Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
Voila ma fic que j´ai dejà posté sur HP4 donc, pour ceux qui ne l´on pas lu, je la poste ici ^^
/!\C´est une fic qui ne reprend pas le 6e Tome /!\
Enjoy !
chapitre 1: Vivre avec le néant
Pendant un long moment, Ginny fixe l´endroit désormais vide où son fiancé, son père et ses amis se sont tenus. C´est un tintement de vaisselle qui la tire de sa transe. Sa mère vient d´entreprendre de débarrasser la table du petit déjeuner. Ginny est tentée de lui conseiller de faire les elfes, mais elle se rend compte que se lancer dans le ménage est pour Molly une façon de combatre l´angoisse et d´occuper son attente. En soupirant, elle commence à l´aider.
Après avoir astiqué la cuisin et fait les chambres, elles s´attellent è la preparation d´un repas léger. Mais ni l´une, ni l´autre n´y font honneur, trop inquiètes pour avoir faim. T out le temps du repas, elles se bornent è regarder Mondingus Fletcher et une femme dont Ginny ne connaît pas le nom, qui sont restés pour assurer la protection du Siège. Une fois la table à nouveau nettoyée, Ginny monte dans sa chambre pour remplir son journal intime, dans le doute qu´elle ne le rouvrira que vingt an plus tard.
Alors que Molly applique un sort de conservation à la trentaine de bocaux dûment remplis de soupe, le carillon duvestibule se fait entendre. Les deux femmes se précipitent. Seamus et Parvati viennent d´apparaître, encadrant un sorcier couvert de sang et de poussiere.
« Où est Harry? »
-Qui a gagné ? Demandent simultanément les deux Weasley.
C´est un vrai bordel là-bas, répond Seamus d´une vois mal assurée. Je crois qu´on a gagné. Nous, on était « en réserve ». Mais maintenant, nous devons faire le tri, amener les bléssés graves à Sainte Mangouste et ceux qui vont à peu près bien ici. Parvati, tu devrais rester sur place. Il faut des bras ici aussi.
Celle ci hocha la tête, manifestement soulagée à l´idée de ne pas à avoir à retourner d´où ils viennent. Sans perdre davantage de temps, Seamus confie le combattant à Ginny et transplana.
Les heures suivantes sont consacrées à l´arrivée de blessés legers ou de soldats indemnes mais affamés et épuisés. La barriere anti-transplanage ayant été levée, il en arrive de partout. Heureusement, des bras secourables et des provisions font également leur apparition, permettant à Molly de faire face à cette affluence d´invités. Vers 23heures le fluc se tarit etGinny et sa mère peuvent enfin échanger quelques mots. Selon les informations qu´elle ont pu soutirer aux arrivants, Voldemort a bien été détruit, les pertes ont été lourdes et nul n´a pu leur donner de nouvelles de Harry, des Weasley ou d´Hermione. Elle déliberent pour savoir si l´une d´entre elles doivent se rendre à l´hopital sorcier quand Bill arriva.
Comme les autres, sa robe est zébrée de trace brunes, boue et sang mêlés. Il est très pâle. Quand sa mère et sa soeur s´approchent de lui, il les serre contre lui, voyant la panique monter dans leurs yeux il s´efforce de les mettre au courant.
Bill fit une pause, pendant que Ginny se répète inlassablement « Harry a survécu », Molly pâlit peu à peu. Quand Bill l´attire à nouveau, les yeux emplis de larmes, elle sait que finalement, cela a fini par arriver. Ginny contemple un moment sa mère et son frère, interdite. Qu´est ce qui ne va pas? Harry est vivant!
Elle se remémore silencieusement ce que sont frère vient de dire: Harry, Ron, Hermione, Fred et Georges, Percy. Il manque.... « PAPA » s´écrie-t-elle.
Le regard noyé de son frère au dessus l´épaule de leur mère fait pénétrer la nouvelle jusqu´à sa conscience. Elle inspire profondément, luttant contre les sanglots qui menacent de l´étouffer. Non, ce n´est pa possible. Pas son père, lui qui est si bon, si doux, si généreux, lui qui n´a rien d´un guerrier, comment a-t-il pu mourir à la guerre ?
Elle inspire de nouveau, elle ne veut pas penser à cela maintenant. Elle va s´éffondrer si elle y pense. Elle n´a pas le droit de craquer. Elle est certaine qu´Harry a besoin d´elle maintenant. Il a tué Voldemort, il a vu ses alliés mourir, il ne doit pas aller bien. Son devoir lui ordonne de mettre ses propres sentiments de côté et d´aller l´aider. Oui, c´est ce qu´elle vas faire.
« Je dois aller voir Harry, dit-elle. Tout de suite! »
Bill lui lanca un regard choqué
« C´est tout ce que tu trouves à dire? Papa est mort! »
« Bill intervint Molly, elle a raison. Notre premier devoir est d´aller aider les vivants, moi, je vais aller voir Ron »
Bill les regarda un instant, comme s´il n´en croit pas à ses oreilles
« Vous n´avez pas l´air de vous rendre compte comment c´est dehors! D´abord, il y a plein de mangemorts en liberté plus dangereux que jamais car ils n´ont plus rien à perdre, ensuite, c´est la folie à l´hôpital, les services sont débordés et ils n´ont pas besoin d´avoir les famille éplorées dans les jambes. »
Sa mère n´y preta aucune attention à ses protestations.
« Je vais voire alor Ellen Patil, déclare-t-elle, elle devrait pouvoir me remplacer avec l´aide de ses jumelles, de toute façon tout le monde est couché maintenant. Vas chercher ta cape, ma chérie, continue-t-elle à l´intention de Ginny. Toi tu nous attend ici » conclut-elle d´un ton sans réplique en se tournant vers son aîné
« Elles sont complètement folles » murmura ce dernier pendant que les deux femmes s´élancèrent dans l´escalier.
Le transplanage les amenèrent directement dans le hall d´accueil de Ste Mangouste. La description que leur a faite Bill est largement en dessous de la verité. Il règne dans l´endroit un chaos indescriptible. Dans un premier temps, Ginny est attérrée. Comme retrouver Harry dans un désordre pareil. Mais elle reprend vite confience. Après tout, il n´y a que cinq niveaux à visiter, et l´endroit oû l´on soigne le Survivant est sûrement gardé par des aurors. Il suffit de repérer les fonctionnaires en faction pour découvrir dans quelle chambre il repose.
« commençons par le quatrième étage », dit-elle simplement en se dirigeant vers les escaliers dédaignant les ascenseurs bondés. Sa mère décidée et son frère résigné lui emboîte le pas.
Au bout d´une heure de recherche, elle commençait à se demander si elle a choisi la bonne méthode. Il n´y a que cinq niveaux et ils sont immenses.Sans compter qu´ils ne sont pas les seuls à rechercher Harry.Leur petite troupe a rencontré de nombreux journalistes errant comme eux dans les couloirs, à la recherche d´informations.L´état de Bill leur fait esperer être tombé sur un témoin de choix mais les yeux furieux et le rictus agressif de ce dernier décourage les plus tenaces. Finalement, ils finirent par croiser Hermione qui comme les autres aurait besoin d´un bon bain, a les yeux rougis mais elle est indemne. Dès qu´elle les aperçois, elle s´écria:
« Oh Ginny,Dieu soit loué tu est là! »
« Où est-il ? »
Mais la jeune fille ne lui répondit pas directement
« Ron est dans cette chambre,Molly c´est dur à voir, mais il a de bonnes chances de s´en tirer! »
Sans un mot, Mrs Weasley entra dans la chambre de son plus jeune fils.Hermione s´adresse alors à Bill.
« Tu devrais y aller ossi, ce ,n´est pas un joli spectacle ! » Sa voix se brise alors.
Bill acquiessa et suivit sa mère, mai fatigué pour discuter.
