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« Douce mélancolie, rêve ma vie ! »
La nuit était encore jeune.
La pluie inlassable ne cessait de battre mon corps.
La ruelle pavée de dalles blanches n’avait pas d’ombre;
dénudée de toutes vibrations organiques.
J’avançais suivant le chemin je le destin avais choisit pour moi.
. Une odeur.
Une odeur âcre flottait, pénétrait mes narines et retournait mes pensées. Le papier froissé de ma raison m’indiquait une porte en fer forger ; et le vent aussi d’ailleurs. Les murs froids insultaient ma chaire ; mais la douleur ? Point de douleur, non pas de douleur dans ce monde ou chaque minute et une nouvelle naissance, fantastique amnésie chronique conviée à prendre les commandes. Le seul but fut d’ouvrir la porte, la poignée humide et froide saisissant ma main et traînant ma carcasse droguer de rêve à l’intérieur.
. Une odeur.
Des bougies, une chaise comme on en voie dans les musées, une unique ampoule placée au-dessus. Une odeur, toujours cette même odeur. Une voix, lointaine, seul et reposante. Des phrases incompréhensibles, des mots inconnues mais si familier sur l’instant. Ma tête tournait, mon âme chutait, ramassait la poussière. Une femme sortie des ténèbres et avança doucement, de ses pas aucun son ne profanait le silence et cette voix présente en mon esprit. Je m’assit sur la chaise et la femme vint se mettre à genou devant moi. Une femme, parfaite.
Ses cheveux cendrés reflétaient la lumière, ses yeux doux et mielleux réconfortaient et apaisaient mes peurs.
Un voile de lin couleur indigo se porta à mes orbites. Mes yeux sculptés sur mon visage fixaient cette sombre lueur au plafond orné d’enluminure fantastique à travers le linceul mauve.
Elle me parla du monde, de ce que veulent être les gens, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils veulent des personnes comme moi, de ce que l’on veut qu’ils soient. On ne décide pas de sa vie, on le fait pour nous qu’on le veuille ou non mais elle me dit aussi que je pourrais être l’exception. Elle me dit que si je le voulais, je n’en ferais plus partie, que j’aurais réussit parmi tant d’autre à franchir la barrière plutôt que prévue, que par moi-même à présent je prendrais des décisions. Et que pour moi ; je vivrais, et non pour que d’autre vive par mes souffrances.
Je sentis ses mains me caresser le cœur, une pointe d’extrême sentiment rongeait mes souvenirs. Elle me dit que plus rien ne pèserait sur moi, qu’aucune souffrance ne pourrait plus jamais m’atteindre et anéantir mes rêves.
Mon âme pure, mon corps léger.
Un monde s’abat sur moi. Je pénètre un sourire d’ange. Les doigts vertueux d’une
véhémence extraordinaire façonna mes pensées.
On ouvre mes yeux qui se reflètent sur un ciel bleu plein de magie et d’éteinte venteuse et d’une colline de vie authentique la pluie inlassable bat mon corps jeune et heureux.