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fan fic

_quistis_
_quistis_
Niveau 7
18 juillet 2002 à 15:03:12

alors voila j ai trouver cette fics sur le net et je l ai trouver super alors je vous en fait profiter
Elle a été ecrite par Jalk Thorn.

Quistis

A Shinji, en souvenir d’un débat animé !

Chapitre 1 : Le grain de sable

La nuit… Derrière la jeune fille, les lumières de la BGU éclairaient d’une douce lueur le paysage environnant. Il régnait un silence comme il n’en existe que la nuit, troublé uniquement par le bruit du ressac. Paradoxalement, ce bruit semblait amplifier le silence.

Quistis Trèpe, ex-instructrice de l’université de Balamb marchait lentement le long de la falaise. Un pas après l’autre, elle arriva au bord. Trente mètres plus bas, les vagues se brisaient dans un bouillonnement d’écume blanche. Fascinée par ce spectacle, Quistis s’approcha encore un peu. Le désespoir la submergeait lentement, insensiblement, inexorablement.

- Si je faisais encore un pas, tout serait fini. Ce serait tellement plus facile… pour tout le monde.

Malgré l’apparente gaieté qu’elle avait affiché lors de la fête organisée le soir même pour fêter le retour des héros, dont elle faisait partie, Quistis ne s’était jamais sentie aussi malheureuse. Des années passées à dissimuler ses sentiments lui avaient permis de n’en rien montrer. Même la gouvernante ne s’était doutée de rien. Mais à présent, sa vie semblait dériver vers le néant.

Centimètres par centimètres, elle se pencha vers le vide qui semblait lui tendre les bras. Encore... Encore... Encore...

- Est-ce vraiment ce que tu veux faire, Quisty ?

Quistis sursauta et pivota sur ses talons. Devant elle, droite et impassible, se tenait Ellone.

- Qu’est-ce que tu veux dire, Ellone ? balbutia-t-elle, horriblement gênée de s’être laissée aller devant quelqu’un.

Ellone fit quelques pas vers elle.

- Je t’ai cherchée partout. J’étais sûre qu’il y avait un problème. Pendant toute la fête je t’ai observée.

- Qu’est-ce que tu racontes ? Je vais très bien.

- Quisty, fit Ellone avec le plus grand sérieux, j’ai toujours su ce que tu pensais, tu le sais bien. Pendant toute la soirée tu passais d’un groupe à l’autre en racontant n’importe quoi ! Ce n’est absolument pas dans tes habitudes !

Quistis baissa insensiblement les épaules. Oui, Ellone possédait une surprenante intuition, probablement liée à sa surprenante faculté de voyager dans le passé des gens. Durant leur vie à l’orphelinat, dont de nombreux détails ressurgissaient maintenant dans la mémoire engourdie de Quistis, les sentiments des pensionnaires n’avaient jamais eu le moindre secret pour Ellone. En pleine nuit, elle pouvait très bien laisser pleurer un gamin, sachant instantanément qu’il feignait de cauchemarder pour que l’on s’occupe de lui (cela avait souvent été le cas de Zell) alors que, sans que le moindre son ne l’en avertisse, elle pouvait se réveiller pour aller consoler l’un des orphelins qu’elle savait réveillé et tremblant de peur en silence. On ne pouvait rien cacher à Ellone. Mais à l’époque, Quistis avait six ans. Elle en avait maintenant dix-huit et était maîtresse de ses actes. Se drapant dans la dignité qu’on lui avait inculquée lors de sa formation d’éducatrice SeeD, elle toisa son interlocutrice :

- Je n’ai de comptes à rendre à personne. Je mène ma vie comme je l’entends et, même si j’ai des problèmes, ce qui n’est absolument pas le cas, je les assume seule.

La seule réaction d’Ellone à cette tirade fut un petit sourire triste :

- Tu ne m’as jamais fait confiance, même à l’orphelinat. Quand tu avais un problème, j’étais la dernière personne à qui tu en aurais parlée. Pourquoi Quistis ? Je voudrais seulement t’aider.

- Je… Je n’ai rien Ellone, je t’assure.

Ellone s’approcha d’elle et la prit fermement par le bras :

- Si tout va si bien, ne reste pas au bord de ce précipice, tu vas te rompre le cou. Viens, descendons sur la plage, je n’arrive pas à dormir non plus et il n’y a plus personne de réveillé dans la BGU.