Hermione saisit ensuite le bras de la benjamine des Weasley et sans un mot l´entraîne dans toute une série de couloirs. Finalement, elle poussa une porte marquée Buanderie et contournant les piles de linge, se plantèrent finalementdevant un placard miteux.
« Il y a un corridor juste derrière, murmure-t-elle. Il donne sur la porte de la chambre de Harrymais elle est gardée par des aurors. Tu te rappelle de ton sortilege de confusion ? »
La jeune rousse hocha la tête
« Oui mais je n´y suis jamais complètement arrivée.
« Ce n´est pas grave, j´étendrais le mien sur toi. Fais de ton mieux, c´est tout. »
Soudain Ginny a l´impression d´être seule.Aussi fatiguée qu´elle soit, Hermionne arrive toujours à des resultats spectaculaires. La jeune rousse se concentra et prononca la formule et et entrouva doucement la porte du placard. Elle se glissa doucement dans l´entrebâillement. Trois aurors, l´air pas commodes, sont plantés devant une petite porte grise qui se fond presque dans le mur . Ils ne semblent pas avoir remarqué qu´ils ne sont plus seuls, et continuent tranquilement leur conversation. Bénissant Hermione, Ginny se faufila discrètement entre deux épaules musclées et abaissa la poignée de la porte qui lui faisait face.Elle s´insinue ensuite furtivement dans la pièce suivante, songeant que la reputation de aurors est peut être un peu usurpée. Repoussant le battant derrière elle, elle releva juste les yeux pour constater que trois baguettes sont pointées dans sa direction. Elle n´a pas eu le tempsn de faire le moindre geste avant d´être touché par un Stupefix.
Quand elle prit conscience, son crâne lui faisait mal et elle entendi quelq´un lui adresser la parole.
« Comment allez vous, mademoiselle Weasley? » dit l´un des homme, lui tendant un bras secourable pour l´aider à se remetre sur pied.
« A merveille! » repond-elle, essayant désespérement d´identifier son interlocuteur.Elle conaît ce grand homme noir, il fait Partie de l´Ordre du phénix mais il lui fau quelques secondes pour se rappeler de son nom.
« Cette jeune dame ne représente aucun danger pour notre protegé, annonca tranquilement ce dernier.Elle n´est pas journaliste non plus.Mademoiselle Virginia Weasley,je vous présente Daniela Freegarden et Peter Slave! »
« Enchantée! » répliqua la jeune fille un peu perdue
tu refais ton topic rom ^^
J´avais juste lu cette partie ci, yavait eu des suites? x)
En tout cas, c´est bien ^^
Oui ou il y a eu des suites
d´ailleurs, en parlant de suites ^^
sa ne devrais pas tarder ^^
Elle regarda autour d´elle et n´eût pas l´impression d´être dans une chambre d´hôpital et aussi Harry ne semble être nulle part. Elle ses vis-a-vis et reconnu apre un quard d´heure Shacklebolt,l´homme en noir, et lui même a l´air de se demander ce qu´il convient de faire, et ses deux compagnons la toisent sans aucune aménité et elle remarqua qu´on lui a subtilisé sa baguette
« Je veux le voir! » dit elle fermement.
« C´est impossible, a moin que vous ne présentez une autorisation du ministre lui-même, c´est hors de question! » riposte le cerbère en jupons.
« il est au secret » expliqua plus doucement Shacklebolt.
« Je sais ce que c´est, répond la jeune femme luttant contre la fatigue et le découragement.Tout l´été j´ai été mise au secret moi ossi.Pour l´aider et je veux continuer! Demandez au professeur Dumbledore, je suis sûre qu´il vous dira de me laisser y aller! »
« Dumbledore ne dira plus rien du tout! » répliqua sèchement Daniela Freegarden
Il a fallut quelques secondes à Ginny pour comprendre ce que signifient ces paroles, elle ferma un instant les yeux. Elle sut qu´elle aura encore à apprendre des décès d´autres personnes qu´elle a connu et apprécié.Elle avait toujours pensé qu´une fois Voldemort éliminé,ce serait fini.Mais non, elle s´est trompée.Une autre forme de bataille commence.Il va falloir à apprendre à vivre avec le néant là où l´on avais pris l´habitude de compter sur des proches et des amis
Oh mon dieu, mais comment Harry vas réagir? Lui qui se sent toujours si responsable de ce qui arrive! Elle senti soudiain enfler sa rage contre ces agents bornés qui l´isolent de ses amis alors qu´il en a sans doute désespérement besoin.Elle retient les injures qui lui montent aux lèvres sachant que cela la désservirait.Mais qu´est ce que Hermione ferait dans une situation pareille? Elle raisonnerait sans doute et bien il ne serait pas dit que Ginny Weasley ne sache raisonner.
Elle se retourna vers celui qui est le plus à même d´être sensible à ses arguments.
« Monsieur Shacklebolt, Harry aujourd´hui à combattu le plus grand mage noir de l´univers enfin vous savez de qui je parle, il a vu des gens mourir, vous n´avez pas le droit de le mettre à l´isolement comme si c´était lui le criminel, vous n´avez pas le droit de l´empêcher de voire ses proches.Il a besoin d´eux plus que jamais! »
L´homme contempla un instant l´adolescente, le visage impassible puis fit signe à ses comparses les entraînant quelques pas plus loin.Une discussion assez vive s´engagea, finalement les trois aurors reviennent vers la jeune femme qui essaya désespérement d´établir un autre plan d´action dans le cas oû on lui signifierai son congé.
« Nous allons verifier que vous ne portez sur vous aucun objet magique »dit la femme
Ginny les remercia d´un signe de tête, tandis que l´homme qu´on lui a présenté sous le nom de Peter Slave dirige sa baguette vers elle en balayant tout son corp.Quand il arriva à hauteur de poitrine il haussa les sourcils et lui demanda si elle avait un collier
« Euh...Ah oui ! » En lui montrant l´amulette que Harry lui avait offerte et l´homme l´éxamina rapidement.
« Il vas falloir nous confier vos anneaux aussi, désolé mademoiselle mais ce sont les règles! »
Elle se dépouilla à regret de ses deux cadeaux qui venaient d´Harry.Mais cela n´à pas d´importance,pensa-t-elle, ce qui compte c´est qu´elle puisse lui tenir la main, le prendre dans ses bras.
« Mademoiselle Weasley, reprend Shacklebolt, je préfere vous prévenir tout de suite.Il est inconscient et d´après ce que j´ai compri au charabia des guérisseurs, il n´est pas blessé mais son esprit est inaccessible »
« Inaccessibla mais ...comment ?
« Je ne sais pas.Je pense que nos grands pontes ne savent pas non plus, il y en avait trois et ils n´avaient pas l´air d´accord! »
La jeune femme hocha la tête esseyant de ne pas se laisser gagner par l´abattement.
« Ou est-il ? »demanda-t-elle simplement
« Mais ici très chère! »
Les trois gardiens pointèrent leur baguètte vers un coin poussièreux de la pièce miteuse où ils se trouvent, se consultant du regard pour s´accorder, ils prononcèrent en même temps une incantation.
Tout à coup, la pièce se transforma à ce qu´on attend d´une chambre d´hôpital.Mais Ginny ne vit que le lit où repose celui qui est au coeur de ses préoccupations. Il paraît dormir, livide sur l´oreiller blanc, vêtu d´une chemise d´hôpital immaculée, recouverte d´un drap d´une blancheur neigeuse.Seuls tranchent le noir de ses cheveux et la rougeur purulente de sa cicatrice.
Elle s´approcha doucement. Du premier coup d´oeil, elle constata que son état etait pire que tout ce qu´il a encourru les années précédentes et même avoir défié Voldemort à la table de Serpentard, même après avoir indirectement assisté au meurte de son oncle et de sa tante il n´avait jamais été aussi... absent.
