´égout mais on les repêcha avant toute tentative. Guyz essaya de les embrouiller mais se fit plaquer contre un mur et fut efficacement menotté. Ses doigts se tordèrent convulsivement dans cette impossibilité atroce de ne plus pouvoir écrire. Tohru essaya de désarçonner ses adversaires en criant le plus fort possible et en se précipitant sur sa batterie pour faire éclater toutes les ampoules du vaisseau - ça servait pas tellement à grand chose vu que les plombs avaient déjà sauté -. L´éclatement des verres sphériques blessa les yeux de ceux qui tentaient de s´emparer d´elle. Elle fila et voulut courir à toute allure pour partir dans une capsule évasive d´urgence mais le Chef de l´IHA bloqua le système et pulvérisa trois litres de gaz soporifique dans la capsule où elle s´était déjà installée et où elle tomba inanimée, inconsciente.
On se jeta sur Hazck et Chapter mais ce dernier menaçait et faisait reculer ses adversaires avec la bougie qui tremblotait de mort. Lorsqu´elle rendit son dernier souffle, les gardes prirent une corde épaisse et puante pour enserrer les deux malheureux auteurs. Hazck, le poing levé, révolté, eut l´opportunité extrême grâce au temps que Chapter avait gagné de faire un papier d´avion de la copie de son chapitre d´apothéose achevé et de l´envoyer filer vers l´écran de réception mondiale, à la barbe et aux yeux de ces inspecteurs très peu orthodoxes.
Chapter avait été assomé et était traîné jusqu´à la fourgonette. Seul Hazck, une trainée de larme généreuse sur la joue indignée, était encore assez conscient pour jeter son plus authentique regard contre le chef de l´IHA. Et dans un crachat, il lui lança, impassible et héroïque :
Hazck : Longue Vie à Notre Histoire ! A vécu, vit, et vivra New Story ! Pour toujours, pauvre fou, pour toujours!
Et l´inspecteur-chef, amusé, sortit une seringue et lui planta méchamment dans le cou, achevant d´endormir totalement l´auteur auréolé d´une beauté étrange et innommable.
En sortant du vaisseau désormais vide et déserté, le fourgon de la potence rempli des corps inconscients de toute l´équipe d´auteurs, le cruel personnage eut un petit regard méprisant et vaguement amusé. D´un ton tranchant, il ordonna à ses hommes, en fermant la portière du conducteur :
"Brûlez tout."
Et tandis que les hommes de main prenaient des bidons d´essence et commençaient à en recouvrir le vaisseau, le fourgon prisonnier démarra dans un ignoble et retentissant vrombissement, s´éloignant et s´enfonçant à une allure ténébreuse dans les abysses de la nuit privée de lune, et d´espoir....
Au même instant, les milliers de fans, avides, et émerveillés, découvraient les dernières lignes du destin de Lenna et de ses amis, en retransmission directe.
- Blina -
== Chez Pigef ==
Mal aux muscles du dos. Contractions. Flétrissures. Pétrir la pâte de mon ventre. Pétrir les envies de mes envies. Aller prendre le téléphérique un jour. Le funiculaire. Musique luxe et bouffe. Beaucoup manger. Jouir de la vie, aimer les petits fours. Gargouillis de l’estomac. Pétasse violable, culotte portable, la moiteur de mon sexe contre la douceur de ton pubis de vierge frivole écarte les jambes laisse-moi te faire jouir orgasme de tes cuisses échauffées et tendues à saisir dans toute leur courbe appliquée à la paume de ma main qui veut, qui palpe, qui frémit de ce contact fantasmé, cette sensation excitée court-circuitée de désir et de recherche, d’œil affamé longtemps frustré enfin satisfait mais en rêve non en cauchemar en cerveau en crâne. Spasme du ventre qui fait sa danse orientale seins dans la ronde paupières fermées bouche à demi close murmure d’un plaisir voulu mais en rêve en cauchemar en crâne. Ecriture d’une tension, tes cheveux, tes cils, tes joues, ta viande mise en forme pour enjoliver mes intentions, j’écris, je te veux, je jouis de ton absence, toi ignorante de ce que tu jouis et subis en ma présence en rêve en cauchemar, en crâne. Tu crois quoi ? Tu es déjà morte. Saduk va lancer le signal. Et tu seras dévorée, réduite en charpies, un beau tas de lambeaux sans âme, des morceaux de viande irrigués de ma semence purificatrice, et je serai vengé, et je dévorerai avec délectation la chair qui fut la tienne, cramoisie de ta belle et sublime colère. Ma bouche dégoulinera de ton sang impur et agressif, de tes veines ouvertes que j’aspirerai à la manière des spaghettis. Ton corps rejoindra enfin le mien, tout entier, et finie l’incommunication, finis les aspérités de la vie de couple, finis les atroces malentendus. Quand ton sein craquera sous ma dent illuminée, l’afflux de mon sang donnera aux couleurs de mon sexe les nuances du triomphe et de la béatitude retrouvée. Tu seras ma femme. Mon intérieur. Mon irritation du cœur. Car je te hais avec toute la puissance du ventre. Sale goût que tu as ! Cracher le goût qui est celui de tes yeux ! Laisser aux hommes le soin de te. Viens, stupide femelle, viens, je n’en puis plus, il faut que je te tue…
== A l’orée de la Forêt des Noix de Pécan ==
Saduk, debout et intentionnellement menaçant sur la cime du hêtre le plus élevé de l’épique forêt, se tenait fier et impassible. Suffisamment loin d’eux, il pouvait à loisir les provoquer sans craindre, et avec raison, la moindre riposte.
Saduk : À partir de maintenant, vous avez deux choix. Soit vous vous rendez et l’on vous tue. Soit vous ne vous rendez pas et mon armée de braves bêtes se jette sur vous et vous réduit en tas d’os bien polis.
