oups
Receptioniste-que puis je pour vs monsieur?
La jeune femme s´adressé a une personne de la 40taine
? ??-je cherche quelqu´un, plutot une jeune femme
recep-son nom?
? ??-frecss mais depuis je pense qu´elle a du en changer
recep-possible... laissez moi kan mm verifier...
Elle tapa sur son pc
Recep-frecss... hmm non desoler
? ??-voici une photo d´elle, mais a du cahnger
Sur la photo se trouver une jeune fille cheveux noir, long... elle devait avoir ds les 16 ans.
Sur son visage 2 pansement, un sur la joue et l´autre sur le nez et afficher un large sourire. Derriere elle se tenai un jeune homme du mm age environ, sa main posé sur les cheveux de la jeune fille
Recep-mais!! c´est...
? ??-vous la connaiser? donc elle est bien ici
Recep-en effet... mais elle est sorti il ya de ça quelque heures... veillez attendre
? ??-merci
Torence : Le prochain entrenement est demain à 15h00, tu sera là ?
Ana : Oui !
pd ce temps sur la pleine...
Yuna-(je... je sais faire ça?? non ce n´etais pas moi... enfin si ms coment je pouvais savoir que c´etait l´ame du...)
Hey tout le monde!
Revoilà l´idole des jeunes!
yo teen^^
Reiki... Le katana de destruction. Un pouvoir rivalisant avec le Grand Grimoire et même Vandal Hearts. Une lame qui se servait du moindre doute dans le coeur de son possesseur pour faire le mal.
A l´endroit où toutes les réalités, toutes les lois de tous les mondes sont régies, un endroit où tout était possible, puisque dénué de réalité et de lois propres, la lame forgée de toutes les libertés des mondes, le katana qui transgressait toutes les lois, l´arme qui était la réalité selon son vouloir, venait de trouver un nouveau propriétaire.
Enfer et Paradis c´est trop!
Flagg: Roland...
Ils étaient au sommet du bâtiment de la Ligue. Roland était assis sur le bord du toit, et Randall Flagg était à quelques mètres dans son dos, les bras croisés sur la poitrine.
Roland: Hmm?
Flagg: Je t´ai déjà dit d´où je venais?
Roland: Non.
Flagg: Quelque part, dans un autre monde, il y a une université comme la Ligue. En fait, je m´en suis inspiré quand j´ai fondé la Ligue. La seule chose que j´aie changée est le principe de recrutement...
Flagg fit une pause. Roland, silencieux, fixait toujours l´horizon.
Flagg: J´étais un élève là-bas. Mais je n´étais pas assez bon. Et je ne me suis pas amélioré depuis, au contraire. Les gens, là-bas, sont bien plus forts que la normale. Je faisais le poids en première année, mais j´étais au maximum de mon potentiel, alors que les autres, eux, commencaient à peine à l´explorer. Ce qui fait que j´ai vite été dépassé. Et je me suis fait mettre à la porte.
Roland: . ..
Flagg: Je doute que tu aies encore beaucoup à apprendre de Done. Tu devrais aller voir là-bas.
Roland resta silencieux quelques instants, puis se leva.
Roland: C´est où?
Jpe minscrire ^^
Ouais, tu peux.
Roland arriva dans une sorte de grande rue pavée de pierres blanches. Au dessus de lui, le ciel était d´un bleu pur, et presque sans nuages.
La rue était ornée de verdure, et de grands bâtiments de couleur blanche eux aussi.
En fait, cela ressemblait à un village. Roland vit un panneau indicateur, et décida de s´y diriger. Le panneau indiquait l´administration au bout de la rue, et Roland s´y rendit. Il était surpris de n´avoir croisé jusqu´ici personne, et finit presque par se demander si le " village" n´avait pas été abandonné.
Mais quand il entra dans le bâtiment de l´administration, il entendit vaguement une conversation, ce qui lui prouva le contraire. Il se trouvait dans un grand hall tapissé de bleu. Une multitude de trophées étaient rangés dans des vitrines.
Les voix provenaient de deux femmes, qui discutaient derrière leurs bureaux. L´une d´elles finit par apercevoir Roland, et lui fit signe de venir.
Flo: Salut! Moi c´est Flo! C´est pour une inscription, j´imagine?
La femme exposait un large sourire et semblait très sympathique. Roland sourit à son tour.
Roland: Moi, c´est Roland. Enchanté. C´est bien pour une inscription.
Flo: D´accord, Roland! Je vais m´occuper de ça, et je vais appeler quelqu´un pour s´occuper de toi.
Roland: Merci!
Il sourit.
Flo passa un rapide coup de téléphone, qui se résuma à " Salut, c´est Flo! On a un nouveau, tu peux venir? Ok, bye!". Puis la femme reporta son attention sur Roland.
Flo: Tu viens d´où, Roland?
Roland: De Done.
L´autre femme prit alors la parole.
Carole: De Done? Oulà... Les gens de Done sont jamais restés longtemps ici! Au fait, moi c´est Carole, mais tu peux m´appeler Caro.
Roland: Ok Caro. Ben, ça serait ridicule de repartir tout de suite, de toute façon.
Flo: C´est vrai!
Elle lui tendit une feuille qui était visiblement un plan du " village", qui, finalement, aurait plutôt dû être assimilé à une ville.
Roland: C´est immense ici... Au fait, ça s´appelle comment, cet endroit?
Carole: On l´appelle l´Institut.
Roland: Et on y fait quoi, au juste?
A ce moment, quelqu´un d´autre entra dans le hall.
? ??: Salut ici! Tu m´as appelée, Flo?
Flo: Salut, Rose!