Attrapant sa main glacée, elle s´assit sur une chaise installée au chevet du lit. avec son autr main, Elle carressa doucement ses cheveux et son visage inarte.Finalement, elle se pencha pour faire reposer sa tête dans le creux de l´épaule du jeune homme, comme elle l´a fait tant de fois au cours des derniers mois pour s´endormir.A son tour, elle sombre
« Que fait cette gamine ici ? Comment est-elle entrée ? »
Une voix accusatrice et désagréable tira Ginny de sa torpeur,elle se redressa vivement, grognant aux vives protestations de sa collone vertébrale.Les trois guérisseur et deux infirmieres l´encadrèrent en la regardant séverement .
« Cette jeune fille, répond Shacklebolt,fait partie de la famille d´adoption de votre patient.Elle est venue lui rendre visite.
« Vous êtes là pour interdire toute visite,il me semble! »
« Nous sommes là pour soustraire ce garçon aux dangers d´une attaque de Mangemorts et à la curiosité des journalistes ou admirateurs trop enthousiastes et mademoiselle Weasley ne fait partie d´aucune de ces catégories ! »
« Nous en reparlerons, en attendant faites la sortir parce que nous n´avons pas de temps à perdre! »
Je ne vous l´empache pas de l´éxaminer! » répliqua Ginny très froidement.
Elle se leva pour leur laisser la place mais reste fermement plantée à quelques mètres du lit, signifiant ainsi qu´elle n´a pas l´intention de quitter la pièce.
« Mademoiselle Weasley, pourrait peut-être nous apporter des renseignements intéressants sur le mental de notre patient! » Intervient l´un des guérisseurs.
Un peut mieux réveillée,Ginny s´aperçut qu´elle connaissait la personne qui vui de lui adresser la parole, elle a de la chance Silvia Baker faisait partie de l´équipe soignante.
« Vous n´allez pas recommencer,reprit sèchement le guérisseur en chef.Je ne voit pas pourquoi ce garçon fermerait volontairement son esprit.C´est sans doute Vous-Savez-Qui qui l´a attaqué et blessé mentalement! »
« D´après le professeur Dumbledore,s´ingerra Ginny, sa pratique de l´occlumencie l´a rendu imperméable à ce genre d´attaque. »
Le guérisseur qui jusqu´alors n´était pas encore intervenu,sembla s´interesser pour la premiere fois à la discution.
« Harry Potter pratique l´occlumencie ? »
« Oui, depuis trois ans »
« Cela ne veut pas dire que Vous-Savez-Qui n´a pas réussi à vaincre ses défenses opposa le guérisseur en chef »
« Non mais l´impact est différent selon que l´esprit qui en est victime pratique ou non l´occlumencie »
« Si c´est effectivement Voldemort qui est responsable de son état » insista Sylvia
« Mais enfin pourquoi fermerait-il son esprit lui même!Explosa le guérisseur, ce garçon est le plus grand héros de tout les temps!Il doit être fier de lui!Non? »
« Mais pas du tout,s´écria Ginny, il a toujours détesté l´idée qu´il devrais tuer quelqu´un , même son pire ennemi.Et il a vu tomber des gens qu´il aimait et qui l´avaient protegé toutes ses années;: Dumbledore, Sirius, mon pére... »La voix de la jeune fille se cassa.
« Remus Lupin » dit l´un des guérisseurs
Ginny fut alterée par cette nouvelle, Aucun des maraudeurs pour défendre leur fierté, un groupe d´amis séparés par la mort...
« Quoi qu´il en soit, la piste de la légilimencie est la plus interessante que nous ayons jusqu´à maintenant reprit le guérisseur. Par contre, si effectivement, ce jeune homme a une pratique durable de l´occlumencie, il faut que nous trouvions un legilimens particulièrement puissant dans ce domaine!»
Le guérisseur en chef ne repond pas, marquant ainsi son adhésion et Silvia acquiesa de la tête.Les trois guérisseurs entreprennent ensuite d´éxaminer le malade.
« Son état est stable » est le seul commentaire des patriciens.
Pendant que le guérisseur en chef dicta ses intentions aux infirmières, le Dr Baker expliqua brièvement à Ginny que physiquement, Harry vas bien par contre, il est mentalement absent. Elle montra à la jeune fille deux bracelets qui ont étés mis aux poignets de Harry, ces derniers lui donnèrent l’énergie dont il avait besoin pour survivre.
« Où est sa gourmette ? » demanda brusquement Ginny
En réponse du regard interrogatif de la guérisseuse elle expliqua de quoi il retournait.
« Je vais voir ce que je peux faire pour qu’on la lui remette, lui assura Sylvia. Plus il y aura de liens entre Harry et ceux qu’il aime, plus on aura de chances de le voir rapidement revenir à lui.
Après le départ du corps médical, Daniela Freegarden, la femme auror, suggérait à la jeune visiteuse de monter au salon de thé de l’hôpital pour y prendre son petit déjeuner. Eux même, fait-elle valoir vont bientôt être relevés. Ils informeront l’équipe suivante pour qu’ils la laissent passer. Ginny se rendait compte qu’elle mourrait de faim et qu’elle n’a pratiquement rien mangé depuis la veille au matin. D’ailleurs, les deux guérisseuses qui sont restées sur place, dressèrent un paravent devant le lit de leur patient, s’apprêtant sans doute à lui faire sa toilette. Non que Ginny se sentirait gênée de voir le corps de son amant dénudé, mais il lui déplaisait de le voir dans un tel état de dépendance. Oui, aller déjeuner et faire elle aussi un brin de toilette qui n’est pas une mauvaise idée.
On lui rendit sa chaîne et son anneau et sa baguette, puis Kingsley Shacklebolt la raccompagnait dans le corridor, la présenta aux aurors de garde et insistait pour qu’eux aussi passent la consigne à l’équipe montante. Elle les remercia et se rendit aux toilettes des dames avant de se diriger vers la cafétéria. Elle y retrouvait Hermione en train de convaincre Mrs Weasley de prendre un petit déjeuner consistant. Donc c’est ainsi que Ginny les rejoignit et leur demandait comment allait Ron.
« Ses blessures sont assez graves, expliqua Hermione. On les a soignés autant que faire se peut, mais tout dépend de sa résistance physique maintenant. Heureusement, l’entraînement que nous avons subi toute l’année et cet été nous a bien maintenu en forme. Et il a une bonne constitution. Par contre, il est possible qu’il lui reste des séquelles » conclut-elle sur un ton plus bas. Les trois femmes restèrent quelques instants silencieuses avant qu’Hermione ne reprenne
« Et Harry ? »
N´hésitez pas a donner votre avis hein ^^
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ta fic m´a l´air passionante, mais je lirai plus tard... j´ai pas trop le temps en ce moment
bonne continuation ![]()
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Je vais bientot poster la suite !
Ca a l´air cool! Vivement la suite!
Voilà la suite !
Enjoy !
Ginny rapporte ce que lui avait expliquée Sylvia Baker et leur expose les mesures de sécurité mises en place.
"Nous ne pouvons pas aller le voir ? s´inquiète Molly
- Je ne suis même pas sûre de pouvoir y retourner, soupire sa fille.
- Molly, vous êtes restée debout toute la nuit. Il est temps d´aller vous reposer, s´interpose Hermione. Je resterai près de Ron. Je vous promet de vous envoyer un hibou ou d´aller vous chercher immédiatement s´il se réveille."
Ginny remarque alors qu´Hermione s´est changée. Elle a dû rentrer au Siège et prendre un repos bien mérité la nuit précédente.
Hermione s´adresse maintenant à elle :
"Toi aussi tu devrai rentrer Gin. Tu as passée toute la nuit ici après avoir passée des heures à t´occuper de ceux qui ont débarqué là-bas.
- C´est bon, j´ai un peu dormi cette nuit. Je passerai peut-être cet après-midi pour prendre une douche. Mais je veux retourner voir Harry auparavant. Je ne lui ai même pas parlé. Je voudrais essayer d´entrer en contact avec lui au moins.