Castor : T’appelles ça une alternative ??
Saduk : J’appelle ça un chouette compromis.
Lenna : Moi j’ai une autre proposition. Je te descends, je t’éclate la gueule contre un rocher et je te donne en pâture à tes hyènes.
Vulvy : Pas mal, c’est stylé ça, Lenna !
Saduk : Vous n’avez pas beaucoup d’imagination ! Tout compte fait, je ne vois pas pourquoi j’attendrais plus longtemps…
Il prit son sifflet. Un cri sans âme tronçonna l’atmosphère et de toutes parts s’éleva en symphonie pastorale une impressionnante cacophonie de rugissements, barrissements, hennissements, aboiements, hululements, bourdonnements, glapissements, grognements, beuglements, hurlements, bêlements, mugissements, piaulements, bramements, miaulements, blatèrements, feulements, ronronnements, jappements, grondements, chuintements, roucoulements, croassements, sifflements, jasements, râlements, babillements, gloussements, ricanements, chicotements, couinements, grommellements, nasillements, piaillements, craquements, jacassements, pépiements, gazouillements, bourdonnements, vagissements, et surtout des cris. Mais pas n’importe quels cris. C’était des cris… d’ANIMAUX !
== Fourgon des Auteurs ==
Guyz : C’est vrai ? C’est vrai ? Des animaux OO ??
== A l’Orée de la Forêt ==
Lenna applaudit lentement avec un grand sourire.
Lenna : Bravo. Maintenant tu vas devoir mourir ^^. C’est trop dommage…
Les lions, les hyènes, les ours, et les libellules s’élancèrent dans un mouvement horizontal funèbre et rapide, les yeux explosés d’anonyme violence, sur les héros.
Ils se rapprochaient toujours plus quand Castor pensa à un truc.
Castor : Aaah ce truc ! Ca m’est revenu ^^ !
Et les animaux se rapprochaient, se rapprochaient, dangereusement !
Lenna : Il faut qu’on fasse quelque chose…
Les animaux étaient là, sveltes et élancés, rapides comme l’éclair, prêts à se jeter sur eux !
Vulvy : Après tout ça, faudra penser à se faire une bouffe quand même, hein…
Oui, le danger de leur approche à ces animaux était incroyable, ils réduisaient chaque fois la distance qui les séparait d’eux.
Lenna : Ecoute, je connais une très bonne adresse où on a mangé avec Castor, c’était un ré-gal !
Mon dieu, mais c’était horrible, ils étaient vraiment près !!
Castor : Ouais, Chez l’autre Enflure. C’est stylé leur bouffe, là-bas.
J’ose à peine imaginer ce qui allait se passer car oui les animaux étaient à deux doigts de les atteindre !
Vulvy : Pourquoi on n’irait pas plutôt à l’Entrecôte ? Y a mon pote Marcel Pan, le cousin de Peter, qui fait affaires là bas. Le cassoulet est hors de prix mais qu’est-ce qu’on bouffe bien !
Cette fois, c’était fatidique, ils se jetteraient sur eux, tellement on sentait que la fin était proche, et il n’y aurait plus rien au monde qui pourrait les faire revivre.
== Fourgon des Auteurs ==
Guyz : Sauf les auteurs.
Hazck : Ouais sauf les auteurs…
== The Story ==
Alors le premier lion rugit, fit surgir ses griffes et bondit sur Castor.
Mais ce dernier qui était très amical lui fit un gros câlin et reçut aussitôt ses caresses affectueuses.
Lenna : Bon, lui déjà, il est immunisé. Mais pas nous !
Les hyènes bavaient et ricanaient en se rapprochant des deux demoiselles, la faim pendue au bout de leur grise langue.
Lenna : Psst, Vulvy, et si tu leur faisais le coup de la destruction là avec tes trucs de magie ?
Vulvy : L’histoire serait finie, je peux pas me permettre de gagner aussi facilement.
Lenna : Mais on s’en fout !
Vulvy : Lenna, on a un contrat qui dit « Le héros doit en chier un maximum avant de pouvoir niquer sa nana et vivre heureux dans une ferme au Kansas pour élever des cochons et des caribous, avoir des tas de gosses, et mourir d’un cancer de la rate à trente-cinq ans entouré de ses cinq avocats et de l’huissier de justice qui donnera ses testicules à la science ».
Lenna : A bas les contrats capitalistes ! Et nous n’avons pas de testicules ! Et je n’aime pas le Kansas !
Les hyènes se rapprochaient encore !!
Vulvy : Ce qu’on peut faire aussi c’est demander à Castor d’être moins lâche et de faire un coup d’éclat.
Lenna : Euh je sais qu’on peut lui demander n’importe quoi mais avec Castor y a certaines limites infranchissables.
Vulvy : Mais tu m’as dit que pour faire le tour de l’univers à cloche-pied il…
Lenna : Oui mais ça c’est déjà plus faisable que ce que tu veux là tout de suite !! !
Vulvy : Alors dans ce cas là, je ne vois qu’une solution : METAMORPHOSIS CASTORIS NOSOTRIS !
Un gaz rosâtre s’échappa de ses fesses et les entoura toutes les deux en un instant, aveuglant temporairement les hyènes. L’instant d’après, elles étaient transformées… en femelles castors !!
Et tous les animaux, ceux qui les attaquaient, et toute l’armée qui les suivait se jetèrent dans un bain d’affectuosité, et d’échange fraternel.
Lenna : Génial, maintenant je suis grosse pleine de poils et je pue.
Castor : Profite de cet honneur extrême !
Vulvy : Putain, ça fait bizarre, quand je baisse la tête je vois le sol maintenant.
Castor : Pourquoi avant la vue était comment ?
Vulvy : Bouchée.
