Test de FFX par Game one :
Vous êtes Tiida, jeune star du Blitz Ball. Il s’agit en fait d´un sport qu’on pourrait qualifier de « Hand Ball aquatique » et qui se joue en apnée.
C’est au court d’un match du sport en question qu’une entité mystérieuse attaque et détruit la ville. Notre héros fait alors un bond involontaire de 1000 ans dans un futur dévasté par « Shin », cette fameuse force maléfique responsable de son malheur. Il fera alors de nombreuses rencontres et cherchera un moyen d’abattre Shin et si possible à retourner dans son temps et dans son pays.
Le joueur est alors parti pour une aventure de 70 heures, certes, fortement guidée, mais surtout très agréable et motivante. Au niveau des nouveautés, on prend a peu près la même claque que lorsque le 7 est sorti. Oui, ça reste un RPG avec bien sûr, les différentes règles et impératifs du genre, mais pour un Final Fantasy, c’est une grosse évolution. La première des surprises est d’ordre graphique. Le jeu est désormais en 3D temps réel. Si jusqu’à présent, les décors avaient toujours été en Bitmap, on passe cette fois-ci aux polygones avec tout ce que ça implique au niveau des mouvements de caméra et de la mise en scène. Et bien, on ne peut qu’applaudir le résultat : Même si on ne peut pas choisir sois-même l’angle de caméra, le résultat est lisible, propre et respecte les niveaux d’exigences graphiques des jeux square soft.
En revanche, il ne faut pas être trop exigent au niveau recherche et exploration. Les différentes énigmes ne sont pas très compliquées et confirment la tendance actuelle du jeu japonais où le niveau de difficulté baisse de plus en plus.
La deuxième nouveauté est carrément historique pour la saga. L’épisode 10 marque l’arrivée de la parole. Pour la première fois, les dialogues principaux sont joués par des comédiens et viennent apporter au jeu un coté plus vivant en renforçant l’attachement aux personnages.
Passons maintenant au système de combat. C’est bien de coté qu’on trouve le plus de changements et d’efforts de renouveau. Tout d’abord, si l’équipe active ne compte que trois personnages, il possible à tout moment de remplacer n’importe lequel de vos joueurs par une autre, et ce, en pleine action. Il faut alors jouer de cette possibilité pour faire participer le plus possible chacun des héros afin de donner au maximum de l’expérience à chacun. Ensuite, les tours ne sont plus comptés en temps réel, et on revient à un vrai « tour par tour ». Résultat : des combats plus rapides, plus dynamiques et mis en scènes avec inspiration.
Ensuite, on appréciera le système des limites, qui fait souvent appel aux réflexes du joueur en lui soumettant une épreuve d’habileté. Tous ces éléments associés font des combats de FFX bien plus q’un passage obligé de l’aventure. On se plait à se battre et on se sent beaucoup moins dérangé par la fréquence du combat aléatoire.
De plus, il faut savoir qu’il n’y a que Yuna qui ait le pouvoir de lancer une invocation. Ceci n’est pas trop dérangeant car, comme nous l’avons vu, un personnage peut intervenir à tout moment dans un combat. En revanche, une fois que l’invocation est lancée, elle restera se battre à la place des héros et encaissera les dommages à leur place.
Final Fantasy X est peut-être bien le meilleur épisode de la série. En tout cas, on affirmera avec certitude qu’il est le meilleurs depuis que Final Fantasy tourne sur les consoles de Sony. Graphiquement sidérant, bourré de détails qui forcent le respect, mis en scène avec bon goût, on plonge avec grand plaisir dans l’aventure. Le système de combat parfaitement réussit est appuyé par une gestion de la magie et de l’évolution inédite et intéressant : Il s’agit d’un tableau ou l’on place des pierres tel un jeu de l’oie. Quant au scénario, il est très agréable, et même si certains le trouvent peut-être un peu trop mielleux, il est en tout cas emprunt d’une profonde tristesse. Les cinématiques quant à elles sont comme d’habitudes encore plus belles que l’épisode précédent, et sûrement moins belles que le suivant. Contrairement à ce qu’on peut entendre un peu partout, elles ne cassent pas l’ambiance du jeu et rythment au contraire parfaitement le déroulement. C’est donc un titre enchanteur et émouvant qui nous arrive là. C’est aussi peut-être le jeu qui réconciliera Square avec ses fans les plus exigeants.