- Comme tu veux. Je serai avec Ron, chambre 456. Molly, insiste-t-elle une fois de plus, vos fils ont besoin de vous. J´ai croisé les jumeaux ce matin au Siège. Ils vous attendent là-bas.
- Je vais rentrer, soupire Molly, mais promets-moi...
- Bien sûr. Je vous préviendrai le plus vite possible si son état évolue."
Molly redescend vers le hall d´accueil, seul endroit de l´hôpital d´où l´on peut transplaner. Ginny s´apprête à partir quand Hermione l´arrête. Elle lui demande si elle a lu la Gazette ce matin. Suite à sa réponse négative, elle lui en tend un exemplaire, ouvert à la troisième page. On peut y lire différentes listes de noms.
La première liste recense le nom de la trentaine d´Aurors et membres de l´Ordre tombés au champ d´honneur. Ginny en connaît beaucoup : elle les a croisé dans les couloirs du siège les deux mois précédents ou en a entendu parler. Elle contemple avec tristesse les noms d´Albus Dumbledore, du Fillius Flitwick, Remus Lupin, Alastor Maugrey, et enfin Arthur Weasley. La seconde liste nomme ceux qui ont été blessés : elle y retrouve les noms de Drago Malefoy, Severus Rogue, Nymphadora Tonks et de Ron.
Les troisième, quatrième et cinquième listes contiennent les noms des morts, des blessés Mangemorts ainsi que celui de ceux qui ont été arrêtés. Elle apprend ainsi que Lucius Malefoy et le couple Lestrange ne sont plus. Goyle et Nott senior sont sans doute à Sainte Mangouste, sous bonne garde, espère-t-elle. Quand à Crabble et Parkinson Senior, ils devront sous peu répondre de leurs actes.
"Ni Harry, ni Voldemort ne sont cités, remarque enfin Ginny.
- Non, mais on parle d´eux en première page".
Effectivement, une photo du Survivant s´y étale, sous les gros titres annonçant la chute du Seigneur de Ténèbres.
"Inutile de lire l´article, lâche Hermione, ce n´est qu´un ramassis de sottises."
Ginny lui rend la gazette en silence, et elles se séparent. Ginny retrouve non sans mal le chemin de la chambre secrète. Les gardes du corridor, après l´avoir examinée sous toutes les coutures lui donnent une plaque qui, précisent-ils, doit être présentée à chaque fois qu´elle franchira le barrage. Ils l´introduisent ensuite dans la seconde pièce où les trois gardiens lui reprennent sa baguette. Elle parlemente un moment pour avoir le droit de garder ses bijoux et peut enfin s´approcher de Harry.
Son état est le même que la veille, il repose, toujours très pâle sur les draps blancs. Elle lui prend la main et commence à parler. Elle lui dit qu´il a été merveilleux, qu´il a accompli son devoir. Qu´elle comprend qu´il se sente accablé par la mort ce ceux qui sont de son côté, mais qu´il n´en n´est pas responsable Qu´ils ont fait leur choix comme lui et en ont accepté d´avance les conséquences. Qu´en agissant comme il l´a fait, il a évité des centaines d´autres morts et qu´il peut être fier de lui. Qu´elle-même est fière de lui et qu´elle l´aime.
En fin de matinée, Sylvia Baker revient avec la gourmette de Harry. Ginny la lui remet en place. La guérisseuse lui conseille de rentrer déjeuner au Siège, plutôt que de se restaurer sur place. Elle lui donne les indications nécessaires pour que la jeune femme puisse avoir les bonnes cordonnées en tête pour le transplanage, puis la quitte, ayant d´autres malades à visiter.
Quand Ginny arrive sans encombre au Siège, elle trouve tous ses frères et sa mère dans la cuisine. A les voir silencieusement réunis, la réalité qu´elle repousse depuis la veille s´impose à elle en force et c´est en larmes qu´elle étreint Bill, Percy, les jumeaux et Molly. Bien que Bill et les jumeaux aient été sur place, ils ne peuvent lui donner de précisions sur la façon dont cela s´était passé. La situation avait été confuse et chacun a lutté pour sa vie, trop loin de Harry et de sa garde rapprochée pour savoir comment s´est déroulée la bataille principale.
Ils l´informent que l´enterrement aura sans doute lieu le surlendemain. Mais ils iront auparavant à ceux de Dumbledore et de Lupin qui doivent se tenir dès le lendemain.
Mrs Patil, Parvati et Padma les rejoignent pour déjeuner. La plupart des hôtes de la nuit sont repartis chez eux, reposés, lavés, nourris. Seuls restent ceux dont le foyer a été détruit. Une fois restaurés, chacun des frère Weasley repart et Molly et Ginny retournent à l´hôpital. La jeune femme accompagne sa mère jusqu´à la chambre 456 pour voir son frère.
Elles y retrouvent Neville qui est venu voir Ron après être allé visiter ses parents. Sur le lit, seules les quelques mèches rousses qui échappent aux pansements permettent d´identifier la forme emmaillotée dans des bandelettes. Pendant que Molly parle au compagnon de classe de son fils, Ginny entraîne Hermione dans le couloir.
"De quelles genre de blessure souffre-t-il ?
- Il a reçu simultanément des Doloris, des sortilèges d´éclatements, et des sorts de brûlure. Il a donc eu des dégâts internes du fait de l´éclatement de vaisseaux et de muscles et des brûlures externes. Ses nerfs mis a vif n´ont rien arrangé."
Hermione se retourne vers le mur, comme si elle ne pouvait soutenir le regard douloureux de Ginny.
"C´est de ma faute, souffle-t-elle. Il essayait de me protéger. Moi je ne me préoccupais que de Harry. C´est pour cela qu´il..."
Elle ne peut continuer, étouffée par les sanglots. Ginny la prend dans ses bras en se demandant si tous les combattants qui ont survécu sont ainsi rongés par la culpabilité.
C´est finalement accompagnée de sa mère et d´Hermione que la benjamine des Weasley repart voir Harry. Il leur faut longuement parlementer mais finalement, les trois femmes sont introduites auprès du malade. Elles lui répètent une fois de plus combien elles l´aiment et combien elles attendent avec impatience qu´il se réveille. Puis Ginny reprend sa veille solitaire, seulement entrecoupée par les visites des médecins et des infirmières.
Vers 19 heures, elle va prendre un repas rapide à l´étage supérieur. Alors qu´elle revient vers la chambre, elle croise une femme qui ne lui est pas inconnue. Mais celle-ci a le temps de disparaître au détour d´un couloir avant que Ginny ne l´identifie. Elle vient de croiser Narcissa Malefoy. Elle inspecte rapidement plusieurs chambres avant de retrouver celui qu´elle recherche.
"Bonjour Drago, dit-elle au blond qui contemple le plafond, le visage fermé.
"Décidément, où que j´aille il faut que je tombe sur des Weasley ! Suis-je condamné à devoir vous supporter à vie ?
- Et même au delà, réplique amèrement Ginny. Les cimetières en sont pleins."
A peine a-t-elle prononcé ces paroles qu´elle le regrette. Après tout, lui aussi vient de perdre son père. Certes, ils n´étaient pas en très bons termes, mais c´était son père quand même. Doit-elle lui présenter ses condoléances ? Il résout la question en changeant de conversation.
" Et comment va le balafré ?
- Toujours inconscient.
- Rien de bien nouveau en somme."
Ginny renonce à s´offusquer. Malefoy a énoncé sa moquerie sans passion. Comme s´il s´était senti obligé de répondre par une insulte pour faire honneur à sa réputation. A son tour la jeune fille passe à un autre sujet.
- Tu te sens comment ?
- Mmmh, j´adore cet endroit. Un peu plus petit que le manoir Malefoy mais infiniment moins sinistre."
Ginny se demande si sa visite est une bonne idée finalement. Elle ne se sent pas apte à soutenir une conversation malefoyenne. Alors qu´elle s´apprête à tourner les talons, Drago la prend par surprise :
"C´est si moche que ça ?