Roland se tourna vers la dénommée Rose. C´était une femme aux cheveux noirs qui lui arrivaient un peu en dessous des épaules, avec des yeux d´un bleu profond. Elle était vêtue d´un jean rouge et d´un T-shirt jaune simple. Elle avait le teint légèrement pâle et devait avoir aux alentours de 30 ans. Elle se mit à dévisager Roland.
Rose: C´est toi, le nouveau? Moi, c´est Rose, et toi?
Roland: Roland.
Rose: Bon, je vais avoir à t´expliquer plein de trucs, alors je vais te faire la visite en même temps.
Ils saluèrent Flo et Carole, et ressortirent dans la rue.
Rose: On appelle cet endroit l´Institut. Pour les gens qui aiment se battre, et s´améliorer, cet endroit c´est l´idéal. Les gens de tous les mondes viennent s´affronter ici, viennent apprendre à devenir plus forts, à comprendre l´énergie, sa source, ses conséquences. Mais seules quelques personnes peuvent avoir accès à cet endroit. Il n´est pas rare que les gens repartent, découragés. Au fait, tu viens d´où?
Roland: De Done.
Rose: De Done? Hum... Eh bien, je te souhaite bonne chance!
Roland: Et bon retour chez moi, c´est ça?
Rose: C´est juste que ça serait une surprise si tu restais ici longtemps... Done n´offre pas de grandes capacités à ses habitants...
Roland: La force n´est pas une question d´origines.
Rose: Peut-etre que c´est ce que tu pensais jusqu´a présent, mais crois-moi, ça fait plusieurs années que je suis ici... Je ne dis pas que tu n´y arriveras pas, mais ne te fais pas trop d´illusions, tu sais. Mieux vaut accepter.
Roland: Je verrai bien. Dis, pourquoi y´a personne ici?
Rose: C´est parce que c´est une semaine de retraite!
Roland: De retraite?
Rose: Comme des vacances! Les gens rentrent chez eux. Mais moi, je n´ai pas vraiment de chez moi, alors je reste ici.
Roland: Je vois.
Rose: En fait, les gens rentrent chez eux quand ils veulent, mais ils risquent de prendre du retard pas rapport aux autres, tu comprends? C´est pour ça que tout le monde part à la même période!
Roland: Pratique... Sinon, comment on apprend tout ça? Y´a des cours?
Rose: Il y a un enseignement dit " de base" que tout le monde connait. En fait, les nouveaux ont des tuteurs qui enseignent ça. Autrement, il y a des clubs parralèlles. On n´est pas obligés de s´y inscrire, mais c´est fortement conseillé. Il y a plein de clubs différents, qui peuvent compter de deux à plusieurs dizaines d´individus. Mais là, c´est différent. Souvent, les nouveaux entrent dans les clubs nombreux pour se mettre au niveau des autres, et puis ils changent. En fait, dans les clubs nombreux, l´enseignement est plutôt simple, mais rigoureux. Dans les clubs de seulement quelques personnes, l´ambiance est plus relâchée, tu vois?
Roland: Ouais. T´es dans un club, toi?
Rose: Oui. Celui de la Pluie Morte. Bon...
Roland: Bon?
Rose s´arrêta de marcher au centre de la grande rue qui semblait être la rue principale de l´Institut.
Rose: Il faut que je sache où tu en es.
Roland: Tu veux m´évaluer?
Rose: C´est ça. Donne tout ce que tu as! En garde!
Rose attendit, les mains dans le dos. Roland s´élança, esquissa un coup de son poing droit, avant de frapper du gauche...
Frapper dans le vide. Rose avait évité son coup en penchant simplement la tête sur le côté. Elle lui sourit.
Pas un sourire ironique ou méprisant. Un sourire sincère. Roland y répondit, avec la même sincérité.
Puis il fut projeté en arrière. Rose n´avait fait que lui envoyer sa main ouverte dans la poitrine.
Il parvint cependant à prendre appui de ses mains sur le sol, et d´une poussée de ses bras, à se remettre debout.
Mais il reposa un genou à terre. Le coup de Rose lui littéralement coupé le souffle...
Il finit cependant par se relever, et se remit en postion de combat. Rose marchait tranquillement vers lui.
Rose: Ca va?
Elle avait toujours ce même sourire, d´une sincérité absolue.
Roland: Ca ira.
Il répondit encore à son sourire. L´instant d´après, il retournait déjà au tapis, suite à un coup de pied dans l´aine. Il parvint cependant à se relever.
Rose: Vraiment pas mal! Mais il est temps d´en finir cette fois!
Elle lui sourit encore, et Roland se demandait ce qu´elle lui réservait après les deux formidables coups qu´elle lui avait déjà assénés. Cette fois, elle se rua sur lui et... posa les mains sur le ventre de Roland.
Une intense lumière verte se fit voir entre les mains de Rose.
L´instant d´après, un immense rayon vert sortit des mains ouvertes de la femme...
Rose avanca vers Roland, à terre à plusieurs dizaines de mètres de là... Mais à mi-distance, elle s´arrêta. Roland se relevait. Difficilement, mais il se relevait. Le rayon l´avait bien touché. Les plaies qu´il portait sur son corps en témoignaient. Il était aussi blessé qu´il devait l´être.
Le problème, c´était qu´il se relève. Il était aussi blessé que quelqu´un qui reçevait le rayon devait l´être. Mais quelqu´un qui recevait le rayon ne devait pas se relever avec ces blessures.
Rose se mit à courir.
Roland, au bout de trois jours, ressortait de l´infirmerie de l´Institut. Rose était venue lui enseigner quelques notions qu´il voulait essayer de mettre en pratique le plus tôt possible.
Ainsi, ils se retrouvèrent dans la rue principale de l´Institut au bout du quatrième jour...
Rose: Dans trois jours, sans compter aujourd´hui, les autres élèves reviennent. Il ne te reste donc pas beaucoup de temps.
