Certes mais il y a forcément des moments où peu importe le temps que tu passes sur tes notes, si tu n'as pas le moral, ce n'est pas productif et si tu y passes 2 heures avec ce mental, c'est 2 heures de perdues.
C'est pour ça que même si j'étais parfaitement rationnel en plaçant les études avant le reste, je finis par me poser des questions quand je fais le bilan de l'année. Et à fortiori, quand je regarde les conséquences de mes décisions. Sur le coup, c'étaient les meilleures d'un point de vue "logique" mais quand j'y repense, je me suis tellement privé avec ces choix logiques pour ce que j'en ai retiré que la partie négative est bien plus importante que je le pensais.
J'ai bossé cette année. Trop. J'en ai même été au point d'évacuer du sang quand je faisais la grosse commission tellement mes nerfs ont été mis à l'épreuve. Je n'avais plus celle qui me réconfortait quand ça allait mal, décision pourtant logique au départ vu qu'on n'arrive pas à bosser ensemble. Et si on continue par là, à force de voir de moins en moins de monde hors de la sphère des études (similaires), à force de passer du temps à bosser, de voir son mental et sa santé décliner, on en arrive à se demander si c'était réellement le meilleur des choix à faire. La santé, c'est pourtant la chose la plus précieuse qu'on a. Or, plus d'une fois, j'ai fait abstraction pour continuer à travailler.
Plus j'y repense et plus je me demande où tout ça va me mener. Personne dans ma formation ne sait où elle va. A la différence près que j'ai fermé la porte de moi-même à plusieurs personnes charmantes pour le boulot. Et ça, c'était finalement une mauvaise idée car si je me plante aux oraux, je ne pourrai plus étudier. Après un master 2, on ne peut plus rien faire à part passer en candidat libre. Et là, je me souviens des "méthodes" de l'état actuel. Non, vraiment, plus j'y repense et plus j'ai eu tort de placer les études avant tout le reste, sans me laisser d'issues de secours.
Je n'ai pas travaillé jusqu'à mon arrivée au lycée. Jusque là, je me faisais ch*** comme un rat mort. J'ai toujours eu une bonne mémoire et je n'ai jamais eu besoin d'ouvrir un cahier pour apprendre. Mon souvenir du cours suffisait. C'est pour ça que j'ai eu énormément de mal en fac au début à ingurgiter des données en prises de notes sans vérification et sans me poser de question. En particulier sans avoir la possibilité de poser des questions. Tout mon processus pour apprendre s'est cassé la figure. Considérer quelque chose comme vrai sans le comprendre, ce n'était en rien quelque chose que j'arrivais à faire.
Maintenant, même si ça ne se voit pas ici, je suis beaucoup plus pédagogue. Avant, je me souciais moins des autres, je m'amusais plus à "piéger" mes ennemies en anticipant leurs réactions (je me souviendrai toute ma vie comment j'ai réussi à coller une fille qui me tapait sur les nerfs en jouant bien mes cartes et en la poussant à faire ce que j'avais prévu ^^). Maintenant, je me suis "calmé", je cherche plus à les comprendre et à construire quelque chose mais c'est en fait antagoniste avec les études car on n'a pas le temps de faire les deux.
Zut, pavé. Tant pis.