- Personne ne le sait. Qu´est ce qui s´est passé, Drago ? Qu´est ce qu´il a vécu hier ?"
Le blond reste instant silencieux.
"Je ne sais pas exactement. Ils sont longtemps restés enfermés dans une bulle magique, et personne ne pouvait entendre ce qu´ils se disaient. J´ai l´impression que le Seigneur des ténèbres a proposé un défi à Potter. Un combat mental magique. Sans baguettes. D´ailleurs, je ne sais pas comment Saint Potter a gagné car pour ce qui est de la torture mentale, il n´arrive pas à la cheville de l´autre fou furieux. Mais une chose est sûre : beaucoup de pièces ont été sacrifiée avant la fin de la partie.
- Tu dis ça comme s´ils avaient joué aux échecs !
- Tu ne savais pas que Voldemort adorait comparer la guerre à une partie d´échecs ?
- Tu veux dire que Voldemort aurait proposé à Harry l´équivalent d´une partie d´échec, dont l´enjeu était la vie de ses amis ?
- C´est une possibilité. Mais si c´est bien ça, il faut croire que le grand méchant a sous-estimé son adversaire ! Et qu´aussi étonnant que cela puisse paraître, il semble qu´au bout de sept ans, ton frère ait réussi à inculquer les bases de ce jeu au Cicatrisé. Un vrai miracle !"
Ginny sent la fatigue s´abattre sur elle comme une chape de plomb. Elle a manifestement atteint ses limites. Marmonnant un vague "Bonsoir" elle repart vers la chambre de Harry, s´écroule sur le lit que Kingsley Shacklebolt lui a obligeamment fait apparaître et s´endort instantanément.
Voila, premier chapitre fini, des réactions ?
Alors ??
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super continue ![]()
La suite sera postée demain, mais bon a quoi bon faire une fic si personne ne la lit ?
Et bien francement, je suis surpris!!! Je n´avais jamais lu une fic qui commence si bien!!! Gébéralement, le début est trop rapide, trop court, et avec plein de fautes d´orthographe... Ta fic n´est pas trop rapide pas trop courte, mais avec trop de fautes
Mais à part ça c´est super, continue ![]()
Merci, ca fait plaisir :D
La suite sera postée demain normalement, et vous saurez pourquoi Harry est fermé mentalement ^^
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"Mais que dois-je faire ? Finit-elle par demander au vieil homme. Ai-je une chance de réussir à le convaincre qu´il n´y est pour rien ? Qu´il a droit au bonheur lui aussi ?
- Personne ne peut répondre à votre place. Il vous faudra sans doute des années de patience, de persévérance, de courage pour y arriver. Une telle épreuve peut tuer votre amour. Or il vous faudra l´aimer de tout votre cœur si vous voulez avoir une chance de réussir. Prenez le temps de réfléchir", conclut-il en se levant.
Elle resta longtemps pensive, à regarder le jeune homme immobile dans le lit. Il avait l´air si calme. Qui pourrait penser que son âme souffre le martyre. Les médicomages sont venus puis repartis sans qu´elle ne les remarque. Finalement, elle décida qu´il ne lui servirait à rien de rester là. Elle avait besoin de se sentir entourée par sa famille. Elle descendit dans le Hall et transplana au Siège.
On ne peut pas dire que Ginny se sentit mieux le lendemain en se levant. Elle avait très peu dormi. Elle ne savait toujours pas quelle décision prendre. Par contre, elle avait compris une chose : il fallait qu´elle en parle à quelqu´un.
Elle retrouva toute sa famille autour de la table du petit déjeuner. Malgré une certaine mélancolie latente, chacun faisait bonne figure. Les jumeaux racontaient la fête improvisée qui s´était tenue la veille à Pré-au-Lard, et pour laquelle ils avaient fourni un certain nombre d´articles, Percy pérorait sur les mesures prises par le Ministère pour mettre la main sur les Mangemorts encore en liberté, Bill se félicitait de la reprise des moyens de transports. Le réseau de cheminées pouvait être désormais utilisé sans danger et le Magicobus avait repris du service. Quant à Molly, elle apprit à Ginny que Ron avait brièvement repris connaissance la veille au soir. Il s´était montré incapable de parler, mais c´était déjà en soi une excellente nouvelle.
Finalement, Mrs Weasley partit relever Hermione pour que celle-ci puisse venir déjeuner à son tour, et le reste de la famille retourna à ses occupations habituelles. Cela arrangeait Ginny qui avait pris l´habitude de confier ses doutes à la fiancée de son frère l´année précédente. Son intelligence aiguë, sa sensibilité et son savoir en faisaient une excellente conseillère.
Quand son amie fut restaurée, Ginny lui proposa de marcher un peu dans les environs. Elle hésitait cependant à révéler toute la vérité. Elle décida finalement de s´en tenir aux grandes lignes. Elle expliqua donc brièvement à Hermione qu´un legilimens qui avait pénétré l´esprit de Harry avait délivré son diagnostic. C´est Harry lui même qui refusait de se réveiller. Il se sentait coupable des décès qui avaient eu lieu lors de la bataille et se sentait trop malheureux pour avoir le courage de vivre.
"Il fait une dépression, commenta Hermione
- On peut y faire quelque chose ?
- Cela se traite plus ou moins bien. Avec des médicaments et des séances de psychanalyse. Du moins chez les moldus. Qu´en pense le Docteur Baker ?"
Ginny se serait donné des gifles. Bien sûr, elle devait en parler avec Sylvia Baker ! Cette dernière ne lui avait-elle pas expliqué le mois précédent qu´elle avait étudié en parallèle les médecines sorcière et moldue dans les domaines liés à la psychologie ?
"Hermione, je t´adore ! Je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
- Heureuse d´avoir pu t´aider", murmura la brunette, qui n´avait pas l´impression d´avoir dit grand-chose d´intéressant.
Ginny ne semblant pas désireuse de poursuivre cette conversation, Hermione changea de sujet :
- Au fait, la rentrée à Poudlard a été reculée au 1er octobre. Cela a été annoncé il y a deux jours dans les journaux et à la radio."
Ginny du bien s´avouer qu´elle n´avait pas pensé une seconde à la rentrée. L´idée qu´elle devait retourner à Poudlard pour un an lui semblait totalement irréelle. D´ailleurs, si elle décidait d´aider Harry, elle n´y retournerait sans doute pas.
Elles firent demi-tour pour ne pas trop s´éloigner de la maison.
"Tu sais, Drago Malefoy a lui aussi été blessé, reprit Hermione au bout d´un petit moment.
- Oui je sais. Je lui ai rendu une petite visite, avant-hier.
- Il t´a parlé de ce qui c´est passé ?
- Au sujet de Harry ?
- Non, ce qui lui arrivé à lui.
- Pas vraiment, répondit Ginny, résignée à entendre le pire
- Et, bien, une fois Voldemort vaincu, les Mangemorts ont essayé de fuir. Tous sauf un. Il a sauté sur Malefoy, qui était déjà mal en point. Je ne sais pas quel maléfice, Drago lui a envoyé à bout portant, mais quoiqu´il en soit, cela a été fatal à son agresseur. Et quand on lui a retiré sa cagoule, on s´est aperçu que c´était Lucius Malefoy."
La benjamine des Weasley n´eut pas l´exclamation d´horreur qu´elle n´aurait pas manqué d´avoir si on lui avait raconté cette anecdote la veille. En ce qui la concernait, elle avait atteint la limite de ses capacités à s´émouvoir. Elle fit juste remarquer d´un ton pensif :
"J´aurai cru que Lucius Malefoy était plus fort que son fils.
- Il y a de fortes chances que ce soit le cas. C´est ce qui me fait penser que Lucius ne désirait pas tant tuer Drago que se faire tuer par lui pour échapper à Azkaban.
- Mais pourquoi Drago ?
- Quelle meilleure manière de lui faire payer sa défection que de faire de lui le pire meurtrier qui soit, un parricide !