Roland: Comment ça?
Rose: Il y a des gens pas très honnêtes qui s´amusent à défier les nouveaux.
Roland: Histoire d´être sûrs de gagner, hein?
Rose: Ouais. Et ça peut être dangereux. C´est pour ça que j´aimerais que tu connaisses quelques trucs. Que tu sois capable de te défendre, quoi. Et puis, ça serait bien que tu t´inscrives à la Pluie Morte.
Roland: Pourquoi?
Rose: Il y a moins de risques si on sait que tu fais partie d´un club.
Roland: Je vois.
Rose: Tu ne seras pas obligé d´y rester, mais c´est plus prudent pour tes débuts ici, je pense.
Roland: Ok, je veux bien.
Rose: On ira le dire à Flo ce soir. En attendant, tu veux travailler quoi, pour commencer?
Roland: Hum... Tu m´avais parlé d´un truc, que j´ai pas bien compris d´ailleurs, pour frapper à distance.
Rose: Oh, je vois. Tu commences pas par les petits morceaux, toi... A l´Institut, il y a beaucoup de techniques qui utilisent la rotation. C´est juste pour donner de la vitesse, mais c´est le meilleur moyen. Mais le coup de poing qui frappe par derrière est sans doute la technique qui pousse les limites de la rotation le plus loin. Tu n´y arriveras pas tu premier coup...
Roland: Dis toujours.
Rose: Tu sais, quand tu frappes dans de l´eau. Suivant la vitesse à laquelle ton poing arrive, l´impact est plus ou moins fort. A une certaine vitesse, c´est exactement comme si tu frappais dans de l´acier. C´est exactement la même chose avec l´air. Sauf que la vitesse à atteindre est bien sûr beaucoup plus élevée. En fait, à une certaine vitesse, l´air n´a plus le temps de " s´écarter" sur le chemin de ton poing. Il est simplement poussé, en bloc. Avec la vitesse acquise, non seulement la force d´impact est dévastatrice, mais en plus elle l´est dans tout le prolongement rectiligne de ton coup.
Roland: Ok...
Rose: Mais ne te fais pas d´illusions. Même avec moi, ça ne marche pas à tous les coups. Seuls les meilleurs de l´Institut arrivent vraiment à maitriser ce coup. Si je t´ai raconté tout ça, c´était juste pour te donner un exemple de la puissance de certains combattants.
Roland: Pour me faire comprendre que même si j´étais un combattant hors pair dans mon monde, ici, je ne valais peut-etre rien, c´est ça?
Rose lui sourit. Toujours ce sourire aussi sincère.
Rose: C´est ça.
Roland: Et l´espèce de laser que tu m´as fait, y´a trois jours?
Rose: Ca, c´est différent. C´est une technique secrète de notre club, qui s´appelle le " Rayon magique à double effet".
Roland: ( Après le " Coup de poing qui te frappe par derrière", le " Rayon magique à double effet"! Ils ont l´art des noms à rallonge, on dirait...)Je vois. En fait, chaque club développe son propre art, c´est ça?
Rose: Vu que les combattants viennent de tous les mondes qui existent, certains importent leur façon de combattre, leurs pouvoirs magiques, ect. Le fondateur du club de la Pluie Morte vient d´un monde qui s´appelle Sostegaria.
Roland: D´accord... Mais dis moi, si il y a autant de mondes différents représentés ici, il ne doit pas y avoir que des humains?
Rose: Bien sûr que non. Tu verras bien quand les élèves reviendront.
Roland: Il y a tant de monde qui part?
Rose: Presque tout le monde! Mais je ne suis pas la seule à rester, on doit être une petite vingtaine. Mais comme l´Institut est grand, on ne se croise pas beaucoup. Enfin, on ne souffre pas de solitude. On passe son temps à s´entrainer. Enfin, ce n´est pas que il n´y ait pas de place pour s´entrainer d´habitude, car malgré le monde, l´Institut est bien organisé, et bien assez grand, mais c´est différent quand on est seul, ou presque. Le silence, tout ça. C´est bien pour faire du rangement à l´intérieur de soi, parce que d´habitude, avec les combats, on est plutôt chamboulés. C´est assez agréable aussi, mais il faut parfois savoir apprécier le calme.
Roland: Au fait, on dort où?
Rose: Dans des dortoirs. On verra ça en même temps que ton inscription à la Pluie Morte, ce soir, avec Flo.
Roland: Ok, et jusque là?
Rose: Ca me semble évident, non? Tu dois atteindre un certain niveau avant que les autres reviennent.
Roland: Ce qui signifie: on s´entraine.
Rose ( avec un sourire): Exactement.
Ils s´entrainèrent donc toute la matinée, mangèrent rapidement, et continuèrent toute l´après-midi. Ils ne s´arrêtèrent que lorsque le soleil commença à décliner, pour se diriger vers l´administration. Le coucher du soleil éclairait d´une lueur rouge intense les pavés blancs des rues de l´Institut, et Roland se dit que Flagg avait eu raison, en disant qu´il se plairait ici.
Rose: Tu n´as pas l´air fatigué. Tu te régénères au fur et à mesure?
Roland: Oui. Comment t´as deviné?
Rose: Je demandais, juste. C´est un don qui n´est pas si rare à l´Institut.
Roland: Ce n´est pas un don mais un acquis.
Rose: Comme tu voudras!
Elle lui sourit, et ajouta qu´ils étaient arrivés. Ils entrèrent dans l´administration, et aussitôt, Flo les salua.
Flo: Salut, Rose! Salut, Roland! Alors, tu t´en tires comment?
Rose répondit à la place de Roland.
Rose: Pas trop mal! Monsieur n´est jamais fatigué, en plus!
Flo: Ah! Un régénérateur, hein?
