Faire confiance
le sentiment plus ambivalant, le plus difficile à cerner, plus instable que la confiance ? Car on ne peut la donner sans des risques, sans pour autant l’accorder les yeux bandés. La confiance peut se donner sans assurance, mais peut aussi se gagner par le biais de signes et de surcroit se retire si elle est trahie. La confiance s’inspire ou se perd, ce qui en fait une disposition hésitante mais libre, fragile mais éclairée.
A mi-chemin entre crédulité et circonspection, entre ignorance et assurance, ce sentiment qui ne naît ni sans crainte ni sans gage est donc une forme de générosité inquiète, de foi sans certitude, de don sans garantie. La confiance est prudente et imprudente, on croit sur pièces en n’ayant que des signes.
Faut-il donc ou non l’accorder ? Faut-il faire confiance à la confiance ? Quoique ambivalente n’est-elle pas vertu plutôt que naïveté ? Par exemple, ne devient-elle pas aveugle à proportion d’une cécité moins grande ? Pour que la confiance soit totale, les signes ont dû se multiplier. La confiance croît à mesure que grandit l’assurance. Elle se donne donc d’autant plus qu’elle est plus sûre. Elle ne croît qu’en étant moins risquée.
Fatcap tu devrais te débarasser de tes petits leudes, moi je t'offre deux fois plus de carambars pour la tête du félon 