Lenna : En tout cas, ils ont l’air de bien nous aimer…
Castor : Oui, enfin, ce serait cool que…
Saduk écumait de rage. Il prit une trompette et tonna le ciel. Réveillant par un instinct automatique et programmé une grande colère chez tous les animaux. Tous retrouvèrent leur agressivité contre les héros et voulurent les mordre et les écarteler. Lenna fila des coups de poing à la ramasse, Vulvy fit des bonds prodigieux, fut chargée par des cochons, des sangliers et des brebis qui s’explosèrent la gueule mutuellement en se précipitant l’un et l’autre simultanément sur la même cible. Castor enchaînait les lions et les girafes à coups de queue dans les cervicales. Et puis quelques pets discrets achevaient de faire tomber les libellules, véritables carnivores qui voulaient s’introduire dans le crâne de leurs victimes par l’oreille et leur dévorer le cerveau par succion. Lenna avait sorti sa batte de baise boules et s’en servait pour castrer tous les mâles, elle jetait leurs organes génitaux en pâture à leurs semblables. Les éléphants et les hippopotames entrèrent dans le conflit, Lenna, Vulvy et Castor eurent bien plus de mal. Ils se firent agripper par plusieurs trompes et à plusieurs reprises manquèrent de se faire empaler sur les défenses. Mais Castor, agile comme un castor, s’était libéré en embrouillant un éléphant sur le fait qu’un de ses potes l’avait trahi en baisant avec sa copine, la cousine de Dumbo, et l’éléphant, super choqué avait commencé à en vouloir à l’autre mec d’éléphant qui essayait de le raisonner. « Mais enfin, Robert ! On se connaît depuis… ! Euh tu n’es pas Robert ? » Puis il se fit poursuivre par un rhinocéros qui chargeait en hurlant et la corne tendue pour le pourfendre mais soudain notre héros gras poilu et tendre fit volte face devant son gros bourrin de poursuiveur.
Castor : Stoooooop !
Le Rhino freina bruyamment avec beaucoup de poussière tout interloqué.
Rhino : Bah ? C’est quoi ces manières de s’arrêter alors qu’on est en pleine course poursuite ?
Castor : Nan mais t’as conscience que si tu m’éclates la gueule contre un mur comme t’as l’intention de le faire, tu pourras pas participer à la grande méga giga fiesta que j’organise le 27 chez Solange, dans le 16ème ?
Rhino : Naan sans déconner ? C’est à quelle occasion ?
Castor : Une crémaillère !
Rhino : Faut ramener quelque chose… ?
Les curieux se rapprochaient, attirés par le mot fiesta.
Castor : Bah le thème de la soirée c’est : « Les Hamsters sont nos amis ». Faut ramener la vodka, la musique, la déco, et les invités.
Rhino : Ooh quelle charmante petite fête organisée !
Un ours blanc intervint.
Ours : Moi je m’inscris !
Libellule : Moi aussi !
Dahu : Pareil ! Je ramène des gaufres !
Girafe : Moi, je pense que je pourrai me libérer. Mais y a cette foutue femme de ménage qui…
Castor : Hé mais d’ailleurs les gens ! On pourrait faire une chorégraphie pour remercier Solange de nous inviter tous nan ??
Tous les animaux : OUAIIIIIIIIIIIIIIIS !! !
Et dans une liesse générale devant un Saduk qui s’arrachait les cheveux complètement comprenant pas, tout le monde se mit dans une clairière en groupe, tout le monde s’amassa. Castor se mit à la tête, devant tout le monde et dit :
« OK ! Branchez la musique ! Et tout le monde me suit ! »
Castor : Tututututu tututututui tuuu tutututu ! Tututututu tututu tutututuuuu ! All right, everybody now here we go! It’s a brand in a new version in a narcico, it’s broke you free, it’s you clap your hand, Come on ! Everybody can answer must the fand ! Et… YIHAAAAAAAAAH !
A droite à gauche en haut en bas et hop ! et youu ! et hop! Et youuu !
Tous les nanimaux derrière synchro : A droite a gauche en haut en bas et hop ! et youu et hop ! et yooou !
Et Castor se déhanchait accompagné dans un même mouvement de folie par toutes les braves bêtes.
Saduk qui n’en pouvait plus de pas comprendre ce qui se passait s’élança depuis son arbre et atterrit devant Lenna. Vulvy par une prompte initiative lui rendit aussitôt forme humaine.
Lenna : Tu veux vraiment te faire du mal, Saduk ?
Saduk : SALE P... !
Mais il fut interrompu par un petit *tape tape* sur l’épaule. Il se retourna et vit un énooorme et gigantesque gorille qui le regardait avec des yeux froncés et tout grognant.
Gorille : Vous seriez pas en train de vouloir porter préjudice à notre nouvelle copine, vous ...?
Saduk : Euh écoutez, c’est un malentendu, je ne fais qu’exécuter l’ordre de...
Gorille : Tu parles beaucoup et trop. Grrrrrrnnnnnggg...
Saduk : Ecoutez, monsieur le gorille, bon j’ai peut-être donné un peu des coups de fouet sur des membres de votre famille pendant qu’on vous a intronisé le cerveau mais...
Gorille : T’es trop con, je savais même pas que t’avais fait ça.
Saduk : Hein ! Euh mais justement, c’est parce que c’est pas moi qui....
Gorille : GROAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ( !
Saduk perdit tous ses cheveux ce jour là et tenta de s’enfuir mais le gorille eut tôt fait de le rattraper, l’accrocha à un arbre et le laissa à ses gosses qui l’utilisèrent pour jouer au golf, sa tête faisant un excellent poids sphérique pour percuter avec efficacité les cactus qui constituaient les balles de ce sport si anglais. Après quelques heures de jeu, la tête de Saduk se détacha en même temps que les enfants tapèrent dans le cactus. Déçus, ils vinrent voir leur père qui leur assura qu’il leur trouverait un autre club.