Roland: C´est ça.
Rose: On est venus l´inscrire à la Pluie Morte. Il faudrait aussi que tu lui attribues une chambre.
Flo: Pas de probleme!
Quelques instants plus tard, Roland apprit qu´il pourrait dormir dans la chambre 303.
Flo: Sage décision pour l´inscription au club. Ca pourrait t´éviter pas mal d´ennuis au début.
Roland: Rose m´a dit ça, oui.
Rose: Bon, c´est pas tout ça, mais faudra être en forme demain! Je vais me coucher. N´y vas pas trop tard! Si jamais tu as besoin de moi, ma chambre est la 204. A demain!
Roland: Ciao Rose!
Et Rose quitta l´administration.
Roland resta discuter quelques minutes avec Flo, puis s´en alla à son tour. Il ne se dirigea pas vers les dortoirs, dormir ne lui servant pas à grand chose, sinon à passer le temps, mais alla dans une clairière, dans une sorte de jardin paisible.
Il y passa toute la nuit, à réviser ce que Rose lui avait appris pendant la journée. Il était pressé que les autres élèves reviennent. Il avait réellement l´impression que cet endroit était tout ce dont il avait besoin maintenant.
Rose et Roland passèrent les deux jours suivants à s´entrainer, sans que rien de remarquable ne se passe. Roland progressait lentement. Cependant, selon Rose, il devrait pouvoir se débrouiller pour ne pas se faire trop amocher, sans toutefois éspérer pouvoir gagner ses premiers combats. Il manquait encore d´expérience. Rose passa la matinée du dernier jour à expliquer à Roland comment se passerait sa premiere journée.
Les premiere année seraient acceuillis par les dirigents de l´Institut, avec leurs tuteurs. Ce qui voulait dire que Rose l´accompagnerait tout au long de la journée. Elle lui disait cependant qu´il n´apprendrait rien de bien nouveau, qu´elle lui avait déjà expliqué la majorité des choses qui seraient dites.
Et ils passèrent le reste de l´après-midi à s´entrainer. Ou plutôt, à entrainer Roland, Rose n´ayant pas vraiment à apprendre de ce dernier.
Et le lendemain ne se fit pas attendre. Très tôt, les rues se peuplèrent d´élèves de tous âges et de toutes races. Rose vint retrouver Roland.
Rose: Dis moi, tu as sommeil parfois?
Comme elle avait l´air sérieuse, Roland répondit tout aussi sérieusement.
Roland: Non.
Rose: C´est bien ce que je pensais. Ne t´inquiète pas, tu n´es pas le seul. Il y a d´autres personnes qui ne dorment pas à l´Institut.
Roland: Cool. C´est ennuyant à force, la nuit.
Rose: J´imagine! Bon, les nouveaux ont rendez-vous à l´administration, donc c´est là qu´on va!
Ils firent donc route vers l´administration.
Roland: Au fait, Rose...
Rose: Oui?
Roland: D´après ce que tu m´as dit, j´ai l´impression que les gens d´ici ne perdent pas une heure d´entrainement, de peur d´être dépassés par les autres.
Rose: C´est un peu ça.
Roland: Je te fais pas perdre ton temps?
Elle lui sourit.
Rose: Ne t´inquiète pas. Les tuteurs sont des volontaires. Le plaisir de rendre service, et d´enseigner. On apprend beaucoup en enseignant.
Roland sourit, content de savoir qu´il ne dérangeait pas sa tutrice.
Rose: Je te présenterai les autres membres du club cet après midi. On est arrivés.
Ils entrèrent dans le bâtiment. Flo discutait avec un groupe de nouveaux, encore peu nombreux dans le grand hall.
Rose: Flo fait vraiment un travail remarquable. C´est l´amie de tout le monde, ici.
Roland: C´est vrai qu´elle est très sympathique...
Rose sourit.
Rose: Viens.
Ils allèrent vers le groupe, et Flo les remarqua.
Flo: Salut vous deux! Ca va bien?
Roland: En pleine forme!
Rose: Moi aussi!
Flo fit les présentations avec le reste du groupe. A la grande surprise de Roland, il n´y avait pas que des enfants dans les nouveaux, loin de là. Il y avait des personnes relativement vieilles.
La salle se peupla peu a peu, et, au bout d´une demi-heure, un homme qui paraissait jeune, aux cheveux blancs qui lui tombaient dans les yeux et au teint sombre, fit son apparition dans la pièce. Il portait des gants cloutés blancs, une veste blanche ouverte sur le torse, et un pantalon blanc large. La carrure de l´homme était remarquable, mais équilibrée. Il était bien plus grand que la normale, et faisait vraiment impression dans la grande salle.
Rose: C´est Mitsuomi. Un des combattants les plus forts de l´Institut, si ce n´est le plus fort.
Mitsuomi: Tout le monde est là? Que les absents lèvent la main!
Un rire parcourut la salle.
Mitsuomi: J´en déduis que tout le monde est là! Bonjour à tous! Mon nom est Mitsuomi Takayanagi, je suis ici depuis plusieurs années. J´imagine que pour venir ici, vous deviez être imbattable chez vous! Ce qui veut dire que vous avez un potentiel que cet Institut se chargera de vous faire découvrir et exploiter. Mais je vous donne un conseil, et un bon: ne vous mesurez pas à tout le monde dès les premières journées. Il pourrait être sage de refuser les premiers défis qui vous seront proposés. Il y a certaines personnes qui profitent de l´inexpérience de certains pour en faire des souffre douleur. C´est en élève à l´Institut que je vous parle, là... Ne vous inquiétez pas, vos tuteurs se chargeront de vous assurer un certain niveau rapidement. Mais soyez patients, et ne vous découragez jamais. Cet endroit est un paradis pour ceux qui aiment se battre, et la persévérance dont vous devrez faire preuve au début sera récompensée.
