Humanité, générosité, fraternité
A travers les sombres, froids et vils étendards
Dont parfois les hommes font leurs tristes oripeaux
A travers ces basses idées toujours noires
Qui leur servent encore trop souvent de drapeau
J’ai cherché sans espoir notre Humanité
Au milieu de tous ces cadavres épars
Dont la Faucheuse fait ses dîners les plus beaux
Pris dans les flots de sang et l’intense brouillard
Trahi par ces pathétiques hurlant leurs maux
J’ai cherché sans espoir notre Humanité
Dans les cris s’entrechoquant avec le soir
Qui interpellent trop peu de fois les badauds
A l’aide fréquemment pleutre, donc si rare
Que les décharnés n’ont jamais eau et repos
J’ai cherché sans espoir notre Humanité
En moquant les nombreux médias dérisoires
Dont tous les buts sont fixés par ceux d’en haut
Qui de franchise seront toujours avares
Pour eux trop risqué de nous laisser nos cerveaux
J’ai cherché sans espoir notre Humanité
Au cœur de ces nombreux marchés cruels miroirs
De ce que l’Homme a toujours eu de moins beau
Où l’on exhibe ainsi dents et mâchoires
Abaissant leurs frères au rang vil d’animaux
J’ai cherché sans espoir notre Humanité
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