Les deux jeunes femmes longèrent la côte pour arriver sur le sable fin de la plage de Balamb. La lune lui donnait un éclat supplémentaire. Quistis avait l’impression de marcher sur de la poussière d’étoiles. Le bruit de la mer envahit ses pensées. Une vague, l’autre… Soudain, quelque chose céda en elle. Tombant à genoux, elle se mit à pleurer, comme une petite fille. De longs sanglots secouait tout son corps. Elle pleurait comme si elle avait décidé de ne plus jamais s’arrêter.

- C’est trop dur Ellone, c’est trop dur ! Je n’en peux plus !

Compatissante, Ellone lui passa un bras autour des épaules.
- On va rentrer à l’intérieur, d’accord ? Tu vas m’expliquer ce qui se passe.

Un petit hochement de tête fut la seule réponse.

Quelque minutes plus tard, elles étaient toutes deux assise dans la cafétaria de la BGU. Ellone posa une tasse de thé chaud devant Quistis.

- Maintenant, parle, fit-elle d’un ton sans réplique. Je ne te laisserais pas partir avant de savoir de quoi il retourne !

La jeune fille eut un sourire désabusé.

- Une peine de cœur, ma chère Ellone, une simple peine de cœur… Ridicule, hein ? Qui aurait pu penser que Quistis Trèpe, l’ex-prof d’élite de la BGU, l’insensible Quistis avait un cœur ?

- Squall, n’est-ce pas ? murmura Ellone.

Des larmes recommencèrent à couler le long des joues de son interlocutrice.

- J’ai menti, Ellone, j’ai menti à Squall et à moi-même. J’ai toujours voulu croire que ce que j’éprouvais pour Squall était le même genre de choses que ce que tu éprouvais pour lui. Je refusais de m’avouer mes sentiments. J’ai toujours été trop sensible. Alors je me suis forgée une autre personnalité. Mais à présent je n’en peux plus. Chaque fois que je le vois avec Rinoa… Oh, je ne peux pas lui en vouloir, bien sûr, mais… J’ai l’impression que…

Elle se tut et enfouit son visage dans ses mains.

- Et le pire, finit-elle par ajouter, c’est que pas une fois Squall ne s’en est rendu compte. Pour lui, j’étais toujours la brave Quistis, l’inébranlable appui, sur lequel on peut toujours compter. Qui était à ses côtés quand il a fait son premier vrai combat ? Quistis ! Qui l’a suivi jusque dans le passé où tu nous a plongé ? Encore et toujours Quistis Trèpe ! Mais maintenant… Maintenant, il n’a plus besoin de moi ! La BGU est reconnue comme la force qui a sauvé la planète. Squall et Rinoa vont pouvoir couler des jours paisibles tout les deux. Selphie a retrouvé ses amis et va remettre Trabia sur pied, Zell a l’air de bien s’entendre avec une de mes élèves et je ne te parle pas d’Irvine et de son harem ! Mais moi… Je… Il n’y a personne… Je suis… toute seule.

Sa voix se brisa. Ellone la fixait, d’un air désolé.

- Mon Dieu… murmura-t-elle… Mon Dieu… Je ne me doutais pas que tu souffrais autant, Quisty. Je… Je suis désolée…
- Désolée, répondit l’autre, amère. Pourquoi aurais-tu à être désolée ? Tu ne m’as rien fait, c’est entièrement ma faute !

- Non… Ce que je veux dire, c’est que… Je m’excuse pour ce qui va arriver maintenant.

D’un revers de la main, Quistis essuya ses larmes.

- Qu’est-ce que tu racontes ?

Le visage de sa grande sœur adoptive se fit d’une gravité qu’elle ne lui avait jamais connue jusqu’alors.

- Quisty. Tout n’est pas fini. Nous sommes piégés dans une boucle temporelle.
- Je le sais bien, répondit Quistis, distraite de ses sombres pensées. La gouvernante nous l’a expliqué. Dans un autre recoin du temps, ce que nous avons vécu depuis qu’Edea a reçu ses pouvoirs va continuer à se répéter pour l’éternité. Mais tout cela est finit et n’a rien à voir avec…
- Je t’en prie écoute-moi. Nous n’avons plus beaucoup de temps. Tu aimes Squall, n’est-ce pas ?
- Quelle subtilité ! .