Misuomi fut applaudi, et passa le reste de la matinée à expliquer diverses choses que Rose avait déjà exposées à Roland. Vers la fin de la matinée, il se mit à raconter différentes anecdotes sur l´Institut. Puis ils furent enfin libérés temporairement pour aller manger.
Le repas se déroulait tranquillement dans les jardins de l´Institut, jusqu´a ce qu´un combat vienne troubler les discussions des nouveaux arrivants.
Rose: Tu vois? Ca commence déjà.
Il s´agissait d´une fille qui devait avoir aux alentours de 16 ans, aux cheveux bleus qui descendaient presque jusqu´au sol. Le regard qu´elle lançait à son aggresseur démontrait clairement qu´elle n´était pas de genre à se laisser faire... Et c´était justement ça le problème.
En face d´elle, se tenait un jeune homme qui semblait avoir dans les 18 ans, aux cheveux rouges et au regard meurtrier.
Rose: Ce type fait partie des Crimson Blades... Les membres de ce clan sont des malades...
Et le combat commença. La fille frappa la premiere, et son adversaire rit en bloquant son poing d´une main... et son rire fut accompagné de deux autres.
En effet, il était accompagné de deux équipiers qui, a voir la couleur de leurs cheveux, devaient eux aussi faire partie des Crimson Blades.
Rose: La pauvre... Elle va se faire massacrer.
Roland: Hein? Me dis pas que tu vas pas intervenir?
Rose: Je vaudrais pas mieux qu´eux si je le faisais. Ce type est un incapable. Même s´il paraît à l´aise, en fait, normalement, on n´a pas besoin de sa main pour parer un coup comme ça.
Roland: En clair, si tu le combattais, ça serait aussi déloyal que le combat qui est en train de se dérouler maintenant?
Rose: Oui.
Roland: Mais contre moi ça serait loyal... non?
Rose: T´as pas vraiment le niveau... mais la différence c´est que tu y vas de ton propre gré. Et si vous le combattez ensemble, avec cette fille, ça devrait aller.
Roland: Ok.
Mais la fille venait de s´écrouler au sol, inconsciente, et un des équipiers de son adversaire apporta à ce dernier un bâton.
Rose: Là, si tu t´en mèles, t´as plus auc...
Mais Roland était déjà là-bas, et avait dévié d´un coup de pied la trajectoire du bâton, qui se dirigeait droit vers la colone vertébrale de la fille.
Crimson Blade: Super! Deux nouveaux pour le prix d´un! C´est quoi, ton nom?
Roland: Fermtagueu Lébouftoissa.
Crimson Blade: ? ? Fermtagueu Lé...
Il n´eut pas le temps de s´interroger plus longuement sur l´étrange pseudonyme de Roland, que ce dernier lui envoyait son poing gauche dans la figure. Il enchaina d´un redoutable coud de son pied gauche dans l´estomac, puis d´un uppercut tout aussi destructeur dans le menton.
Son adversaire vacilla, saignant du nez, et de la lèvre. Cependant, il se reprit vite, et ses yeux étincelèrent de rage. Roland compris qu´il n´aurait jamais dû lui laisser une seule seconde de récupération... A peine parait-il un coup de bâton si puissant qu´il dut user de ses deux mains pour le bloquer sur la droite qu´il en recevait un dans la cuisse gauche. Roland réalisa qu´il devait à tout prix parvenir à neutraliser ce bâton s´il voulait avoir une chance de gagner. Et un nouveau coup de bâton lui meurtrissait la joue, l´estomac, les jambes...
Il finit par en prendre un de plein fouet dans la poitrine qui le fit tomber en arrière.
Crimson Blade: Haha! Je t´ai eu, connard!
Les yeux de l´adolescent aux cheveux rouges brillaient d´un éclat meurtrier. Il leva son bâton, et Roland attendit... Il attendit que le bâton descende, et, se rejetant en arrière, leva les pieds, et le bâton ne heurta que le dessous de ses baskets. Roland n´eut qu´a plier les jambes au moment de l´impact pour amortir le choc, qui n´aurait pas manqué de lui faire exploser les tibias sinon.
Son adversaire ne comprit pas tout de suite ce qui s´était passé, et Roland se releva, et s´approcha tout près de lui. Les yeux du Crimson Blade commençaient à reprendre leur éclat...
Crimson Blade: C´est qu´il a de la ressource, le newbie...
Roland lui écrasa simplement le pied avec un sourire.
Crimson Blade: Qu´est-ce que tu crois pouvoir faire? Au secours! Y´a un newbie qui me marche sur le pied!
Roland: Alors c´est ça ton truc, hein? T´en prendre aux moins expérimentés... Pauvre petit. T´as pas assez de trippes pour oser affronter des gens contre qui tu risquerais de perdre, alors tu t´en prends à ceux contre qui t´es obligé de gagner, hein? Tu me fais pitié... Tu veux avoir l´air dur, mais t´es qu´un pauvre petit tout peureux, et un mauvais joueur...
Et sur ce, Roland poussa sur la poitrine de l´adolescent, qui, le pied emprisonné par celui de son adversaire, s´écrasa fesses à terre.
Le Crimson Blade se releva, et dans son regard brillait une rage si intense qu´elle en devenait folie, démence...
Crimson Blade: Je vais... t´éclater!!
Et il bondit vers son adversaire... mais s´arrêta à mi-chemin. Trois autres personnes étaient venues porter assistance à Roland. Le premier était un garçon qui ne devait pas éxcéder 12 ans, aux cheveux noirs en bataille, le deuxième un vieil homme aux longs cheveux blancs, et le troisième une sorte de fauve bleu qui se tenait debout, à la crinière blanche, et qui dominait de plus d´une tête le reste du groupe...
