source: l´équipe.fr
Des perquisitions ont été effectuées jeudi matin en Belgique auprès d´une dizaine de coureurs et de soigneurs de la formation Quick Step. «Selon les premières indications, des produits interdits ont été saisis», a confirmé le porte-parole du parquet de Courtrai, Tom Janssens. «Il est encore trop tôt pour communiquer sur les personnes qui sont actuellement entendues (NDLR : au nombre 13) et sur leur lien éventuel avec certaines équipes cyclistes», a ajouté M. Janssens.
Ces perquisitions viennent officiellement en appui d´une enquête a démarrée en septembre 2006 suite à des «dénonciations du sénateur Jean-Marie Dedecker». Le sénateur, par ailleurs ancien entraîneur de l´équipe de Belgique de judo, avait déclaré, sans citer de noms, que «trois coureurs belges importants avaient suivi des cures de dopage en Italie en février 2006 pour un montant de 24 000 euros».
Jeudi, Patrick Lefevere, le manager de l´équipe, a expliqué à l´agence Belga «ne pas être au courant de ces perquisitions» alors que Wilfried Peeters, le directeur sportif, il a appris la nouvelle à la radio. «C´est sans doute possible, mais je pense que l´on peut être tranquille sur l´issue de cette affaire. C´est sans doute la conséquence de ce qui a été écrit dans un journal», a déclaré ce dernier.
En janvier, le quotidien populaire flamand Het Laatste Nieuws, plus gros tirage de la presse belge, avait publié une série de reportages accusant le manager belge de pratiques de dopage au sein de Quick Step, notamment à l´EPO ou la cocaïne, en se basant sur une série de témoignages anonymes et sur celui de Luc Cappelle, un ancien coureur des années 1970.
Patrick Lefevere avait répondu que le témoignage de Capelle avait été téléguidé par le sénateur Dedecker, dont le propre parti s´inspire de la ligne populiste du néerlandais Pim Fortuyn, avec lequel il est depuis longtemps en opposition.
(Avec AFP)