Dans l´affaire appelée," Puerto ou Fuentès", l´Italien Michele Scarponi a été entendu par le CONI il y a quelques jours. Il a reconnu avoir été mêlé au dit" scandale de Puerto", ses aveux feraient 10 pages.
Il aurait cité les noms d´autres coureurs, pas dévoilés à l´heure actuelle, tous clients de Fuentès. C´est justement cela qui lui serait reproché et ce pourquoi, l´Italien a peur!
Scarponi a reconnu qu´il avait le nom de code "Zapatero" ou" Presidente", surnoms reçus en Espagne. Il a expliqué ses contacts avec Fuentès mais aussi comment son entourage lui aurait monté la tête avec des contrats mirobolants. Il affirme que les coureurs cités auraient subi une forte pression de leurs dirigents.
Scarponi qui aurait donné des noms alors que personne ne voulait en lâcher a peur à présent. Ainsi le procureur, Ettore Torri:
" Ils ont peur d´en parler. Ils craignent que le peloton les laisse tomber. La plupart ont peur qu´il leur arrive quelque chose de grave!"
A côté des noms "traditionnels" cités, tels Ullrich(déjà tombé grâce à la justice allemande), José Henrique Guttierez, Angel Vicioso, Roberto Heras, Marcos Antonio Serrano, Tyler Hamilton, Jorg Jaksche, David Etxebarria, Isodro Nozal..., voilà qu´apparaissent les noms de Cippolini(cité par Manzano) et d´Eddy Mazzoleni(code MZD).
Voilà que réapparaît aussi le nom du sulfureux docteur Cecchini. Le même qui avait déjà été inquiété en 2001 pour commerce illégal de produits dopants, suite à des appels téléphoniques avec le docteur de l´équipe Kelme, un certain...Eufemio Fuentès! Cecchini avait Angel Luis Casero comme client. Mais la justice italienne avait finalement classé l´affaire par manque de preuves.
Mai 2006, le lien entre Cecchini et Fuentès refait surface, Fuentès reconnaissant que Cecchini est un ami. Cecchini a eu comme clients: Bartoli, Rolf Sörensen, Cancellara, Thomas Dekker, Casero, Riis, Hamburger, Basso, Ullrich, Hamilton...Les six derniers noms ont tous été au moins cités dans des suspicions de dopage!
(sources: wieleruitslagen)
Il ne reste à espérer que tout ce déballage médiatique ne reste pas lettre-morte, que les vrais coupables soient définitivement punis et écartés du domaine du sport et que les coureurs cités disent toute la vérité, rien que la vérité.
Les aveux de Basso laissent tout de même un goût d´inachevé en bouche, on a vraiment l´impression qu´il a lâché le strict minimum et qu´il en sait bien plus. Dans ce cas, cela pourrait rejoindre les arguments du procureur Torri: des pressions de l´entourage, la peur d´être laissé tomber par le peloton ou tout simplement peur pour leur vie.
Espérons que Scarponi et ses aveux débloquent enfin un peu plus cette triste affaire pour pouvoir se conscrer ensuite...au cyclisme!
voila c´est que j´ai appris avec mais prof de sport est la vérité est la 