Vieil homme: Tu ferais mieux de te calmer. Tu ne fais pas le poids contre nous quatre...
Les deux équipiers du Crimson Blade firent mine d´approcher, et aussitôt, le reste des nouveaux à l´Institut, galvanisé par le courage des quatres autres, se leva...
L´homme contre qui Roland avait combattu serra les poings, et lança à Roland un regard qui signifiait clairement qu´il le tuerait à la moindre occasion.
Crimson Blade: On se retrouvera, toi et moi. Oh oui, compte là-dessus...
Roland ne répondit rien, mais maintint plongé son regard dans celui de son adversaire. Un regard où brillait un mépris insupportable pour l´adolescent aux cheveux rouges. Et qui, sans doute, attisa encore ses envies meurtrières.
Les trois intempestifs finirent cependant par s´en aller, et l´atmosphère se détendit.
Roland se retourna vers les trois hommes qui étaient venus l´assister.
Roland: Merci, vous trois. Et merci à tous!
Ce second merci étant destiné à tout le monde, puisque tout le monde s´était levé à un moment où un autre.
Roland se tourna vers la jeune fille que le Crimson Blade avait massacrée... Il s´approcha d´elle, et constata que, si ses blessures étaient loin de n´être que des égratignures, elles ne risquaient en rien de mettre la vie de la jeune fille en danger. Pendant ce temps, Rose avait rejoint Roland.
Rose: Ne t´inquiète pas, son tuteur va l´emmener à l´infirmerie.
Roland: Ok.
Rose: T´es pas blessé?
Roland: Je crois que non. Juste un peu engourdi par endroits, mais ça va.
Rose: Et ta joue?
Roland se passa la main sur la joue quelques instants. Quand il passa la main devant ses yeux, elle était rouge de sang.
Roland: Hum...
Rose: C´est pas beau à voir. Allez viens, je t´emmène à l´infirmerie.
Roland: Non, ça va aller. Vraiment, je me sens bien.
Rose: Hum... Si tu le dis...
Le repas reprit de plus belle, et au bout d´un moment, les trois personnes qui étaient venues aider Roland se joignirent à lui et Rose.
Roland: Merci encore.
Vieil homme: Tout le monde aurait du se lever en même temps que toi... Il était grand temps que je le fasse.
" Fauve bleu": L´honneur de Jamis en tant que Ronso l´exigeait.
Garçon: De rien!
Roland: Moi, c´est Roland, et vous?
Garçon: Moi c´est Tim!
" Fauve bleu": Jamis Ronso, de la tribu des Ronso.
Vieil homme: Steven, des lointaines contrés de Gilead.
Rose ( avec un sourire): Et moi, c´est Rose!
Tim: Pour un début, c´est un sacré début! Ca fait déjà pas mal au niveau des filles!
Roland: Mouais...
Tim: Je te jure!
Roland: Ok ok! Je te crois!
Ils discutèrent ainsi pendant quelques instants. Tim monopolysait la conversation, et il en vint, par quelque chemin, qu´il fasse un commentaire admiratif sur la taille de Jamis. Le Ronso ne parlait pas beaucoup, mais semblait tout de même, malgré les apparences, avoir un bon caractère. Il eut un petit rire, ce qui, de par sa très grave intonnation, fit rire Tim.
Jamis: Tim ne connait pas les Ronsos. Jamis est un petit Ronso. La plupart des Ronsos sont d´autants plus grands que Jamis, que Jamis l´est pour les humains. Il faudrait deux Tim et la moitié d´un Tim pour être aussi grand qu´un Ronso.
Tim éclata de rire à l´idée de " deux Tim et demi".
Vers le milieu de l´après midi, ils se séparèrent, et Rose proposa à Roland d´aller lui présenter le club de la Pluie Morte. Ce dernier salua ses nouveaux compagnons, et partit avec Rose.
Roland: Rose...
Rose: Oui?
Roland: Je voudrais passer à ma chambre d´abord, si ça ne te dérange pas.
Rose: Pas de problème.
Ils se dirigèrent donc vers les dortoirs, et Roland alla jusqu´a sa chambre, Rose l´accompagnant. Elle l´attendit à l´entrée, ce qui arrangeait bien Roland.
Il découvrait pour la premiere fois sa chambre, ayant passé ses quelques nuits dans ce lieu dehors.
Ses mains le brûlaient, et les bandages qui les entouraient commençaient à rougir. Il trouva vite un lavabo, enleva ses bandages qui déjà étaient visqueux et rouges de sang, et plongea ses mains dans l´eau fraiche...
Il grimaca de douleur... L´hémoragie ne s´arrêtait pas, et l´eau se colora elle aussi de rouge. Les vieilles plaies de Roland se rouvraient ainsi parfois, et il savait l´accepter...
Quand la douleur fut passée et que l´hémoragie fut arrêtée, il vida l´eau rougie de l´évier. Il alla se regarder dans la glace, et constata que Rose ne lui avait pas mentie: sa joue n´était pas belle à voir. Il enleva le sang qui la tachait, et constata que l´aspect général était déjà bien meilleur.
Il entreprit ensuite d´enlever son T-Shirt noir. Il avait saigné abondament au niveau de la poitrine, mais aux endroits où la peau était moins sensible, au niveau de l´estomac et de l´aine, ça n´avait pas grand chose de grave, juste un hématome sombre... Il nettoya le sang sur son torse, et banda l´hématome de sa poitrine, pour éviter le contact et le frottement.
Rose: Roland? Ca va?
Roland: T´inquiète pas, c´est bon. J´arrive.
Il se rebanda en vitesse les mains, et remit un T-Shirt propre. Il se sentait déjà mieux maintenant que toutes ses cicatrices étaient cachées.
