Ils se préparèrent donc. Puis, Zazou se dirigea vers la porte de la loge, mais Ansset lui barra la route, lui passa les bras autour de la taille, et l´embrassa longuement...
Et il se sentit de nouveau aspiré par la folle spirale de sa passion, prisonnier d´elle...
Ses baisers se firent de plus en plus ardents, en même temps que sa respiration et les battements de son coeur s´accélerèrent.
Zazou le repoussa gentiment.
Zazou: On a pas le temps, Ansset...
Ansset: Ouais, je sais, mais...
Elle posa un doigt sur ses lèvres.
Zazou: T´en fais pas... On aura tout le temps, plus tard...
Il lui sourit, et elle l´embrassa.
Zazou: On y va?
Ansset: Ok...
Ils sortirent donc. Stilgar les interpela aussitôt.
Stilgar: Mais qu´est-ce que vous faisiez? Dépèchez-vous, vous entrez en scene dans deux minutes, pour "la rencontre"! Allez, allez!
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Ansset: Bonne nuitée, gente dame, puissent vos jours être longs!
Zazou: Bonne nuitée. Que les votres le soient aussi.
Il descendit de son cheval.
Zazou: Non, non, étranger, ne vous mettez point en peine et poursuivez votre chemin!
Il l´ignora.
Ansset: Ansset, à votre service.
Zazou: Zazou, au votre.
Ansset: Grand Merci, sai Zazou. J´espère que c´est une heureuse rencontre que la notre. Je ne voulais pas vous effrayer...
Zazou: Vous avez faillu réussir.
Ansset: Si fait, c´est bien ce que je pensais. Excusez-moi.
Il s´inclina.
Zazou: Nenni, inutile de vous excuser, j´étais perdue dans mes pensées...
Ansset: Vous allez à Hambry?
Zazou: Si fait.
Ansset: Peut-etre pourrions-nous faire route ensemble?
Il tapota le museau de son cheval.
Ansset: Rusher sera ravi de porter la plaisante personne que vous faites... Pas vrai, Rusher?
L´animal hocha la tête.
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Entracte.
Gurney: Vous vous en sortez bien, tous les deux! Vous jouez pas pendant les deux prochaines scenes, mais après, vous reprenez, pour la danse!
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La danse était habilement organisée. Deux rondes tournaient au rythme de la musique qu´un petit groupe produisait. Elles se croisaient, bien sûr, en deux points. Les rondes étaient composées en alternance fille-garçon, fille-garçon, fille-garçon.
Au bout d´un certain temps, le groupe s´arretait, et la ronde aussi. Les couples formés aux intersections des deux cercles devaient alors se placer au centre de la ronde de la cavaliere. Le groupe recommençait a jouer, et cette fois, la ronde ne tournait pas, elle regardait les couples danser, et celui des deux qui avait le moins bien dansé était éliminé.
Au même moment ou Ansset se disait que cette danse stupide ne finirait jamais, la musique s´arreta et il se trouva face à face avec Zazou.
Bien sûr, tout cela était inclu dans la piece...
La ronde s´arreta donc, et ceux qui restaient à la composer applaudirent.
Ansset essaya de se concentrer sur la piece...
Au début, tout en faisant décrire à Zazou une figure tournoyante, il eut l´impression d´être vitrifié. Puis il prit conscience du corps de Zazou contre le sien, du bruissement de sa robe et il ne fut que trop humain à nouveau.
Il se détacha légèrement d´elle tout en la faisant virevolter, sa main au creux de ses reins, sa paume reposant dur la fraîcheur du satin, ses doigts effleurant la tiédeur de sa peau.
L´un calquait ses pas sur l´autre, sans trébuchement ni hésitation... Elle évoluait avec une grâce parfaite, pensa Ansset.
Puis ils se rapprochèrent, et là, la musique s´arrêta.
Ansset fit alors quelque chose qui n´était pas inclu dans la pièce. Il l´embrassa, passionnément, et longuement.
Puis il se rendit compte que son acte allait quelque peu compliquer les choses. Gurney, dans la ronde, le regardait. Puis, il sembla prendre une décision. Il sortit de la ronde, et le montra du doigt.
Gurney: Comment oses-tu, manant, souiller la princesse de tes lèvres impures? Tu vas payer pour ton crime!
Gurney tira de son fourreau une massive épée, et se précipita sur Ansset, qui sauta de l´estrade, et atterit sur la place. Deux chevaliers, qui devaient eux aussi faire partie de la troupe, sortirent de la foule, épée en main. Gurney sauta à son tour.
Gurney: Tu es acculé, brigand! Je vais savourer ta mort!
Gurney se précipita vers lui, épée levée. Ansset ne savait pas quoi faire. Les yeux du vieux Gurney lui dirent de ne pas hésiter à frapper...
Il se rappela qu´en effet, Stilgar avait dit qu´ils mourraient si la pièce était ratée.
Il évita un coup de l´épée du vieil homme.
Ansset: Il faudrait déjà que tu arrives à m´atteindre, vieillard!
Il repoussa d´un coup de pied un des "chevaliers", a qui son épée échappa. Ansset la rattrappa au vol, et s´en servit pour parer une attaque du deuxieme chevalier.
La foule applaudit la manoeuvre.
Mais Gurney l´avait pris au dépourvu. Il aurait pu facilement parer la manoeuvre avec son arme, ou même en se déportant, mais il avait été éduqué de telle manière que son réflexe fut de tendre la main vers le sol, où une plaque de givre se forma. Gurney glissa, et tomba lourdement sur son postérieur.
La foule était maintenant silencieuse.
Le regard de Gurney lui disait toujours de jouer le jeu, alors, il placa le bout de son épée juste en dessous du menton du vieil homme, et lui fit lever la tête... Il s´addressa aux chevaliers.
Ansset: Cessez maintenant, où j´exécute votre chef.
Puis, il reporta son attention a Gurney.
Ansset: Laissez-moi emporter la princesse, et vous aurez la vie sauve.
On fit donc venir la princesse. Ansset lui tendit la main. Elle la prit. Ansset ferma les yeux, et ils disparurent dans un nuage de fumée.
Dans la foule, ce fut une véritable folie...