Enfants Gorilles : Aoooh merci papounet ^^ !
La chorégraphie des animaux dura longtemps. Mais Lenna n’était pas à la fête. Surtout que toute la méthode de Castor était de faire diversion pendant que les animaux étaient encore dans un jour positif. Elle cherchait l’entrée du QG de Benni, Vulvy l’aidait sans pouvoir.
Vulvy : Dans trente-trois heures, Castor sera épuisé par la danse, et il ne pourra plus contenir l’agressivité des animaux. Ils se retourneront encore contre nous.
Lenna : Dans ce cas là, je brûlerai la forêt pendant que vous continuerez la diversion.
Vulvy : Tu... tu veux brûler la forêt ?
Lenna : T’es... t’es dyslexique ? Tu... tu bégaies ? Tu... tu comprends pas ce que je... je dis ? Faut vrai... vraiment que je... je répète ?
Vulvy : Mais enfin je...
Lenna : Merci de ton approbation même si j’en ai absolument pas besoin.
- Ainsi, trente-trois heures plus tard... -
Castor (épuisé, transpiré, en peux plus) : Encore une, une fois! En haut.... au centre, à gauche, au bide, et heup!........et yuuuu... heup! Yuuu heup !
Vulvy : Lenna, vas-y.
Lenna s’éloigna donc des animaux et se mit dans une clairière sèche où elle pourrait aisément...
Lenna : Ah... merde. Allumer un feu...
Lenna était douée. Mais des gros seins faisaient pas tout quand même.
Lenna : Bon, allumer un feu.... hum, voyons voir le livre de Monsieur Gaïveur. Alors alors voyons voir le sommaire Comment reboucher une bouteille de bordeaux, nan, comment marcher sur des braises sans avoir mal, nan, comment faire de la corde à sauter sans sauter, nan, comment faire du cheval sur un dromadaire, nan, comment recoller un pot de colle, non plus, aaah “comment allumer un feu !” “Pour allumer un feu, s’assurer d’avoir en soi une grosse frustration sexuelle, poser ses fesses sur un tas de feuilles mortes, et avec un peu de chance, le tout s’embrasera. Un diététicien suédois d’origine castor préconise également de péter avec un briquet ouvert à proximité pour plus d’efficacité. Précaution d’usage : tenter de se relever vite une fois la mèche active.”
Lenna s’exécuta tant bien que mal, et le tout prit assez vite, révélant une frustration sexuelle plutôt considérable chez notre héroïne, qu’elle-même n’aurait pas soupçonné... Ah délices de l’inconscient, que réservez-vous à nos tristes vies ?
Le feu criminel prit donc assez vite et se répandit comme un peuple de lièvres dans toute l’ampleur de la forêt. Les arbres s’enflammèrent, un immense brasier, fait d’explosions, avançait à pas de géants à la manière que les petits trains électriques parcourent le sol, et les animaux prirent peur, reprenant une colère agressive envers Castor et Vulvy qui, cette fois, ne rigolant plus du tout, se protégèrent l’un et l’autre, les yeux froncés, l’héroïque animal prêt à gazer au péril de sa vie. Tandis qu’au moyen de ses fesses il s’occupait de créer un champ de force pour contrer leur charge monstrueuse, Castor en sueur, aperçut derrière lui Lenna et lui cria avec rage:
Castor : Vas-y, putain ! TROUVE LE ! BUTE LE ! Nous restons là !! !
Et Lenna vit la forêt disparaître dans un torrent de vent pourpre ardent, les oiseaux enflammés décrivaient des trajectoires folles, piaillant, et venant s’écraser en feu d’artifice sur les troncs de chênes et d’érables calcinés. En quelques instants, ce lieu étrange et insolite fut réduit à néant, laissant découvrir sous un tas de cendres fumant parmi lesquelles gisaient les cadavres d’une armée d’animaux asphyxiée et considérablement réduite, un impressionnant bloc d’aluminium. La Porte du Quartier Général Souterrain de Pigefiente, à même le sol, se dressait devant les pieds de Lenna.
Lenna : A nous deux, toi...
Et elle s’engouffra dans les abîmes de la terre.
== Fourgon des Auteurs ==
Tohru : Je sais pas pourquoi mais je le sens mal...
Guyz : T’as de ces intuitions, toi...
== Quartier Général de Pigef ==
Elle était seule, un long couloir bleu. Des éclairages froids et violacés. Un silence percutant. Un silence que Lenna maîtrisait parfaitement, établie dans un calme impalpable, le calme de la certitude. Fraîche et sans peur, elle marchait. Sans retenue, sans crainte d’être repérée. De toute façon, Pigef n’avait plus ni bras droit ni gardes. Lenna ignorait seulement qu’il les avait congédiés.
Elle était enfin là, seule dans sa maison à lui, qu’il avait construite de ses mains. Elle se baladait, nonchalante, avec l’amusant projet de le tuer, au coeur du produit architectural de son pouvoir démesuré. Il la savait recouverte de Fourk mais il s’en fichait royalement. Cette huile spéciale que des médecins avaient récupéré à partir d’une saignée de son corps, lorsqu’il s’était retrouvé seul et désemparé au milieu de la forêt, incorporée à certains produits chimiques pouvaient procurer une force phénoménale à quiconque s’en recouvrait le corps. Mais il en était plein lui-même. Il n’avait pas peur mais beaucoup de désir. Blesser, la faire crier, la faire mettre à genoux et la voir le supplier. Qu’elle meure, la chienne.