Il ressortit.
Rose: T´en as mis un temps. Un problème?
Roland: Non, ça va. On va voir ton club?
Rose: Ah, tu t´es nettoyé la joue.
Elle passa sa main sur la joue de Roland, qui se laissa faire. Il n´était pas le genre à se laisser toucher facilement, mais Rose lui inspirait tellement confiance qu´il n´avait pas même pensé repousser ce contact...
Rose: Ca devrait guérir vite. T´as de la chance, ça se voit pas trop si on fait pas attention.
Et elle lui sourit, d´un sourire aussi sincère qu´à son habitude. Et Roland y répondit, comme à chaque fois. C´était ce genre de sourire qui lui avait toujours manqué dans son enfance et les autres moments difficiles... Et il se sentait simplement incapable aujourd´hui de ne pas y répondre...
Roland: On y va?
Rose: On est partis!
Rose: Je dois admettre que tu t´es pas mal débrouillé contre Joshua.
Roland: Joshua?
Rose: Tu sais, le psychopate aux cheveux rouges.
Roland ( avec un sourire): Ah oui! Merci. ( Je sais pas si tu dirais ça si t´avais vu toutes les blessures.)
Rose: Quelle sombre pensée se cache derrière ce sombre regard... ?
Roland: Hein? Ah nan, c´est rien... C´est juste qu´avec les coups que je me suis pris, je me disais que je m´étais pas aussi bien débrouillé que tu le disais.
Rose: Tu peux pas faire le poids au niveau défense, c´est normal. Ton adversaire était trop puissant, et trop rapide. Mais tes attaques étaient plutôt bien.
Roland: Ah, merci. Mais il n´avait pas l´air d´avoir dit son dernier mot quand il est parti.
Rose: Ne t´inquiète pas. Si c´est toi qui engage le combat, même si c´est déloyal, je peux pas m´en mêler. Mais si c´est lui qui t´attaque, je peux intervenir, même si dans ce cas, le combat serait déloyal.
Roland: Ok... Mais pourquoi le tuteur de la fille est pas intervenu ce midi?
Rose: Joshua a du provoquer la fille, et la fille s´est lancée dans le combat de sa propre volonté. C´est pour ça. Mais il s´apprêtait à intervenir quand toi tu l´as fait. Si la vie ou les capacités au combat sont en danger, les tuteurs ont le droit d´intervenir. Mais il n´en a pas eu le temps.
Elle lui sourit.
Rose: Le coup du Fermtageu Léprentoissa était pas mal trouvé!
Roland eut un petit rire.
Roland: Tu vois que les Doniens ont de la ressource, finalement!
Rose: Je suis bien forcée d´admettre que pour un Donien, tu t´en tires bien! Nous y voilà!
Ils étaient entrés dans un jardin, où trois personnes attendaient déjà. L´une était une petite fille dont les yeux frappaient tout de suite: ils étaient tout bleus. On distinguait encore les différentes parties de l´oeil parce que les bleus étaient différents, mais tout était bleu. Et Roland fut encore plus fasciné lorsque la fille se leva et passa dans l´ombre: ses yeux étincelaient comme des diamants. En fait, quand elle s´approcha, Roland s´apperçut que la fille ne devait pas avoir 10 ans. Elle était vêtue d´une étrange robe blanche et orange, et une sorte de tissu noir était posé sur sa tête. Ce tissu descendait jusqu´a ses genoux et se divisait en trois partie au niveau des épaules. Au bout de ses trois parties étaient accrochés des pompons oranges. Roland sourit.
La deuxième personne était allongée sur une table, appuyée sur les coudes, une boisson à la main. C´était un homme aux cheveux bleu foncé, et aux yeux très étranges: en fait, le blanc était taché de bleu, de rouge, et de jaune... Il était vêtu d´un blouson en jean de la même couleur que ses cheveux, avec un pull noir en dessous, et d´n jean assorti avec le blouson.
Le troisième n´était visiblement pas un humain. Sa silhouette était très élancée, avec des bras et des doigts très longs. En fait, ses bras descendaient jusqu´a ses genoux, et pourtant, ses jambes étaient plutôt petites comparées au reste de son corps. D´étranges cheveux verts étaient dressés en pics sur une tête à peu près normale.
Petite fille: C´est ton nouveau, Rose?
Rose: Oui, Alia. C´est Roland.
Roland: Tu t´appelles Alia? Il y avait quelqu´un qui s´appelait Alia, chez moi aussi.
L´homme qui sirotait son soda vint rejoindra Rose et Roland.
Homme: Salut Roland! Hey Rose, la forme?
Rose: Ca va, merci.
Homme ( à Roland): Moi c´est Ryûji! Bienvenue à la Pluie Morte, c´est mon club.
L´homme mince de grande taille restait appuyé contre un arbre. Il était vêtu d´une sorte de kimono noir qui semblait léger, et qui faisait ressortir la couleur bleu/vert de sa peau.
Rose: Lui, là-bas, c´est Zaji. C´est un Guado. Ne t´étonne pas s´il ne te parle pas au début, il attendra de te connaitre mieux pour t´adresser la parole.
Ils s´entrainèrent pendant une bonne heure, Rose Ryûji expliquant à Roland diverses choses sur le club, lui montrant différentes techniques, pendant qu´Alia s´entrainait avec Zaji.
Ryûji: Au fait, Rose, tu lui as pas dit au sujet du tournoi?
Rose: Il peut pas participer. Il sera jamais prêt dans deux jours...
Ryûji: On affronte le club des Katanas. Ils sont dignes et humbles. C´est pas le genre Crimson Blade...
Rose: C´est vrai...
Roland: C´est quoi, cette histoire de tournoi?