- Je me demande si l´un de vous a pu revenir de cette bataille sans regrets ou remords.
- Je ne vois pas ce que Ron pourrait avoir à se reprocher, rétorqua vivement Hermione.
- Moi, je ne vois pas pourquoi tu te reproches ce qui est arrivé à Ron", fit remarquer Ginny.
Fait rare, Hermione ne répliqua pas. Mais Ginny doutait l´avoir ébranlée dans ses sentiments. Hermione aussi aurait besoin de temps pour se remettre complètement. C´est plongé dans leurs propres pensées que les deux jeunes filles revinrent vers la maison d´un pas lent.
De retour à Ste Mangouste, Ginny débusqua le docteur Baker avec l´aide de la réception et les deux femmes convinrent de déjeuner ensemble. Elles trouvèrent un coin tranquille et la jeune fille révéla tout ce que le legilimens lui avait expliqué. Sylvia resta un instant silencieuse avant de donner son avis. Oui, il était possible de soigner ce genre d´état. Il y avait des potions susceptibles d´aider. Des séances de legilimencie aussi. Mais ce serait long, très long, et très dur pour ses proches. Sans compter qu´Harry allait sans doute refuser leur aide dans un premier temps.
"Mais est-on sûr de le guérir à terme ? Insista Ginny.
- Rien n´est sûr dans ce genre de trouble. Mais j´ai bon espoir. Malgré son manque de confiance en lui quasi pathologique, il a montré, à de nombreuses reprises, qu´il avait un mental très fort. Et il avait l´air très heureux cet été. Entouré par votre famille et votre amour, il a de bonnes chances de s´en sortir.
- Mais il se sent particulièrement coupable envers ma famille, à cause de mon père
- Justement. Si cette famille envers laquelle il se sent spécialement en tort lui pardonne, cela l´aidera à se reconstruire.
- Cela veut dire qu´il faut que je leur révèle à tous la vérité ?
- Dans un premier temps dites-le seulement à Ron et Hermione."
Pour terminer, Ginny lui demanda comment ils avaient retrouvé le frère d´Albus Dumbledore.
- Nous ne l´avons pas retrouvé. Il s´est présenté tout seul, a forcé tous les barrages et a convaincu le guérrisseur-en-chef de le laisser faire en lui faisant une petite démonstration de ses pouvoirs. Il est très impressionnant quand il veut", conclut Sylvia avec un petit sourire.
A quinze heures, Sylvia et Abelforth Dumbledore eurent une discussion très technique à laquelle Ginny ne comprit pas grand-chose. Ensuite, le legilimens expliqua à la jeune fille que, pour inciter le jeune homme à se réveiller, il allait l´obliger à se remémorer les meilleurs moments de sa vie. Il fallait donc que Ginny lui indique ces moments-là. A ce qu´il avait vu lors de sa première visite, il leur suffirait de se concentrer sur le Quidditch et les moments forts de leur relation amoureuse.
Elle devait donc faire une liste des épisodes qui lui semblaient importants. Ils en reparleraient le lendemain matin. Et si les conditions requises étaient réunies, ils pourraient commencer la thérapie dès le lendemain après-midi. Il ne pouvait prédire à l´avance si une séance suffirait. Il en faudrait peut-être deux.
Une fois de plus, Ginny décida de rentrer au Siège. Elle commençait à étouffer dans la petite chambre d´hôpital. Par acquis de conscience, elle passa auparavant voir Ron. Elle eu la bonne surprise de le trouver éveillé. Il avait encore du mal à s´exprimer, mais avait manifestement toute sa conscience et semblait heureux d´avoir sa mère et Hermione à son chevet. Il parvint à demander à Ginny comment allait Harry. Elle lui répondit qu´il était encore sans connaissance, mais qu´on allait tenter de le ranimer le lendemain. En prononçant ces paroles, elle réalisa que, sans en avoir conscience, elle a bel et bien pris sa décision au cours de la discussion qu´elle avait eu avec Sylvia à midi. Oui, elle était prête à se consacrer totalement son fiancé au cours des mois, voire des années qui viendraient.
Le lendemain matin, elle retrouva Abelforth à l´heure dite dans le hall de l´hôpital. Il insista pour qu´ils discutent au dehors de l´établissement. "Vous avez besoin de vous aérer", lui assura-t-il. Ils optèrent pour le Chemin de Traverse et c´est finalement sur la terrasse de Florian Fortârome, en dégustant une glace, qu´elle lui exposa ce qu´elle pensait devoir montrer à Harry.
"Vous avez choisi beaucoup de discussions sentimentales, fait-il remarquer quand elle eut fini son exposé. Je pense que cela manque de moments plus "physiques". C´est important pour un jeune homme.
- Je croyais que ce n´était pas le souvenir de quelques parties de jambes en l´air qui lui redonnerait le goût de vivre ! Objecta Ginny
- Oh, j´ai dit cela pour vous tester. J´avais besoin de savoir si la façon dont il vous voyait correspondait à la réalité.
- Avez-vous fait vos études à Poudlard ? L’interrogea Ginny en retour
- Oui, pourquoi ?
- Vous êtes un Serpentard, n´est ce pas ?
- Comment avez vous deviné ?
- Je me le demande ! Quoiqu´il en soit, ne comptez pas sur moi pour assouvir vos fantasmes de voyeur.
- Tout d´abord, jeune fille, ce n´est pas en vous conduisant comme une petite oie effarouchée que vous parviendrez à l´aider. Ensuite, nous lui donnerons, certes, des indications pour l´orienter vers des souvenirs déterminés, mais il est probable que par association d´idées, il en fasse surgir d´autres qui ont davantage d´importance pour lui ou qui l´ont plus profondément marqué. Et d´après ce que j´ai vu, l´aspect charnel de votre relation compte énormément pour lui. Non que le reste n´ait pas compté, précisa-t-il en voyant le visage de la jeune fille se figer, mais il se trouve que, même dans son for intérieur, il reste très pudique et incertain vis-à-vis de tout ce qui touche aux sentiments. Sans compter que ce que vous interprétez comme un instant de communion peut être pour lui un moment de doute.
- Vous devriez aussi demander à Ron et Hermione d´évoquer leurs souvenirs. Cela fait sept ans qu´ils partagent tout, fit Ginny que ce discours avait fait douter de sa capacité à choisir les scènes les plus adéquates.
- Non, il n´y a que vous que j´ai vus dans son cœur.
La jeune fille eut un peu de mal à digérer cette information. Puis elle se rappela qu´Harry s´était volontairement éloigné de ses amis après la mort de Sirius et la révélation de la Prophétie. Pour ne pas les mettre en danger et pour qu´ils ne souffrent pas s´il ne survivait pas à sa confrontation avec Voldemort. Ce n´était que l´automne précédent qu´il avait recommencé à s´ouvrir aux autres. Mais Ron et Hermione étaient en train d´expérimenter une relation nouvelle entre eux, et de son côté, Harry se liait à elle et prenait la direction du NAV. Il était donc plausible que le trio n´ait jamais eu le temps de renouer les relations qui jadis les unissaient.
Le doute l´envahit soudain. Il l´aimait, soit ! Mais cela suffirait-il ? Avait-elle assez d´importance aux yeux de Harry pour lui faire oublier tous ses doutes, ses souffrances, ses remords.
En gémissant de honte, elle enfouit son visage dans ses mains. Mais pour qui tu te prends, Ginny ? Tu n´es que la dernière des Weasley. Celle qui a été la plus choyée, la plus protégée. Tu te crois donc si forte ? C´était quoi déjà ta grande mission pour l´Ordre ? Aimer le garçon que tu aimais, coucher avec celui que tu désirais. Quel sacrifice vraiment ! Quelle réussite à ton actif ! Les grands risques que tu aies pris !