Lenna continuait sa progression silencieuse. Dans une méditation insondable, elle scrutait les moindres recoins de cette forteresse de solitude et n’y voyait que le néant d’un bleu cyan électrique dominant les rares éléments d’une décoration sobre et dénudée. Il faisait prodigieusement froid dans ce labyrinthe de couloirs dans lequel notre héroïne se dirigeait sans le moindre doute quant à sa trajectoire. Elle pressentait la présence toujours plus intensément rapprochée d’un corps qui lui était familier. Soudain, pied fixé. Coup d’oeil furtif derrière. Elle a senti une ombre. Elle se retourne. Il est peut-être là. Le soupçon d’un duel qui ne prononce pas encore son nom se distille avec silence et attente. Lenna s’approche. Son ventre est un peu convulsé. Son coeur un peu plus cardiaque. Sa figure demeure toutefois impassible. Elle le sent. Il est là. Devant elle, derrière ce mur. Elle s’approche, dans le silence du silence, elle s’approche, et sa main plus fébrile s’apprête à le saisir au cou et c’est alors que...
SCHLAK !
Comme une déflagration, un violent coup de fouet venant de son dos la précipite à genoux, une douleur atroce. Une cicatrice profonde, entaille diagonale et cruelle sur toute l’ampleur de la chair de son dos. La voix familière retentit dans le flou de la douleur qui fait bourdonner ses oreilles.
Pigef : Tu as de la chance. Avec la dose de cyanure que j’ai enduit dans le fouet, il te reste suffisamment de temps pour te repentir de tous tes péchés. Cinq heures tout au plus.
SCHLAK !
Lenna demeura silencieuse, murmure enragé entre les dents, tête baissée contre le sol
Lenna (dans un souffle) : Aaaaarh...
Pigef (toujours derrière elle) : J’aime le son de ce fouet. Pour moi, il est comme un instrument de musique. Tu sais, je me suis mis au piano ces derniers mois et j’ai vite progressé.
SCHLAK !
Pigef : Le piano, cette magistrale mécanique de bois et de ficelles, cette géométrie implacable qui réussit cet improbable paradoxe : la brutalité du marteau donnant naissance à la pureté inhumaine d’un son...
SCHLAK !
Pigef : ...léger...
SCHLAK !
Pigef : ... et monumental.
Chaque nouveau coup de fouet le rapprochait un peu plus de Lenna, courbée tournée à lui, tête baissée, dents serrées jusqu’au sang, figée par une douleur inexprimable. Une plaie béante achevait d’empourprer tout son dos. Pigef sortit des chaînes.
Pigef : Je ne sais pas si tu as la faculté de comprendre la beauté de la musique...
Tout en parlant, il la prit violemment par les cheveux, la jeta de face contre un mur et lui projeta les chaînes sur le dos, pour l’enserrer encore plus dans ce qu’il considérait avec jouissance comme la vengeresse scène d’humiliation dont il avait tant et tant rêvé. Il ressortit le fouet, qui ayant frappé avec la précision et l’efficacité d’une machine à coudre, avait flétri tous les vêtements de Lenna, à demi nue dans son mutisme, dans le non-dit héroïque et fier de sa souffrance charnelle. En réalité, elle ne ressentait rien. La griffure méchante du poison qui envahissait son organisme et la succession progressive et régulière de ces coups de fouet ne lui étaient rien. Et puis, pour rien au monde, elle n’aurait crié ou pleuré. Ne pas donner cette joie là à ce salaud. Elle n’en avait jamais connu d’homme qui méritait ses larmes. Celui-là lui était parfaitement anonyme. Un visage sans nom. Un cœur sans vérité. Une boursouflure masculine aussi brutale que toutes les autres.
Et Pigef s’acharnait, redoublant les coups de fouet, amusé d’un odieux sadisme, harnaché dans une colère excentrique, à la démesure de sa forteresse. Il attendait bien sûr que Lenna hurle, succombe, plie, et supplie. Mais il n’ignorait pas qu’elle était fière. Il voulait prendre le temps, il savait que le cyanure achèverait d’anéantir ses dernières défenses.
Son poignet allait se lever une fois de plus pour fouetter Lenna à la tête quand quelqu’un, avec une mâchoire formidable, lui mordit profondément la main. Pigef se retourna et découvrit avec stupeur que Castor était pendu à son poignet !! !
Pigef : Ca, mon vieux, tu vas le payer.
Il se rua sur l’animal à deux mains, le visage déformé par la rage, prêt à l’étrangler. Castor, qui en avait vu d’autres, eut une grosse rigolade et désamorça l’étranglement en soufflant un *aaaah* plein d’une haleine personnelle sur la face de son agresseur. Asphyxié et aveuglé, Pigef recula, laissant l’opportunité à Castor de se relever pour aller libérer Lenna. Mais celle-ci lui cracha de ne pas intervenir. C’est à ce moment là que Vulvy arriva, découvrant la scène, Pigef suffoquant en train d’essayer de reprendre son équilibre, et Castor qui se faisait engueuler par Lenna pour pas la libérer.
Castor : Mais je comprends pas ! Logiquement je…
Mais Castor n’eut pas le temps d’en dire plus. Car Lenna en fermant les yeux et dans un effort spectaculaire s’arracha du mur où elle était enchaînée, en brisant les chaînes, les enroulant autour de ses poignets. Les yeux ensanglantés, elle se retourna devant Pigef qui reprenait peu à peu ses esprits et avec le sourire d’une joie extatique, elle souleva ses poignets et administra un prodigieux coup de chaîne dans la gueule de son tortionnaire dont quelques dents volèrent, embourbées de sang, s’écrasant sur le mur d’en face. Pigef, se releva et tenta de contrer. Mais Lenna s’avança à nouveau et administra un second coup de chaîne dans les jambes. Il tomba à genoux, tordu de douleur.
