Tantabaxter flânait comme à son habitude dans la BGU quand soudain, Marine arriva devant lui...
Mais ce n´était qu´un mirage, le mirage de sa première rencontre. En fait, Tantabaxter ne s´était pas rendu compte que cela faisait des heures qu´il avait quitté la BGU... Tout était sombre, il était perdu dans une forêt. En temps normal, il serait resté stoïque mais Tanta était désormais fragile, le noir lui était mauvais, les arbres lui étaient hostiles.
Il regarda autour de lui, paniqué, sa louche à la main.
Tantabaxter : qu´est-ce que ? ??... Ansset, Zazou, Marine ! !! Vous êtes là...
Aucune voix, personne si ce n´est l´assourdissant silence des feuilles au vent, trempées dans l´encre d´une nuit sans lune.
Tantabaxter : Mon dieu, je suis bête, ils sont tous perdus dans d´autres dimensions, je...
Il n´eut pas le temps de terminer sa phrase. Un sphinx ébène, aux yeux jaunes avaient jailli des fourrés.
Tantabaxter : Dégage, vilaine bête ! Non, non, tiens prends donc un coup de louche !
Le cuisinier se débatta comme un beau diable évitant les crocs acérés, tapant avec ardeur sur le crâne de la bête qui bientôt, fut fendu en deux. Un liquide bleuâtre, soupçon de sang, dégorgea à flots de la tête du prédateur.
Tantabaxter le regardait, hébété, tout barbouillé de l´hémoglobine brune... Il la reconnut. Oui, c´était elle, le maître était là.
Il ne sentit pas les longs doigts crochus de son ancien mentor, se glisser comme du venin, comme des sonnettes de serpents, dans un rire silencieux, grave, et mesquin...
Le Maître : Pauvre fou, pauvre bête de Tantabaxter... Tu t´es lié avec ces étudiants et cette fac que je t´avais ordonné de corrompre... Je vais devoir me charger moi-même du travail!
Tantabaxter : Non, je vous en supplie, mon maître ! Pour l´amour de votre ancien valet ! Je suis le meilleur des mercenaires, le meilleur, je... !
Le pauvre homme prononçait ses dernières paroles. Le mage venait de le paralyser sur place et l´anihila dans un éclair de chair...
Tantabaxter, le mercenaire, le cuisinier fantaisiste, était mort, tombé à poussières...
Le Maître émit quelques râles, d´haleine noire et pesticide, qui éparpillèrent les cendres de son ancien serviteur sur tous les remparts de l´univers.
Il contempla la Lune à qui il avait commandé d´apparaître et lui fit jaillir un rayon qui de son plein feu vint lui nourrir le coeur...
Le Maître : A présent, Balamb... A nous deux !
Et il disparut dans la profondeur des ombres des bois où, vaincu, l´esprit de Tantabaxter sommeillait pour l´éternité.