Elle sentit une main se poser sur son front. Des souvenirs l´envahirent. Harry riant aux larmes d´une de ses pitreries. Harry s´accrochant désespérément à elle à l´infirmerie, après le décès de son oncle et sa tante. Harry lui passant au doigt l´Anneau de sentiments. Harry lui demandant de rester au Siège pendant la bataille, lui expliquant qu´il ne pourrait se concentrer sur sa tâche s´il la savait exposée au danger.
Relevant les yeux, elle rencontra le regard grave du legilimens. Elle comprit qu´il venait de réactiver en elle des souvenirs dont il avait trouvé la correspondance dans l´esprit de Harry.
"Ne doutez pas. Si je ne vous savais pas à la hauteur de cette tâche, je ne vous l´aurais pas proposée.
- Je n´y arriverais jamais toute seule !
- Vous ne serez pas seule. Je continuerai à intervenir régulièrement. Cette docteur Baker aussi. Et votre frère et son amie, votre famille... "
Ginny eu un sourire sarcastique. Combien de fois avait-elle servi ce genre d´argument à Harry pour le persuader que sa confrontation avec Voldemort n´était pas vouée à l´échec. Les autres savent-ils toujours mieux que vous ce que vous êtes capables de faire ?
Harry ... Malgré sa peur, il n´a pas lâché prise. Elle non plus. Elle ne le laisserait pas mourir. Elle se battrait pour qu´il vive. Pour qu´il se soit heureux. Pour qu´il reçoive enfin, ce qu´il mérite.
Non, elle n´abandonnerait pas !
Après avoir repassé en revue et modifié la liste des souvenirs qu´ils utiliseraient, le vieil homme avait conseillé à Ginny de rentrer manger chez elle et de se reposer avant de le rejoindre à 15 heures auprès de Harry. Il fallait qu´elle soit en forme, expliqua-t-il, car le processus pouvait être fatigant. La jeune fille lui demanda dans quelle mesure, elle allait intervenir. Il lui expliquerait en temps utile répondit-il, énigmatique. Elle eu beau insister, il refusa d´en révéler davantage. Elle finit par laisser tomber, pestant contre ces Serpentard qui ne pouvait pas s´empêcher de se rendre intéressants.
Toute l´équipe médicale était présente quand elle revint à l´heure prévue dans la chambre du Survivant. Le guérisseur-en-chef lui lança un regard torve et Sylvia lui adressa un sourire d´encouragement. Le troisième guérisseur paraissait très impatient d´assister à ce qui allait suivre.
Un second lit avait été placé près du premier. Elle devait s´y allonger, lui expliqua le legilimens et prendre la main du Survivant. Elle allait se concentrer tour à tour sur tous les souvenirs qu´ils avaient décidé d´utiliser.
"Comment savoir quand je dois passer au souvenir suivant ? demanda la jeune fille.
- Vous le sentirez. Je vais lier votre esprit au sien, vous verrez donc à quel point nous en sommes."
Ginny se sentit mal à l´aise. Leurs esprits allaient être liés ? Elle allait voir dans les souvenirs de Harry ? C´était... indiscret.
"Est-ce indispensable ?
- Indispensable non, répondit Abelforth. Mais cela peut nous aider par la suite. Il faut qu´il soit persuadé que vous avez parfaitement compris ce qui s´est passé. Et puis pour aujourd´hui, cela va renforcer le lien entre vous deux et faciliter son retour."
Elle lui lança un regard mauvais. Il avait fait exprès de ne rien lui dire, sachant qu´elle n´allait pas apprécier. Maintenant, il était un peu tard pour reculer. C´était bien la dernière fois qu´elle acceptait de collaborer avec un Serpentard !
Elle s´étendit sur le lit et se saisit de la main de Harry. Elle était toujours aussi froide. Elle ferma les yeux et se concentra. Elle voulait qu´il se réveille. Elle voulait sentir son regard émeraude sur elle, elle voulait le voir rire, plaisanter avec ses amis, elle voulait qu´il vive.
Ils avaient décidé de commencer par le Quidditch.
Après un piqué vertigineux, il remonte en chandelle, pour se démarquer de Cho. Il aperçoit alors le vif d´or du côté des buts adverses. Virant sur son éclair de feu, il s´élance dans cette direction...
Après un piqué vertigineux, il remonte en chandelle, pour se démarquer de Cho. Il aperçoit alors le Vif d´or du côté des buts adverses. Virant sur son Eclair de feu, il s´élance dans cette direction. Le cri de Cho l´alerte. En baissant les yeux, il voit un Détraqueur regarder dans sa direction. Il n´hésite pas, il tire sa baguette de son tee-shirt et produit un magnifique Patronus, juste avant de se saisir du Vif. Ses co-équipiers se jettent sur lui, le félicitent. Ils atterrissent. Il est tout excité. Non seulement ils ont gagné le match grâce à lui, mais en plus, il a mis en fuite un Détraqueur. Mais ce n´est pas un Détraqueur. C´est Malefoy et ses deux sbires qui viennent de se ridiculiser et qui sont pour l´heure en train de subir les foudres d´une McGonagall déchaînée. Etouffant de rire, il rejoint ses camarades pour fêter sa victoire.
C´est le dernier match de la saison. S´ils gagnent de plus de cent cinquante points, la coupe est à eux. Harry a failli attraper le vif une première fois, mais cette larve de Malefoy a empoigné son balai pour le ralentir. Après un penalty, le souaffle est de nouveau en jeu. Il repère enfin la petite boule dorée. Horreur, elle est juste derrière Malefoy. Il s´élance, son Eclair de feu à pleine puissance. Un cognard vient vers lui, il l´évite. Il est tout près de Malefoy à présent. Mais ce dernier est dangereusement sur le point d´attraper la petite balle. Tentant le tout pour le tout, il lâche complètement son balai pour d´une main écarter le bras du platiné, tandis que de l´autre il attrape le vif.
Ils ont gagné ! Toute l´équipe se jette sur lui. Ils atterrissent en désordre et vont recevoir la coupe des mains d´un Dumbledore souriant.
Il attend nerveusement au pied de l´escalier de la Tour d´astronomie. A-t-il fait le bon choix ? Va-t-il encore tout gâcher ? Il essaie de se rappeler les quelques conseils qu´Hermione lui a donnés sur la façon de parler aux filles. Mais ils lui avaient semblés tellement absurdes sur le moment, qu´il les a immédiatement oubliés. Il est certain maintenant qu´il va la décevoir. Peut-être ferait-il mieux de renoncer tout de suite. Il hésite à partir avant qu´elle n´arrive... Trop tard, il entend ses pas précipités. Elle porte une robe moldue. Elle est drôlement mignon dedans. Il ne peut s´empêcher de laisser échapper un petit sifflement appréciateur. Ah zut ! Il commence bien. Mais elle n´a pas l´air de s´en offusquer. Au contraire, elle lui sourit. Sa course lui a donné les joues rouges et sa poitrine se soulève au rythme de sa respiration saccadée. Avec le décolleté qu´elle a, cela donne un spectacle assez plaisant. Hum, ne pas trop s´y attarder.
"On y va ?"
Ils filent dans les couloirs. Il la fait entrer dans la pièce aux miroirs. Son air émerveillé le rassure, il a bien choisi. Ils passent d´un miroir à l´autre. Elle rie, s´étonne, s´exclame. Elle est à croquer ! Ils s´accoudent à la fenêtre. La vue est superbe, mais il s´en désintéresse très vite et c´est elle qu´il contemple. Elle a un très beau profil. Ses yeux bruns sont rêveurs, perdus dans la contemplation des alentours du château. Une petite mèche de ses superbes cheveux est collée sur sa joue. A peine quelques centimètres les séparent. Il a soudain une envie impérieuse de combler ce vide. Mais comment va-t-elle réagir s´il la prend dans ses bras. N´est-ce pas un peu tôt ? Doit-il attendre le prochain rendez-vous pour cela ? Mais il en a tellement envie. Et s´il posait juste sa main sur son épaule ? Les amoureux font ça, non ? Timidement, il avance sa main et l´enlace gauchement.