Lenna : Moi je n’ai pas crié mais toi tu vas crier…
Alors Pigef se releva tant bien que mal et contra le troisième coup de chaîne avec son fouet, crachant à la figure de Lenna qui ne cilla pas, alors que la salive de son adversaire dégoulinait le long de son nez. Elle se contenta d’en goûter un échantillon, d’un geste discret de la langue, pour signifier combien il ne serait plus que ça, un échantillon de bouche sans identité, au terme de leur combat. Mais lui, la repoussa violemment en lui défonçant le ventre avec sa botte. Elle fut projetée en arrière et s’écrasa assise contre le mur. Il la regarda sourire méchamment, puis Castor qui était prêt à intervenir, et Vulvania, impassible. Sans aucune réaction, il se retourna et s’enfuit dans les couloirs.
Lenna (aux deux autres) : Je m’en charge…
Pigef courut le plus vite qu’il put jusqu’à ses appartements secrets. Lenna dont l’entraînement physique et la motivation étaient plus que jamais mis à contribution mit peu de temps à le rattraper. Elle défonça la porte de sa chambre. C’est là qu’elle découvrit l’impensable.
Il protégeait de ses bras une femme et deux enfants qu’il avait l’air de chérir plus que tout. Quand ceux-ci se retournèrent, Lenna se reconnut elle-même !
Lenna : Tu m’as… Tu m’as clonée ?? Et tu as eu des enfants ?
Pigef : Nan, elle est unique. Toi, tu n’es que le piètre modèle. Et je te dis Adieu car je vivrai heureux avec elle !
Alors le double de Lenna et ses deux enfants, une petite fille et un petit garçon, furent vite relevés par lui. Ils s’engouffrèrent dans une porte secrète derrière laquelle ils disparurent faisant apparaître à la place un miroir.
Lenna : Pff, s’il croit que c’est une illusion qui va m’arrêter…
Ne cherchant pas à comprendre, elle brisa le miroir, actionna le levier de ce qui était en réalité la porte d’un ascenseur et grimpa dedans. Le nain Moraalhmankon réapparut dans l’ascenseur et lui dit la même information que vous savez qu’il avait dit. Vous devinez donc le lieu où s’arrêta l’élévateur.
== La Cathédrale Des Derniers Instants ==
Elle resplendissait d’un grandiose sans précédent. Toute en pierre, polie, garnie de gargouilles et de figures christiques qui se mêlait au baroque de scènes sataniques. Des bras lumineux se projetaient à travers les vitraux émeraude et vermeil. Le lieu respirait la plénitude et l’absolu du silence. Pigef était devenu un sérieux mégalomane.
Malgré la vive impression ressentie, Lenna ne s’empêcha pas de se précipiter sur la petite famille qui tentait de s’enfuir à travers les bancs des priants. Elle projeta ses chaînes, armes improvisées, et arrêta la femme et les enfants. Dans un plaisir inexprimable et sous les yeux horrifiés de Pigef, elle les étrangla et les acheva en leur rompant à tous trois le myocarde et la moelle épinière. Dans d’atroces convulsions la femme de Pigef et ses deux enfants se tordirent, tentèrent de se libérer, et demeurèrent blancs et sans vie, les yeux injectés du sang de leur mort.
Pigef ne réalisa pas, impuissant, ce que venait de faire Lenna. Mais dans un accès d’une rage impitoyable, il se saisit d’un banc, le souleva en l’air et se précipita pour le fracasser contre la meurtrière. Le bois vola en éclat sur la tête de Lenna qui se protégea d’un bras ferme. Il pleurait en gémissant avec une voix déformée par le désespoir.
Pigef : Sale bouchère ! Sale monstrueuse ignoble sans cœur ! Tu n’as jamais eu la moindre compassion, tu es une atrocité vivante, tu m’as arraché par deux fois la tension de mon ventre, tu m’as ôté toute l’énergie qui faisait de moi un homme bien ! Je te hais ! Tu es une pourriture avec un visage cruel ! Je ne suis pas le méchant de cette histoire, tu as toujours été l’ennemie numéro un ! Ta propre ennemie !
Lenna : Tes propos froids et incohérents me laissent parfaitement indifférente. Je ne ressens même pas la souffrance de ce poison qui me tue. Tu es une boursouflure, Pigef, Benni, peu importe, je ne sais même plus à qui j’ai affaire. Un triste psychopathe ? Un fou qui veut confirmer son pouvoir dans l’édification de monuments inutiles ? Tout à la fois. Tu es corrompu dans le cœur, vil dans les intentions, tout autant que Grogniassia, Demonius, Truina, Poichouche, Meumeu, ou les Américains, tu n’as cherché dans cette Guerre des Blondes, toi aussi, qu’une puissance affamée, un désir cupide de te dépasser, trop frustré et bête pour te remettre en cause, tu es une vomissure, et je vais te tuer parce que tu ne mérites même pas l’égard d’être traité d’humain.
Pigef : Tu chantes tes discours, mais tu ne m’entends pas. Tu n’écoutes que toi sans t’écouter en toi ! Tu es pervertie Lenna, une perversion, oui une perversion, et moi je suis un vice vertueux, quelqu’un qui voit au-delà, je ne voulais plus me venger, je voulais vivre heureux.
Lenna : Tu en as perdu le droit, pauvre imbécile.
Et elle se précipita sur lui, les mains en serre, comme pour lui arracher le cœur. Mais Benni lui administra une énorme baffe qui l’arrêta dans son élan. De sa poche, il étendit une lame. Convulsions. Tressaillements. Tout prenait un nouvel atour. Elle allait payer la garce. Il se jeta sur elle, elle l’évita, il se ramassa la gueule sur les bancs, complètement sonné. Lenna, se traînant par terre, le prit par les jambes et commença à les lui tordre, dans le seul but de lui faire très mal. Alors Benni actionna un levier à proximité et un énorme lustre chandelier accroché royalement au centre du plafond supérieur se détacha. Imaginez le bruit qui se rapproche *IuuuuuuuUUUUUH* Lenna le voit, s’écarte à temps, *SCHPRAAAAM* le lustre défonce le sol. Benni s’enfuit sur une planche, actionne un nouveau levier mural, et s’élève.
