Je sais. Je suis passé par là, aussi. Ils cherchent un intérêt "pratique" (sic) à la philo (disons-le : un intérêt technique). Ils n'ont pas compris que ce n'était pas là ce qu'il fallait y chercher, mais plutôt un développement des facultés de l'esprit, ainsi que toute une habitude du questionnement tant citoyen que scientifique et moral. Un scientifique sans philosophie ne peut pas être un bon scientifique. Mais maintenant, les études sont tellement spécialisés que l'un devrait exclure l'autre...
Dans notre future "élite de la nation" (re-sic), savoir, les classes préparatoires scientifiques, la philo est mélangée au français, et on doit étudier des textes extrêmement riches en deux heures par semaine. Bref, on forme des abrutis qui sauront monter des machines mais rien de plus. Tant mieux pour eux, après tout. On leur demande rien d'autre.
Pareil pour toutes les filières universitaires scientifiques qui chassent de leur cursus la philo (ou la remplace, comme en médecine, par de la SHS, une sorte d'ersatz mélangeant tout ce que l'on a pas vraiment voulu mettre au programme, mais qu'on était bien obligé de mettre). La philo est au ban de notre société de consommation. On y va toujours (ou presque) avec un a priori négatif, et à la fin, on dit : "C'est nul", alors qu'on a rien fait. C'est d'un ridicule...