Elle ne réagit pas. Oh Merlin ! Est-ce que cela veut dire qu´elle est fâchée ? Qu´elle se demande comment se dégager sans le vexer ? Doit-il retirer son bras ? Mais, oh miracle, elle a fait un pas de côté. L´espace qui les séparait est maintenant comblé. Il sent sa chaleur contre lui, sa hanche contre la sienne, le renflement de son sein contre son torse. Il ne peut s´empêcher de tressaillir. Elle tourne son visage vers lui. Mon Dieu qu´elle est belle ! Sa bouche s´entrouvre, elle ferme les yeux... Il ne réfléchit plus, il ne sait plus ce qu´il fait. Le contact de sa bouche contre la sienne l´enivre. Ses lèvres sont douces et chaudes, elles ont un goût exquis. Il ne peut s´empêcher de les mordiller, de les goûter du bout de sa langue. Elle en fait autant de son côté. Merlin que c´est bon ! Le baiser s´approfondit. Timidement leurs langues se rencontrent, s´explorent. Il a très chaud. C´est trop, il rompt le contact.
Il la regarde, elle lui sourit. Il est essoufflé. Il se rend compte qu´il la tient dans ses bras, ses douces rondeurs sous ses paumes. Ils s´asseyent par terre, blottis l´un contre l´autre pour ne rien perdre de ces sensations exquises. Il se sent bien. Ils parlent. Il a l´impression qu´il peut tout lui dire, qu´elle peut tout comprendre. C´est à regret qu´ils se séparent. Mais il est soulagé. Il ne l´a pas déçue.
Il est dans la salle commune avec Ron, Neville et Hermione qui vient juste de descendre. Ils attendent Ginny. Ensuite ils pourront rejoindre la Grande Salle pour le Bal. Harry s´amuse du regard satisfait et fier dont Ron couve Hermione. Ces deux là sont beaucoup plus reposants depuis qu´ils sortent officiellement ensemble. Il jette un coup d´œil à Neville. Il n´aurait pas pensé qu´il aurait aussi fière allure dans sa robe de bal chocolat. Est-ce que Ginny y sera sensible ? Il essaie de voir son camarade avec les yeux d´une jeune fille. Le jeune homme a beaucoup changé ces deux dernières années. Il a grandi, sa silhouette s´est affinée, son visage a mûri. Peut-on le considérer comme "pas mal" ? Sans doute. Il s´est affirmé aussi et il peut être très drôle quand il le souhaite. Harry commence à se demander s´il a bien fait de pousser Ginny à le choisir comme cavalier. Mais que regarde-t-il ainsi fixement ?
Harry se retourne. Et se fige à son tour. Il sent sa figure prendre feu et sa bouche se dessécher. Ginny vient de pénétrer dans la salle commune. Sa coiffure est différente de d´habitude et met en valeur ses traits ciselés, ses magnifiques yeux bruns et son port de tête altier. Et sa robe... Son absence de robe plutôt. Ses épaules crémeuses en jaillissent, offertes à tous les regards et en dessous... mais c´est indécent ! Ce n´est pas permis de montrer autant de... poitrine.
Enfin, Ginny tu ne vas pas sortir comme cela ? Il est fasciné par les deux demi-globes qui s´arrondissent fièrement au-dessus du décolleté. Il se rappelle un précédent dimanche où elle l´a laissé défaire quelques boutons de sa robe et lui a permis de caresser et d´embrasser ses seins à travers son soutien-gorge. Il se rappelle la sensation de fermeté et de chaleur sous ses paumes, la douceur satinée de sa peau sous ses lèvres ! Non, il doit penser à autre chose avant d´arriver à un point de non-retour.
Elle parle maintenant à Neville qui la couve du regard. Et oh ! Ne la regarde pas comme cela, ne la touche pas ! Et ne va pas t´imaginer des choses, hein ! Il n´y a que moi qui aie le droit de fantasmer sur elle, pigé ? Peut-être que je devrais lui casser la gueule tout de suite, cela réglerait le problème. Elle tourne à présent la tête vers lui et lui pose une question. A tout hasard, il hoche la tête. Elle a l´air assez satisfaite d´elle-même. Tout le monde se dirige maintenant vers la sortie et il leur emboîte le pas, fixant hargneusement le bras de Ginny qui repose sur celui de Neville. Kat lui dit quelque chose qu´il ne saisit pas. C´est normal d´être devenu sourd ? Il a peut-être un peu trop pensé à Ginny le soir sous les draps avant de s´endormir.
Il reprend un peu contenance en retrouvant Hannah, la cavalière qu´il a choisi pour cette soirée. Ils mangent et dansent. Il doit reconnaître qu´elle a de la conversation et qu´elle est de bonne compagnie. Mais cela ne l´empêche pas de vérifier régulièrement si Neville ne profite pas de la situation. Quand Justin invite Hannah, il décide d´en profiter pour contempler Ginny à loisir. Mais où est-elle ? Il a bien repéré Neville mais ce dernier danse avec Luna. Elle n´est ni sur la piste, ni au buffet. S´est-elle éclipsée ? Il regarde en direction de la porte. Oui, elle revient justement. Elle suit un moment des yeux son cavalier et son amie puis se cache derrière un pilier. Parfait. Il se dirige discrètement vers elle. Elle ne l´a pas vu. En catimini, il se glisse derrière elle et lui souffle à l´oreille :
"Savez-vous, Mademoiselle, que vous êtes absolument divine ce soir ?"
Elle a un petit sursaut, avant de reculer d´un pas et de lui répondre
"Vous n´êtes vous-même pas trop mal non plus".
La proximité de son corps le trouble. Il ne sait plus ce qu´il dit. Il bafouille à propos de sa robe, regrettant qu´il n´existe pas de sort permettant de voir au travers
"Mais il en existe un", lui apprend-elle, avant de sortir sa baguette et de lui faire une démonstration sur ce crétin de Malefoy qui passe bien mal à propos à proximité.
"Je ne pensais vraiment pas qu´il avait un aussi joli petit cul" fait-elle alors remarquer.
Quoi, elle n´admire quand même pas le cul de cette fouine platinée. Il la regarde, indigné. Et remarque la malice qui brille au fond de ses yeux.
Merde ! Il s´est fait avoir en beauté. Il tente de rattraper le coup, mais il voit bien qu´elle n´est pas dupe. Pour lui changer les idées, il l´invite alors à danser. Pour se venger, il lui parle crûment de ses désirs. Non mais ! Il n´y a pas de raison qu´il soit le seul à se sentir gêné. Et puis, il la trouve tellement craquante quand elle rougit. Elle est rouge cerise quand la danse prend fin et qu´il la lâche à regret. Elle est invitée par Seamus et lui-même est entraîné par Padma.
Elle est ensuite invitée par tous les godelureaux de Poudlard. Les voilà qui posent leurs sales pattes sur sa taille et sur son bras, comme s´ils en avaient le droit. Et ils lorgnent son décolleté en plus, ces obsédés. Non mais, qu´est ce qu´ils croient tous. Elle est à lui. Il prend la résolution de l´avoir pour lui tout seul, après le bal, et d´effacer le contact de toutes ces mains et de tous ces regards.
Il finit par retrouver Hannah. La soirée est bien avancée, elle souhaite aller se coucher. Il la raccompagne vers le grand escalier et file vers sa tour pendant qu´elle regagne sa salle commune. Il monte dans son dortoir, récupère sa cape d´invisibilité, ferme les rideaux de son lit pour qu´on le croit endormi, puis ressort. Il hésite un instant puis se dit qu´il est encore tôt et qu´elle ne va sans doute pas rentrer tout de suite. Il se dépêche de se rendre dans leur local. Comment créer une ambiance romantique ? Bon, lumière tamisée, bougies... ah oui, les filles aiment les fleurs. Il fait apparaître un vase avec des roses. Il les trouve un peu pâlottes. Quelle teinte leur donner ? Allez, rouge, comme Gryffondor. Parfait.