- Arrête ! La situation est sérieuse. Si tu l’aimes, aurais-tu le courage de l’abandonner à une mort atroce et Rinoa à des siècles de souffrances ?
– Qu’est-ce que tu racontes ? Explique-toi ! répondit Quistis, complètement désorientée.
- Depuis la compression temporelle, mes pouvoirs ont gagné en puissance. Je puis voyager dans le passé des autres mais aussi dans le futur. Et ce que je viens de faire ce soir, je l’ai fait pour contrecarrer un futur abominable.

- Quoi ?

- Tu aurais dû te suicider ce soir Quisty. T’en empêcher est la seule carte que je pouvais jouer contre le Destin sans qu’il s’en aperçoive. Regarde !

Brusquement, un flot d’image se déversa dans l’esprit de la jeune fille. Elle vit d’abord son propre corps flotter dans l’onde froide de la mer Galbadienne, ce qui lui arracha un cri d’horreur. Puis, la BGU… Un flot de silhouettes se précipitait à l’intérieur ! Puis, elle vit Squall et ses amis derrière les barreau d’une prison. La vision suivante fut celle de Rinoa, en larmes, au-dessus du corps ensanglanté de Squall ! Enfin, Rinoa seule, tremblante, perdue au milieu de ténèbres insondables. Brusquement, une forme indéfinissable, une sorte de brouillard d’une couleur insensée apparut et sembla entrer dans la jeune fille… qui se mit à changer ! Elle vieillissait, de plus en plus vite. Ses ailes de sorcières se déployaient… Elles étaient noires… La forme qui se tenait là était celle… d’Ultimecia !

Quistis hurla, comme une bête blessée pour chasser ces mirages de ses pensées. Elle se retrouva à nouveau dans la cafétéria de la BGU, assise à une table. Ellone lui posa doucement la main sur le bras.

- Ellone… suffoqua Quistis… J’ai vu Ultimecia ! C’est…

- Je sais. Je dois dire que l’idée d’un lien entre Rinoa et Ultimecia m’avait effleurée mais je ne soupçonnais pas ça.

- Mais comment… Que… Qu’est-ce que j’ai vu ?

- Ce qui va bientôt se passer, Quisty. Ces images me poursuivent depuis la fin d’Ultimecia.

- Rinoa… Ultimecia… Je ne peux pas y croire… Elle était…seule. Et il y avait ce brouillard… Qu’est-ce que c’était ?

La simple évocation de ce souvenir fit frissonner la jeune femme.

- Cette chose est la source de tout nos ennuis, répondit Ellone d’un air sombre. On y fait allusion dans se nombreux ouvrages ésotériques. Depuis toujours, j’ai senti qu’il était vital que je m’y intéresse. Durant mon séjour sur le navire des SeeD blancs, j’ai sillonné le monde à la recherche d’informations sur cette chose.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Il semblerait que nous soyons en la présence d’une incarnation du Mal absolu. Une entité qui canaliserait tout ce que l’univers renferme de maléfique, de nuisible à la vie. Il existe quelques récits qui racontent la lutte de héros des anciens temps, d’autres mondes ou d’autres plans d’existence contre cette menace. Il semblerait que ce monstre ne puisse agir qu’indirectement. Il possède les corps d’hommes et de femmes aux dons particuliers et s’en sert pour nuire à la vie sous toute ses formes. Son objectif ultime, comme la compression temporelle nous l’a démontrée, semble être la destruction totale de tout ce qui est dans l’univers. J’ai lu des légendes sur un puissant sorcier possédé de cette façon qui aurait manquer de réduire l’univers à rien ou encore celle de l’un des descendants de la légendaire seconde Lune qui se serait métamorphosé en monstre terrifiant.

- Mais, pourquoi, pourquoi n’as-tu rien dit plus tôt ?

- Quisty, la boucle temporelle que vous avez établie pour contrecarrer Ultimecia est très instable. Qu’on la brise et qui sait si l’histoire ne connaîtra pas une autre fin ? La sorcière pourrait peut-être réussir à lancer la compression temporelle, en fin de compte. C’est pour cela que je ne pouvais agir que sur le Destin d’une seule personne. Cela évitera des répercussions trop importantes dans la rivière du temps.