Lenna : Je vois ! Tu veux terminer ça dans les hauteurs !
Elle court après lui et s’élance en s’accrochant d’une main mal assurée sur la planche élévatrice qui la plonge un peu plus dans la peur du vide. Benni sur la planche s’approche, avec un grand rire de malade, et s’apprête à lui écraser d’un pied brutal les doigts qui s’accrochent faiblement. Mais Lenna s’accroche avec l’autre bras à un autre bout de la nacelle et se redresse sur la planche qui les élève dans les altitudes vertigineuses de la Cathédrale des Derniers Instants.
Pieds. Mains. Mâchoires en sang. Yeux de sang. Peau de sang. Ils sont épuisés, ils se regardent avec l’intensité impossible d’un couple qui se détruit, une intensité plus forte encore qu’un couple qui copule.
Benni (épuisé) : Tu crèveras avant moi, tu…
Lenna (épuisée) : Tu… AS TORT !
Elle le saisit à la gorge, lui ne cherche plus la force de se débattre, elle resserre sa main, ses yeux tremblent s’agrandissent dans la fureur, dans la colère, dans la tragédie infecte du désespoir qui envahit son crâne. Elle est en train de le tuer. De le tuer. De le tuer. Benni soulevé à quelques mètres de cette planche qui continue de s’élever, agonise. Ses yeux prennent une couleur de mort. Il suffoque. Mais la main de Lenna, se resserrant toujours plus, comme impassible, animée d’une rage triste et animale, incontrôlée, incontrôlable, mais la main ne faiblit pas. L’étreinte dure une éternité. S’achève.
La planche élévatrice a atteint le niveau maximal. Nous sommes au clocher de la Cathédrale. Le visage blanchi et effrayé de Benni tombe sur le sol de marbre. Sans vie.
Sans vie.
Sans vie.
Sans vie.
Lenna le considère, ce corps. Elle le regarde, le regarde, le regarde, le regarde. Quelque chose remonte. Mon dieu. Attend Lenna non, non. Elle le regarde, le regarde, le regarde. Il est mort ? Il est mort ? Non, mais… Attend Lenna, non non. Elle le regarde, le regarde. C’est pas vrai mais. Mais. C’est Benni qui. Benni… Attend Lenna, non… BENNI ?? ? Benni mais… Elle le regarde, le regarde, le regarde. Benni, tu es mort ?? ?
Elle se jette sur lui. La larme. La première larme. Non Lenna, attend attend, non. NON ! Attend Lenna, prend le dans tes bras, il n’est pas mort. Il vit encore, c’est pas possible, non allez arrête, il est là, oui il est là, hein que tu es là Benni, hein allez, hein, regarde, plein de vie ton regard, plein de vie ta bouche, Benni, Benni, tu fais pas ça non hein c’est pas drôle cette blague, tu sais je n’ai pas le sens de l’humour, c’est pas le jour, c’est jamais le jour, allez, fais pas l’idiot Benni, Benni…
Mais la conscience de Benni parlait en silence. Tandis que Lenna, folle d’une tristesse qui, tristesse qui, putain de tristesse, comprenait pas, quoi triste, mais triste pourquoi ? Et la conscience de Benni lui parlait en silence.
Ridicule mon nom. Ridicule moi. Maudit. Endormi dans tes bras Lenna un foulard pourpre hors du front endormi. Des bras de lait sans muscles désormais. Des bras qui soutiennent toute la langueur de moi masse morte inanimée. Il n’y a pas de musique. Dessert sans violon sans cerise. Amertume dans le blanc crevé des yeux, crevés de vermicelles écarlates honteux. Regarde hors de l’univers car j’y suis ma Lenna, Lenna, ma Lenna. Pas de mot pas de réplique pas de contact je meurs tu vis justice et univers ta main qui soutient ma moelle épinière s’effondre fébrile fragile balance moite et peut-être émue peut-être aimante et amante à nouveau. D’esprit j’ai manqué de souffle je n’ai rien et je ne sais pas car mes paupières s’écrasent bêtement sur le blanc vidé de mes yeux vides de sang vides de moi qui commence à ne plus être et j’ai peur, aide-moi Lenna, ma Lenna, aide-moi aide ce corps traître soulève mon dos essaye je t’aime mes paupières légères mais l’oeil enclume et le nerf saillant de mon front regrettant dont le grenat liquide s’échappe en lambeaux, éruption solaire d’une tête sans coeur d’un esprit sans ventre je t’aime et déjà tu ne m’aides plus tu ne peux pas n’a pas pu aide-moi retiens mon dos retiens mes yeux empêche les d’inonder mon crâne de vide je t’aime j’ai froid et il n’y a pas de musique, il n’y a pas de trompettes, il n’y a plus qu’un sol de marbre et mes os se craquent mes os t’adorent mes os désirent tous des tiens mes paupières closes il n’y a pas de vent je ne sens plus le souffle de tes pleurs. As-tu seulement pleuré ? Reniflé l’impassible odeur de l’amour mort ? Vide tes yeux de l’eau qui me manque vide les dans les miens reforme mes os reforme mon crâne greffe moi ton coeur j’ai perdu tout et tant de ton coeur il suffirait d’une seringue d’une piqûre de moustique d’un court-circuit peut-être et alors je vivrais mais trop tard je t’aime et trop tard mes yeux trop tard mes os je t’aime mais pas de musique pas de silence seul le sol de marbre et moi toi où et quel corps seul et sans toi je meurs et trop tard pourquoi car tellement tard je t’aime, je t’aime...
Lenna tentait de se concentrer. Il y avait quelque chose de pas net. Non, calme-toi ma fille. Benni… BENNI !
