Roland retourna dans le couloir, et Tim vint le rejoindre.
Tim: Il reste que Kane et Kurtz. Mais ils ont eu Ryuji et Rose, et je sais pas où est Aya.
Roland: Y´a Jamis dans la pièce d´à côté. Tu devrais aller voir. Aya et moi, on va se charger du reste. Elle est plus forte qu´il n´y parait.
Roland partit, et alla dans la salle où avait commencé la confrontation. Apparemment, Kurtz et Kane l´attendaient.
Roland: Salut.
Kurtz: " Salut"? C´est tout ce que tu trouves à dire à ceux qui ont rétamé les membres les plus forts de ton stupide club? Un peu de respect!
Roland: Bon. Ca sera tout, les gars. Rentrez chez vous.
Kane: Attends... Tu nous dis de déclarer forfait, là!
Roland: T´as tout bon, mec. C´est pas que je vous sous-estime ou quoi que ce soit, mais vous feriez mieux de faire ce que je vous dit.
Kurtz: Oh, je vois... Intimidation, hein? A notre tour, maintenant.
Il lui montra du doigt Rose et Ryuji, qui, à terre, baignaient dans leur sang.
Kurtz: Tu vois? C´est tes boss, ça! Allez, mon gars, c´était bien essayé, mais bon, c´est pas aussi facile!
L´homme, qui devait avoir entre 25 et 30 ans, et qui gardait jusqu´ici les mains dans ses poches en regardant Roland d´un air suffisant, envoya soudain son poing droit dans la figure de son adversaire.
Roland bloqua le coup de la main gauche.
Roland: ( D´accord... Allez, faisons-lui un bobo...)
Il serra le poing de son adversaire... qui n´eut pas vraiment la réaction voulue. Son visage exprimait autant la douleur que la haine. Et Roland devina que quoi qu´il fasse, son adversaire ne laisserait pas tomber.
Kurtz: P´tain... Enfoiré! J´vais... te buter!
Roland: ( Très bien...)
D´un vaste geste du bras, il projeta le Crimson Blade dans son dos. Il vola dans un mur avec une telle violence qu´il y laissa la marque de son corps.
Kane: Espèce de connard... De toute façon, t´es foutu! Hahaha! La p´tite aux cheveux bleus est en train d´affronter une petite centaine de mes gars dehors! Elle est déjà HS! Même si tu gagnes, tu pourras jamais affronter le Club des Exécuteurs tout seul! Et pis... Tu gagneras pas. Regarde ce que j´ai là!
Kane sortit une épée à lame rouge très large. Roland, en réponse, prit son katana, qui sortit de son fourreau avec un bruit silencieux, comme une note menaçante, comme un mauvais présage...
Kane se jeta sur lui, mais à peine eut-il fait deux pas, il s´arrêta.
Le katana de Roland lui avait tranché net son bras gauche, qui tomba au sol, et le sang...
Kane cria, et regarda son adversaire.
Ses yeux d´habitude d´un marron terne et inexpressif semblaient avoir grandi, et son regard semblait tout absorber. Il y brillait une lueur que Kane n´aurait jamais imaginée en voyant Roland entrer dans la pièce. Une lueur d´une férocité incroyable. Sauvages.
Ce n´était plus la même personne.
Ces yeux... C´était une bête.
Un monstre...
Un...
Démon.
Reiki se ficha dans son front. Le sang se mit à couler à flots quand il se retira. Puis ce fut le tour de son ventre, et de sa poitrine, qui furent percés d´une multitude de trous en une fraction de seconde... et pourtant, Kane sentait clairement la douleur à chaque fois que la lame perçait sa peau. Puis ses jambes furent labourées à leur tour.
Kane ne pensait plus. Il était trop paniqué, voulant se jeter dans la mort à chaque instant, et sans cesse ramené à sa douleur par une nouvelle blessure...
Il sentit son ventre être séparé de ses jambes, et l´instant d´après, fut presque soulagé quand il sentit sa tête se détacher de son cou. A cet instant, il ferma les yeux. Et il se rendit compte...
Qu´il avait rêvé. Ou plutôt qu´on l´avait fait rêver. Il était toujours entier. Il ouvrit les yeux. Et il comprit que c´était par les yeux de Roland que tout était passé. Pendant tout son rêve, il n´avait cessé de les regarder. Il n´avait été libéré que lorsqu´il avait fermés les siens.
Mais les yeux de Roland... C´étaient bien les mêmes. Des yeux si cruels...
Kane se reprit.
Kane: Je n´ai RIEN à craindre!! Je vais te TUER!
Son adversaire sourit. Un sourire aussi féroce et vif que son regard. Il s´élança.
Et il eut l´impression qu´il se jetait sur une montagne. Un rocher qui ne broncherait pas quoi qu´il lui fasse, qui l´écraserait dès qu´il voudrait tomber. Sauf que ce roc là avait des yeux et un sourire si vivaces, violents et imprévisibles que la comparaison ne tenait pas longtemps.
Roland leva son katana. Kane mit sa lame au dessus de sa tête en s´accroupissant, comme un enfant se protégeant d´un coup qu´il savait imminent.
Il traversa le plancher, et le plancher des étages en dessous, pour s´enfoncer dans le sol du rez-de-chaussée d´une bonne quarantaine de centimètres.
La lame rouge de son épée éclata en morceaux.
Il s´évanouit.