- Et ces silhouettes noires qui ont mis le feu à la BGU. Qui sont-elles ?
- Je n’en sais pas plus que toi. Maintenant tu dois agir.
- Agir ? Et comment ?
Ellone la fixa avec le plus grand sérieux.

- Tu dois empêcher Squall de se faire tuer. Ainsi, Rinoa pourra lutter contre l’entité, la renvoyer d’où elle vient et Ultimecia n’existera plus.

Quistis la fixa, incrédule.

- Mais alors… Le SeeD…

- Je ne sais pas ce qui se passera ensuite. Peut-être la BGU n’existera-t-elle plus… Mais la rivière du temps a connu tant de tumultes… qui peut dire ce qui va se passer ? Quoiqu’il en soit, même piégé dans une boucle temporelle, on ne doit pas laisser une entité comme celle-ci perdurer dans notre univers. On ne sait pas de quoi elle est capable… Je sais que je te demande quelque chose de considérable, Quisty, mais il faut faire quelque chose !

- Mais, éclata la jeune fille, c’est le Destin qui l’a décidé ! Pourquoi crois-tu que je pourrais m’élever contre un tel adversaire ?
- Parce que tu devais mourir ce soir et que je t’ai sauvée. Parce que tu es le grain de sable dans les rouages du temps et que toi seule peux éviter l’enfer à tes compagnons.

Quistis ferma les yeux. Les évènements des derniers mois défilèrent dans son esprit en un instant. Jamais elle ne pourrait se pardonner d’abandonner ceux aux côtés de qui elle avait vécu ce qui devait changer à jamais l’histoire de la planète, ceux avec qui elle avait éprouvé des sentiments qu’elle n’avait jamais éprouvé auparavant. Elle rouvrit les yeux.
– D’accord, Ellone, je le ferais. Je ne sais pas comment mais je ferais ce que je pourrais.
A ce moment, une violente détonation secoua le bâtiment.

- Bon sang, qu’est-ce que c’était ?
- Ca, fit sombrement Ellone, c’est le Destin qui est en marche.

_quistis_
_quistis_
Niveau 7
18 juillet 2002 à 15:14:36

L’explosion réveilla tout les habitants de la BGU, qui, dans l’euphorie de la fête, avaient oublié les précautions de sécurité les plus élémentaires. Mais avant qu’ils aient pu réagir, un essaim d’hommes armés s’abattit littéralement sur eux. Tous les agresseurs se dirigèrent vers les dortoirs, ne laissant aucune chance aux assiégés. Déjà, l’esprit vif de Quistis échafaudait un plan pour échapper à cette cohorte armée. Il ne faisait aucun doute que les agresseurs en voulaient à elle et à ses amis. Une seule chose la réconfortait : les visions déclenchées par Ellone lui avaient montré Squall et les autres emprisonnés. Ils ne les tueraient donc pas. Du moins, pas tout de suite. La jeune fille secoua la tête pour chasser de son esprit l’image du cadavre mutilé de Squall. Faisant signe à Ellone de se cacher derrière le comptoir, elle saisit la tasse de thé qu’Ellone lui avait servie un peu plus tôt et, à pas de loups, se dirigea vers le centre de la BGU.

La chance était avec elle. Deux soldats apparemment en retard sur le reste du peloton couraient vers les dortoirs. Elle remarqua avec surprise que les uniformes portaient la marque de Galbadia ! Que se passait-il ? Depuis la chute d’Ultimecia, Galbadia avait sombré dans le chaos. Le nouveau dirigeant de cette nation avait-il décidé de retrouver Edea, leur puissante ambassadrice, de gré ou de force ? Mais l’heure n’était pas aux tergiversations. Quistis lança de toute ses forces la tasse à ses pieds. Elle se brisa avec fracas. Aussitôt, elle battit en retraite derrière la porte de la cafétéria. Comme elle l’avait prévu, elle entendit, le pas lourd des deux hommes se diriger vers elle. Alors qu’ils franchissaient l’entrée de la pièce, elle rabattit violemment la porte, assommant l’un des soldats. L’autre dégaina aussitôt son épée. Quistis sortit son fouet et fit sauter l’arme des mains de son adversaire. Quelques autres coups bien expédiés mirent fin au combat. Ellone sortit de sa cachette.
- Dépêche-toi, lui lança Quistis. Déshabille-en un et passe ses vêtements.