C’est une musique de nulle part, une musique qui, putain de musique, putain de musique…
http://site.voila.fr/newstory/a_new_story____le_final.mp3
Lenna :
Mon Benni, non, ne t’en va pas
Oh oui, reste avec moi
Je t’aime
Tellement fort
Oui, si fort
Tu ne peux pas…
Tu ne peux pas partir sans moi
Toutes les choses que nous nous sommes dites
Nous les oublierons vite
Mon cœur
C’est fini
Mon Benni
Je veux crier
Mais tu ne peux plus respirer…
Si tu as encore dans tes yeux
La trace de nous deux
Alors
Réveille-toi !
Ne meurs pas !
Juste un baiser
Un baiser pour te réveiller !
Mais tes yeux déjà sont ailleurs
Baignés dans leur pâleur
Mon dieu
S’il te plaît
S’il te plaît
Ecoute-moi
Laisse-moi le bercer dans mes bras
Laisse-moi le bercer dans mes bras…
Non…
Mais la musique était sans appel. La gorge qu’elle avait serrée. La gorge qu’elle avait serrée. C’était sa propre gorge. Imbécile de Lenna. Imbécile d’héroïne. Qu’est-ce que tu as à faire maintenant, qu’est-ce que tu fais de ta vie ? Tu veux quoi ? Tu veux quoi… Stupide moi. Stupide mon cerveau. Stupide mon intérieur. JE VEUX CRIER ! JE VEUX CRIER !
Elle cria. Cria encore. Cria encore. Elle hurla de douleur. Elle hurla avec toute la démesurée force du malheur. C’était ça le malheur, en brut, en chair, en vrai. L’absence. Il était mort. Mort ! Mort ! Mort ! CRIER ! CRIER !!
Tout en bas, Castor et Vulvy accoururent pour enjoindre la malheureuse à redescendre.
Vulvy : Lenna !! Il faut partir !! La cathédrale s’effondre ! Le Quartier Général s’autodétruit !!
Lenna leur cria : VOUS NE ME FEREZ PAS ABANDONNER CET ABRUTI ! VOUS ENTENDEZ ! JE L’AIME !! ! JE L’AIME !! !
Castor : Lenna, bon sang !! Raisonne-toi !!
Les murs tremblaient, un immense fracas se préparait. Les premières voûtes s’effondrèrent dans un effroyable bruit de ruines spectaculaires.
Castor réitéra : Lenna !! REDESCEND ! NOUS NE POUVONS PLUS RIEN POUR LUI !
Lenna : TAIS TOI !! ! TAIS TOI !! ! TU MENS ! VOUS MENTEZ TOUS !
Mais pourtant tout se détruisait autour d’elle, la cathédrale s’effondrait, Dieu, ou son semblable, reprenait ses droits sur l’immensité du désespoir des hommes.
Vulvy : Lenna, si on était des menteurs, on serait pas tes amis. Si tu ne veux pas mourir ici, descends.
Lenna : Tu dis n’importe quoi. Je suis vivante.
Vulvy : Tu n’as plus rien d’une vivante !
Lenna : Bravo, tu as tellement le beau rôle ! Toi tu n’as qu’une vie sans personne, sans rien, sans but. J’ai un but. J’ai des tas de buts.
Vulvy : J’ai une conscience qui me dit ce que tu es en train de devenir, Lenna. Parce qu’il est mort, parce que tu pleures, tu es tout le malheur du monde. Tu as mal au crâne, mal d’avoir si mal. Et je souffre, je souffre parce que tu ne m’écoutes pas, tu ne m’écoutes plus !
Lenna : J’ai pris sa vie ! Je la lui redonnerai !
Castor et Vulvy se regardèrent, paniqués, et décidèrent de rebrousser seuls le chemin. Quand une voûte s’abattit sur eux. Ils tombèrent. Leur chute dura ce que l’insupportable peut vous représenter. Sur leurs corps évanouis et ensanglantés, d’autres pierres tombèrent, et s’amassèrent, s’amassèrent…
Lenna, du haut de son clocher, commença à réagir en réalisant qu’elle n’en aurait plus pour longtemps. Elle voulut prendre le corps de Benni dans ses bras mais épuisée par la fatigue, par l’amour, par le cyanure qui paralysait tout son corps, elle fut incapable de faire un pas de plus.
Les vitraux explosèrent, de partout la lumière disparaissait sous des vomis de ténèbres, dus aux éboulis qui recouvraient tout sur leur passage. Lenna avança faiblement sur le bord, contempla le vide, le monde étrange qui s’écroulait autour d’elle, et le regard plein de néant…
Elle plongea.
A suivre…
== FIN DE LA SAISON 6 ==
- La Troupe de New Story -
(En hommage à Hazck, pour une plume monumentale de sensibilité, qui a inspiré la présente conclusion)
"Toujours au coeur et plus loin encore..."
Content de constater que le lien marche ^^
T´as copine chante vraiment très très bien( tu pourra lui dire qu´elle a un fan ^^)
C´est vraiment triste sur la fin.
BRAVO
Allez je fête mon 7.800 eme mess sur les forums sur ce topic ![]()
Loool
Sois un peu plus honnête SL,la fille chante super mal.
-_-
Bravo serieu, bravo je t´ai dit ce que j´en ai pensé sur msn, BRAVO =)
Black
t´es pas le bienvenu ici, va polluer ailleur -__-
Je n´ai vu nul part marquer "interdit à blackfire de poster ici"
Et même si c´étais marqué je sui libre de le faire.Désolé mon grand tu n´es pas modéro,tu peux pas supprimer mes messages.
-_-
J´ai juste dit que tu tais malvenu ce qui es différent.. =)
Personne ne se plaint.
-_-
Bah si moi =)
Mais tu n´es pas une personne toi,je parle des autres.
-_-
Euh... C´était de l´humour? Serieu?? T´es de pire en pire niveau casse, on dirait un mome :/