Ryûji: C´est un tournoi qui permet aux clubs de s´affronter. Pour découvrir de nouvelles choses, et comparer... C´est très intéressant! Je suis sûr que ça te serait utile!
Roland: Tu crois que je pourrai faire le poids?
Ryûji: Je ne pense pas, mais nos adversaires sont loyaux. Ils ne profiteront pas de ton inexpérience pour te démolir.
Roland: Alors je veux bien.
Rose: T´es sûr?
Roland: Mais oui, t´inquiète pas!
Ryûji: Mais on va t´entrainer avant, quand même. Y´a des spectateurs, j´ai pas envie que tu ridiculises mon club!
Roland: Tsss...
Rose: Allez, au travail!
Ils s´entrainèrent jusqu´a ce que le soleil se couche. Les autres allèrent se coucher, et Roland, comme à son habitude, resta dans l´agréable jardin à " réviser".
Au milieu de la nuit, il entendit un petit rire derrière lui.
Il s´arrêta, et se retourna. Sur la table où était cet après-midi allongé Ryûji, se tenait la fille aux cheveux bleus que Roland avait secourue le midi...
Roland: Salut! Déjà sortie de l´infirmerie?
Fille: Je récupère vite.
Roland: C´est quoi ton nom?
Fille: Aya. Et toi?
Roland: Roland.
Aya: T´es un nocturne toi aussi?
Roland: Un " nocturne"?
Aya: Quelqu´un qui n´a pas besoin de dormir.
Roland: Ah. Ouais, faut croire.
Aya: Merci, pour ce midi...
Roland: De rien.
Aya: Jusque là, les adversaires que j´ai affronté étaient médiocres, et je croyais que ça serait pareil ici...
Roland: J´ai été surpris aussi, au début. Mais c´est ratrappable, d´après ce que m´a dit mon tuteur.
Aya: Qu´est-ce qui est ratrappable?
Roland: L´avance qu´ils ont sur nous.
Aya: Mouais...
Roland: T´as pas l´air convaincue?
Aya: Ca fait beaucoup de chemin...
Roland: Faut être patient, c´est tout... Attends que ton tuteur t´ait donné le niveau pour te lancer dans les défis des autres...
Aya: Je sais. Maintenant, je sais. Tu t´entrainais?
Roland: Ouais. J´ai rien d´autre à faire de ma nuit.
Aya: Continue. Je te regarde.
Roland: Comme tu veux.
Au petit matin, Aya et Roland se séparèrent et Roland retrouva Rose avec Ryûji et Zaji.
Roland: Salut! Où est Alia?
Rose: Elle dort encore.
Roland: Ok.
Ryûji: Bien dormi?
Roland: Hum...
Rose: Roland est un nocturne!
Ryûji: Cool...
Roland: Sauf quand t´as rien à faire de la nuit.
Ryûji: Ouais. Au fait, tu viens d´où?
Roland: Erf... Fallait que ça tombe. De Done.
Ryûji: Peut-etre que je devrais te désinscrire du tournoi...
Rose: Il a tenu tête à Joshua des Crimson Blades hier. On devrait lui laisser tenter sa chance.
Ryûji: Ca va, je plaisantais! La force n´est pas une question d´origines, de toute façon... Enfin, avec les Doniens, on se demande parfois, mais bon.
Rose: Ryûji...
Ryûji: C´est bon, c´est bon, je me tais!
Roland: Bon. On fait quoi aujourd´hui?
Rose: On te prépare pour demain.
Roland: Encore?
Rose ( avec un sourire): Eh oui! T´inquiète pas, on fera une pause après le tournoi.
Roland: Bon, ça ira, alors.
Ryûji: De toute façon, t´as pas le choix! Allez hop, au boulot!
Et ils s´entrainèrent sans relâche jusqu´a midi. Alia les avait rejoint au milieu de la matinée.
Ryûji: Zaji, tu vas nous chercher de quoi boire et manger?
Zaji, qui était jusque là assis pas terre, le dos contre un arbre, se leva, et s´apprêta à partir.
Alia: Zaji! Tu me prends sur ton dos?
Le grand Zaji se baissa, et Alia monta sur son dos. Zaji se releva, les mains dans le dos, soutenant Alia. Et il se laissa tomber en avant. Roland crut qu´il allait heurter le sol, mais Zaji partit comme une flèche.
Roland: Incroyable!
Ryûji: Les Guados sont imbattables à la course...
Roland: Les quoi?
Rose: Les Guados. C´est la race à laquelle appartient Zaji. Tu te rappelles de Jamis? Je crois que les Ronsos et les Guados viennent du même monde, mais tu devrais lui demander, je suis pas sûre.
Roland: Je le ferai quand je le reverrai. Quelle façon étrange de courir...
Ryûji: Ouais. Ils a une position très près du sol. Il se sert de ses longs bras pour maintenir l´équilibre.
Roland: Ok...
Ryûji: Bon? Il en met du temps!
Roland: Ca fait à peine 20 secondes qu´il est parti.
Ryûji: Ouais. Ca doit être Alia qui le ralentit.
L´instant d´après, Zaji revenait dans la petite clairière et posait les ingrédients sur la table. Alia, descendue de son dos, riait aux éclats.
Ryûji: T´as vu, Alia? A cause de toi, Zaji à mis plus de 20 secondes au lieu de 12.5!
Alia éclata de rire de plus belle. Ils mangèrent tous de bon coeur.
Une heure après, l´entrainement reprenait. Il ne s´arrêta en fait que 3 heures plus tard.
Ryûji: Je veux que tu sois frais pour demain matin. Alors on s´arrête plus tôt.
Roland, finalement, ne regrettait pas ces deux juors d´entrainement intensif. Il avait appris beaucoup de choses et avait la nette impression de s´être quelque peu amélioré.