Deux minutes plus tard, deux soldats de petite taille se dirigeaient vers le dortoir. Heureusement, leur arrivée passa inaperçue. Un petit groupe de soldats était occupé à passer les menottes aux mains des plusieurs personnes que Quistis ne connaissait que trop bien : Squall, Rinoa, Irvine, Zell, Selphie, Edea et Cid. Le digne proviseur de la BGU tentait d’obtenir des explications :

- De quel droit agissez-vous de la sorte ? Je vous préviens que la BGU jouit d’un aura de notoriété considérable en ce moment. Vous aurez le plus grand mal à justifier…
- Ferme-la pépère, lui intima un soldat, le chef de toute évidence, sans aménité. Tu auras tout le loisir de t’expliquer plus tard. Quant aux autres écoutez-moi ! lança-t-il aux étudiants qui se trouvaient là. Cet établissement est désormais sous le contrôle de la nation de Galbadia ! Si le moindre mouvement de rébellion éclate, les prisonniers seront aussitôt exécutés. En attendant, un groupe armé va rester ici le temps que leur situation soit décidée. Il vous est interdit de quitter l’enceinte de la BGU jusqu’à nouvel ordre !

Sur ce, il fit signe aux soldats qui l’accompagnait de conduire les prisonniers à l’extérieur. Ellone et Quistis reçurent entre les mains une Selphie complètement hébétée. Suivant les autres soldats, elle conduisirent la prisonnière vers un camion militaire qui attendait à l’extérieur.
- Qu’est-ce que vous nous voulez ? demanda Selphie d’une voix blanche.

- Ferme-la un peu, chuchota Quistis à son oreille ou petit nounours ne sera pas content du tout !

A ces mots, le visage de l’étudiante s’éclaira d’un grand sourire qu’elle réprima aussitôt.

Toujours à la suite des soldats, les deux femmes prirent place dans le camion. Quistis avait peur que l’un des militaires ne lui adresse la parole ce qui l’aurait mis dans une situation plus que délicate. Mais, tout à la garde de leurs prisonniers dont on leur avait sûrement vantés les prouesses guerrières, ils ne desserrèrent pas les lèvres.

Après plusieurs heures de trajet, alors que l’aube blanchissait de ses doigts pâles l’horizon, le camion entra dans la capitale de la démocratie Galbadienne : Deling City. D’après ce que Quistis pu voir à travers les vitres crasseuse du camion, la ville n’avait pas changé d’un iota depuis leur dernière visite. Sous les immeubles grisâtres, un véritable flot humain grouillait, tel les minuscules composantes d’un gigantesque organisme. Le véhicule s’arrêta finalement devant le palais présidentiel. Juste à côté, une sorte de petite base militaire, de toute évidence de construction récente, se dressait. Il était évident qu’il s’agissait là de leur destination. A leur arrivée, un militaire que Quistis identifia d’après ses décorations comme un haut gradé galbadien vint saluer le groupe de soldat.
- Beau travail, les gars, vraiment. Nous allons prendre ces racailles en charge désormais. Vous avez quartier libre pour le moment.

A regret, les deux amies virent leur compagnon emmenés vers le cœur du camp, tandis qu’on leur faisait signe de sortir. Elles retrouvèrent l’agitation et le bruit de Deling City. Ellone soupira :

- Et maintenant ?

- On doit absolument tenter quelque chose pour les libérer !

- Je ne remet pas en doute tes talents Quisty, mais cette base me semble bien gardée. A nous deux on ne pourra rien faire.

- Pour l’instant, enlevons ces uniformes. Je doute que l’on nous reconnaisse dans une ville aussi peuplée que celle-ci. Ensuite, nous irons à l’Hôtel Deling. On pourra réfléchir à tout ça à tête reposée. J’ai eu suffisamment d’émotions pour aujourd’hui !

Elle n’en avait pas fini. Au moment ou un guichet automatique lui délivrait la somme d’argent dont elle avait besoin pour la soirée, une voix grave la fit se retourner d’un bloc.

- Miss Trèpe ! Ellone !

- Mais ferme-la, couillon !

Quistis resta muette de stupeur.

alors dites moi ce que vous en pensez?

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